Nouvelle soirée placée sous le signe des Pays-Bas avec le passage au Club de L’Aéronef de YĪN YĪN avec leur potion musicale pleine de surprises et de Dorpsstraat 3 avec leur mélange entre synthwave et post punk. Pour les accompagner c’est l’artiste lillois Hassan K qui a été choisi pour nous réveiller. Evidemment une affiche de cette qualité ne pouvait qu’afficher complet, à tel point que les murs du club ont été un peu poussés pour que tout le monde puisse y assister!
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
C’est donc Hassan K qui arrive sur scène le premier devant une salle déjà comble! Quelques grésillements électroniques démarrent le set puis nous sommes partis pour une demi-heure de morceaux joués à la guitare avec brio. Mais rapidement on sent que le musiciens ne joue pas uniquement de la guitare tant les sons distordus qu’on entend sont surprenant, et on remarque surtout quelque chose d’incrusté dans sa guitare. Il ne nous faudra que quelques instants pour reconnaître une Wiimote! Nous ne sommes pas dans la série des Guitar Hero et pourtant la manette est bien incrustée dans la guitare du musicien lillois. Ses morceaux entraînants font bouger la salle qui prend en pleine face une musique totalement inédite et dansante à souhait. Après nous avoir dit que sa musique était seulement disponible lors de ses concerts l’artiste évoque les évènements tragiques en Palestine ainsi que le sort des femmes iraniennes (Hassan K étant franco-iranien), sujets sensibles mais si important à mettre en avant auprès du public. Le musicien quittera sa guitare quelques minutes pour un solo de Wiimote sur scène puis dans le public. Cet instrument improbable nous offre des sonorités électroniques étonnantes qui auraient donné à l’artiste une place comme meilleur élève en classe de techno tant l’utilisation de cet objet est inédite! La musique du lillois est au carrefour de tellement d’influences qu’on passe du surf rock au métal en un claquement de doigts. Et c’est d’ailleurs sur un dernier morceau puissant à souhait qu’il quitte la scène très largement applaudi par une audience médusée par le spectacle proposée.
Deux sets de synthés au milieu de la scène l’un en face de l’autre, il est bien l’heure d’accueillir Dorpsstraat 3! C’est parti pour un nouveau mélange musical étonnant et détonnant qui emporte tout sur son passage. Ici pas de batterie classique mais bien un set de percussions en fond de scène qui sera mis en valeur par un percussionniste en état de grâce. Les deux claviéristes / vocalistes nous emportent entre synthwave et post punk avec brio et nous livrent une prestation marquante à souhait dès les première minutes. Nous avons le plaisir de retrouver une guitare électrique à douze cordes véritable usine à harmonies des plus réussies qui renforce l’immersion dans la musique du groupe néerlandais. Chaque morceau est une nouvelle occasion pour le public de se trémousser aux sons syncopés des morceaux du quintet. On sent que dans le public beaucoup sont ravis du voyage tant les applaudissements résonnent entre chaque titre, signe d’une soirée très réussie. C’est après une jolie présentation de leur univers musical que les musiciens nous annoncent déjà la fin du set. Mais un dernier morceau nous laisse profiter des dernières notes de synthés et d’un mélange basse et percussions prêt à nous faire danser jusqu’au bout de la nuit. Très belle découverte qu’on espère retrouver très rapidement en terres lilloises pour un set plus long, et vu l’accueil de ce soir on se dit que ça ne saurait tarder.
La description de YĪN YĪN sur la page de L’Aéronef nous avait largement intrigué, il est donc temps pour nous de découvrir le mélange disco tribal funk des néerlandais. D’entrée on sent que nous allons pouvoir danser tout au long du set tant les morceaux du groupe de Maastricht sont des incitations à se dandiner plus que de raison. L’avalanche d’influences proposée est bien présente et on se retrouve dans un monde musical inconnu mais diablement accueillant. Les musiciens sont tous au sommet de leur art et nous font découvrir les compositions de Mount Matsu sorti en janvier dernier. Le public n’en demandait pas tant et donne au groupe toute son énergie pour une fin de soirée en apothéose dans une salle pleine à craquer! Et nous, en pleine découverte d’un groupe stupéfiant, nous comprenons vite pourquoi autant ont fait le déplacement pour cette soirée. Les sonorités asiatiques du dernier album en date nous empotent loin et nous enchantent totalement. L’énergie déployée par les quatre néerlandais semble n’avoir pour seule limite que l’heure qui avance. Mais pas de problème pour eux, ils continuent à nous livrer une prestation d’anthologie en faisant toujours fi des catégories musicales pour plus de plaisir. C’est après un set inoubliable qu’ils quittent la salle très largement applaudi par un public totalement conquis par un groupe unique. Il ne saurait pas étonnant de voir le groupe repasser une tête en région lilloise sous peu, mais dans ce cas il leur faudra une salle plus grande car le bouche à oreille de ce soir va être à la hauteur du set proposé par nos amis néerlandais.
