Attirées par l’affiche, nous nous rendons à Orchies le 12 janvier, au PACBO, pour y voir le punk des Pogo Car Crash Control (souvent abrégé P3C). En première partie on retrouve deux groupes locaux avec les metalleux de Stoutness et, en remplacement de Stengah en dernière minute, les Super Sonic Suckers et leur rock énergique.
Report par Mégane Canis
Photos par Zo’
English version below
Super Sonic Suckers a la mission d’ouvrir cette soirée. Ils démarrent leur set devant une foule très éparse, le public étant encore tranquillement en train d’arriver. Un sample héroïque annonce l’arrivée des musiciens sur scène. On est heureux de les retrouver, pour notre part les ayant vus lors de la Hair’lloween party à la malterie. Cette fois la scène est plus grande et leur permet davantage d’expression scénique. Les néons roses nous mettent dans l’atmosphère rock’n roll du groupe. Les premiers riffs résonnent et ils sont puissants ! Le public massé à l’entrée se presse d’accéder à la salle. Très rapidement le groupe met littéralement le feu, Antoine (chant/guitare) allumant des étincelles au bout de son manche de guitare. Victor, à la basse, court d’un bout à l’autre de la scène vêtu de son traditionnel kilt. La sauce prend et les têtes commencent à bouger. Victor en profite pour également allumer son manche de basse, tandis que Julien (batterie) chauffe la salle. Antoine et Victor se livrent à une battle sur l’avant de la scène, reculant et avançant avec un air menaçant. Antoine viendra saluer le public et faire le tour de la fosse, qui a pris un peu d’ampleur mais reste peu compacte. Jason, tueur masqué, fera une apparition remarquée durant le titre éponyme, menaçant à tour de rôle chacun des musiciens. Julien continue de chauffer la salle, assurant une bonne partie des speechs. Le groupe arrive à faire démarrer un pogo motivé, grâce à leur énergie autant scénique que musicale. Avant de nous quitter, les Super Sonic Suckers ouvrent un wall of death, et finissent en beauté au milieu d’une pluie d’étincelles.
A peine le temps d’engloutir un repas que Stoutness monte sur scène. Les hyper locaux de la date (ils sont originaires d’Orchies et répètent dans cette salle) ne boudent pas leur plaisir de monter sur leur si belle scène. Ils nous accueillent à coup de « STS » scandés et répétés. Les riffs sont lourds et graves, face à une salle qui s’est bien remplie. Le public reste timide mais attentif. La voix de Franky est claire, forte, et prend une place centrale dans le son du groupe. On sent dans certains titres des influences à la Rage Against The Machine dans la manière de scander les mots. La formation, qui s’est créée en 1998, propose un metal plutôt old school, efficace et qualitatif. Les chœurs parfois lancinants et parfois agressifs de Loug (basse) apportent un relief imposant aux titres. Il est à noter que le son est d’une qualité impressionnante, et on est très heureux de voir des groupes locaux évoluer dans ces conditions. Le quatuor nous joue toutes les époques de son existence, revenant sur leur premier EP avec « New Life ». Celui-ci donne des envies furieuses de headbanguer, avec une énergie brute et des riffs imposants. La salle restera assez figée, mais ressort conquise par le concert proposé. De notre côté, on espère avoir l’occasion de recroiser la formation dans les environs !
Et voilà enfin les très attendus Pogo Car Crash Control. La foule se masse pour assister aux premiers riffs de la formation, déjà passée plusieurs fois dans la région. L’échauffement démarre sur « Aluminium », présentant une belle intro avant qu’Olivier pose son chant screamé et que les têtes commencent déjà à s’agiter. Il ne faudra que très peu de temps à la salle pour se mettre en jambe, puisqu’arrive rapidement « Déprime hostile », titre phare qui, en ce vendredi soir, amène à décharger toutes les frustrations de la semaine. Louis s’agite comme un damné derrière les fûts et assure avec Lola (basse) une base rythmique solide et puissante. Les morceaux s’enchaînent sans pause entre eux, ne laissant aucun répit aux pogoteurs. Olivier lance un circle pit qui prend instantanément. Les voix claires utilisées avec parcimonie dans les morceaux comme « Reste Sage » sont comme un tremplin qui donne encore plus de puissance aux passages screamé. Les chœurs et petites parties de chant assurées par Simon (guitare) sont efficaces et appréciés. Le punk chanté en français, aux influences aussi bien trash que hardcore ou punk-rock de Pogo Car Crash Control, dont la violence du nom n’a d’égale que celle des morceaux, fait mouche et personne ne restera de marbre face à tant d’énergie. Après les premiers slams, un wall of death s’ouvre sur « Conseil ». « Cristaux liquides » permettra une accalmie de très courte durée, avant qu’une surfeuse soit recherchée parmi le public. Oui, une surfeuse, qui aura droit à une vraie planche de surf afin d’aller voguer dans la salle, portée par une vague de spectateurs ! « Recommence à zéro » nous offre la petite note de nostalgie qu’il faut, avant de nous relancer avec « Royaume de la douleur », issu de leur premier EP de 2016, et rarement interprété sur scène. Le groupe quitte la scène avant de revenir rageusement pour « Qu’est ce qui va pas » et « Tête Blême ». Avant de terminer, Pogo Car Crash Control annonce que 2024 sera consacrée à la préparation d’un nouvel album et qu’on ne les verra donc pas beaucoup en concert. Une fois cela dit, le public libérera ses dernières forces sur un titre phare du groupe, dédié à nos pires ennemis et sobrement intitulé « Crève ».
