Groupe crée en 2011 en Australie, Caligula’s Horse se sont forgés en cinq albums une solide réputation dans le milieu prog métal. Il faut dire que leur son a toujours su nous faire vibrer depuis la découverte de In Contact en 2017 et un voyage en arrière dans leur discographie par la suite. Trois ans après l’album Rise Radiant qui n’a malheureusement pas eu la couverture live escomptée à cause de la pandémie, le groupe nous propose aujourd’hui son nouvel album Charcoal Grace disponible via InsideOut Music.
Par Victor BRUNERIE
English version below
D’entrée le groupe frappe fort avec un titre de dix minutes, « The World Breathes With Me », qui nous laisse redécouvrir les talents de compositeur de Sam Vallen, également guitariste du groupe, ainsi que la voix puissante de Jim Grey. Dans cette première composition on retrouve tout ce qui fait le charme de la formation australienne avec des parties de guitares dantesques et des rythmiques très travaillées. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce premier titre qui sait garder des moments de douceur pour contrebalancer l’envie de nous faire bouger qui se dégage de ce premier titre. Sur « Golem », single de cet album, on retrouve l’excellent duo rythmique formé par Dale Prinsse à la basse et Josh Griffin à la batterie. Le groupe ne laisse rien au hasard dans ce titre évoquant justement la période de la pandémie et l’enfermement qui en a résulté. Les lignes des deux musiciens couplées à la voix et aux riffs nous donnent envie de headbanger et de nous remuer pour évacuer la frustration de cette période qui fut compliquée pour bon nombre d’entre nous.
C’est ensuite le temps de la pièce maîtresse de cet album, à savoir le morceau éponyme. Divisé en quatre parties il permet de prendre toute la mesure du travail du quatuor sur ce nouvel opus. La première partie nous emporte dans un titre qu’Haken n’auraient pas renié avec de puis « A World Without » commence en douceur et nous laisse profiter des performances vocales dantesques de Jim. La douceur et le frottement de la guitare est toujours de mise dans « Vigil », petit interlude avant l’explosion finale sur le bien nommé « Give Me Hell ». En un peu plus de vingt minutes, le groupe nous montre toute sa maestria et nous laisse avec un des tout meilleurs titres de sa carrière, rien que ça!
On retourne à un titre aérien pour quelques minutes de prog virevoltant avec « Sails » avant l’excellent « The Stormchaser » qui a déjà été dévoilé il y a quelques semaines. Puis « Mute », dernier titre de cet album vient nous rappeler que les longues pièces sont une des grandes forces du groupe australien. On y retrouve, une fois de plus, des riffs des plus percutants mêlés à des rythmiques tantôt douces tantôt énergiques à souhait, toujours servies par des musiciens au sommet de leur art, et qui cohabitent sans effort. On ne peut que se laisser porter et profiter du spectacle proposé par le quatuor!
Avec Charcoal Grace, les australiens de Caligula’s Horse, nous livrent un album à la hauteur de nos attentes avec des titres qui se hissent aisément dans les compositions les plus marquantes du groupe. L’album est évidemment concentré autour de son magnum opus et des deux autres pistes plus longues, mais ne perd jamais l’auditeur dans un prog métal trop démonstratif, bien au contraire! Cet album renforce notre envie de retrouver le groupe au plus vite en live, et on l’espère le 27 mai prochain lors de leur passage au Backstage By The Mill de Paris.

Tracklist:
01. The World Breathes With Me (10:00)
02. Golem (05:20)
03. Charcoal Grace I: Prey (07:48)
04. Charcoal Grace II: A World Without (06:48)
05. Charcoal Grace III: Vigil (03:22)
06. Charcoal Grace IV: Give Me Hell (06:13)
07. Sails (04:31)
08. The Stormchaser (05:57)
09. Mute (12:00)
Formed in Australia in 2011, Caligula’s Horse have built up a solid reputation in the prog metal scene over the past five albums. It has to be said that their sound has always managed to thrill us since the discovery of In Contact in 2017 and a trip back through their discography afterwards. Three years after their album Rise Radiant, which unfortunately didn’t get the live coverage they were hoping for because of the pandemic, the band are now offering us their new album Charcoal Grace, available via InsideOut Music.
The band hit the ground running with a ten-minute track, ‘The World Breathes With Me’, which allowed us to rediscover the songwriting talents of Sam Vallen, also the band’s guitarist, and the powerful voice of Jim Grey. In this first composition, we find everything that makes the charm of the Australian band, with dantesque guitar parts and very elaborate rhythms. There’s never a dull moment in this first track, which also has its moments of gentleness to counterbalance the desire to get us moving. On ‘Golem’, the single release from the album, we find the excellent rhythmic duo of Dale Prinsse on bass and Josh Griffin on drums. The band leave nothing to chance on this track, which evokes the period of the pandemic and the resulting confinement. The lines of the two musicians coupled with the vocals and riffs make you want to headbang and shake off the frustration of this complicated period for many of us.
Then it’s time for the centrepiece of the album, the eponymous track. Divided into four parts, it reveals the full extent of the quartet’s work on this new opus. The first part takes us into a song that Haken wouldn’t have denied, and then ‘A World Without’ begins gently, letting us enjoy Jim’s amazing vocal performance. The gentle, rubbing guitar is still the order of the day in ‘Vigil’, a short interlude before the final explosion on the aptly named ‘Give Me Hell’. In just over twenty minutes, the band show off their mastery and leave us with one of the best tracks of their career, no less!
We return to an airy track for a few minutes of twirling prog with ‘Sails’ before the excellent ‘The Stormchaser’, which was already unveiled a few weeks ago. Then ‘Mute’, the final track on the album, reminds us that long songs are one of the Australian band’s great strengths. Once again, we find the hardest-hitting riffs mixed with rhythms that are as gentle as they are energetic, always served up by musicians at the top of their game, and living together effortlessly. All you can do is let yourself be carried away and enjoy the show put on by the quartet!
With Charcoal Grace, Australia’s Caligula’s Horse deliver an album that lives up to our expectations, with tracks that easily rank among the band’s most memorable compositions. The album is obviously concentrated around its magnum opus and the other two longer tracks, but never loses the listener in overly demonstrative prog metal, quite the opposite! This album reinforces our desire to see the band live again as soon as possible, and hopefully on 27 May when they play at the Backstage By The Mill in Paris.