Toute la grande famille élargie du punk rock (avec ses cousins du garage, du post punk, de la noise…) s’est donnée rendez-vous ce samedi 5 avril, à l’occasion de la 20ème édition du festival Arc-en-Musique. Nous sommes tous réunis dans un lieu qui porte merveilleusement bien son nom ce jour : Notre Maison. Le prix d’entrée est à partir de 5 euros + 3 kilos de vivres pour le home pour enfants du village. Punk rock, évènement solidaire, 14 groupes dont plusieurs découvertes? Evidemment nous étions de la partie!
English version below
Nous arrivons avec un léger retard en raison d’obligations professionnelles mais prenons en cours le set de KillJoy, premier groupe de cette belle édition. Le duo Bruxellois nous assène un son assez inédit. Entre screamo, rock, noise, ajouts électroniques… L’ensemble est hyper dynamique. En ce samedi après-midi, le public est très épars, mais KillJoy envoie tout de même une énergie folle. Certains passages plus calmes, tirant sur le post-rock, viennent donner un contraste très appréciable à l’ensemble du set. Ce que nous voyons de leur set nous permet de nous imprégner de l’ambiance. Pari gagné! Le guitariste viendra faire le dernier titre en bas, après être descendu prudemment de la très haute scène de Arc en Musique. Tout en jouant, il va à la rencontre du public jusqu’au fond de la salle. KillJoy a su nous offrir un set varié, tout en nous donnant une belle énergie pour le début de ce festival. (Mégane)
Nous voilà de retour sur la petite scène mythique (pour nous) du Café. Un petit bar, une petite scène, et des gens prêts à partager un moment ensemble, que ce soit sur scène ou dans le public. C’est Dépassés qui ouvre le bal. Le punk rock français résonne alors fort dans ce lieu qui en a vu passer des dizaines. Les Amiénois nous assènent un punk rock dans la plus pure forme qui puisse être. Dans la lignée de Nina’s School, Intenable, Guerilla Poubelle ou encore Charly Fiasco, le trio nous régale de ces textes nostalgiques, d’émotions partagées, de tranches de vie… “Dernière Page” est un titre très représentatif de tout cet ensemble. “Les maux s’écrivent” fait la part belle aux émotions couchées en mots dans les titres, tandis que “Mêmes chansons” rend hommage à cette belle scène punk rock. Le groupe invite Théo de En Attendant La Chute, groupe avec lequel ils ont beaucoup tourné, à faire le featuring sur “Déserteurs du bon sens”. Nous n’avions, à notre grand tort, jamais eu l’occasion de voir Dépassés sur scène, et nous sommes très heureux d’avoir réparer cette erreur! (Mégane)
On enchaîne avec Druugg, qui viennent nous présenter leur album Lost tout juste sorti la veille du festival. Les belges nous plongent rapidement dans leur univers mêlant garage rock et noise. Les riffs sonnent fort et la batterie et la basse nous font remuer la tête en quelques instants. Le groupe alterne entre morceaux fiévreux et autres plus posés devant un public très à l’écoute qui se délecte de ces compositions toutes plus réussies les unes que les autres. “Mélopée” est évidemment un moment immanquable du set, tant ce titre nous reste en tête depuis qu’on l’a découvert, et tant il représente parfaitement ce que le groupe veut proposer avec sa musique. Boostés à la pédale d’effet, les riffs sont captivants et tiennent le public en haleine pendant les trente minutes de set. Une confirmation que Druugg seront dans la liste de nos coups de cœur de l’année avec ce set des plus réussi! (Victor)
