Parfois, on se laisse surprendre par un pochette d’album, et aujourd’hui, parmi toutes les nouveautés de ce vendredi 01 septembre, c’est du côté de Aviations et leur nouvel album, Luminaria, que nous nous embarquons. Cet album, sorti via The AG Collective, est le troisième album du groupe dont le but est de donner un sens à chaque note et à chaque parole pour repousser les limites de la musique prog.
Par Marye Davenne
English version below
L’album débute comme un bel album de post-rock, comme un réveil en douceur, le soleil vient réchauffer tout doucement notre visage et nous voici parti au doux son de la guitare acoustique. Ce prélude plein de douceur se transforme tout d’un coup dans une explosion très prog avec « Cradle ». Les instruments virevoltent dans tous les sens, que ce soit guitares, batterie, piano.. Le coup de boost est immédiat. Et meme si « Cradle » nous envoyait déjà une bonne dose d’énergie, ce n’est rien face aux morceaux suivants. Le très bon « Safehouse » est un réel grand huit de rythmiques ponctués par le piano de Richard Blumenthal. Ce piano est la pièce maitresse des compositions de l’album semblerait-il, et s’associe parfaitement que ce soit avec la voix douce ou la voix screamée d’Adam Benjamin, comme sur « Legend ». Plus l’album avance, plus l’on plonge dans des titres sombres que ce soit dans les sonorités que dans les paroles. Les cris se font plus nombreux, la rapidité des pédales de James Knoerl s’impose, tout cela soutenu par la basse de Werner Erkelens.
L’album reprends un peu de douceur sur « Pinenut » et notamment sa clôture au piano si gracieuse. On reste totalement impressionné par la production de chacun des titres. Les morceaux, purement prog, et pourtant, mixé sans mettre au premier plan des guitares, nous donne un nouveau virage à ce qu’on attends de ce type de musique. Chaque instrument est clair, perceptible, et un réel acteur dans l’aventure que nous vivons. Les paroles prennent sens, et « Pure » en est l’un des plus touchant. C’est une vraie bataille physique qui est joué ici (« Will this be an issue or will I brave through the pain »).
Se balader dans les nouveautés, à regarder les pochettes d’albums, c’est comme s’aventurer dans une librairie, et se laisser tenter par la couverture colorée d’un beau bouquin. Ici, le choix de Aviations a été une très très bonne surprise. Cet album est puissant, et d’une créativité folle. On l’ajoute à notre liste des beaux albums prog de l’année et on a qu’une hâte, se le réécouter entre copains.

Tracklist
- Prelude
- Cradle
- Safehouse
- Legend
- La Jolla
- Pinenut
- Pure
- Where We’ve Been
- Coma
- Blink
Sometimes you can be surprised by an album cover, and today, among all the new releases on Friday 01 September, we’re off to Aviations and their new album, Luminaria. Released via The AG Collective, this is the band’s third album, and their aim is to give meaning to every note and every lyric, pushing back the boundaries of prog music.
The album begins like a beautiful post-rock album, like a gentle awakening, the sun gently warming our faces and we’re off to the gentle sound of the acoustic guitar. This gentle prelude is suddenly transformed into a very prog explosion with ‘Cradle’. Guitars, drums, piano and other instruments whirl in all directions. The boost is immediate. And even though ‘Cradle’ already gave us a good dose of energy, it was nothing compared to the following tracks. The very good ‘Safehouse’ is a real rollercoaster of rhythms punctuated by Richard Blumenthal‘s piano. This piano is the centrepiece of the album’s compositions, it seems, and works perfectly with Adam Benjamin‘s soft or screaming vocals, as on ‘Legend’. As the album progresses, the tracks become darker and darker in tone and lyric. There’s more screaming, James Knoerl‘s fast pedals are imposing and beautifuly strenghen by Werner Erkelens‘s bass.
The album takes on a gentler feel on « Pinenut », with its graceful piano closing. We remain totally impressed by the production of each track. The tracks are pure prog, and yet, mixed without foregrounding the guitars, give us a new twist on what we’ve come to expect from this type of music. Each instrument is clear, perceptible, and a real player in the adventure we’re living. The lyrics make sense, and « Pure » is one of the most touching. There’s a real physical battle going on here (« Will this be an issue or will I brave through the pain »).
Strolling through the new releases, looking at the album covers, is like venturing into a bookshop and being tempted by the colourful cover of a beautiful book. Here, the choice of Aviations was a very, very pleasant surprise. It’s a powerful, wildly creative album. We’ve added it to our list of the best prog albums of the year, and can’t wait to listen to it again with our friends.