Pour sa trentième édition, le Jera On Air se tenait sur 4 jours, et nous voici donc le 30 juin pour le dernier jour de ce week-end fort en émotion. Un public un peu moins nombreux, mais prêt à faire la fête avec The Prodigy, Enter Shikari, Make Them Suffer, Lionheart, Wargasm, Me First and the Gimme Gimmes, Atreyu, Caskets, Distant, The Locos, The Acacia Strain, As Everything Unfolds, et Annisokay
Review et photos par Marye DAVENNE
English version below
Annisokay
Après une nuit entière de pluie incessante, c’est avec plus de 30 minutes de retard que les portes du festival s’ouvrent. On se dépêche pour ne rien louper au groupe d’ouverture, Annisokay. Le groupe devait jouer la veille, mais changement de planning, c’est sur la petite scène du Buzzard, et dès midi qu’Annisokay vont tenter de reveiller le festival. On avait adoré leurs albums, et c’est avec joie qu’on les retrouve aujourd’hui. Le public arrive au compte goutte, après un passage aux fouilles assez lent, même nous, alors que nous étions dans la première ligne avons loupé le premier morceau. On compte bien se rattraper sur les 20 minutes de set qui nous reste. Annisokay vont nous livrer un set d’une clarté assez impressionnante. Alors que Christoph Wieczorek va s’aventurer au milieu du pit pour lancer les premiers wall of death de la journée, on doit avouer qu’on a ici un public assez mou, qui se remets encore de ces 3 premiers jours. On aurait adoré voir une fosse totalement retournée sur le post-hardcore des Allemands. Leur prestation est impeccable, reprenant des morceaux de leurs discographies, avant de nous annoncer revenir à l’automne avec un nouvel opus. On a hâte de voir ça, et on finit le set le doigt en l’air sur « STFU ».
As Everything Unfolds
C’est avec une légère curiosité que nous nous rendons devant As Everything Unfolds, après que Rou Reynolds nous ait confié dans une interview l’année dernière qu’ils sont un des groupes qui lui ont donné le plus de frissons en 2023. On voulait voir ça, et la main stage est déjà bien rempli. Le lien avec Enter Shikari est bien présent puisque le groupe reprends même quelques riffs entre les morceaux pour rigoler. Les anglais nous proposent un vrai mix de sonorités, reprenant du pur métalcore mais une grosse vague post-hardcore, dans les grondements de la guitare. Le set est intéressant et semble convaincre une bonne partie du public.
The Acacia Strain
Après s’être pris une grosse claque l’année dernière avec leur double album, The Acacia Strain font aujourd’hui leur premier passage au Jera On Air, mais Vincent Bennett va s’élancer dans un discours d’amour pour les Pays-Bas, que ce soit pour la nourriture, l’accueil, la gentillesse mais aussi la langue. Le groupe a l’air aux anges d’être sur le festival et le public va leur rendre la pareille. C’est un pit entier de 2-step qui se lancent sur le deathcore millimétré du groupe. La voix de Vincent est impressionnante de technicité et ne se laisse pas avoir par les changements de rythmes qui font une bonne partie du talent de la formation. On est heureux de les avoir enfin vu, et on retournera les voir le plus vite possible.
The Locos
Comme pour faire un clin d’oeil à Mégane et Victor, nos deux autres chroniqueurs qui sont de leur côté au festival En Nord Beat, je décide d’aller jeter un œil à The Locos, groupe de ska punk espagnol. On est loin de mon genre de prédilection, et c’est avec certitude que Mégane aurait parler d’eux mieux que moi, mais on va se laisser porter dans les reprises en version Espagnol de titres mythiques. Et quoi de mieux que de faire une entrée sur scène avec le fameux Inspecteur Gadget ? La bonne humeur se dégage, comme tous les sets de ska auxquels on assiste, et on mets au placard les moshpits pendant 40 minutes pour sauter et danser en mode grande fête. « Don’t Worry Be Happy », « I Like To Move It » ou encore « Song 2 » seront repris à la sauce espagnol pendant que des confettis et des ballons volent dans le ciel. De quoi vous donner une bonne piqure de bonne humeur.
