Pour finir le mois de juin en beauté, l’Aéronef nous donnait rendez-vous dans la grande salle, complète depuis des semaines pour la tornade Amyl & The Sniffers, véritable phénomène du punk, tout droit venu d’Australie. Pour ouvrir cette belle soirée, nous avons eu l’honneur de découvrir Big Noter, groupe de rap hardcore australien, tenu par la légende Briggs.
Article et photos par Marye Davenne
English version below
Le nom de Big Noter ne vous dit rien ? Pas de panique, ils ont joué ce 20 juin leur quatrième concerts de leur vie. Mais alors, comment un tout nouveau groupe se retrouve en ouverture de la tournée Européenne d’Amyl & The Sniffers ? Et bien, à la tête de ce nouveau projet, nous retrouvons Briggs qui a un CV aussi long qu’une notice de pilule contraceptive. Rappeur, patron du label de hip hop Bad Apples Music, mais aussi comédien, notamment dans la série Cleverman, ou encore la série Netflix Boy Swallows Universe. Mais ça ne s’arrête pas là, car il est aussi scénariste de la série d’animation Disenchantment, toujours sur Netflix. En bref, un homme à la créativité folle. Mais alors, sur scène, qu’est ce que ça donne ? Et bien, comme on peut s’y attendre, Big Noter nous ont proposé un show hardcore aux influences hip hop non dissimulés puisqu’entre les morceaux, des samples de gros groupes hip hop sont joués. Le hardcore de Big Noter est assez lourd, rappelant les sonorités très 90s du genre, comme Downset. Le public s’est mis à bouger en rythme avec la formation, qui donne tout sur scène. Nous avons même eu le droit à un magnifique solo de basse, applaudit par tous. Une belle prestation assez étonnante qui n’a rien d’un début de carrière.
Petite pause rafraichissement, et très vite, la salle est devenue compacte. Le public, qui a parfois fait un bon nombre de kilomètres pour venir voir les Australiens de Amyl & The Sniffers, s’est placé au plus près. Declan Mehrtens à la guitare rentre en piste en faisant 4 sprints de gauche à droite de la scène, puis Amy Taylor au chant prends le micro et ses premières phrases seront claires et précises : « Si quelqu’un tombe, vous le ramassez ! Vous faites attention aux uns des autres. Pas de gestes inappropriés. C’est parti », et voilà que le concert commence en trombes. Pas de doutes, nous sommes ici face à un public de connaisseurs qui chantent en cœur chacune des paroles pour une ambiance de folie. Dès le premier titre, les slameurs apparaissent et la chaleur dans la salle monte en flèche. Les Australiens impressionnent de part leur énergie, leur bonne humeur, et la qualité de leur musique. Et pour que tout le public puisse profiter au maximum, des caméramans sont dispersés un peu partout dans la salle, retransmettant en direct sur l’écran géant de fond de scène l’ambiance à la fois sur la scène que dans la fosse. Comme tout bon groupe de punk, les convictions politiques sont au cœur même de leur musique, et de leur discours. Ils nous parlent de la Palestine, de l’administration Trump, du droits des personnes trans, et du fait que la musique est de part nature politique, et exprime tout ce que les politiques n’ont pas les couilles de dire (on ne fait que citer ses mots). Amy nous encourage même à faire nos recherches nous même pour comprendre, avant d’enchainer avec « Knifey », titre féministe fort qu’elle dédicace à TOUTES les femmes, cis, trans, non binaire. Le concert n’est pas encore fini que le groupe distribue déjà des setlists au public. Cette soirée est complétement folle et on se délecte de cette ambiance à la fois conviviale, pleine de bonne humeur, qui nous permets d’extérioriser tout ce qui était enfui au fond de nous. Quelques secondes dans le noir, et nous voici au rappel à l’allure plus calme, faisant chanter tout le public, avant d’augmenter progressivement le rythme pour un final dansant, explosif à l’image de la formation.
Amyl & The Sniffers régalent, bouleversent, expriment avec rage ce qu’est d’être punk en 2025, rassemblant toutes les générations, de l’adolescent frivole en quête de sens, au retraité à la veste Sex Pistols d’époque ! Ce qui est sûr, c’est qu’Amy se dessine comme l’une des idoles de la jeune génération de punk Européen.
Un grand merci à Danièle pour l’accréditation, à l’Aéronef et Alias Productions pour l’organisation et l’accueil.
To end the month of June on a high note, l’Aéronef gave us a rendez-vous in the main hall, which had been sold out for weeks, for the tornado Amyl & The Sniffers, a veritable punk phenomenon straight from Australia. To open the evening, we were honored to discover Big Noter, an Australian hardcore rap band fronted by the legendary Briggs.
The name Big Noter doesn’t ring a bell? Don’t worry, on June 20 they played their fourth concert of their lives. So how does a brand-new band end up opening for Amyl & The Sniffers on their European tour? Well, at the helm of this new project is Briggs, whose CV is as long as a contraceptive pill leaflet. He’s a rapper and boss of hip hop label Bad Apples Music, as well as an actor, notably in the Cleverman series and the Netflix series Boy Swallows Universe. But it doesn’t stop there, as he is also the scriptwriter for the animated series Disenchantment, also on Netflix. In short, a man of wild creativity. But what about on stage? Well, as you’d expect, Big Noter put on a hardcore show with undisguised hip-hop influences, as samples of big-name hip-hop bands are played between songs. Big Noter’s hardcore is pretty heavy, recalling the very 90s sounds of the genre, such as Downset. The audience moved to the beat with the band, who gave their all on stage. We were even treated to a magnificent bass solo, applauded by all. A fine, astonishing performance that was far from a career debut.
After a short refreshment break, the room quickly became compact. The audience, some of whom had travelled a good number of miles to see the Australians of Amyl & The Sniffers, got right up close. Declan Mehrtens on guitar enters the stage, sprinting 4 times from left to right, then Amy Taylor on vocals takes the mic, and her first lines are clear and precise: « If someone falls, you pick them up! Pay attention to each other. No inappropriate gestures. Here we go », and the concert begins with a bang. There’s no doubt about it: we’re up against an audience of connoisseurs who sing along to every single lyric, creating a crazy atmosphere. From the very first track, the slammers appear and the heat in the room soars. The Australians impress with their energy, good humor and the quality of their music. And so that the whole audience can enjoy the show to the full, cameramen are scattered throughout the venue, broadcasting live on the giant screen at the back of the stage the atmosphere both on stage and in the pit. Like all good punk bands, political convictions are at the very heart of their music, and their discourse. They talk about Palestine, the Trump administration, trans people’s rights, and the fact that music is inherently political, and expresses everything that politicians don’t have the balls to say (we’re just quoting her words). Amy even encourages us to do our own research to understand, before moving on to “Knifey”, a strong feminist track she dedicates to ALL women, cis, trans, non-binary. The concert isn’t over yet, and the band is already handing out setlists to the audience. It’s a crazy evening, and we’re revelling in the friendly, good-humored atmosphere, which allows us to let out everything we’ve been holding inside. A few seconds in the dark, and we’re in for a calmer encore, with the whole audience singing along, before gradually increasing the pace for a danceable, explosive finale in the image of the band.
Amyl & The Sniffers regale, overwhelm and angrily express what it means to be punk in 2025, bringing together all generations, from the frivolous teenager in search of meaning, to the retiree in the vintage Sex Pistols jacket! What’s certain is that Amy is emerging as one of the idols of the younger generation of European punk.
Many thanks to Danièle for accreditation, and to l’Aéronef and Alias Productions for organization and hospitality.

























