Retour à la Malterie ce soir pour une soirée placée sous le signe de la double batterie! En effet Cerbère Coryphée on réunit sur le même plateau les néerlandais de Radar Men From The Moon et les français de Ladeûlas pour une soirée qui s’annonce unique! Pour les accompagner nous aurons le droit à une petite surprise avec le set d’Alaric en ouverture. On ne pouvait clairement pas manquer cette belle soirée!
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Le public est déjà présent en nombre dans la Malterie, configurée ce soir avec le public au niveau du bar pour accueillir au mieux les deux batteries. Mais à la place de Ladeûlas que tout le monde pesait voit arriver c’est Alaric qui monte sur scène avec sa guitare à la main. Le musicien nous annonce être présent pour nous échauffer les tympans, et nous voilà partis pour trente minutes d’un set des plus étonnants. Le musicien joue de la guitare d’une manière assez unique, puisque en plus des accords d’une main il nous propose des sons entre tapotements sur le corps de sa guitare et autres propositions étonnantes. Nous voilà plongés dans un univers clairement unique qui revêt un aspect encore plus étonnant lorsque l’on voit le musicien faire du son en soufflant dans les cordes de sa guitare. Clairement une proposition unique qui ne laisse pas indifférent. De notre côté on profite d’une grande partie du set avant de laisser la fin aux plus téméraires. Car malgré la maîtrise du musicien on a eu un peu de mal à accrocher à la proposition un peu trop expérimentale à notre goût.
Il est impossible de rater l’entrée de ce double groupe. On est instantanément embarqué dans leurs univers qui se sont croisés pour notre plus grand plaisir auditif. L’union de Deûle et Lassolas est un mariage qui roule. La synchronisation des deux batteries est impressionnante! On se trouve vraiment dans une sensation de complémentarité, et sans jamais tomber dans la surenchère. Le son est équilibré et nous permet de profiter de chaque instrument : basse, guitare et clavier. La voix à la fois puissante et aérienne d’Elya vient nous cueillir pour ne plus nous lâcher. Des rythmiques dub et une certaine reverb viennent nous surprendre, avant de repartir sur un style plus expérimental et tout à fait original. Visuellement on note un certain contraste entre la bassiste pieds nus, la guitariste en boots, tandis que le batteur de Lassolas est en chaussettes. C’est comme si les deux formations formaient un tout, tout en gardant chacune leur identité. Et tandis que les chœurs du bassiste sont comme des cris primitifs, la voix d’Elya résonne parfois comme une complainte. Les influences sont multiples, chaque titre nous dévoile une facette différente de la formation. Des passages plus festifs font bouger le public. La force de Ladeulas est clairement de savoir nous emmener dans leur compositions, comme dans une expérience immersive. La disposition de la salle le permet également, nous permettant d’être presque tout autour du groupe. La qualité de cette double formation nous a encore une fois ravi! Et comme toujours, nous guettons leurs prochains passages.
Après ce set incroyable du duo de groupes, c’est au tour des néerlandais de Radar Men From The Moon de monter sur scène. Là encore deux batteries au programme, mais avant toute chose le chanteur Niels Koster nous annonce que suite à un petit soucis de santé il n’est pas certain de pouvoir assurer pleinement le set. Mais on se rendra vite compte que la chance est de notre côté et c’est bien leur set en intégralité qui sera joué! Leur musique mélange tout plein d’influences allant de l’électro industrielle au post punk en passant par la noise. Le jeu des deux batteurs est impressionnant car les deux sont totalement complémentaires. Leurs parties se répondent tout au long du set avec beaucoup de regard échangés pour toujours plus d’inventivité rythmique. Parfois on se demande même si leur jeu commun ne donne pas à quelques titres des sonorités dub. Les autres musiciens ne sont pas en reste et subjuguent le public avec des morceaux toujours plus captivants. On se laisse porter par une visite de leur discographie avec même une incursion dans le futur de la formation avec un nouveau titre joué. On ne peut clairement pas détourner les yeux du set des néerlandais tant il est varié et stupéfiant par bien des aspects. La communion entre les musiciens et leur public est totale et on se retrouve emporté dans cet ensemble noise des plus accueillant. Ce qui est dingue, c’est que chaque titre apporte son lot de surprises, avec par exemple des incursions vers le black métal à certains instants, sans jamais perdre cette sonorité unique propre à la formation. On ne voit pas le temps passer et lorsque le groupe nous annonce la fin du set on hésite pas une seconde à en redemander comme tout le reste de la salle. Après un rappel mené tambours battants il est tant de dire aurevoir à Radar Men From The Moon, mais on sait qu’on hésitera pas une seconde à retourner les voir dès que possible ce qui rend la fin de cette soirée moins triste. On a vécu grâce à eux une fin de soirée inoubliable et on quitte la salle convaincus par la découverte live!