Distant
Dès l’entrée sur scène, Distant annoncent la couleur. Ils lancent des dizaines de gilets jaunes avec écrit « Moshpit Warrior » dans le public, pour lancer, on l’espère, le set le plus violent de la journée. Alan Grnja ne fait pas dans le politiquement correct et cris dès les premiers instants « Call out your fucking abuser » (traduisez « Dénoncez vos putains d’agresseurs »). C’est en pleine forme que la formation mi Slovaque, mi Hollandaise va tout faire pour détruire la tronche du public, qu’on a malheureusement connu beaucoup plus en forme ces derniers jours. Le groupe réclame de nombreux stage-dives, qui peine à arriver, mais côté musical, leur set est d’une précision folle. Lors de la sortie de leur album Heritage, nous étions plus d’impressionner par les compositions riches et en live, on ne perds absolument rien de cette puissance. Vous pensiez avoir tout vu ? Distant font venir des lances flammes sur scène, comme pour marquer les esprits de tous. Un bon set qui aurait pu monter en puissance avec un public plus réceptif. Prochaine fois, nous les voulons dès le premier jour !
Caskets
En tournée avec Of Mice & Men depuis l’année dernière, Caskets, qui jouent sur la batterie de As Everything Unfolds, vont faire dans le théatral. C’est des grands gestes et des expressions faciales très exagérés qui marquera la prestation de anglais. On a personnellement du mal à se mettre dans le set et le chant déraille de temps à autre pour un gros « dommage ». Nous n’avons pas de doute de la force du groupe, notamment après leur passage à Norwich du quel Pierre nous avait dit grand bien. On restera totalement en dehors de leur prestation, mais on tentera surement notre chance lors de leur prochain passage par chez nous.
Atreyu
A peine quelques jours depuis leur passage à The Black Lab que nous n’avons manqué pour rien au monde, nous revoici devant les américains d’Atreyu pour célebrer l’anniversaire de Dan Jacobs. Un métalcore de légende qui nous fait comprendre instantanément pourquoi ce genre a pris son envol depuis le début des années 2000. Atreyu, c’est d’une efficacité qui en ferait jalouser plus d’un. Que ce soit avec le chant de Brandon Saller, dont nous sommes fans de la première heure, où les riffs de Dan Jacobs et Travis Miguel, tout est fait pour nous faire à la fois danser, mosher et chanter. On est clairement face ici à l’une des formations les plus fortes et le public est ravi. Les crowdsurfeurs se font nombreux et les applaudissement ne manquent pas. En conclusion, allez voir Atreyu dès que vous en avez l’occasion.
Me First And The Gimmie Gimmies
Décor argenté en place, lunettes de crooner, costume vert, l’univers de Me First and the Gimme Gimmes est coloré. Après The Locos, on continue dans les reprises, cette fois ci anglophone pour la plupart, où le public plus agé prends un plaisir à reprendre et danser. Il semblerait que le public le plus jeune de l’audience ait quitté le chapiteau lors de cette prestation, est-ce le choix des titres assez ancien, entre Abba, Dolly Patron ou des chansons traditionnelles ? Me First and the Gimme Gimmes vont tout de même tenter de reprendre du Olivia Rodrigo.
Wargasm
Dans les noms anglais que nous avons entendu parler sans cesse sur ces derniers années, Wargasm se sont frayé un chemin. Avec une batterie à l’effigie du film Planète Terreur, on sent l’univers des anglais bien marqué. Le duo, bien entouré de leur musicien de sessions, sont excentriques et vont captiver toute l’attention. Punk Electronique, ici on renverse les pensées les plus communes dans un set à pleine puissance. Sam Matlock et Milkie Way, dont le charisme n’est plus à prouver, distille une pensée féministe sur des riffs de hardcore pour un punk plein de revendications. On ne restera que quelques minutes car les légendes de Lionheart débarquent sur la grande scène, mais le public de Wargasm était déjà très bruyant et en mouvement dès l’ouverture du set des anglais.