Encore une fois l’Aéronef et Live Europe nous ont proposé une soirée pleine de découvertes musicales en tout genres qui nous confirme une fois encore la vitalité sans borne de la scène Européenne. Pour le moment cette saison dédiée aux Pays-Bas nous a livré de très belles surprises qui partent rejoindre nos playlists et le tout devant un public toujours plus fidèle qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour une vie musicale toujours plus riche.
Un grand merci à Danièle pour les accréditations et à l’Aéronef et son équipe pour l’organisation de cette belle soirée et pour l’accueil toujours impeccable et chaleureux!
Another Netherlands-flavoured evening at the Club de L’Aéronef with YĪN YĪN and their musical potion full of surprises, and Dorpsstraat 3 with their blend of synthwave and post-punk. To accompany them, Lille artist Hassan K has been chosen to wake us up. Obviously a line-up of this quality was bound to sell out, so much so that the walls of the club were pushed back a little so that everyone could attend!
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
So it was Hassan K who took to the stage first in front of an already packed house! A few electronic crackles kick off the set and we’re off for half an hour of brilliant guitar playing. But you soon get the feeling that the musician isn’t just playing guitar, as the distorted sounds you hear are surprising, and you notice something embedded in his guitar. It only takes a few moments to recognise a Wiimote! We’re not in the Guitar Hero series, yet the controller is actually embedded in the Lille musician’s guitar. His catchy tunes have the audience on their feet, grooving to music they’ve never heard before. After telling us that his music was only available at his concerts, the artist talks about the tragic events in Palestine and the fate of Iranian women (Hassan K is Franco-Iranian), sensitive subjects but so important to bring to the public’s attention. The musician leaves his guitar for a few minutes to play a Wiimote solo on stage and then in the audience. This unlikely instrument delivers astonishing electronic sounds that would have earned the artist a place as best pupil in techno class, such is the novel use of this object! The Lille-based musician’s music is at the crossroads of so many influences that you can go from surf rock to metal in the blink of an eye. And it was on a final track as powerful as you could wish that he left the stage to rapturous applause from an audience transfixed by the spectacle on offer.
Two sets of synths in the middle of the stage, one opposite the other, and it’s time to welcome Dorpsstraat 3! It’s time for another surprising and explosive musical mix that takes everything in its stride. There are no traditional drums here, just a set of percussion instruments at the back of the stage, enhanced by a percussionist in a state of grace. The two keyboardists/vocalists take us from synthwave to post-punk with brio, delivering a performance that’s as memorable as you want it to be from the very first minute. The twelve-string electric guitar is a real factory of harmonies, adding to the immersion in the Dutch band’s music. Each track is a new opportunity for the audience to shake to the syncopated sounds of the quintet’s tunes. It was clear that many in the audience were delighted with the trip, as the applause resounded between each track, a sign of a very successful evening. After a fine presentation of their musical universe, the musicians announced the end of their set. But a final track let us enjoy the last notes of synths and a mix of bass and percussion ready to make us dance until the end of the night. It’s a wonderful discovery that we hope to see again very soon in Lille for a longer set, and given tonight’s reception we’re thinking it won’t be long now.
We were intrigued by the description of YĪN YĪN on L’Aéronef’s website, so now it’s time for us to discover the Dutch band’s mix of tribal disco and funk. Right from the off, you get the feeling that you’re going to be dancing the whole way through the set, as the Maastricht band’s tracks encourage you to sway more than you should. The avalanche of influences on offer is there for all to see, and we find ourselves in an unfamiliar but devilishly welcoming musical world. The musicians are all at the top of their game, introducing us to the compositions on Mount Matsu, released last January. The audience couldn’t have asked for more, and they gave the band all their energy to end the evening on a high in a packed house! And as we were in the midst of discovering this amazing band, we quickly understood why so many people had turned out for this evening. The Asian sounds of their latest album took us far away and totally enchanted us. The energy displayed by the four Dutchmen seems to be limited only by the clock. But that’s no problem for them, as they continue to deliver an anthological performance, always ignoring musical categories for the sheer pleasure of it. After an unforgettable set, they left the venue to rapturous applause from an audience totally won over by this unique band. It would come as no surprise to see the band head back to the Lille region soon, but if they do, they’ll need a bigger venue, as the word of mouth tonight is going to be as good as the set put on by our Dutch friends.
Once again, the Aeronef and Live Europe have delivered an evening full of musical discoveries of all kinds, confirming once again the boundless vitality of the European scene. So far this season, dedicated to the Netherlands, has delivered some wonderful surprises that are sure to join our playlists, and all in front of an ever more loyal audience who don’t hesitate to get off the beaten track and enjoy an ever richer musical life.


