Il y a des dates qui marqueront l’histoire d’un groupe plus qu’une autre, et ce samedi 27 janvier en sera une pour le métalcore français. Betraying The Martyrs, groupe majeur du genre musical depuis 15 ans, ont décidé depuis cet été de mettre fin à une carrière majeure, entre concerts sur plusieurs continents, albums à gogo, et place de choix sur les mainstages de festivals. Pour faire leurs adieux comme il se doit, le groupe a investit le Trabendo de Paris en compagnie d’As They Burn, Atlantis Chronicles et Solitaris. Une date que nous ne pouvions manquer sous aucun pretexte pour clôturer notre décennie à les soutenir et les suivre un peu partout en France.
Photos et Article par Marye Davenne
English version below
Vingt minutes à peine après l’ouverture des portes, c’est devant une salle assez peu rempli que les mystérieux Solitaris débarquent. Caché comme à leurs habitudes par leur manteaux à capuches noirs, le quatuor va faire vibrer les murs du Trabendo à coup de riffs ravagueurs. Le métal moderne des parisiens semble faire mouche et les premiers headbangs commencent dans la fosse qui s’est vite peuplé. Solitaris, c’est un mélange entre métalcore bien enervé, sur une rythmique hardcore qui laisse une place de choix à la batterie qui résonne si fort dans cette salle de 900 places. Le groupe laisse place à une voix féminine électronique pour faire la discussion avec le public en maintenant donc le côté énigmatique. La prestation sera courte, comme lors de leur passage à Petit Bain avec As They Burn en mai dernier, mais suffisante pour nous confirmer la place prometteuse que le groupe peut avoir ces prochaines années.
Lors de l’annonce de la présence d’Atlantis Chronicles sur l’affiche, nous n’étions pas surpris lorsque l’on sait que Julien au chant a repris la place de Rui sur la tournée Warm-up Hellfest de BTM au pied levé. Nous sommes très heureux de les retrouver ce soir pour enfin entendre leur album Nera en live. Le groupe propose un métalcore beaucoup plus lumineux que leur prédécesseur et surtout beaucoup plus mélodique. Ce soir, le groupe annonce que Simon Chartier joue son dernier concert en tant que bassiste du groupe, ce qui s’en suit par un tonnerre d’applaudissement pour un beau moment d’émotion. Naturellement, Simon va descendre dans la fosse pour y jouer son plus beau solo et nous proposer une prestation qui restera dans les mémoires. Après une demi-heure, là aussi passée beaucoup trop vite, le groupe nous balance un dernier titre qui terminera de mettre tout le monde d’accord.
As They Burn, qui profite également de cette soirée d’adieu pour faire le dernier concert de Kévin Traoré au chant (décidémment !), prends la suite des hostilités. Il est clair que l’ambiance dans la salle monte instantannément d’un cran. Il faut dire que le groupe de deathcore, reformé depuis 2021, ont avec eux une belle communauté de fan, qui vont très vite s’élancer dans des cercle-pits à n’en plus finir dès « Medicine 2.0 ». Le show des parisiens est d’une puissance ne laissant pas indifférent. Les premiers crowdsurfs de la soirée font leur apparition. 30 minutes de set seulement, mais qui laisse la place à des morceaux à la fois issus de leur dernier EP, comme « Unable To Connect » ainsi qu’à d’autres issus du reste de la discographie du groupe, comme « Frozen Vision ». Leur set est propre et comme à chaque fois qu’on a l’occasion de les voir en live, on est impressionné de leur talent. Encore une fois les parisiens nous ont montré qu’ils étaient les patrons, et même si Kévin s’en va on se dit que la formation a encore de belles année devant elle.