Lionheart
On débarque devant Lionheart avec quelques minutes de retard, où devrai-je dire avec un concert de retard car deux jours auparavant, le concert surprise du festival était un set special de Lionheart, dont on nous a vanté toutes les qualités. Il est l’heure de se rattraper et quand on arrive, c’est un jeu de cri qui a lieu entre le côté droit de la scène qui crie « Fuck That Side » et le côté gauche qui crie « Fuck You People ». En bref, la bonne humeur est en place. Le pit est en feu et on a l’impression que ça y est, la fatigue des trois derniers jours est enfin disparu. En fond de scène, 3 vocalistes cagoulés vont prêter main forte à Rob Watson qui est déjà en train de courir partout. Le hardcore de Lionheart est légendaire, et très aggressif et bordel que ça fait du bien ! Entre les morceaux, c’est une bonne humeur communicative qui se propage, et quand ils vont une blague sur qui est le meilleur entre Limp Bizkit ou Distrubed, après avoir chanté le fameux « Oh ah ah ah ah » de « Down With The Sickness », on a vraiment l’impression d’être entouré de nos amis. C’est cette proximité qui fait du groupe leur sympathie et l’envie de se défouler sur leurs morceaux. On passe un pur moment de hardcore jusqu’au fameux « LHHC » en clôture, en confirmation que Lionheart sont des illustres artistes.
Make Them Suffer
Direction l’Australie avec Make Them Suffer, dernier groupe de deathcore du festival pour nous. Sean Harmanis et sa voix si brute et pleine de grain va très vite nous prendre pour une valse d’émotions. Le groupe est ici en terre gagné et on sent l’émotion de tous sur scène. On regrette que Alex Reade ne soit pas mise encore plus en avant, car sa voix est sublime. Les australiens vont nous proposer un condensée de ce qu’ils sont capables de faire avec une énergie débordante. On passe un bon moment et on est pressé de voir ce que leur prestation peut donner en tête d’affiche en salle.
Enter Shikari
Alors qu’on commençait à déprimer sévère avec les résultats des élections législatives françaises qui viennent de tomber juste avec le début d’Enter Shikari, on aurait pas pu rêver mieux pour se vider la tête et oublier le fascisme montant dans notre pays. Vite que ça commence !
Enter Shikari ne cessent depuis des années à s’imposer comme le groupe le plus inventif de la scène anglaise et ce soir, on les retrouve sur la scène du Jera On Air, comme une impression de déjà-vu. On ne compte plus le nombre de passage sur le festival, mais une chose est sûre, on revient les voir à chaque fois ! C’est sur une version accapella de « System… » que Rou Reynolds se lance sur la scène, devant un public plus que fans qui chante les paroles si fort qu’on a du mal à l’entendre. Le public est chaud, et ça tombe bien car avec un démarrage suivi de « … Meltown », ça ne peut qu’être la fête ! On a toujours adoré la force des compositions de Shikari, alliant le meilleur de la scène coreuse associé à toute la puissance de la musique électronique, dont l’influence de The Prodigy n’est plus à cacher. Le quatuor vont nous faire danser et leur show, devant un mur d’écran est un pur plaisir. Ce qui est assez impressionnant avec Enter Shikari, c’est qu’ils peuvent jouer des titres de toute leur discographie, que ça sera repris en coeur par tous. La raison est simple : rien n’est à jeter dans leurs albums. Une force de composition, avec des textes sublimes, et engagés qui parlent à bon nombre. Les musiciens s’amusent avec les décors, et lorsque Rou grimpe sur les écrans géants, minant se faire dévorer par les machines, c’est pour mieux attérir sur les grands poteaux du chapiteau. Car que serai un concert de Shikari sans Chris qui joue de la basse dans le public, et Rou qui grimpe sur les décors ? C’est une joyeuse fête qui a lieu ce soir, et on s’époumone à chanter chacune des paroles, les bras plein de frissons. Comme une certaine évidence, Wargasm font leur entrée pour un beau featuring sur « The Void Stares Back », nous donnant un certain privilège ce soir. C’est sur « A Kiss For The Whole World » qu’on leur dira au-revoir et à très vite, fier d’avoir assister à un show fabuleux, qui ne fait que confirmer tout le bien qu’on pense d’eux, et nous conforte, malgré qu’on ai loupé Amenra et Jivebomb qui jouait en même temps sur les autres scènes.
