Souvenez vous, un an en arrière, nous débutions le deuxième jour du Post In Paris avec une petite découverte qui nous avait enchantée : Baleine. Un son post rock teinté de bossa totalement entêtant. Ce 11 avril, les parisiens nous proposent leur deuxième album, simplement intitulé II, en autoproduction pour des compositions les faisant monter d’un niveau en terme de maturité.
Article par Marye DAVENNE
English version below
La plongée musicale de Baleine débute comme un doux réveil d’hiver, avec une guitare solo pour s’aventurer dans un océan post rock où l’on prends le temps de déposer de belles envolées musicales dans nos douces oreilles. On explore ce monde, et tout ce que chaque instrument a à offrir en terme de sonorités, notamment côté batterie où Hector Morcrette n’hésite pas à faire frémir les encadrements de ses toms pour accompagner ses cymbales et les vibrations des peaux. Le titre est assez calme, de quoi bien rentrer dans leur univers avant de s’immerger dans un math rock plus bruyant avec « Bleu ». Nous avons comme l’impression de faire un voyage de plus en plus profond en mer avec des sonorités qui s’assombrissent de morceaux en morceaux. Avec « Selection » et « Jeju », il y a une vraie atmosphère free-jazz dans l’air, montrant toute la palette sonore que Baleine peut nous proposer. On sent que le groupe surfe sur de nombreuses inspirations musicales et le post punk respire dans « Windmill », qui propose un son assez brut. Signe d’une certaine authenticité, un effet « roots » si cher au coeur du groupe. Un album 100% instrumental où les paroles seraient superflues tellement le son est suffisamment parlant. Une nostalgie s’abat sur nous dans « Tournevis » où Nicolas Fourgeaud à la guitare explique « « Tournevis » c’est aussi un cœur que l’on cherche à réparer avec bien peu de choses. Comme une boîte à outils trop grande qui ne contiendrait qu’un seul tournevis !« . Le morceau est coupé en deux parties, où la première nous fait tourner en rond, avant de lever les yeux sur un océan beaucoup trop grand pour nous. Le retour à la maison se fait avec « Home », où la distortion imite le bruit d’une baleine en mer, avant d’apporter un peu plus de luminosité comme sur le titre d’ouverture de l’album, « Février ». Est-ce des trompettes qui fêtent le retour à la maison, ou l’alliance parfaite des guitares de Jonathan Kakpeyen et Nicolas qui comble notre sentiment de satisfaction ? On ne sait gère, mais l’envie de cliquer sur « Repeat » est bien présente !
Baleine nous régale avec des titres simples et prenants. N’y voyez aucune critique négative au contraire, Baleine se moque bien de vouloir faire un post rock technique où les couches musicales nous écrasent. Une batterie, deux guitares et un milliard d’idées pour nous transporter dans un océan musical où l’on surfe entre post rock, math rock et même free jazz.

Tracklist :
1. Février
2. Bleu
3. Selection
4. Tournevis
5. Windmill
6. Jeju
7. Home
One year ago, we kicked off the second day of Post In Paris with a little discovery that delighted us: Baleine. A post rock sound tinged with bossa, totally heady. This April 11th, the Parisians offer us their second album, simply entitled II, self-produced for compositions that take them up a level in terms of maturity.
Review by Marye DAVENNE
Baleine‘s musical dive begins like a gentle winter’s awakening, with a solo guitar, before venturing into a post-rock ocean where we take the time to deposit beautiful musical flights in our sweet ears. We explore this world, and all that each instrument has to offer in terms of sonorities, particularly on the drums where Hector Morcrette doesn’t hesitate to make the frames of his toms quiver to accompany his symbales and the vibrations of the skins. The track is quite calm, a good way to get into their world, before plunging into noisier math rock with “Bleu”. It’s as if we’re on a voyage deeper and deeper into the sea, with the sounds getting darker with each track. With “Selection” and “Jeju”, there’s a real free-jazz atmosphere in the air, showing the full range of sounds that Baleine can offer us. You can feel that the band is surfing on many musical inspirations, and post-punk breathes in “Windmill”, which offers a rather raw sound. A sign of a certain authenticity, a “roots” effect so dear to the band’s heart. A 100% instrumental album where lyrics are superfluous because the sound speaks for itself. Nostalgia descends on us in “Tournevis”, where guitarist Nicolas Fourgeaud explains “”Tournevis » is also a heart that we try to repair with very few things. Like an oversized toolbox containing just one screwdriver! The piece is cut into two parts, the first of which takes us around in circles, before we look up at an ocean far too big for us. The return home comes with “Home”, where the distortions imitate the sound of a whale at sea, before bringing a little more brightness as on the album’s opening track, “Février”. Is it trumpets celebrating the return home, or the perfect alliance of Jonathan Kakpeyen and Nicolas’ guitars that fills our sense of satisfaction? We don’t know, but the urge to click on “Repeat” is there!
Baleine treat us with simple, gripping tracks. Don’t take this as a negative criticism, on the contrary, Baleine don’t care about trying to make a technical post rock where the musical layers crush us. A drum kit, two guitars and a billion ideas transport us into a musical ocean where we surf between post rock, math rock and even free jazz.
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