Il est temps de faire nos adieux à Betraying The Martyrs. Alors les mouchoirs sont sortis, on est prêt lorsque les lumières de la salle s’éteignent pour laisser apparaitre le décor lumineux clignotant de partout. C’est sur le désormais titre phare « Lost For Words » que les membres débarquent sur la petite scène du Trabendo sous un ras de marée d’applaudissements. La formation actuelle prends place devant un public qui en veut ! Les premiers battements de batterie sont d’une puissance folle, d’entrée de jeu. Boris Le Gal, arborant son plus beau t-shirt Dropdead Chaos (son autre projet musical) est prêt à nous en mettre plein la vue. Ca chante à plein poumons, dans le public, mais aussi côté musiciens. Chaque regard est plein de mots, et quand Victor prendra la parole pour dire qu’il est en train de faire plein de photos mentales de ce concert, il est clair que c’est le cas de tout le monde. Dès la sixième chanson, c’est Aaron Matts qui viendra prendre la place de Rui au chant. Chanteur emblématique de la formation, son niveau de chant est stratosphérique. Alors évidemment, nous nous doutions qu’il allait être présent, et force est de constater que son retour sur scène avec le groupe en ravit plus d’un dans la salle. Lucas D’Angelo sera aussi de la partie pour reprendre place derrière la guitare et Antoine Salin s’installe à son tour derrière les fûts. Nous voici retombé en 2012 et l’album Breathe In Life sera mis en avant. Les mélanges de line-up se font pour un spectacle parfait Nous n’aurions jamais imaginer entendre « Liberate » avec Aaron, Rui, Steeves et Lucas tous en même temps sur la scène. Pas de rivalité, c’est en chœur que Rui et Aaron vont faire leurs meilleurs screams de break. Luka Garotin de Ten56. va même faire son apparition sur « Man Made Disasters » ! Les discours, parfois courts font s’enchainer, avec émotions, mais c’est Valentin qui lâchera sa larme en premier. Si ils ont commencé à pleurer, on peut se lâcher aussi non ?
Comme à son habitude, Victor s’élancera dans le public, en faisant un salto parce que pourquoi pas ! Et ça, à plusieurs reprises avec un public qui semble infatigable. On était prévenu, c’est ce soir le plus long concert de la formation, alors on lâche rien ! Baptiste Vigier prendra la parole pour la première fois dans l’histoire du groupe pour annoncer la sortie du livre photo de sa sœur, qui a suivi BTM pendant de nombreuses dates pour immortaliser le groupe, mais également les fans. Alors que « The Great Disillusion » annonce la fin proche du concert, on se fait naturellement le constat qu’ils vont clairement manquer dans le paysage français. On est en train de craquer ça y est ! C’est la fin et Victor décide de littéralement anéantir son clavier sur la scène. Le public se partagera des bouts de touches de piano, encore mieux qu’un médiator dit donc !
Les cris et applaudissement vont retentir si fort dans la salle ce soir, le groupe nous offrira le mythique « Let It Go » de La Reine des Neiges. De mon côté, je ne l’ai pas entendu en live depuis 2015 donc la surprise est de taille. On pensait qu’ils détestaient ce morceau, mais c’est tout souriant qu’il est repris par tous. « The Resilient » sera donc le tout dernier titre joué par BTM. « You cannot end us, you will not take us, We are the resilient ». Vous serez toujours dans nos cœurs. Merci pour tout !
Un grand merci à Marie-Laure pour l’accréditation, à Opus Live pour l’organisation de cette belle soirée et au Trabendo pour l’accueil au top!
There are some dates that will go down in a band’s history more than any other, and this Saturday 27 January will be one of them for French metalcore. Betraying The Martyrs, a major force in the genre over the last 15 years, decided this summer to put an end to a major career that has included concerts on several continents, albums galore and a place of choice on festival mainstages. To bid a fitting farewell, the band took to Paris’ Trabendo in the company of As They Burn, Atlantis Chronicles and Solitaris. It was a date we couldn’t afford to miss, as it marked the end of a decade of supporting and following the band all over France.
Pictures and review by Marye Davenne
Barely twenty minutes after the doors opened, the mysterious Solitaris arrived in front of a fairly sparsely packed room. Hidden as usual by their black hooded coats, the quartet are about to rock the walls of the Trabendo with their devastating riffs. The Parisians’ modern metal seems to be hitting the bull’s eye, and the first headbangs begin in the pit, which quickly fills up. Solitaris is a mix of angry metalcore with a hardcore rhythm that gives pride of place to the drums that resonate so loudly in this 900-seat venue. The band’s electronic female vocals are used to chat to the audience, maintaining the enigmatic feel. The performance was short, as it was when they played at Petit Bain with As They Burn last May, but it was enough to confirm the band’s promising place over the next few years.