C’est prêt de la petite scène qu’on se retrouve ensuite pour Asile, devant un public déjà tout acquis à leur cause. Les belges sont en terrain conquis et après un “bonjour” digne de Ultra Vomit, c’est plus du côté de Tagada Jones qu’on se retrouve avec le chant percutant de Thom qui n’est pas sans nous rappeler celui de Niko Jones (avant son changement de tessiture vocale). Il fait chaud aussi bien dehors que dans la pièce et l’énergie du groupe n’y est pas pour rien. Les blagues sont aussi nombreuses que les titres sont accrocheurs et on hésite pas à remuer la tête sur cet excellent “Punk Propre Apocalyptique d’Appartement”. D’ailleurs cette dénomination colle parfaitement à la salle dans laquelle nous somme! Les tubes du groupe sont présents en nombre et le public n’hésite pas à bouger toujours plus pour soutenir la formation. Après une dernière dose de riffs et de rythmiques endiablés, le groupe quitte la scène sous les applaudissements fournis du public qui n’hésite pas à remettre un coup de chœurs sur les derniers refrains du dernier titre de ce set qui nous aura collé un large sourire tout du long! (Victor)
Retour à la grande scène pour y découvrir le post punk des néerlandais.e.s de Femme Fugazi! Il ne faudra que quelques secondes à Chris De Meza, chanteuse de la formation, pour nous emporter avec son chant fort en émotion. Les morceaux souvent très personnels, viennent nous toucher au coeur. Le jeune groupe en a déjà sous le pied et livre un post punk captivant digne des meilleurs formations du genre. On les découvre en cette chaude après midi, et on est totalement conquis. Les riffs de Thijn Moons, les lignes de basse de Wouter Loeve et les lignes de batterie de Bram Boeve sont du pur bonheur en barre pour les oreilles et on s’en délecte de la première à la dernière minute. On est évidemment surpris par le talent du groupe qui regorge de compositions toutes plus prenantes les unes que les autres. L’émotion est à son comble lorsque Chris présente un titre dédiée à une de ses anciennes professeurs disparue. Les autres titres, pour beaucoup issus de l’EP Look At You sorti l’an dernier, sont autant de belles réussites musicales qu’on a envie de se passer encore et encore! Le set se termine et c’est avec un véritable coup de coeur pour Femme Fugazi qu’on part se poser au soleil quelques instants. On espère les revoir très très vite du côté de Lille et de la France! L’avenir du post punk néerlandais est bien là et on vous encourage vivement à aller découvrir leur premier EP! (Victor)
On enchaîne avec Yeahrs, groupe que j’avais pu découvrir en décembre dernier à Paris et qui m’avait enthousiasmé. C’est donc heureux que je vois leur set débuter sur la scène du café. Leur musique post-shoegaze tinté de screamo nous cueille en quelques instants, bien que assez loin en terme de genre du reste de l’affiche. Il faut dire que la puissance du quatuor berlinois est captivante et ne laisse pas indifférent. Les riffs aériens se mêlent à un chant sur le fil entre clair et hurlé du plus bel effet. La section rythmique, elle aussi entre douceur et puissance nous en met plein la vue et confirme le coup de coeur de fin d’année dernière. Le public écoute avec attention et on voit que beaucoup sont bluffé par la prestation envoutante du groupe. On est clairement sur un set de grande qualité qui laisse découvrir toute la force de ce combo qui n’a de cesse de nous émerveiller à chaque écoute ou concert. On ne voit pas le temps passer et lorsque le groupe annonce (en français) le dernier titre on se dit qu’on en aurait bien repris un peu plus. On espère là encore voir le groupe revenir vite dans le coin et du côté de Lille et on vous encourage fortement à aller découvrir Yeahrs! (Victor)
Alors que je l’avais découvert ici-même en 2023, je suis très heureuse de retrouver Giac Taylor sur la grande scène. Il est de retour avec un nouvel opus The Last Sicilian Standing, paru il y a quelques semaines seulement. Le set lui fait évidemment la part belle. Giac Taylor est le projet solo de Giacomo Panarisi, aka Romano Nervoso. Ce véritable showman de La Louvière est placé à l’avant de la scène, derrière sa batterie. Sa stabilité et son endurance à assurer le chant en même temps est impressionnante. Il n’est évidemment pas sans nous rappeler sa compatriote belge Stefanie Mannaerts (Brutus). Le