The Devil’s Trade, le projet solo de Dávid Makó, nous présente cette année son quatrième album. Intitulé Vidékek vannak idebenn, il est disponible via Season Of Mist. Pour cet album l’artiste de dark doom folk hongrois s’est entouré de Gáspár Binder à la batterie, son ami de longue date. Que nous réserve ce nouvel album, qui arrive quelques mois après la sortie du live au Roadburn en collaboration avec John Cxnnor?
Par Victor BRUNERIE
English version below
Les premières notes de « Felkelék én » nous plongent dans l’univers si particulier de The Devil’s Trade. Les ambiances à cheval entre ombre et lumière fonctionne à merveille et la voix puissante de Dávid Makó enchante par sa beauté. Le morceau suivant confirme la première impression avec des instrumentations magistrales faisant voyager nos âmes en quelques secondes. On alternera dans cet album entre paroles en hongrois et en anglais, avec dans les deux cas une interprétation qui laisse une place de choix à l’émotion brute. On navigue entre dark folk et doom sans jamais plonger totalement dans l’un ou l’autre des genres. Le jeu de batterie de Gáspár Binder accompagne parfaitement les claviers et les guitares de Dávid Makó pour un ensemble où la majesté se ressent dans chaque note. Le morceau titre est d’une beauté folle et termine de nous convaincre alors même qu’il reste plus de la moitié de l’album à écouter! La puissance du hongrois résonne en nous, et nous montre une fois encore qu’une langue qui nous est peu familière peut nous faire vibrer tout autant que les langues que l’on maîtrise. Les qualités de compositeur du musicien ne sont plus à démonter, et chaque fois qu’il touche un instrument différent dans cet album c’est pour nous subjuguer! Le côté acoustique de « Clear Like the Wind » vient trancher avec les guitares électriques et l’inspiration quasi post métal de « Liminal ». Mais on y retrouve toujours cette force d’interprétation qui ne cesse de nous marquer depuis le début de l’écoute. Tout au long des trois derniers morceaux on se laisse transporter par la variété de composition, et par la beauté des textes. « Új hajnal már nem jő » vient nous coller une dernière dose de frissons et cimente cet album dans nos esprits.
Avec Vidékek vannak idebenn, The Devil’s Trade marque nos esprits au fer rouge! Il n’aura fallu que quelques minutes pour savoir qu’on avait face à nous une des plus belles sorties de l’année. L’émotion est clairement le maître mot ici, aussi bien dans le chant que dans les parties instrumentales. Laissez vous porter par cette pièce musicale unique, qui nous laisse avec une envie folle d’y replonger encore et encore! Un album qui compte et qui comptera longtemps!

Tracklist :
1. Felkelék én
2. Flashing Through the Lack of Light
3. Vidékek vannak idebenn
4. Clear Like the Wind
5. Liminal
6. Fordulj kedves lovam
7. All Kings Must Fall
8. Új hajnal már nem jő
The Devil’s Trade est à retrouver en ouverture de la tournée Ecailles De Lune d’Alcest à partir du 29 septembre prochain, un peu partout en Europe:
The Devil’s Trade, Dávid Makó’s solo project, presents its fourth album this year. Entitled Vidékek vannak idebenn, it is available via Season Of Mist. For this album, the Hungarian dark doom folk artist has teamed up with his long-time friend Gáspár Binder on drums. What’s in store for us on this new album, which comes just a few months after the release of the live show at Roadburn in collaboration with John Cxnnor?
The first notes of ‘Felkelék én’ plunge us into the very special world of The Devil’s Trade. The ambience, straddling light and shadow, works wonders and Dávid Makó‘s powerful voice is enchanting in its beauty. The next track confirms the first impression, with masterful instrumentals that take our souls on a journey in a matter of seconds. The album alternates between Hungarian and English lyrics, both interpreted in a way that leaves plenty of room for raw emotion. The album veers between dark folk and doom, without ever plunging completely into either genre. Gáspár Binder‘s drumming is the perfect accompaniment to Dávid Makó‘s keyboards and guitars, creating a whole where the majesty is felt in every note. The title track is insanely beautiful, and it’s all the more convincing given that there’s still more than half the album to listen to! The power of Hungarian resonates within us, showing us once again that an unfamiliar language can thrill us just as much as the languages we master. The musician’s qualities as a composer are undeniable, and every time he touches a different instrument on this album it’s to captivate us! The acoustic side of « Clear Like the Wind » contrasts with the electric guitars and almost post-metal inspiration of « Liminal ». But there’s still the same strength of interpretation that has marked us from the start. Throughout the last three tracks, you’re carried away by the variety of the compositions and the beauty of the lyrics. « Új hajnal már nem jő » gives us a final dose of thrills, cementing this album in our minds.
With Vidékek vannak idebenn, The Devil’s Trade leave a lasting impression! It only took a few minutes to realise that we were looking at one of the finest releases of the year. Emotion is clearly the key word here, both in the vocals and in the instrumental parts. Let yourself be carried away by this unique piece of music, which leaves you craving to dive in again and again! An album that counts and will count for a long time!