The Prodigy
Le concert de Enter Shikari s’est fini simplement : Par Rou qui ordonne tout le monde de courir votre The Prodigy. C’est son groupe préféré, et l’influence principal du groupe, alors quand ils jouent juste après, c’est une certaine consécration pour eux. Le public se décale donc sur la mainstage pour un show de clôture de festival après quatre jours intenses. Pendant plus d’une heure et demi, les britanniques vont donner le show le plus électronique du festival, associé à un jeu de lumières qui fait la renommé des concerts de la formation. Les titres les plus mythiques seront repris ce soir, et dès « Firestarter » qui résonne dans les tout premiers du set. Comme une impression de rave party géante, il est l’heure pour le public de lâcher toute l’énergie qui leur reste et exprimer la folie en eux. La pluie commence à faire son apparition mais qu’importe, le chapiteau est suffisamment grand pour accueillir afficionados et curieux. Les décors, dans un style post-apocalyptique, où drapeaux rouges de guerres et soldats cagoulés gigantesques prédominent la scène, contribuent à l’univers complétement fol dingue des anglais. Le set ne s’estompera pas et le public dansera jusqu’à un final en feu d’artifice, sous une pluie battante.
Le Jera On Air se clôture donc pour nous après 4 jours intenses. Entre pluie et coup de soleil, peuplé de grosses claques musicales, et de nombreuses découvertes, mais surtout confirmation de talents. Depuis des années, le Jera s’est imposé dans les festivals les plus mythiques, et immanquable pour les fans de la scène coreuse européenne. Notre rédaction est basé à Lille, soit à peine 3 heures de route d’ici, et pourtant c’est en dizaine que nous comptons le nombre de francophones que nous connaissons dans le public de ces 4 jours. On peut dire que couvrir pour la première fois le festival avec le média a été un vrai challenge, et j’espère vous avoir retransmis au plus près toutes les émotions, que ce soit à l’écrit, qu’en photo dont les conditions, bien souvent chaotiques car prises 100% depuis la fosse, sans accès en pit photo. On se retrouve l’année prochaine, sans aucune hésitation, pour la 31ème édition ! Long live Jera On Air
Un grand merci à Renée pour les accréditations et à l’ensemble du festival pour leur accueil.
For its thirtieth edition, Jera On Air was held over 4 days, and here we are on 30 June for the final day of this highly emotional weekend. The crowd was a little smaller, but ready to party with The Prodigy, Enter Shikari, Make Them Suffer, Lionheart, Wargasm, Me First and the Gimme Gimmes, Atreyu, Caskets, Distant, The Locos, The Acacia Strain, As Everything Unfolds, and Annisokay.
Review and pictures by Marye DAVENNE
Annisokay
After a whole night of incessant rain, the festival gates opened more than 30 minutes late. We had to hurry to make sure we didn’t miss the opening act, Annisokay. The band were due to play the day before, but with a change of plans, Annisokay took to the Buzzard’s small stage at midday to try and wake up the festival. We loved their albums, and we’re delighted to see them again today. The crowd arrive in dribs and drabs, after a rather slow passage through the digs, and even we, who were in the first line, missed the first song. But we’re determined to make up for it in the remaining 20 minutes of the set. Annisokay deliver a set of impressive clarity. As Christoph Wieczorek ventures out into the middle of the pit to launch the first wall of death of the day, we have to admit that the crowd here is pretty soft, still recovering from the first 3 days. We’d have loved to have seen the pit go wild over the Germans’ post-hardcore. Their performance was impeccable, covering tracks from their discography, before announcing that they’ll be back in the autumn with a new opus. We can’t wait to see that, and end the set with our fingers in the air on « STFU ».
As Everything Unfolds
It’s with mild curiosity that we head off to see As Everything Unfolds, after Rou Reynolds told us in an interview last year that they were one of the bands that gave him the most thrills in 2023. We wanted to see that, and the main stage is already packed. The link with Enter Shikari is there for all to see, with the band even covering a few riffs between songs for a laugh. The English band offer us a real mix of sounds, taking up pure metalcore but with a big post-hardcore wave, in the rumblings of the guitar. It was an interesting set, and one that seemed to win over a good chunk of the audience.
The Acacia Strain
After a real slap in the face last year with their double album, The Acacia Strain are making their first appearance at the Jera On Air festival, but Vincent Bennett is about to launch into a speech of love for the Netherlands, whether for the food, the welcome, the kindness or the language. The band seem ecstatic to be at the festival, and the audience are sure to reciprocate. An entire pit of 2-step musicians launch into the band’s meticulous deathcore. Vincent’s voice is impressively technical, and he doesn’t let himself be fooled by the rhythm changes that are a big part of the band’s talent. We’re delighted to have seen them at last, and we’ll be going back to see them as soon as possible.