quatuor nous offre un set varié dans les influences et styles musicaux. On y retrouve du rock un peu old school, des petits côtés Rob Zombie dans la voix sur certains passages, un peu de stoner et une bonne dose de Spaghetti Rock évidemment! Le clavier apporte une touche originale aux compositions. Les riffs de guitare sont mis en avant et on retrouve un son lourd et massif sur une bonne partie du set. On termine le set avec “The Italian Abduction”, titre riche de presque 10 minutes, au divers actes et aux influences stoner évidentes. La scène se pare évidemment de lumières rouges et vertes, rappelant le drapeau Italien. Le groupe est l’affiche des Chariots Furieux (Caudry, 59) début juillet, et nous serons de la partie! (Mégane)
Après une petite pause pour reprendre des forces nous revoilà dans la grande salle pour y découvrir Nervous Chillin’ . Le groupe de punk rock luxembourgeois qui avait quitté la scène en 2015 pour la retrouver en 2024 vient nous proposer un set énergique qui nous rappelle ce que ce genre musical a de meilleur. L’ambiance est bon enfant à souhait et les amis et fans du groupe sont présents en nombre pour les soutenir. Les titres rapides et énergiques fusent et nous collent un large sourire sur les oreilles tout au long du set. On a envie de remuer et de danser avec eux tant leurs titres sont des odes à la fête et au partage. Un slammeur sera même porté tout autour de la salle pendant le set, signe que l’ambiance est au beau fixe. Quel plaisir de découvrir les luxembourgeois avec ce set dans ces conditions et sur ce festival! On se sent comme à la maison, comme si on les connaissait depuis des années. On hésitera pas à reprendre les refrains en chœur tant ils sont rapidement encrés dans nos têtes. Un vrai set punk comme on les adore et qu’on espère pouvoir revivre au plus vite! (Victor)
Alors que la nuit succède au jour, il est temps de prendre notre dose de douceur. Mike Noegraf & The Outlaws. La formation groupe du chanteur français nous amène dans une ambiance feutrée, intimiste. L’artiste nous délivre ses compositions tendres et émouvantes, pleines d’authenticité. A mi-chemin entre Noé Talbot et Forest Pooky, nos esprits se laissent dériver et plongent totalement dans l’atmosphère contenante qui se dégage de la scène. “Embark”, titre dédié à Clem (Nina’s School, Intenable) donne des frissons par sa beauté et son émotion profonde. D’autres titres comme “Captain, we need a Captain” sont un peu plus rythmés et apportent une sensation plus heureuse. Pour terminer son set, Mike Noegraf, avec sa guitare acoustique, se met au milieu du public, qui forme un cercle autour de lui. Il chante en regardant chaque personne dans les yeux, chacune leur tour. Ce moment est magique, suspendu. Mike Noegraf nous a transpercé le cœur et nous a offert un moment d’une rare intensité émotionnelle. LE concert de cette édition selon moi! (Mégane)
Nous nous rejoignons ensuite la grande scène pour y découvrir Ronker. Le groupe belge assène une énergie folle! Il nous faut d’ailleurs prendre quelques minutes pour rentrer dans le set tant nos émotions bouleversées par le concert précédent, sont à ce moment peu en adéquation avec ce qu’il se passe sur scène. Toutefois le groupe belge est si convaincant que notre mood change assez rapidement. On doit avouer être bien en peine de qualifier leur musique. On pourrait appeler ça noise extrême. Avec des influences hardcore des plus virulentes, un voix tirant parfois sur les musiques extrêmes type black. Bref un joli melting pot qui retourne tout! Les compositions sont toutes plus énergiques les unes que les autres. Ronker est rouleau compresseur inarrêtable. Après avoir dénoncé le racisme de leur ville d’origine, ils se déchaînent et le chanteur / guitariste escalade les enceintes pour terminer son titre au-dessus. On les verrait bien en passage sur Lille avec nos locaux de Big Death Amego.
