Le groupe de drone doom belge Wyatt E. nous fait vibrer depuis longtemps grâce à des albums toujours plus inventifs et conçus comme des odes au voyage. Cette année le groupe nous propose de découvrir son troisième album intitulé zamāru ultu qereb ziqquratu Part 1. Première partie d’un diptyque, il poursuit l’exploration mythique faite par le groupe de l’Histoire de Babylone. L’album sera disponible dès le 10 janvier via Heavy Psych Sounds. On plonge avec vous dans cette aventure sonore qui s’annonce déjà envoutante.
par Victor BRUNERIE
English version below
Les particularités sonores de Wyatt E. sont nombreuses et dès l’intro de « Qaqqari la târi Part I » on retrouve l’utilisation des instruments comme le saz, les violes, le sitar… qui donnent à la musique jouée par les belges une identité très très forte. Le côté doom du groupe nous arrive vite en pleine face un peu avant le milieu du morceau avec des guitares très puissantes et une basse très énergique. On retrouve également les deux batteries jouées de mains de maîtres par Jonas Sanders et Gil Chevigné. Enregistrées ensemble sur l’album elle apportent une véritable impressions d’être transportés loin dans le temps à l’époque de Babylon avec ce mélange de grosses rythmiques et de percussions plus douces mais tout aussi envoutantes. Le groupe s’entoure des meilleurs musiciens pour parfaire son son si unique, et en particulier de deux vocalistes qu’on retrouve à plusieurs endroits de l’album. Tout d’abord le chef de chœur de Jérusalem Tomer Damsky qui dans « Im Lelya » livre une performance en Araméen magistrale. Puis sur « The Diviner’s Prayer to the Gods of the Night », morceau déjà disponible depuis quelques temps on retrouve la chanteuse iranienne Nina Saeidi qui nous emporte totalement avec son chant en Akkadien, langue morte de la région mésopotamienne. Encore une fois Wyatt E. et leurs invités nous offrent une véritable bande son de voyage dans le temps vers les grandes civilisations ayant vécues bien avant notre ère.
Tout au long de l’album Stéphane Rondia et Sébastien von Landau alternent entre guitares, basse, synthé et autres instruments pour notre plus grand plaisir en créant toujours son son unique qui prend son temps pour nous plonger pleinement dans cette aventure musicale. Chose étonnante plusieurs des morceaux proposés ici sont relativement courts (si on compare avec le reste de la discographie du groupe). Est-ce pour rendre leur univers plus ouvert pour un nouveau public? Peut-être, mais en aucun cas les morceaux ne perdent l’identité qui fait que la musique de Wyatt E. nous transporte tant. La dernière pièce de l’album montre une fois de plus que la créativité est illimitée chez les quatre belges, et on se laisse galvaniser par ce son entre drones, instruments qu’on entend que trop rarement, doom des plus captivants et chants éthérés. Une clôture qui nous laisse avec l’envie que la deuxième partie de ce diptyque arrive au plus vite!
zamāru ultu qereb ziqquratu Part 1 montre une fois de plus que Wyatt E. est une formation à part, comme une émanation des temps anciens qui aurait trouvé refuge à notre époque en en prenant quelques codes musicaux aux passages. Cet album est vraiment unique et s’écoute à l’envie pour en déceler toutes les propositions musicales petit à petit. L’univers des belges est foisonnant et livre là une nouvelle histoire qu’on a envie de s’entendre raconter encore et encore! Foncez découvrir l’album dès sa sortie et ne vous privez pas d’aller voir le groupe près de chez vous dès que possible, l’expérience est unique et inoubliable!

Tracklist :
1. Qaqqari la târi Part I
2. Kerretu Mahrû
3. Im Lelya (feat. Tomer Damsky)
4. The Diviner’s Prayer to the Gods of the Night (feat. Nina Saeidi)
5. Ahanu Ersetum
Belgian drone doom band Wyatt E. have been thrilling us for a long time with their increasingly inventive albums, conceived as odes to travel. This year, the band presents its third album, zamāru ultu qereb ziqquratu Part 1. The first part of a diptych, it continues the band’s mythical exploration of the history of Babylon. The album will be available from January 10 via Heavy Psych Sounds. We’d like to take you on an adventure in sound that’s already shaping up to be spellbinding.
Wyatt E.‘s sonic particularities are numerous, and right from the intro to “Qaqqari la târi Part I” we find the use of instruments such as the saz, viols, sitar… which give the music played by the Belgians a very strong identity. The doom side of the band quickly hits us in the face just before the middle of the track, with its powerful guitars and energetic bass. We also find the two drums, played masterfully by Jonas Sanders and Gil Chevigné. Recorded together on the album, they give a real sense of being transported back in time to the Babylon era, with their mix of big rhythms and softer, but just as bewitching, percussion. The band surrounds itself with the best musicians to perfect its unique sound, and in particular with two vocalists who feature at several points on the album. First, Jerusalem choirmaster Tomer Damsky delivers a masterful performance in Aramaic on “Im Lelya”. Then, on “The Diviner’s Prayer to the Gods of the Night”, a track that has already been available for some time, we find Iranian singer Nina Saeidi, who sweeps us off our feet with her singing in Akkadian, the dead language of the Mesopotamian region. Once again, Wyatt E. and their guests offer us a veritable soundtrack to time travel to the great civilizations that lived long before our era.
Throughout the album, Stéphane Rondia and Sébastien von Landau alternate between guitars, bass, synthesizer and other instruments, always creating a unique sound that takes its time to fully immerse us in this musical adventure. Surprisingly, several of the tracks here are relatively short (compared to the rest of the band’s discography). Is this to make their universe more open to a new audience? Perhaps, but in no way do the tracks lose the identity that makes Wyatt E.‘s music so transporting. The last track on the album shows once again that the four Belgians’ creativity is limitless, and we’re galvanized by the sound of drones, instruments we hear all too rarely, captivating doom and ethereal vocals. A closing that leaves us longing for the second part of this diptych to arrive as soon as possible!
zamāru ultu qereb ziqquratu Part 1 shows once again that Wyatt E. is a band in a class of its own, like an emanation from ancient times that has found refuge in our own time, taking some of its musical codes with it. This album is truly unique, and can be listened to over and over again to gradually reveal its full musical potential. The Belgians’ universe is teeming, and here they deliver a new story that we want to hear told again and again! Don’t miss out on this album as soon as it’s released, and don’t forget to go and see the band near you as soon as you can – it’s a unique and unforgettable experience!
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