Une fois de plus Cerbère Coryphée se sont démenés pour offrir un plateau unique rempli de talent du début à la fin. De la proposition unique de Alaric aux deux performances de Ladeûlas et Radar Men From The Moon, nous voilà rassasiés pour ce soir. Mais on sait qu’on replongera vite pour un nouveau concert!
Back at La Malterie tonight for a night of double drums! Cerbère Coryphée are bringing together the Dutch band Radar Men From The Moon and the French band Ladeûlas for what promises to be a unique evening! To accompany them, we’ll be treated to a little surprise with Alaric’s opening set. Clearly we couldn’t miss this great evening!
There’s already a big crowd in the Malterie, which is set up this evening with the audience at bar level to best accommodate the two drum sets. But instead of Ladeûlas, whom everyone was expecting to see arrive, it’s Alaric who takes to the stage with his guitar in hand. The musician announces that he’s there to warm up our eardrums, and we’re off for thirty minutes of the most amazing set. The musician plays the guitar in a rather unique way, since in addition to the chords in one hand he offers us sounds between tapping on the body of his guitar and other surprising suggestions. Here we are plunged into a clearly unique universe that takes on an even more astonishing aspect when we see the musician making sound by blowing into the strings of his guitar. Clearly a unique proposition that leaves no one indifferent. For our part, we enjoyed a large part of the set before leaving the end to the more adventurous. Despite the musician’s mastery, we found it a little hard to get to grips with the proposition, which was a little too experimental for our tastes.
It’s impossible to miss this double act. You’re instantly drawn into their worlds, which have come together to delight your ears. The union of Deûle and Lassolas is a marriage made in heaven. The synchronisation of the two drummers is impressive! There’s a real sense of complementarity, without ever going overboard. The sound is balanced and allows us to enjoy every instrument: bass, guitar and keyboard. Elya‘s powerful yet ethereal voice grabs hold of us and doesn’t let go. Dub rhythms and some reverb take us by surprise, before moving on to a more experimental and wholly original style. Visually, there’s a certain contrast between the barefoot bassist and the guitarist in boots, while the Lassolas drummer is in socks. It’s as if the two groups form a whole, while each retaining its own identity. And while the bassist’s backing vocals are like primitive cries, Elya‘s voice sometimes sounds like a lament. The influences are multiple, and each track reveals a different facet of the band. More festive passages get the audience moving. Ladeûlas‘ strength clearly lies in their ability to draw us into their compositions, like an immersive experience. The layout of the venue also makes this possible, allowing us to be almost all around the band. Once again, we were delighted by the quality of this double act! And as always, we can’t wait to see what they come up with next.
After this incredible set from the duo, it was the turn of Dutch band Radar Men From The Moon to take to the stage. Once again two drum sets were on the bill, but first singer Niels Koster announced that due to a minor health problem he wasn’t sure he’d be able to play the full set. But we soon realise that luck is on our side, and it’s their full set that gets played! Their music mixes a whole range of influences, from industrial electro to post-punk and noise. The interplay between the two drummers is impressive, as they are totally complementary. Their parts respond to each other throughout the set, with lots of exchanged glances for ever more rhythmic inventiveness. At times you even wonder if their joint playing isn’t giving a few tracks a dub feel. The other musicians are not to be outdone, captivating the audience with ever more captivating tracks. We were carried away by a tour of their discography, with even a foray into the future of the band with a new track played. You clearly can’t look away from the Dutch band’s set, which is so varied and stunning in so many ways. The communion between the musicians and their audience is total, and you find yourself swept up in this most welcoming of noise ensembles. The crazy thing is that each track brings its own surprises, with forays into black metal at times, without ever losing the band’s unique sound.Time just flew by, and when the band announced the end of their set, we didn’t hesitate for a second to ask for more, just like the rest of the crowd. After a rousing encore, it’s time to say goodbye to Radar Men From The Moon, but we know we won’t hesitate for a second to go back and see them as soon as possible, which makes the end of the evening less sad.Thanks to them, we’ve had an unforgettable end to the evening, and we’re leaving the venue convinced that we’ve discovered something new live!
Once again Cerbère Coryphée have pulled out all the stops to deliver a unique set packed with talent from start to finish. From Alaric‘s unique offering to the two performances by Ladeûlas and Radar Men From The Moon, we’ve had our fill tonight. But we know we’ll be diving in again for another concert!