La fatigue commence à se faire sentir et Johnnie Carwash sera le dernier concert de cette édition pour nous. Leur garage pop nous remet une dose d’optimisme et de bonne humeur en cette soirée! Les rangs se font malheureusement un peu épars, certains ayant déjà quitté Notre Maison. Toutefois le trio ne faiblit pas et envoie toute son énergie communicative aux spectateurs restants qui leur renvoie bien. Maxime (batterie) joue parfois d’une main pour assurer le mini clavier en même temps. Nous les avions vus en février dernier à La Bulle, et retrouvons avec plaisir leurs titres comme “Aha It’s Ok” ou “I’m a Mess” que l’on reprend joyeusement à tue-tête. La voix de Manon, au timbre très reconnaissable, transmet tous les messages du groupe, parfois graves, avec un quelque chose de très positif. Comme si le sourire était une arme aux difficultés auxquelles on doit faire face. Nous repartons donc d’Ecaussines avec une jolie énergie en nous.
Comme l’an dernier, et comme depuis sa création, Arc-En-Musique a été l’occasion d’une programmation éclectique donnant un superbe aperçu de la scène du bénélux et française avec des groupes tous plus enthousiasmants les uns que les autres. Notre Maison, lieu du festival, est un des endroits les plus accueillants qui soit, tout comme l’équipe de bénévoles d’ailleurs. On ne peut que vous conseiller de suivre de près les actions du AEM project et de venir découvrir cet évènement qu’on adore à la prochaine édition! Un immense merci à toute l’équipe pour la programmation et l’accueil. Arc-En-Musique est un endroit où on se sent bien, et dans ces temps ça ne peux que nous faire le plus grand bien!
The whole extended family of punk rock (along with its cousins in garage, post-punk, noise…) has come together on Saturday 5 April for the 20th Arc-en-Musique festival. We’re all gathered in a place that wears its name wonderfully well on this day: Notre Maison. Admission costs from €5 + 3 kilos of food for the village children’s home. Punk rock, solidarity event, 14 groups including several newcomers? Of course we were there!
We arrived a little late due to work commitments, but were able to catch KillJoy‘s set, the first band of this year’s edition. The duo from Brussels bring us a brand new sound. A mix of screamo, rock, noise and electronic additions, the whole thing is super-dynamic. On this Saturday afternoon, the crowd is sparse, but KillJoy still packs a punch. Some of the quieter, post-rock passages provide a welcome contrast to the rest of the set. What we see of their set allows us to soak up the atmosphere. The gamble paid off! The guitarist comes downstairs to play the last track, after cautiously descending from the very high Arc en Musique stage. As he played, he met up with the audience at the back of the room. KillJoy offered us a varied set, while giving us great energy for the start of this festival. (Mégane)
We’re back on the legendary (for us) little stage at Le Café. A small bar, a small stage, and people ready to share a moment together, whether on stage or in the audience. Dépassés opens the ball. French punk rock resonates loudly in this place that has seen dozens of bands. The band from Amiens deliver punk rock in its purest form. Following in the footsteps of Nina’s School, Intenable, Guerilla Poubelle and Charly Fiasco, the trio regale us with nostalgic lyrics, shared emotions and slices of life… ‘Dernière Page’ is a track very representative of the whole ensemble. ‘Les maux s’écrivent’ gives pride of place to the emotions expressed in words, while ‘Mêmes chansons’ pays tribute to the punk rock scene. The group invited Théo from En Attendant La Chute, a band with whom they have toured extensively, to feature on « Déserteurs du bon sens ». To our great regret, we’d never had the chance to see Dépassés live, and we’re delighted to have made up for that mistake (Mégane).
