#Album : Oscar Les Vacances – Ceci n’est pas mon corps (02/02/2024)

Univers aux couleurs pastels, regard enigmatique, Oscar Les Vacances est un personnage complétement fou, mais attention, dans un calme surprenant. Après un EP nous faisant découvrir son monde coloré, entre boum d’écoliers, histoire d’amour sur MSN, maquillage entre cousines, et voyage en avion, le français débarque ce vendredi 2 février avec son premier album, Ceci n’est pas mon corps, chez PIAS. 

par Marye Davenne

English version below


Avec ses sonorités à la Stromae, l’album s’ouvre par un Oscar se lançant en compteur d’un drame sur « Triss comme Dalida ». Nous n’avons pas l’habitude de l’entendre parler à la troisième personne. Serait-ce un album moins personnel ? Pas vraiment ! Ce n’est plus sur le bruit du Vroum Vroum Vroum qui résonnent, mais le toc toc toc de Oscar qui s’expose au monde tel un nouveau homme. Une histoire de phoenix ? Ici c’est plutôt de « Flamands roses », mais qu’importe. Le message semble être passer sur fond d’orgue de barbarie. Nouvel homme, Oscar se prends pour Jésus dans une prophétie burlesque.

Comment ne pas s’attacher à un tel personnage ? Il n’y a que chez Oscar qu’on peut parler d’Apocalypse dans une salle de bowling assisté d’un vocodeur, sur une rythmique rap. Peu-importe la thématique, cet album vous fera danser et pas de panique, Oscar est un super professeur de danse en concert, on vous promet ! Que ce soit dans son premier EP, ou dans son nouvel album, chaque morceau nous plonge dans des élements de son enfance. On peut facilement se dire qu’il est un grand enfant après tout, mais « Combat Final » vient nous partager une peur de grandir et de mourir. On était mieux au temps de Picsou Magazine !

Entendu pendant l’avant première de Frérot, court métrage de Jimmy Magardeau dans lequel Oscar joue le très-vite-mort, « Neiges éternelles » ne fait que confirmer cette peur du présent, de la réalité actuelle, avec une nostalgie touchante.  C’est sur un edit de son titre « Garçon », sorti sur son précédent opus, qu’Oscar s’élance déjà dans une revisite de sa discographie. Le morceau est plus travaillé, notamment sur les temps, et la rythmique du chant.

Finalement, c’est en featuring avec MPL qu’Oscar dédramatise l’âge de la virginité. Sujet tabou de bon nombre de teen movie, c’est avec des costumes de toutes les couleurs, tourné en plan séquence que le clip apporte de la gaieté à ces confessions. C’est sur une guitare blues qu’on pensait partir à « Denver City » pour 30 secondes, mais on atterit finalement dans le Courtepaille sur l’autoroute du côté de Beauvais. Le décor ne semble pas fou, et pourtant, c’est toute une orchestration qui se déploie dans ce dernier titre puissant.

Oscar Les Vacances est toujours égal à lui même, prêt à parler de son intimité et son enfance, avec sérieux dans un univers si particulier qu’on se met à rigoler avec entrain. Oscar nous fait virevolter entre tempo dansant, parole sérieuse, dans un champ lexical très enfantin. On accroche, c’est réussi. 

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Tracklist :

  1. Triss comme Dalida
  2. Flamands roses
  3. Prophétie 1
  4. Apocalypse Cul Sec
  5. Combat Final
  6. Prophétie 2
  7. Neiges éternelles
  8. Garçon (Edit)
  9. Les Puceaux feat. MPL
  10. Denver City
  11. Courtepaille

With his pastel-coloured universe and enigmatic gaze, Oscar Les Vacances is a completely mad character, but he’s surprisingly calm. After an EP introducing us to his colourful world of school parties, love affairs on MSN, make-up between cousins and air travel, the Frenchman arrives on Friday, February 2nd with his first album, Ceci n’est pas mon corps, on PIAS.

par Marye Davenne

With its Stromae-like tones, the album opens with Oscar launching into a dramatic counterpoint on ‘Triss comme Dalida’. We’re not used to hearing him speak in the third person. Could this be a less personal album? Not really! It’s no longer the sound of Vroum Vroum that resonates, but the toc toc of Oscar exposing himself to the world like a new man. A phoenix story? Here it’s more like « Pink Flamingos », but who cares? The message seems to be conveyed against a background of barrel organs. A new man, Oscar takes himself for Jesus in a burlesque prophecy.

How can you not get attached to a character like that? Only with Oscar can you talk about the Apocalypse in a bowling alley with a vocoder and a rap beat. Whatever the theme, this album will have you dancing, and don’t panic, Oscar is a great live dance instructor, we promise! Whether it’s his first EP or his new album, each track takes us back to elements of his childhood. It’s easy to think he’s a big kid after all, but ‘Combat Final’ shares with us a fear of growing up and dying. We were better off in the days of Picsou (Scrooge McDuck) Magazine!

Heard during the premiere of Frérot, a short film by Jimmy Magardeau in which Oscar plays the very-quite-dead, « Neiges éternelles » only confirms this fear of the present, of today’s reality, with a touching nostalgia. It is on an edit of his track « Garçon », released on his previous opus, that Oscar launches into a revisit of his discography. The track is more polished, particularly the beats and the rhythm of the vocals.

Finally, featuring MPL, Oscar plays down the age of virginity. A taboo subject in many teen movies, the clip is shot in a sequence of colourful costumes, adding a touch of gaiety to these confessions. We thought we’d be leaving for Denver City for 30 seconds to the sound of a blues guitar, but we end up in the Courtepaille on the motorway near Beauvais. The setting doesn’t seem crazy, and yet a whole orchestration unfolds in this last powerful track.

Oscar Les Vacances is his usual self, ready to talk about his intimacy and his childhood, with seriousness in a universe so particular that we start laughing out loud. Oscar twirls us between dancing tempo and serious speech, in a very childish lexical field. It’s a winning combination.

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