Une fois encore The Black Lab nous régale en ce début novembre avec une programmation de choix. En effet, les australiens de Ne Obliviscaris arrêtent leur tournée exceptionnelle en région lilloise. Pendant cette soirée le groupe de Melbourne interprètera deux albums dans leur intégralité : Citadel, dont on fête les 10 ans et Exul, leur dernière sortie en date. Pour les accomagner ils ont choisi Walkways et Freedom Of Fear, que beaucoup découvrent ce soir. Une soirée à ne manquer sous aucun prétexte!
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
La salle est encore en train de se remplir lorsque Freedom Of Fear montent sur la scène. Première partie oblige, l’espace qui leur ait réservé sur scène est plutôt petit, mais cela ne les empêchera pas de nous présenter de la plus belle des manières leur univers tech death tinté de black métal. L’intro nous plonge en quelques instants dans ce monde sombre qu’ils nous proposent de découvrir. Puis les riffs techniques à souhait de Matt Walters et Corey Davis rencontrent très largement le public et sont appuyés par la martellement de batterie incessant de Liam Weedal, lui aussi en très grande forme! Jade Monserrat rejoint rapidement ses trois comparses et nous propose une prestation absolument magistral avec un chant hurlé des plus prenants. C’est simple elle vit les morceaux comme s’ils étaient des pièces de théâtre! Les parties instrumentales ne sont pas en reste et on sent que le groupe a déjà de belles choses à proposer. Le public ne perd pas une miette de leur set, découvrant au passage les morceaux de leurs deux albums déjà disponibles. La chanteuse n’hésite pas à communiquer avec le public et à laisser ses musiciens prendre le devant de la scène lorsque les solos sont de la partie. On est réellement conquis par ce qui se déroule devant nos yeux et on se dit qu’on aurait bien aimé un set plus long. Après un dernier morceau là aussi bluffant de maîtrise, sans tomber dans la démonstration technique, le groupe nous laisse en remerciant leurs compatriotes de Ne Obliviscaris de les avoir invité. On part prendre l’air bluffé par la prestation de Freedom Of Fear, et avec l’envie de se plonger au plus vite dans leur discographie.
Il est temps d’accueillir sur scène Walkways et leur métal alternatif. Là aussi une grosse part du public découvre le groupe ce soir et prendra rapidement la mesure de la force des compositions du groupe en lançant des pogos dans la fossse. Le groupe nous présente une musique efficace tout en gardant un côté technique assez présent dans certaines compositions. On les sent vraiment heureux d’être là et cela se ressent dans les prises de paroles de Ran Yerushalmi entre les morceaux. Sa voix est d’ailleurs un des gros points forts de la formation tant elle captive l’auditoire en quelques secondes. On sent une vraie interaction se créer et le public répondre très positivement aux compositions issues de Bleed Out, Heal Out et Safe In Sound, leurs deux albums déjà disponibles. De notre côté on a un peu plus de mal à rentrer dans la prestation. Est ce du au petit coup de moins bien côté santé ce soir ou au fait que la musique du groupe nous semble moins en adéquation avec le reste de l’affiche de ce soir, on ne sait pas vraiment mais on ne manquera tout de même pas le reste de la prestation qui se termine avec un titre une fois encore très énergique. On retournera écouter les albums pour se faire une nouvelle idée, mais on retiendra que Walkways ont largement rencontré leur public ce soir, et c’est bien là le principal!
C’est parti pour Ne Obliviscaris qui ont enfin dévoilé leur immense batterie, cachée par un drap depuis le début de la soirée. On commencera ce soir avec l’anniversaire de l’album Citadel, joué évidemment dans son intégralité. Tim Charles débarque sur scène seul et nous propose les notes de violon magistrales de « Painters of the Tempest (Part I): Wyrmholes », le morceau d’ouverture de l’album. On part donc là pour plus de vingt minutes de musique non stop avec les deux autres parties de cette sublime pièce de prog métal qui suivront. Daniel Presland nous montre toute sa dextérité derrière ses fûts avec un jeu toujours technique à souhait mais gardant cette puissance émotionnelle si forte. Tim et son chant clair majestueux, est rejoint par Marc « Xenoyr » Campbell au chant hurlé pour un duo vocal toujours bluffant. C’est simple chaque note jouée est un émerveillement pour les oreilles et nous rappelle que les australiens sont clairement les maîtres pour mêler puissance du métal et parties de violon dignes des plus grandes pièces classiques. Matt Klavins et Benjamin Baret, après nous avoir ému pendant ce début de set se lancent dans « Pyrrhic » et ses riffs inoubliables. Là encore le violon de Tim fait des merveilles et l’ensemble est d’une beauté à couper le souffle. Le public écoute, subjugué, dans une silence de cathédrale le groupe jouer. Silence qui ne sera brisé que par les applaudissements fournis entre chaque titre. Le section rythmique est complétée par Martino Garattoni qui nous livre des lignes de basses inoubliables sur les deux parties de « Devour Me, Colossus », dernier morceau de cet album, le tout en formant un duo de choc avec Daniel. Duo qui d’ailleurs est un excellent prof pour nous apprendre à recompter les mesures tant les changements de rythmes sont légions. Les 14 minutes de ce dernier titres fillent à toute vitesse et nous laissent avec la conviction que Citadel n’a pas pris une ride! Le groupe enchainera très rapidement avec Exul mais malheureusement l’automne ayant fait son office, la petite maladie qu’on couvait depuis quelques jours nous rattrape nous empêchant de profiter de cette dernière partie de set à notre plus grand regret. On quitte la salle tristes mais ravis d’avoir pu entendre un des deux albums joués dans son intégralité. On espère revoir le groupe très rapidement, mais vu l’accueil réservé ce soir on imagine que ça n’est qu’une question de temps.