Next up is Druugg, here to present their album Lost, just released the day before the festival. The Belgians quickly immerse us in their world, a blend of garage rock and noise. The riffs are loud and the drums and bass get our heads bobbing in no time. The band alternate between feverish tracks and more sedate ones, with the audience listening intently and enjoying their compositions, each one more successful than the last. ‘Melopée’ is obviously one of the highlights of the set, so much so that this track has been stuck in our heads ever since we discovered it, and so much so that it perfectly represents what the band want to offer with their music. Boosted with an effects pedal, the riffs are captivating and keep the audience on the edge of their seats for the whole thirty-minute set. Confirmation that Druugg will be one of our favourites of the year with this highly successful set! (Victor)
Next up on the small stage was Asile, in front of an audience that had already warmed to their cause. The Belgians are on conquered ground and after a ‘hello’ worthy of Ultra Vomit, it’s more like Tagada Jones that we find ourselves with Thom’s percussive vocals that remind us of Niko Jones (before his change of vocal tessitura). It’s as warm outside as it is in the room, and the band’s energy has a lot to do with it. The jokes are as plentiful as the songs are catchy, and there’s no hesitation in shaking your head to the excellent “Apartment Apocalyptic Clean Punk”. In fact, the name fits the venue perfectly! The band’s hits are out in force, and the audience is always on the move to support the band. After a final dose of frenzied riffs and rhythms, the band left the stage to rapturous applause from the audience, who didn’t hesitate to sing along to the final choruses of the last track of this set, which had us smiling all the way! (Victor)
Back to the main stage for the post-punk of Dutch band Femme Fugazi! It only takes a few seconds for Chris De Meza, the group’s singer, to sweep us away with her emotionally charged vocals. The songs, often very personal, touch our hearts. The young band are already on top form, delivering a captivating post-punk worthy of the best bands in the genre. We discover them on this hot afternoon, and we’re totally won over. Thijn Moons‘ riffs, Wouter Loeve‘s bass lines and Bram Boeve‘s drum lines are pure joy for the ears, and you’re in for a treat from the first minute to the last. You’ll be amazed by the band’s talent, with a wealth of compositions, each more gripping than the last. The emotion is at its peak when Chris presents a track dedicated to one of his former teachers who has passed away. The other tracks, many taken from the EP Look At You released last year, are all great musical successes that we want to hear again and again! The set comes to an end, and it’s with a real musical crush on Femme Fugazi that we head off to relax in the sun for a while. We hope to see them back in Lille and France very soon! The future of Dutch post-punk is here, and we urge you to check out their debut EP (Victor).
Next up was Yeahrs, a band I discovered last December in Paris and who really impressed me. So I was delighted to see their set begin on the café stage. Their post-shoegaze, screamo-tinged music catches you in the nick of time, although it’s a long way from the rest of the line-up in terms of genre. It has to be said that the power of the Berlin quartet is captivating and leaves no one indifferent. The aerial riffs are mixed with vocals that straddle the line between clear and screamed, to great effect. The rhythm section, with its blend of softness and power, is a real eye-catcher, confirming last year’s ‘coup de coeur’. The audience listens attentively, and it’s clear that many of them are taken aback by the band’s spellbinding performance. The set was clearly of the highest quality, showcasing the full force of this combo, who never cease to amaze with each listen or concert. Time flies, and when the band announce the last track (in French), you feel like you could have done with a bit more. Once again, we hope to see the band back in the area and around Lille soon, and we urge you to check out Yeahrs! (Victor)
Having discovered him here in 2023, I’m delighted to see Giac Taylor back on the big stage. He’s back with a new album, The Last Sicilian Standing, released just a few weeks ago. The set obviously features him prominently. Giac Taylor is the solo project of Giacomo Panarisi, aka Romano Nervoso. This true showman from La Louvière is positioned at the front of the stage, behind his drums. His stability and stamina in singing at the same time is impressive. He obviously reminds us of his Belgian compatriot Stefanie Mannaerts (Brutus). The quartet’s set was varied in terms of musical influences and styles. There’s a bit of old-school rock, a hint of Rob Zombie in the vocals on some parts, a bit of stoner and, of course, a healthy dose of spaghetti rock! The keyboard adds an original touch to the compositions. The guitar riffs take centre stage, and the sound is heavy and massive for most of the set. The set ends with ‘The Italian Abduction’, a rich track of almost 10 minutes, with various acts and obvious stoner influences. The stage is decked out in red and green lights, reminiscent of the Italian flag. The band are on the bill at the Chariots Furieux (Caudry, 59) in early July, and we’ll be there! (Mégane)
