C’est un retour au source que nous présente Julien Doré ce vendredi 8 novembre avec la sortie d’un album un peu spécial, Imposteur, 100% composé de reprise pour nous rappeler pourquoi nous sommes tombés amoureux.ses de lui en 2007. L’album est diponible via Sony Music.
par Marye Davenne
English version below
Alors qu’en 2007, le public français découvrait Julien Doré et son univers décalé dans Nouvelle Star, beaucoup ne misez pas sur lui pour être au top des charts français durant les prochaines quinze année, et pourtant. Un succès fulgurant, des albums marquants, des paroles à vous faire ressortir vos dictionnaires et surtout des lives plein d’humours et d’une énergie folle, Julien Doré est un nom immanquable de la chanson française actuelle. Et pourtant, c’est avec ses reprises que nous avions découvert le français. A l’époque, vous étiez soit scotché par son talent, soit agacé par sa manière de transformer les morceaux. De notre côté, c’est sur la première option qu’il faut se pencher. 2007, c’est une époque déjà bien lointaine. Si on voulait écouter ses reprises sur notre poste radio ou dans notre bonne vieille Ford Focus, il fallait qu’on fouille Emule pour trouver un enregistrement potable, qu’on le grave sur un verbatim, et nous voilà parti pour chanter Lolita en famille sur la route des vacances.
En 2024, l’industrie de la musique a bien évolué, et Julien Doré nous offre un album entier de reprise, comme un retour au source, pour réchauffer notre cœur de nostalgique. Une nostalgie déjà chanté en compagnie de Bigflo et Oli en 2022 avec « Coup de Vieux », qui lui aura valu deux NRJ Music Awards. Avec Imposteur, Julien Doré nous propose un voyage dans les décennies. On commence le voyage avec des comptines comme « Ah les crocodiles », repris avec humour, qui fait sourire les petits et les grands. Pas de prise au sérieux ici, mais une volonté d’être écouté par toutes les générations. S’en suit une découverte de la musique avec les grands noms du jazz avec « Fly To The Moon » de Frank Sinatra, ou « Paroles Paroles » de Dalida, qu’on imagine très bien avoir tourner sur les platines de ses parents durant son enfance. Enfant des années 80, des morceaux d’anthologies ont une part importante de cet album que ce soit via Gilbert Montagné, Mylène Farmer, Dalida, Eddy Mitchell ou encore Images. Des morceaux qu’on connait tous, et qui font toujours les belles heures des réunions de familles très festive. Un petit clin d’œil vers la chanson italienne avec « Sarà perché ti amo« , on se délecte de l’entendre chanter italien avec Hélène Ségara. Alors que les années 90 ont vu le grunge apparaitre, on aurait pu s’attendre à un bon Nirvana, après l’avoir entendu lors de la Nouvelle Star, mais c’est du côté de William Sheller, Axelle Red qu’on se penche. Une décennie plus tard, qu’a-t-on retenu du début du siècle ? C’est K-Maro et son mythique « Femme Like You », les L5 avec « Toutes les femmes de ta vie » et sa reprise la plus célébre « Lolita » de Alizée qui sont mis à l’honneur, avec toujours autant de peps et d’émotions qui sont loin d’être les qualificatifs qu’on donnerait aux versions originales. Pour les années 2010, c’est Kendji Girac qui est mis à l’honneur avec « les yeux de la mama », comme un clin d’oeil à un autre gagnant d’un télécrochet. La boucle est bouclée.
Chacun des titres est une pure ré-invention, ne se prenant pas au sérieux, en confirme les bruits de toussements en plein milieu de certains morceaux, comme pour montrer une certaine authenticité. On écoute cet album avec une nostalgie qui parcours les décennies. Julien Doré fait du Julien Doré, comme on l’aime.

Tracklist :
- Pourvu qu’elles soient douces
- Mourir sur scène
- Toutes les femmes de ta vie
- Les démons de minuit
- Un homme heureux
- Fly Me To The Moon
- Femme Like U
- Sara perché ti amo
- Pull marine
- Paroles Paroles
- Cuitas les bananas
- Sensualité
- Ah les crocodiles
- Les sunlight des tropiques
- Couleur menthe à l’eau
- Les yeux de la mama
- Moi Lolita
Julien Doré is back to his roots this Friday, November 8, with the release of a rather special album, Imposteur, 100% covers to remind us why we fell in love with him in 2007. This album is available via Sony Music
In 2007, when the French public discovered Julien Doré and his offbeat universe on Nouvelle Star, many didn’t count on him to top the French charts for the next fifteen years, but he did. With dazzling success, landmark albums, lyrics to make you dig out your dictionaries and, above all, live performances full of humor and insane energy, Julien Doré is an unmissable name on today’s French music scene. And yet, it was with his covers that we discovered the Frenchman. At the time, you were either stunned by his talent, or annoyed by the way he transformed his songs. As far as we’re concerned, it’s the first option that’s the most important. 2007 was a long time ago. If you wanted to listen to his covers on your radio or in your good old Ford Focus, you’d have to dig through Emule to find a decent recording, burn it to a verbatim, and off you’d go to sing Lolita with your family on the vacation road.
In 2024, the music industry has come a long way, and Julien Doré offers us an entire album of covers, like a return to the source, to warm our nostalgic hearts. A nostalgia already sung in the company of Bigflo et Oli in 2022 with “Coup de Vieux”, which earned him two NRJ Music Awards. With Imposteur, Julien Doré takes us on a journey through the decades. The journey begins with nursery rhymes such as “Ah les crocodiles”, a humorous rendition that brings smiles to the faces of all generations. No seriousness here, but a desire to be heard by all generations. This is followed by a discovery of music with the great names of jazz, such as Frank Sinatra‘s “Fly To The Moon”, or Dalida‘s “Paroles Paroles”, which we can well imagine having played on her parents’ turntables during her childhood. As a child of the 80s, these anthology songs are an important part of this album, whether via Gilbert Montagné, Mylène Farmer, Dalida, Eddy Mitchell or Images. Songs we’re all familiar with, and which are still the highlight of festive family reunions. A nod to Italian chanson with “Sarà perché ti amo”, we’re delighted to hear her singing Italian with Hélène Ségara. While the 90s saw the emergence of grunge, we might have expected a good Nirvana, having heard them on Nouvelle Star, but it’s to William Sheller and Axelle Red that we turn. A decade later, what have we retained from the turn of the century? It’s K-Maro and his mythical “Femme Like You”, the L5 with “Toutes les femmes de ta vie” and his most famous cover of Alizée ‘s “Lolita” that are in the spotlight, with as much pep and emotion as ever, which are far from being the adjectives we’d give to the original versions. For the 2010s, the spotlight is on Kendji Girac with “les yeux de la mama”, in a nod to another telecoms winner. The circle is complete.
Each track is a pure re-invention, not taking itself too seriously, as evidenced by the coughing noises in the middle of some tracks, as if to show a certain authenticity. Listening to this album is a nostalgia that spans the decades. Julien Doré does Julien Doré, just the way we like it.