Un grand merci à Mic pour les accréditations et à The Black Lab et son équipe pour l’organisation de cette belle soirée et pour l’accueil toujours au top!
Once again The Black Lab is treating us to a choice line-up at the start of November. Australia’s Ne Obliviscaris are stopping their exceptional tour in the Lille region. During the evening, the Melbourne band will be playing two albums in their entirety: Citadel, which is celebrating its 10th anniversary, and Exul, their latest release. To accompany them they have chosen Walkways and Freedom Of Fear, which many will be discovering tonight. An evening not to be missed!
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
The venue was still filling up when Freedom Of Fear took to the stage. As opening acts, the space reserved for them on stage is rather small, but that doesn’t stop them from presenting us with their black metal-tinged tech death universe in the most beautiful of ways. The intro plunges us into the dark world they’re inviting us to discover. Then the technical riffs of Matt Walters and Corey Davis really hit home, backed up by the relentless drumming of Liam Weedal, who’s also in top form! Jade Monserrat quickly joins her three bandmates and delivers an absolutely masterful performance with some of the most gripping screamed vocals. It’s simple, she lives the songs as if they were plays! The instrumental parts are not to be outdone, and you can feel that the band already has some great things to offer. The audience didn’t miss a moment of their set, discovering tracks from their two albums already available. The singer never hesitates to communicate with the audience and let her musicians take centre stage when the solos come in. We were really taken by what was unfolding before our eyes, and we thought we’d have liked a longer set. After a final track that was equally impressive in its mastery, without falling into technical demonstration, the band left us thanking their compatriots Ne Obliviscaris for inviting them. We left impressed by Freedom Of Fear‘s performance, and with the desire to delve into their discography as soon as possible.
It’s time to welcome Walkways and their alternative metal to the stage. Here too, a large part of the audience are new to the band this evening, and they quickly get the measure of the strength of the band’s compositions by throwing pogos into the pit. The band’s music is effective, while retaining a technical edge in some of their compositions. You can tell they’re really happy to be there, and you can hear it in Ran Yerushalmi ‘s lyrics between songs. His voice is one of the band’s strong points, captivating the audience in a matter of seconds. There’s a real sense of interaction and the audience responds very positively to the compositions from Bleed Out, Heal Out and Safe In Sound, their two albums already available. As for us, we found it a little harder to get into the show. We don’t really know whether this was due to a slight dip in health this evening or to the fact that the band’s music seemed less in tune with the rest of the evening’s line-up, but we didn’t miss the rest of the performance, which ended with a track that was once again very energetic. We’ll have to go back and listen to the albums to get a new idea, but the main thing to remember is that Walkways met their audience tonight, and that’s the main thing!
It’s off to Ne Obliviscaris, who have finally unveiled their huge drum kit, hidden by a sheet since the start of the evening. Tonight we start with the anniversary of the Citadel album, played in its entirety of course. Tim Charles takes to the stage alone and delivers the masterful violin notes of ‘Painters of the Tempest (Part I): Wyrmholes’, the album’s opening track. We’re in for over twenty minutes of non-stop music, with the other two parts of this sublime piece of prog metal to follow. Daniel Presland shows us all his dexterity behind the drums, his playing still as technical as ever but with such strong emotional power. Tim , with his majestic clean vocals, is joined by Marc ‘Xenoyr’ Campbell on screamed vocals for a vocal duet that’s as impressive as ever. It’s simple, every note played is a marvel for the ears, reminding us that the Australians are clearly masters at blending powerful metal with violin parts worthy of the greatest classical pieces. Matt Klavins and Benjamin Baret, after having moved us during the early part of their set, launch into ‘Pyrrhic’ and its unforgettable riffs.Tim‘s violin works wonders here too, and the whole thing is breathtakingly beautiful. The audience listens, transfixed, in cathedral-like silence as the band plays. A silence broken only by the applause between each track. The rhythm section is completed by Martino Garattoni , who delivers some unforgettable bass lines on both parts of ‘Devour Me, Colossus’, the final track on this album, forming a powerful duo with Daniel. A duo who, incidentally, are excellent teachers when it comes to learning how to count the bars again, as there are so many changes of rhythm. The 14 minutes of this last track fill up at top speed, leaving us with the conviction that Citadel hasn’t aged a bit! The band quickly followed up with Exul , but unfortunately autumn had taken its toll and the little illness we’d been nursing for a few days caught up with us, preventing us from enjoying the last part of the set, much to our regret. We left the venue sad but delighted to have heard one of the two albums played in its entirety. We’re hoping to see the band again very soon, but given the reception they’ve given us this evening, it’s only a matter of time.


