Dans les groupes pas comme les autres, Shaka Ponk ont toujours fait preuve d’inventivité. Ce vendredi 16 juin, ils sortent leur album sans réel nom. S’appelle t’il S.P., Shaka Ponk ou seul l’image de leur symbole esotérique n’est qu’à retenir ? Après 17 ans de folie, et la montée en puissance d’un univers à part entière, les Français nous proposent un final album, sorti via Tôt ou Tard, avant de partir sur les routes des festivals et zénith.
Par Marye Davenne
English version below
L’album est comme sa pochette : brutal, plein de colère, prêt à tout. Dès les premiers instants « D’essence », le groupe s’enflamme dans un manifesto contre ces industries pétrolières qui brûlent notre terre. L’alliance des voix de Sam et Frah est toujours aussi efficace et prends une ampleur folle sous la colère. Cette colère qui ne s’atténue pas sur « Alegria », portrait du monde contemporain, à base de likes, de lancé de pavés et de règles de cons. Vous vouliez du beau discours de gauche ? Vous êtes servi. On a plus le temps de tenir nos mots. C’est la merde et ce monde, on l’emmerde. Que ce soit en Français, ou même en anglais sur « Dad’Algorhythm », on a bien compris qu’il faut arrêter d’être un esclave ou un mouton. Les riffs de guitares sont explosifs jusqu’à une transition plus électro vers « 13000 heures » qui nous fout une claque. Lorsqu’on nous répète que pour avoir une société parfaite, il faut passer par un enseignement bien cadré, la réalité est bien différente. On t’enseigne la vie, ou on te saigne à vie ? « J’aime pas les gens » est d’une fraicheur folle. Avec son chant parlé et ses sonorités électro, on se voit déjà en train de jumper dans le pit en folie sur le refrain en anglais. La guitare de CC n’est pas en reste et propose un riff à la Trust sur « Je m’avance » avant d’embarquer vers un rock industriel qui décrit parfaitement le monde de vie industriel de l’homme, spéciste. Il nous faut bien une petite balade pour se calmer de cette rage féroce, et « il y a » prends une place de choix un peu après le milieu de cet album enflammé. Prenons le temps d’observer le temps qui passe et la place de l’homme. Les percussions de Ion s’allient aux claviers de Steve dans la douceur. Mais c’est bien la basse de Mandris qui aura les lumières sur « Multiply ». Shaka ont l’intention de vous mettre sous les yeux la réalité du monde d’aujourd’hui dans cet album, et y’a pas grand-chose sur lesquels se réjouir. « Tout le monde danse », mais pas nous !
« Tout le monde danse quand ces gens-là claquent des doigts, mais moi je danse pas. Je danse pas quand on me dicte tout et son contraire. Je danse pas pour le beat qui s’agite dans le ministère. Quand la vie s’enterrent sous les carrières, leurs messages d’amour pour la terre, j’danse pas. Les badass qui t’défoncent, qui t’effacent, qui t’encrassent l’art, la terre et les artères En fêtant des lois, votées au pas de l’oie, dans mes orgies romaines, Paris 7ème. Les Trois Singes en laisse, pour une Presse en sbire. Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire »
Shaka Ponk ne font pas dans la dentelle et disent tout ce qu’ils ont à dire. Ce 8ème et dernier album de la formation est un réel hymne contre la société actuelle. Il est temps de se réveiller et observer ce qui nous entoure. Un grand bravo

Tracklist :
- D’essence
- Alegria
- Dad’Algorhythm
- 13000 Heures
- J’aime pas les gens
- Je m’avance
- Il y a
- Multiply
- Tout le monde danse
- Resign
When it comes to bands like no other, Shaka Ponk have always been inventive. This Friday, June 16, they release their album without a real name. Is it called S.P., Shaka Ponk or just the image of their esoteric symbol? After 17 years of madness, and the rise of a universe in its own right, the French band offer us a final album, released via Tôt ou Tard, before hitting the festival and zenith circuit.
By Marye Davenne
The album is like its cover: brutal, full of anger, ready for anything. Right from the opening moments of « D’essence », the band ignites in a manifesto against the oil industries that are burning our earth. The combination of Sam’s and Frah’s voices is as effective as ever, taking on an insane depth of anger. This anger does not abate on « Alegria », a portrait of the contemporary world, based on likes, paving stones and stupid rules. You were looking for left-wing rhetoric? You’ve got it. We’ve run out of time for words. It’s a shitty world out there, and fuck it. Whether in French, or even in English on « Dad’Algorhythm », we understand that we have to stop being slaves or sheep. The guitar riffs are explosive, right up to the more electro transition on « 13000 heures », which gives us a slap in the face. When we’re told that to have a perfect society, you have to go through a well-framed education, the reality is very different. Do they teach you how to live, or do they bleed you for life? « J’aime pas les gens » is wildly fresh. With its spoken vocals and electro sounds, you can already see yourself jumping up and down in the pit on the English chorus. CC’s guitar is not to be outdone, offering a Trust-style riff on « Je m’avance » before embarking on an industrial rock that perfectly describes man’s industrial, speciesist lifestyle. We need a little ballad to calm us down from this ferocious rage, and « il y a » takes pride of place a little after the middle of this fiery album. Let’s take a moment to observe the passage of time and man’s place in it. Ion’s percussion blends gently with Steve’s keyboards. But it’s Mandris’ bass that takes the spotlight on « Multiply ». Shaka intend to put the reality of today’s world right in front of your eyes on this album, and there’s not much to cheer about. « Everybody dances », but not us!
« Tout le monde danse quand ces gens-là claquent des doigts, mais moi je danse pas. Je danse pas quand on me dicte tout et son contraire. Je danse pas pour le beat qui s’agite dans le ministère. Quand la vie s’enterrent sous les carrières, leurs messages d’amour pour la terre, j’danse pas. Les badass qui t’défoncent, qui t’effacent, qui t’encrassent l’art, la terre et les artères En fêtant des lois, votées au pas de l’oie, dans mes orgies romaines, Paris 7ème. Les Trois Singes en laisse, pour une Presse en sbire. Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire »
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« Everyone dances when these people snap their fingers, but I don’t dance. I don’t dance when people tell me what to do and what not to do. I don’t dance for the beat in the ministry. When life buries itself under the quarries, their messages of love for the earth, I don’t dance. The badasses who smash you, who erase you, who foul your art, your earth and your arteries, celebrating laws passed at goose-step, in my Roman orgies, Paris 7th. The Three Monkeys on a leash, for a henchman Press. See nothing, hear nothing and say nothing ».
Shaka Ponk don’t pull any punches and say everything they have to say. The band’s 8th and latest album is a real anthem against today’s society. It’s time to wake up and take a good look around us. A big bravo
[…] traversant la fosse, puis c’est « Je m’avance », morceau tiré du dernier album en date qui démarre en trombes le set électrique. La scène se dévoile petit à petit avec un écran […]
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