Adèle Castillon, qu’on a connu sous différents noms au cours de sa déjà longue carrière alors qu’elle n’a que 22 ans, partage ce vendredi 20 octobre son premier album solo, intitulé Plaisir Risque Dépendance via Iconoclast Music. La jeune amoureuse de Videoclub semble avoir été poussé dans la vie d’adulte très rapidement au travers d’épreuves de la vie : rupture, addiction… Mais peut-être que sa rencontre avec le Dalai Lama, que nous avions suivi en 2017 sur sa chaine Youtube a été une force de sagesse en elle ?
Par Marye Davenne
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Lorsqu’on pense Adèle Castillon, l’image de la jeune fille rangée qui chante des chansons de romance a longtemps prédominé. Et pourtant, sa rupture avec Matthieu, avec qui elle formait le duo Videoclub a marqué un tournant dans la vie de la chanteuse. Pas question de tout mettre à la poubelle, Adèle fera le tour de la France en solo pour présenter Videoclub au public Français et on retient son passage au Splendid de Lille, plein de douceur. Cette image, Adèle décide de la casser dès les premières secondes de l’album avec « Sensations » et ses extraits d’une vie quotidienne compliqué, entre drogue, hôpital, engueulade. Comme un décor qui s’effondre, on a la sensation de s’introduire dans l’intimité d’Adèle. Ce thème, très ou trop difficile, se chantera également sous « Doliprane » avec cette fois-ci, un clavier qui sonne les secondes, un peu trop rapides d’une vie qui lui échappe, et ces conséquences qui font peur à son entourage.
Alors que les conséquences, parfois dramatique, sont ici très visibles, c’est principalement dans la tête que tout va se bousculer. Alors que les « Souvenirs » vont tourner, ou plutôt flotter dans notre conscience, imagé ici par une voix qui s’étends et une mélodie très aérienne, ça se transforme vite en réflexion sur toutes ces promesses non tenues sur « Promis ». Lorsqu’on vit une rupture, la peur vient naturellement. La peur d’être seule, la peur de s’exprimer sur « Partir », ou encore la peur de revivre la même histoire sur « Rêve ». Adèle va illustrer ce sentiment de peur avec des mélodies très rapides, à la limite de l’écrasement, mettant en musique la gorge nouée d’une crainte dissimulée.
On ressasse le passé, on se dit que le premier amour est souvent le plus fort, car on découvre ce qu’est l’amour, et la douleur amoureuse comme sur « PRD ». Mais comme chaque histoire d’amour, on finit toujours par panser ses blessures et voir son passé d’un autre œil. On guérit tout simplement. Jusqu’à en rire ? Peut-être pas, mais « C’est drôle » portera une franchise sur un passé qui peut se lire de plein de façon.
L’album se voudra très catchy, dans une pop aux couleurs pastels, sur un décor d’ « Alabama », nous faisant glisser vers l’été et son morceau le plus évocateur : « Impala ».
Adèle Castillon propose un premier album solo d’une franchise folle, entre douceur, coeur ouvert et surtout sagesse d’une première expérience amoureuse compliqué. La chanteuse trouvera une place de choix dans les différents festivals d’été, on en est certain !

Tracklist :
- Sensations
- Gabrielle
- Alabama
- Doliprane
- Promis
- Souvenirs
- Impala
- Novembre
- PRD
- Partir
- Je t’aime
- Rêve
- Petite Fille
- C’est drôle
Adèle Castillon, who has gone by a number of different names over the course of her already lengthy career despite being just 22, is releasing her first solo album, Plaisir Risque Dépendance, on Friday 20 October via Iconoclast Music. The young Videoclub lover seems to have been thrust into adult life very quickly through life’s trials and tribulations: break-ups, addiction… But perhaps her meeting with the Dalai Lama, whom we followed in 2017 on his Youtube channel, has been a force of wisdom within her?
When you think of Adèle Castillon, the image of the clean-cut young girl singing romance songs has long predominated. Yet her break-up with Matthieu, with whom she formed the duo Videoclub, marked a turning point in the singer’s life. Not one to throw everything away, Adèle went on a solo tour of France to present Videoclub to the French public, with a memorable performance at the Splendid in Lille. Adèle decides to break with this image from the very first seconds of the album with « Sensations » and its extracts from a complicated daily life, between drugs, hospital and arguments. Like a set falling apart, you get the feeling you’re entering Adèle‘s private life. This theme, very or too difficult, will also be sung under « Doliprane », this time with a keyboard ringing out the seconds, a little too fast, of a life that is slipping away from her, and the consequences that frighten those around her.
While the consequences, sometimes dramatic, are very visible here, it’s mainly in the head that everything is going to get hectic. While ‘Souvenirs’ spins, or rather floats, in our consciousness, imaged here by an expansive voice and a very airy melody, it quickly turns into a reflection on all those broken promises on ‘Promis’. When you go through a break-up, fear comes naturally. The fear of being alone, the fear of expressing yourself on « Partir », or the fear of reliving the same story on « Rêve ». Adèle will illustrate this feeling of fear with very fast melodies, bordering on the crushing, setting to music the knotted throat of a hidden fear.
We dwell on the past, telling ourselves that first love is often the strongest, as we discover what love is, and the pain of love, as on ‘PRD’. But like every love story, you end up licking your wounds and seeing your past in a different light. You simply heal. To the point of laughter? Maybe not, but ‘C’est drôle’ is a frank look at a past that can be read in so many different ways.
The album’s catchy, pastel-coloured pop is set against a backdrop of « Alabama », sliding us towards summer and its most evocative track: « Impala ».
Adèle Castillon’s first solo album is wildly frank, with a soft, open heart and, above all, the wisdom of a complicated first experience of love. We’re sure the singer will find a place of choice at the various summer festivals!