Depuis deux décennies, le groupe de rock NOTHING MORE nous a partagé de nombreux albums et émotions. Les Texans sont de retour avec leur septième album studio, CARNAL, probablement l’un des plus éclectiques à ce jour. Il sortira le 28 juin via Better Noise Music et comprend des morceaux aux influences diverses, du métal avec des invités connus, du hip-hop et de la pop, ainsi que des réflexions philosophiques tout au long de l’album.
Par Zo’
English version below
CARNAL est composé comme une histoire, un voyage dans leur croissance et leurs sentiments. De l’introduction avec le titre éponyme « Carnal » à un interlude de discours avec des extraits du philosophe Alan Watts, NOTHING MORE a créé un rythme étrange mais agréable dans ce disque. Sur les quinze chansons, quatre sont extraites des œuvres de Watts, abordant plusieurs sujets tels que l’existence humaine, le temps qui passe et les peurs. Trouver ces extraits n’est pas une surprise quand on connaît les précédents travaux du groupe qui comportaient également des extraits de Watts ainsi que d’autres philosophes/écrivains comme Eckhart Tolle, par exemple.
Certaines collaborations notables apportent également leur propre énergie à CARNAL. Nous connaissons déjà deux d’entre elles puisqu’elles sont sorties en single. Tout d’abord, nous avons Eric Vanlerberghe de I Prevail pour le titre » House on Sand « , qui ajoute de la variété et une dose d’agressivité en mettant en valeur les cris aigus de Vanlerberghe et de Jonny Hawkins. « Angel Song » est interprété par David Draiman de Disturbed, et c’était clairement un bon choix, car sa voix puissante ne peut qu’ajouter quelque chose de spécial au morceau. Le dernier invité apparaît plus tard dans l’album, sur la chanson « Stuck » où la présence de Sinizter ajoute du rythme et une dose de hip-hop à CARNAL. Avec tout cela, NOTHING MORE apporte également des chansons plus orientées pop, comme « Blame It On The Drugs » et « Free Fall », avec des mélodies accrocheuses qui restent dans un coin de notre tête, créant la combinaison parfaite pour faire ressortir la voix de Jonny Hawkins.
Plus tard, » Existential Dread » démarre sur un rythme plus saccadé, mais on sent la tension monter, et la voix de Hawkins libère tout sur le refrain. On y trouve également un breakdown qui aurait pu être un peu plus violent mais qui finit par s’intégrer correctement à la fin de la chanson. Les extraits d’Alan Watts permettent également au groupe de développer certains concepts, comme dans « Down The River », qui parle d’apprendre à lâcher prise, tout comme l’extrait précédent l’avait fait avec « Heart ». Avec ces titres, le groupe nous présente une partie plus douce de CARNAL, et cela semble se poursuivre avec « Give It Time », une ode à l’espoir, à l’acceptation de la douleur de la vie, et à l’attente de jours meilleurs.
La douceur ne reste jamais trop longtemps. « Stuck » s’ouvre sur une guitare lourde et des cris. Le morceau est brutal et sombre et devrait être celui qui ouvrira un mosh pit dès le début. La dernière chanson, « Run For Your Life », suit cette énergie, la rendant peut-être encore plus puissante et obsédante, notamment avec la partie « Everything is better when you’re dreaming », une phrase qui figurait également dans l’introduction « Carnal ».
Comme dans leur précédent album, les rockers texans savent créer des accroches et s’assurer que l’on retiendra au moins une partie de la chanson tout en explorant de nombreux thèmes tels que la douleur, l’addiction, l’isolement, le désespoir, etc. NOTHING MORE a été capable de livrer une plongée brute et viscérale dans les luttes de la guérison. Avec CARNAL, le groupe nous transmet des paroles puissantes chargées d’émotions profondes et d’une vulnérabilité crue.

Tracklist :
01 : Carnal
02 : House On Sand (ft Eric V. from I Prevail)
03 : If It Doesn’t Hurt
04 : Angel Song (ft David Draiman from Disturbed)
05 : Free Fall
06 : Blame It On The Drugs
07 : Head
08 : Existential Dread
09 : Heart
10 : Down The River
11 : Give It Time
12 : Sight
13 : Stuck (ft Sinizter)
14 : Run For Your Life
15 : Sound
For two decades, the rock band NOTHING MORE has shared with us various albums and emotions. The Texans are back with their seventh studio album, CARNAL, probably one of their most eclectic releases to date. It will drop on June 28th via Better Noise Music and includes tracks with various influences from metal with known guests, hip-hop, and pop, as well as some philosophical reflections throughout the record.
By Zo’
CARNAL is composed as a story, a journey into their growth and feelings. From the introduction with the self-titled “Carnal” to a speech interlude with excerpts from the philosopher Alan Watts, NOTHING MORE has created a weird but pleasant pace in this record. Through the fifteen songs, four are extracted from Watts’ works, discussing several subjects such as human existence, passing time, and fears. Finding those extracts does not come as a surprise when we are familiar with the band’s previous work that also features excerpts from Watts as well as other philosophers/writers such as Eckhart Tolle, for example.
Some notable collaborations bring their own energy to CARNAL as well. Two of them we already know as they were released as singles. First, we have Eric Vanlerberghe from I Prevail for the title “House on Sand,” which adds variety and a dose of aggression by showcasing both Vanlerberghe and Jonny Hawkins’ sharp screaming. “Angel Song” features David Draiman of Disturbed, and it was clearly a good choice to have Draiman in it, as his powerful voice can only add something special to the track. The final guest appears later in the record; it is on the song “Stuck” where the presence of Sinizter adds pace and a hip-hop dose to CARNAL. With all this, NOTHING MORE also brings more pop-oriented songs into the mix, such as “Blame It On The Drugs” and “Free Fall,” with catchy melodies that stick in a corner of our heads, creating the perfect combination to make Jonny Hawkins’ voice stand out.
Later on, “Existential Dread” starts with a more jerky pace, but we can feel the tension build, and Hawkins’ voice releases everything in the chorus. It also features a breakdown that could have been a little more violent but ends up blending correctly with the end of the song. Alan Watts extracts also allow the band to expand some concepts, such as in “Down The River,” which is about learning to let go, just as the previous excerpt introduced with “Heart.” With these titles, the band introduces us to a softer part of CARNAL, and it seems to continue with “Give It Time,” an ode to hope, enduring life’s pain, and looking forward to better days ahead.
Peace never stays for too long. “Stuck” opens with heavy guitar as well as screams. The track is rough and dark and should be the one that will open a mosh pit from the beginning. The last song, “Run For Your Life,” follows this energy, making it perhaps even more powerful and haunting, especially with the part “Everything is better when you’re dreaming,” a sentence that was also in the introduction “Carnal.”
As in their previous album, the Texan rockers know how to create hooks and ensure that you will remember at least a part of the song while exploring many themes such as pain, addiction, isolation, desperation, etc. NOTHING MORE has been able to deliver a raw and visceral delve into the struggles of healing. Through CARNAL, the band conveys powerful lyrics charged with profound emotions and raw vulnerability to us.