The Locos
As if to give a nod to Mégane and Victor, our two other reviewers who are also at the En Nord Beat festival, I decided to check out The Locos, a Spanish ska punk band. They’re a long way from my favourite genre, and Mégane would certainly have been better at talking about them than I am, but we’re going to let ourselves be carried away by their Spanish versions of legendary songs. And what could be better than to make an entrance on stage with the famous Inspecteur Gadget? As with all the ska sets we attend, we’re in good spirits, and we put away the moshpits for 40 minutes to jump up and dance in party mode. « Don’t Worry Be Happy », « I Like To Move It » and « Song 2 » will be covered in Spanish while confetti and balloons fly in the sky. It’s sure to put you in a good mood.
Distant
As soon as they hit the stage, Distant set the tone. They threw dozens of yellow waistcoats with the words « Moshpit Warrior » into the audience, hopefully kicking off the most violent set of the day. Alan Grnja doesn’t go for political correctness, shouting « Call out your fucking abuser » from the start. In top form, the half-Slovak, half-Dutch band will do everything in their power to destroy the faces of the audience, who have unfortunately been in much better form in recent days. The band demand a lot of stage-dives, which are hard to come by, but on the musical side, their set is insanely precise. On the release of their album Heritage, we were more than impressed by the rich compositions, and live, you lose absolutely none of that power. Thought you’d seen it all? Distant bring out their flame throwers on stage, as if to make a lasting impression on everyone. A good set that could have gone from strength to strength with a more receptive audience. Next time, we want them on day one!
Caskets
On tour with Of Mice & Men since last year, Caskets, who play on the drums of As Everything Unfolds, are going all the way for theatrics. It’s the grand gestures and highly exaggerated facial expressions that will mark English’s performance. We personally found it hard to get into the set, and the vocals went off the rails from time to time for a big « shame ». We had no doubts about the band’s strength, especially after their performance in Norwich, which Pierre had raved about. We didn’t really enjoy their performance, but we’ll certainly give them a try next time they come to our neck of the woods.
Atreyu
Barely a few days since their performance at The Black Lab, which we wouldn’t have missed for the world, we’re back in front of the Americans from Atreyu to celebrate Dan Jacobs‘ birthday. Their legendary metalcore makes it instantly clear why this genre has taken off since the early 2000s. Atreyu‘s efficiency is the envy of many. Whether it’s the vocals of Brandon Saller, who we’ve been fans of since the beginning, or the riffs of Dan Jacobs and Travis Miguel, everything is done to make us dance, mosher and sing along. This is clearly one of the strongest bands around, and the crowd are delighted. There’s no shortage of crowdsurfing and applause. In conclusion, go and see Atreyu as soon as you get the chance.
Me First And The Gimmie Gimmies
With their silver decor, crooner’s glasses and green suit, Me First and the Gimme Gimmes are a colourful bunch. After The Locos, we continue with the covers, this time mostly in English, where the older audience take pleasure in covering and dancing. It seems that the youngest members of the audience left the big top during this performance. Is this due to the rather old choice of songs, between Abba, Dolly Patron or traditional songs? Me First and the Gimme Gimmes will still try to cover Olivia Rodrigo.
Wargasm
Among the English names we’ve been hearing about incessantly over the last few years, Wargasm have made their mark. With their drums bearing the effigy of the film Planet Terror, it’s clear that the English are a force to be reckoned with. Surrounded by their session musician, the duo are eccentric and captivating. Electronic punk, here they turn the most commonplace thoughts on their heads in a full-power set. Sam Matlock and Milkie Way, whose charisma no longer needs proving, distil feminist thought over hardcore riffs for a punk full of demands. We only stayed a few minutes as the legends of Lionheart took to the main stage, but the Wargasm crowd was already loud and moving by the time the English band opened their set.
Lionheart
We arrived in front of Lionheart a few minutes late, or should I say a concert late, because two days earlier, the surprise concert of the festival was a special set by Lionheart, whose qualities we’d been told were great. It’s time to catch up, and when we arrive there’s a shouting match between the right side of the stage shouting « Fuck That Side » and the left side shouting « Fuck You People ». In short, the mood is set. The pit is on fire and you get the impression that this is it, the fatigue of the last three days has finally disappeared. At the back of the stage, 3 hooded vocalists lend a hand to Rob Watson, who is already running around. Lionheart‘s hardcore is legendary, and very aggressive, and boy does it feel good! Between songs, the good humour is infectious, and when they joke about who’s better, Limp Bizkit or Distrubed, after singing the famous « Oh ah ah ah ah » from « Down With The Sickness », you really feel like you’re surrounded by friends. It’s this closeness that makes the band so sympathetic and makes you want to let off steam on their songs. We spend a pure moment of hardcore until the famous « LHHC » at the end, confirming that Lionheart are illustrious artists.
