#Album : marcel – ô fornaiz (21/03/2025)

Nous avions découvert les Belges de marcel il y a un peu plus d’un an, à l’occasion du concert de Structures, qu’ils ouvraient. Nous en avions conclu que marcel était notre découverte de 2024. Il nous tardait de découvrir leur nouvel album ô fornaiz, à paraître le 21 mars, en attendant de les retrouver sur scène le 18 avril à l’Aéronef. Leur noise unique et parfois un peu barrée est à retrouver sur les labels Luik Music et Géographie Records. 

par Mégane Canis

English version below


Les belges de marcel sont sans limites. Ils jouent sans cesse avec les sonorités, de sorte qu’on ne puisse jamais s’attendre à ce qui va se passer les secondes suivantes. “allegro barbaro” plante le décor entre sonorités expérimentales et post- punk. Avec un imposant côté barré et assumé, marcel vient nous chatouiller les oreilles. On va être secoués dans tous les sens pendant les 11 titres. “task for diane” ou “sulf” ont des côtés post-punk anglo saxon moderne, avec parfois des accents à la Deadletter, qui seraient mixés avec The Guru Guru, saupoudré de The Clash. Au milieu de tout cela, on est surpris par la présence d’autotune, assez poussée dans “the digger”. Les rythmes y sont particulièrement déstructurés et la voix parfois plus scandée. Le clavier volontairement dissonant sur la fin apporte un côté mystérieux, un peu horrifique. “St glin glin” nous apporte également son lot d’autotune. D’abord plus calme, avec des influences tirant sur la pop, il monte progressivement en puissance pour finir sur un titre très psychédélique. On retrouve l’exact inverse de construction avec “innersummer” qui démarre sur les chapeaux de roue pour se calmer progressivement. Entre garage, noise, post-punk, expérimental, psyché, marcel passe à la moulinette des styles différents pour créer le sien. “entartete pop” vient encore nous surprendre avec un chant en français, dans un titre très déstructuré et accessible à la fois, qui nous rappelle le côté brut de Astéréotypie. Un chœur féminin vient agrémenter ce morceau. “manu militari” fait la part belle au clavier après une intro aux accents rythmiques électro, donnant envie de bouger son corps de manière désordonnée, aux rythmes de la musique. L’origine belge du groupe refait évidemment surface avec “spirit of eden hazard kicking ball-boy”, titre de moins de deux minutes totalement garage-noise. ô fornaiz se termine comme il a commencé : avec une nouvelle surprise! “the final life of kushim wang” plane durant 9 minutes, sur des sonorités douces et expérimentales, entre voix à la Bob Dylan et quelques sonorités de rock progressif, beaucoup moins décalé que les titres précédents. 

marcel est un groupe qui ne se prend pas forcément au sérieux, ne se met pas de frontière et nous offre un art brut, décapant et décalé. L’ensemble reste accessible à des oreilles peu aguerries. On se promène dans ô fornaiz, se laissant surprendre à chaque virage. marcel se confirme comme un ovni sur la scène post punk / noise, et conforte notre coup de coeur! Nous aurons le plaisir de les retrouver le 18 avril à l’Aéronef en compagnie de Knives, It It Anita et W!zard

Tracklist :

01 : allegro barbaro
02 : task force diane
03 : the digger
04 : basho basho basho
05 : st. glin glin
06 : innersummer
07 : sulf
08 : entertete pop
09 : manu militari
10 : spirit of eden hazard kicking ball-boy
11 : the final life of kushim wang


We discovered Belgian band marcel just over a year ago, when they opened for Structures. We concluded that marcel were our discovery of 2024. We couldn’t wait to discover their new album ô fornaiz, due out on March 21st, before catching up with them live at l’Aéronef on April 18th. Their unique and sometimes a little crazy noise can be found on the Luik Music and Géographie Records labels.

by Mégane Canis

The Belgians from Marcel know no bounds. They constantly play with sounds, so that you never expect what’s going to happen the next few seconds. ‘Allegro barbaro’ sets the scene between experimental sounds and post-punk. With an imposing and assertive side, marcel comes to tickle our ears. We’re going to be shaken in all directions during the 11 tracks. ‘Task for diane’ and “sulf” have a modern Anglo-Saxon post-punk feel, with occasional Deadletter accents, that would be mixed with The Guru Guru, sprinkled with The Clash. In the midst of all this, we’re surprised by the presence of autotune, quite advanced in ‘the digger’. The rhythms are particularly unstructured and the vocals are sometimes more chanted. The deliberately dissonant keyboard at the end adds a mysterious, slightly horrific edge. ‘St glin glin’ also has its share of autotune. Initially calmer, with pop influences, it gradually builds to a psychedelic finish. The exact opposite is true of ‘innersummer’, which gets off to a flying start before gradually calming down. Somewhere between garage, noise, post-punk, experimental and psychedelic, marcel puts different styles through the mill to create his own. ‘Entartete pop’ takes us by surprise again, with vocals in French on a track that’s both unstructured and accessible, reminiscent of the rawness of Astéréotypie. The track is rounded off by a female chorus. ‘manu militari’ features a keyboard section after an electro-rhythmic intro, making you want to move your body to the rhythm of the music. The band’s Belgian origins come to the fore again with ‘spirit of eden hazard kicking ball-boy’, a track that lasts less than two minutes and is totally garage-noise. ô fornaiz ends as it began: with a new surprise! ‘the final life of kushim wang’ lasts 9 minutes, with soft, experimental tones, Bob Dylan-style vocals and a touch of progressive rock, much less offbeat than the previous tracks.

marcel is a band that doesn’t take itself too seriously, that knows no boundaries, and that offers us raw, caustic, offbeat art. The whole thing remains accessible to untrained ears. We wander through ô fornaiz, letting ourselves be surprised at every turn. marcel is confirmed as a UFO on the post punk / noise scene, and confirms our crush! We’ll have the pleasure of seeing them again on April 18th at l’Aéronef in the company of Knives, It It Anita and W!zard!

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