When Atlantis Chronicles were announced on the bill, we weren’t surprised that Julien had taken over from Rui on vocals on BTM’s Hellfest warm-up tour at short notice. We’re delighted to have them back tonight to finally hear their album Nera live. The band’s metalcore is much brighter than its predecessor, and above all much more melodic. Tonight, the band announce that Simon Chartier will be playing his last concert as the band’s bassist, which is followed by a thunderous round of applause and a moment of great emotion. Naturally, Simon heads down into the pit to play his finest solo yet, delivering a performance that will live long in the memory. After half an hour, which again went by far too quickly, the band played a final track that left everyone in agreement.
As They Burn, who are also taking advantage of this farewell evening to perform Kévin Traoré‘s last concert on vocals (decidedly!), take over the hostilities. It’s clear that the atmosphere in the room instantly goes up a notch. It has to be said that the deathcore band, reformed in 2021, have a great community of fans with them, who are soon rushing around in endless circles from « Medicine 2.0 » onwards. The Parisians put on a powerful show that leaves no one indifferent. The first crowdsurfs of the evening make their appearance. It’s only a 30-minute set, but it leaves plenty of room for tracks both from their latest EP, such as « Unable To Connect », and from the rest of the band’s discography, such as « Frozen Vision ». Their set was clean and, as always when we get the chance to see them live, we were impressed by their talent. Once again, the Parisians have shown us that they are the boss, and even if Kévin is leaving, we can see that the band still has some great years ahead of them.
It’s time to say goodbye to Betraying The Martyrs. So the hankies are out and we’re ready when the lights in the hall go out to reveal the luminous backdrop flashing everywhere. It’s to the now flagship track ‘Lost For Words’ that the members take to the small stage at Le Trabendo, to an outpouring of applause. The current line-up take to the stage in front of an eager audience! The first drum beats are insanely powerful, right from the start. Boris Le Gal, wearing his best Dropdead Chaos t-shirt (his other musical project), is ready to blow us away. The audience is singing at the top of their lungs, as are the musicians. Every glance is full of words, and when Victor takes the floor to say that he’s taking lots of mental photos of this concert, it’s clear that everyone is. By the sixth song, it’s Aaron Matts who takes Rui‘s place on vocals. The band’s emblematic singer, his vocals are stratospheric. So of course we knew he was going to be there, and it’s clear that his return to the stage with the band has delighted many in the audience. Lucas D’Angelo will also be taking his place behind the guitar and Antoine Salin will be taking his turn behind the drums. Here we are back in 2012 and the Breathe In Life album will be in the spotlight. We’d never have imagined we’d hear ‘Liberate’ with Aaron, Rui, Steeves and Lucas all on stage at the same time. There’s no rivalry, and Rui and Aaron sing their best break screams together. Luka Garotin from Ten56. even makes an appearance on « Man Made Disaster »! The speeches, some of them short, follow each other with emotion, but it’s Valentin who will be the first to shed a tear. If they’ve started crying, we can let loose too, can’t we?
As usual, Victor will launch himself into the audience, doing a salto because why not! And he does this several times, with an audience that seems indefatigable. We’ve been warned: tonight is the band’s longest concert, so we’re not giving up! Baptiste Vigier takes the stage for the first time in the band’s history to announce the release of the photo book by his sister, who has followed BTM on numerous dates to immortalise the band, but also the fans. As « The Great Disillusion » announces the imminent end of the concert, we naturally realise that they are clearly going to be missed in France. We’re cracking up! It’s the end and Victor decides to literally destroy his keyboard on stage. The audience will be sharing bits of piano keys, which is even better than a pick!
The cheers and applause will ring out so loudly in the hall this evening, the band will offer us the mythical « Let It Go » from Frozen. For my part, I haven’t heard it live since 2015 so it comes as quite a surprise. We thought they hated this song, but it’s all smiles as everyone covers it. « The Resilient » will therefore be the very last track played by BTM. « You cannot end us, you will not take us, We are the resilient ». You will always be in our hearts. Thank you for everything!
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