Make Them Suffer
We head to Australia with Make Them Suffer, the last deathcore band of the festival for us. Sean Harmanis and his raw, grainy voice quickly take us on an emotional rollercoaster ride. The band are on home ground here and you can feel the emotion of everyone on stage. It’s a shame that Alex Reade isn’t even more prominently featured, because her voice is sublime. The Australians offer us a condensed version of what they’re capable of doing with their boundless energy. We’re having a great time and we can’t wait to see what their performance will be like as a headliner.
Enter Shikari
With the results of the French parliamentary elections just in, and Enter Shikari just getting underway, we couldn’t have wished for a better way to clear our heads and forget about the rising fascism in our country. Let’s get this show on the road!
Over the years, Enter Shikari have established themselves as one of the most inventive bands on the British scene, and tonight they take to the stage at Jera On Air with a sense of déjà vu. We’ve lost count of the number of times they’ve performed at the festival, but one thing’s for sure – we keep coming back to see them! Rou Reynolds took to the stage to perform an accapella version of « System… », in front of an overflow crowd who sang the lyrics so loudly you could hardly hear them. The crowd is hot, and just as well, because with a start followed by « … Meltown », it’s bound to be a party! We’ve always loved the strength of Shikari‘s compositions, combining the best of the coreuse scene with all the power of electronic music, whose influence of The Prodigy is no longer to be hidden. The quartet are going to make us dance and their show, in front of a wall of screens, is pure pleasure. What’s so impressive about Enter Shikari is that they can play songs from their entire discography, and everyone will be singing along. The reason is simple: there’s nothing to throw away from their albums. A force of composition, with sublime, committed lyrics that speak to many. The musicians play with the sets, and when Rou climbs onto the giant screens, threatening to be devoured by the machines, it’s only to land on the big top poles. Because what would a Shikari concert be without Chris playing bass in the audience, and Rou climbing on the sets? It’s a joyous party tonight, and we’re singing along to every single lyric, our arms full of chills. As if on cue, Wargasm make their entrance for a beautiful featuring on ‘The Void Stares Back’, giving us a certain privilege this evening. It’s on « A Kiss For The Whole World » that we say goodbye and see you very soon, proud to have witnessed a fabulous show, which only confirms all the good things we think of them, and confirms us, despite having missed Amenra and Jivebomb who were playing at the same time on the other stages.
The Prodigy
The Enter Shikari concert ended simply: By Rou ordering everyone to run to The Prodigy. It’s his favourite band, and the band’s main influence, so when they play just after, it’s a certain consecration for them. So the audience shifts to the mainstage for the closing show of the festival after four intense days. For over an hour and a half, the British band put on the most electronic show of the festival, with the lighting effects that have made their concerts so famous. Their most legendary tracks will be covered this evening, starting with ‘Firestarter’, which resounds at the very beginning of the set. Like a giant rave party, it’s time for the crowd to unleash all their remaining energy and express their inner madness. The rain was starting to make an appearance, but it didn’t matter, the marquee was big enough to accommodate the afficionados and the curious. The post-apocalyptic decor, with its red war flags and gigantic hooded soldiers dominating the stage, contributes to the English band’s completely mad world. The set never fades, and the audience dance their way to a fireworks finale in the pouring rain.
And so the Jera On Air comes to a close for us after 4 intense days. A mix of rain and sunshine, packed with musical smashes, new discoveries and, above all, confirmed talent. Over the years, Jera has established itself as one of the most legendary festivals, and a must for fans of the European coreuse scene. Our editorial team is based in Lille, just 3 hours’ drive from here, and yet the number of French speakers we know in the 4-day audience is in the tens. It’s fair to say that covering the festival for the first time with the media was a real challenge, and I hope to have conveyed all the emotions to you as closely as possible, both in writing and in the photos, which were often chaotic because they were taken 100% from the pit, with no access to the photo pit. See you next year, without any hesitation, for the 31st edition! Long live Jera On Air