Pour une première soirée au PACBO, nous avons été servi ! Le rock’n roll énergique et le show de Super Sonic Suckers nous ont bien chauffé avant le metal lourd de Stoutness, le tout nous préparant au rouleau compresseur de Pogo Car Crash Control. Le groupe nous a encore montré toute la puissance de leurs titres, aussi libérateur dans le son que dans les paroles. On a hâte de voir ce que le prochain album nous réserve !
Un grand merci à l’équipe du PACBO pour les accréditations, pour l’organisation de cette soirée et pour l’accueil au top!
Attracted by the line-up, we headed to Orchies on 12 January, to the PACBO, to see the punk of Pogo Car Crash Control (often abbreviated to P3C). The opening act will be two local bands: metalheads Stoutness and, filling in for Stengah at the last minute, Super Sonic Suckers and their energetic rock.
Review by Mégane Canis
Pictures by Zo’
Super Sonic Suckers had the job of opening the evening. They start their set in front of a very sparse crowd, the audience still quietly arriving. A heroic sample announces the arrival of the musicians on stage. We were delighted to see them again, having seen them at the Hair’lloween party at La Malterie. This time the stage is bigger, allowing them to express themselves more on stage. The pink neon lights put us in the band’s rock’n roll mood. The first riffs sound and they are powerful! The audience massed at the entrance hurried into the room. Before long the band are literally on fire, Antoine (vocals/guitar) lighting sparks at the end of his guitar neck. Victor, on bass, runs from one end of the stage to the other wearing his traditional kilt. The mood took off and heads began to move. Victor also takes the opportunity to light up his bass neck, while Julien (drums) warms up the room. Antoine and Victor engage in a battle at the front of the stage, moving backwards and forwards with a menacing air. Antoine greets the audience and goes round the pit, which has grown a little but is still not very compact. Jason, the masked killer, makes a remarkable appearance during the eponymous track, threatening each of the musicians in turn. Julien continues to heat up the room, providing most of the speeches. The band managed to get a motivated pogo going, thanks to their energy both on stage and in the music. Before leaving us, the Super Sonic Suckers open a wall of death, and finish in style in the middle of a shower of sparks.
Barely enough time to wolf down a meal before Stoutness take to the stage. The hyper-locals of the evening (they hail from Orchies and rehearse in the same venue) are delighted to be taking to the stage. They greet us with chanted and repeated « STS ». The riffs are heavy and low, in front of a packed house. The audience remained shy but attentive. Franky‘s voice is clear and strong, and plays a central role in the band’s sound. In some tracks you can hear influences of Rage Against The Machine in the way the words are chanted. Formed in 1998, the band’s metal is old-school, efficient and high-quality. Loug‘s (bass) backing vocals, sometimes haunting and sometimes aggressive, add an imposing dimension to the tracks. The sound quality is impressive, and we’re delighted to see local bands playing in these conditions. The quartet play all the eras of their existence, returning to their first EP with ‘New Life’. It’s one that makes you want to headbang furiously, with its raw energy and imposing riffs. The crowd remained fairly immobile, but came away conquered by the concert. For our part, we hope to see the band around here again!
And here at last are the long-awaited Pogo Car Crash Control. The crowd flocked to hear the first riffs from the band, who had already played in the region several times. The warm-up begins with ‘Aluminium’, featuring a beautiful intro before Olivier lays down his screamed vocals and heads are already starting to bob. It doesn’t take long for the crowd to get into the swing of things, though, as ‘Déprime hostile’ quickly arrives, the lead track on this Friday night, providing the perfect outlet for all the frustrations of the week. Louis shakes like hell behind the drums and, along with Lola (bass), provides a solid, powerful rhythmic base. The tracks follow one another without a break, leaving no respite for the pogoers. Olivier launches a circle pit that catches on instantly. The clean vocals, used sparingly in tracks like ‘Reste Sage’, are like a springboard that gives even more power to the screamed passages. Simon‘s backing vocals and guitar work are effective and appreciated. Pogo Car Crash Control‘s punk, sung in French and influenced by trash, hardcore and punk-rock, whose violent name is matched only by the violence of its songs, hits the nail on the head, and no one will be left speechless by the sheer energy. After the first slams, a wall of death opens with ‘Conseil’. « Cristaux liquides » (Liquid Crystals) brings a brief respite, before a surfer girl is sought out in the audience. Yes, a female surfer, who is given a real surfboard to ride around the venue, carried by a wave of spectators! « Recommence à zéro » offers just the right touch of nostalgia, before kicking things off again with « Royaume de la douleur », taken from their debut EP in 2016, and rarely performed live. The band leave the stage before returning angrily for ‘Qu’est ce qui va pas’ and ‘Tête Blême’. Before wrapping up, Pogo Car Crash Control announce that 2024 will be devoted to preparing a new album, so we won’t be seeing much of them live. Once that’s out of the way, the audience will unleash their last reserves of energy on the band’s flagship track, dedicated to our worst enemies and soberly entitled ‘Crève’.
For a first night at PACBO, we were well served! The energetic rock’n’roll and show of Super Sonic Suckers warmed us up nicely before the heavy metal of Stoutness, preparing us for the steamroller of Pogo Car Crash Control. The band once again showed us the power of their songs, as liberating in sound as they are in lyrics. We can’t wait to see what the next album has in store for us!
A lire aussi / Also to be read :