After a short break to regain our strength, we’re back in the main hall to discover Nervous Chillin‘ . The Luxembourg punk rock band, who left the scene in 2015 to return in 2024, play an energetic set reminiscent of the best of this musical genre. The atmosphere is as good-natured as you could wish, and the band’s friends and fans are out in force to support them. The fast, energetic tracks come thick and fast, putting smiles on all our faces throughout the set. Their songs are such odes to celebration and sharing that you want to shake and dance with them. A slammer was even carried around the room during the set, a sign that the mood was right. What a pleasure to discover the Luxembourgers with this set in these conditions and at this festival! You feel right at home, as if you’ve known them for years. We had no hesitation in singing along to the choruses, so quickly did they sink into our heads. It was a real punk set, just like we love them, and one we hope to be able to relive as soon as possible! (Victor)
As night turns to day, it’s time for a dose of sweetness. Mike Noegraf & The Outlaws. The French singer’s group takes us into a hushed, intimate atmosphere. The artist delivers tender, moving compositions full of authenticity. Halfway between Noé Talbot and Forest Pooky, our minds drift and we are totally immersed in the restrained atmosphere that emanates from the stage. ‘Embark’, a song dedicated to Clem (Nina’s School, Intenable), sends shivers down our spines with its beauty and deep emotion. Other tracks, such as ‘Captain, we need a Captain’, are a little more up-tempo and have a happier feel to them. To end his set, Mike Noegraf, with his acoustic guitar, stands in the middle of the audience, who form a circle around him. He sings, looking each person in the eye in turn. It was a magical, suspended moment. Mike Noegraf pierced our hearts and gave us a moment of rare emotional intensity. THE concert of the year, in my opinion (Mégane)
Then it’s off to the main stage for Ronker. The Belgian band are full of energy! It took us a few minutes to get into the set as our emotions, shaken by the previous concert, were at this point not really in tune with what was happening on stage. But the Belgian band are so convincing that our mood changes quite quickly. We have to admit we’re at a bit of a loss to describe their music. You could call it extreme noise. With some of the most virulent hardcore influences, and vocals that sometimes sound like extreme black music. In short, a nice melting pot that turns everything upside down! The compositions are each more energetic than the last. Ronker is an unstoppable steamroller. After denouncing the racism of their home town, they go wild and the singer/guitarist climbs the speakers to finish his track on top. We’d love to see them perform in Lille with our very own Big Death Amego.
Tiredness is beginning to set in, and Johnnie Carwash will be our last concert of the year. Their garage pop will give us a dose of optimism and good humour this evening! Unfortunately, the line-up is a bit sparse, some having already left Notre Maison. But the trio don’t let up, sending out all their infectious energy to the remaining audience, who give it right back. Maxime (drums) sometimes uses one hand to play the mini-keyboard at the same time. We saw them last February at La Bulle, and we’re delighted to see their songs like ‘Aha It’s Ok’ and ‘I’m a Mess’ back on our lips. Manon‘s voice, with its highly recognisable timbre, conveys all the band’s messages, sometimes serious, but with a very positive edge. As if a smile were a weapon against the difficulties we face. So we left Ecaussines with a great deal of energy.
Like last year, and since its inception, Arc-En-Musique has offered an eclectic programme giving a superb overview of the Benelux and French music scenes, with each group more exciting than the last. Notre Maison, the festival venue, is one of the most welcoming places in the world, as is the team of volunteers. We urge you to keep a close eye on what the AEM project is up to, and come and see us next year! A huge thank you to the whole team for the programme and the welcome. Arc-En-Musique is a place where you feel home, and in these times that can only do us the greteast of good!
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