En début de mois, les anglais de The Pineapple Thief nous présentaient leur nouvel album It Leads To This. Ce vendredi soir, il est temps de retrouver le groupe dans la majestueuse enceinte de l’Elysée Montmartre pour un concert très attendu par les amateurs de rock progressif. Pour les accompagner, les anglais ont choisi Randy McStine, artiste et guitariste américain. C’est prêt à découvrir les nouveaux morceaux en live que nous nous rendons dans la salle parisienne pour cette belle soirée proposée par Garmonbozia Inc.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Guitare à la main, Randy McStine prend possession de la scène devant un public prêt à découvrir la musique du musicien américain. Avant toute chose, il nous propose une belle intro au synthétiseur avant de programmer ses premiers loops de guitare. On sent rapidement le grand talent qui émane de l’artiste et chaque note résonnera en nous de la plus belle des manières. Même seul avec sa guitare et ses pédales loop, Randy nous propose une musique étonnante qui prend aux tripes et qui ne laisse clairement pas le public parisien indifférent si on en croit les applaudissements fournis entre chaque composition. En milieu de set, nous aurons le droit à une présentation de son travail par l’artiste avant qu’ils nous envoie le majestueux « Activate » et ses lignes de guitares toutes plus belles les unes que les autres. Il est déjà temps de dire aurevoir à notre ami américain, mais il nous laisse avec « Big Wave » qui termine de nous convaincre et nous laisse avec l’envie forte de se plonger dans sa discographie dès notre retour à la maison. Une très belle découverte qu’on hésitera pas à retourner applaudir lors d’un prochain passage français.
C’est ensuite au tour de The Pineapple Thief de prendre la scène pour un set que l’on attend avec impatience depuis notre dernière rencontre avec eux à L’Ancienne Belgique de Bruxelles il y a un peu plus d’un an. C’est avec « The Frost », morceau tiré du dernier album que le groupe démarre ce nouveau spectacle et il ne nous faut que quelques secondes pour être totalement happés par la musique des anglais. Leur prog rock oscille habilement entre douceur totale et regain de puissance quand il le faut, le tout sublimé par le jeu de batterie aussi jazzy que technique du grand Gavin Harrison. Le public offre au groupe un silence total, ce qui nous permet de profiter pleinement du show proposé par le quintet anglais. Chaque nouveau morceau joué nous plonge un peu plus dans la contemplation et nous donne une opportunité folle d’observer chaque musicien livrer une prestation impeccable.
Bruce Soord nous envoûte de sa voix angélique et sa guitare sur « Our Mire » et « Versions Of The Truth’ que nous sommes ravis d’entendre, puis le dernier album reprend ses droits avec « Every Trace Of Us ». A chaque instant, la qualité du jeu et du spectacle proposé par le groupe nous subjugue et nous montre que même après tant d’années, ils ont encore de très belles choses à nous offrir. Jon Sykes, casque vissé sur la tête, nous livre des lignes de basse hypnotiques sur la version revisitée de ‘Dead In The Water » avant que le duo qu’il forme avec Gavin nous livre tout ses secrets avec l’impressionnant « Now It’s Yours ».
On se rend compte que le groupe va nous interpréter ce soir l’intégralité de It Leads To This, et autant vous dire qu’on ne manquera pas une miette de ces nouvelles pépites musicales du groupe anglais. Nous arrivons pourtant déjà en fin de set. Mais il reste à nos amis quelques titres pour enchanter nos âmes. C’est avec « Give It Back » et « The Final Thing On My Mind » que la soirée se termine, avec une dernière occasion pour Beren Matthews, guitariste live du groupe de nous livrer son tout meilleur une dernière fois.
Mais les applaudissements d’un public totalement conquis signalent au groupe que nous en aimerions bien un peu plus. Et ça sera chose faite avec le plaisir total d’entendre « In Exile » en live avant que « Alone At Sea » ne vienne clôturer cette soirée en apothéose avec une dernière démonstration toute en retenue de chaque musicien. Nous quittons la salle des étoiles dans les yeux et prêts à remettre ça le plus tôt possible tant la musique de The Pineapple Thief réchauffe nos cœurs.
Un grand merci à Tangui pour les accréditations, à Garmonbozia Inc. pour l’organisation de cette belle soirée et à L’Elysée Montmartre pour l’accueil.
Earlier this month, England’s The Pineapple Thief presented their new album It Leads To This. This Friday evening, it’s time to welcome the band back to the majestic confines of the Elysée Montmartre for a concert eagerly awaited by fans of progressive rock. To accompany them, the English have chosen Randy McStine, American artist and guitarist. Ready to discover the new songs live, we head to the Paris venue for this great evening organised by Garmonbozia Inc.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Guitar in hand, Randy McStine takes to the stage in front of an audience ready to discover the American musician’s music. First of all, he played a beautiful synthesiser intro before programming his first guitar loops. You quickly sense the great talent emanating from the artist, and every note resonates with you in the most beautiful way. Even on his own with his guitar and loop pedals, Randy‘s music is astonishing, gripping and, if the applause between each composition is anything to go by, the Parisian audience clearly won’t be indifferent. In the middle of the set, the artist gives us a presentation of his work before sending us the majestic ‘Activate’ and its guitar lines, each more beautiful than the last. It’s already time to say goodbye to our American friend, but he leaves us with ‘Big Wave’, which finishes convincing us and leaves us with a strong desire to delve into his discography as soon as we get home. A wonderful discovery that we won’t hesitate to go back and applaud the next time we see him in France.
Then it was The Pineapple Thief‘s turn to take to the stage for a set we’ve been looking forward to ever since our last encounter with them at L’Ancienne Belgique in Brussels just over a year ago. The band kick off their new show with ‘The Frost’, a track from their latest album, and it only takes a few seconds for us to be totally taken in by their music. Their prog rock skilfully oscillates between total gentleness and a surge of power when needed, all enhanced by the jazzy, technical drumming of the great Gavin Harrison. The audience offers the band total silence, allowing us to take full advantage of the show put on by the English quintet. With each new track played, we were plunged a little deeper into contemplation, and had the opportunity to watch each musician deliver an impeccable performance.
Bruce Soord bewitches us with his angelic voice and guitar on ‘Our Mire’ and ‘Versions Of The Truth’, which we’re delighted to hear, then the latest album takes over with ‘Every Trace Of Us’. At every moment, the quality of the band’s playing and their live show captivated us, showing us that even after so many years, they still have great things to offer us. Jon Sykes, headphones screwed on, delivers hypnotic bass lines on the revisited version of ‘Dead In The Water’ before the duet he forms with Gavin reveals all its secrets on the impressive ‘Now It’s Yours’.
We realise that the band will be performing the whole of ‘It Leads To This’ tonight, and we’re not going to miss a single minute of these new musical nuggets from the English band. But we’re already coming to the end of the set. But our friends still have a few tracks left to enchant our souls. It’s with ‘Give It Back’ and ‘The Final Thing On My Mind’ that the evening comes to a close, with a final opportunity for Beren Matthews, the band’s live guitarist, to deliver his very best one last time.
But the applause of a totally conquered audience tells the band that we’d like a bit more. And they did, with the total pleasure of hearing ‘In Exile’ live before ‘Alone At Sea’ brought the evening to a close with a final, restrained demonstration from each musician. We left the room with stars in our eyes and ready to do it all over again as soon as possible, such is the warmth of The Pineapple Thief‘s music.
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