Dernier jour du Motocultor avec toujours une chaleur étouffante bien présente! Mais pas de quoi nous décourager, même si la fatigue commence à être bien présente, puisque nous ferons en ce dernier jour notre plus grosse journée du week end avec pas moins de 21 groupes au compteur! Au programme : Solitaris, Lunar Tombfields, Møsi, Wyatt E., Doodseskader, Thrown, Margarita Witch Cult, Locomuerte, Cobra The Impaler, Ensiferum, Gost, Fear Factory, Between The Buried And Me, Primordial, Landmvrks, Monolord, Harakiri For The Sky, Candlemass, Kanonenfieber, Machine Head et Green Lung.
Report par Mégane Canis, Victor BRUNERIE et Marye Davenne
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Solitaris
La journée démarre plus tôt que les précédentes. Toutefois le public est assez nombreux pour assister au show de Solitaris. Les parisiens arrivent masqués, comme toujours. Des samples assez énigmatiques annoncent leur entrée sur scène. Il a beau faire très chaud et un soleil radieux, le groupe arrive à instaurer un climat mystérieux et sombre à la fois. Les nombreuses bougies noires qui ornent la scène font leur effet. Le groupe attire tous les fans de metalcore par des sonorités très proche de ce style, tout en ayant également des rythmiques très hardcore. La voix pleine de reverb engendre une atmosphère bien particulière. Solitaris apporte réellement quelque chose à la riche scène du metal moderne.
Lunar Tombfields
Je retrouve avec plaisir cette formation black métal, déjà vue notamment au Night Fest à Arlon en 2024. Un hommage à Ozzy fait office d’introduction. Puis le son puissant de Lunar Tombfileds prend place sur le festival. Leur black metal atmosphérique est d’une beauté puissante. Sous un soleil de plomb, le groupe nous assène ses compositions où se côtoient désespoir et mélancolie. Les maquillages des musiciens renvoient à ce côté mystérieux et sombre que l’on retrouve souvent dans le black metal. Le son est carré, et techniquement, le groupe assure. Les émotions, parfois dures, sont exprimées et retranscrites avec une belle efficacité dans le set que Lunar Tombfields propose en ce midi. Cela nous prend aux tripes malgré un environnement bien plus lumineux que l’âme des compositions. Les titres longs nous plongent totalement dans l’univers du groupe. Malgré un horaire peu propice à ce type d’ambiance, Lunar Tombfields a réussit à nous embarquer et à créer une véritable atmosphère sombre.
Møsi
Pendant que le black métal prend possession de la Supositor, me voilà à la Massey pour y découvrir une formation rock venue de Bretagne, Møsi. Intrigué par leurs titres présents sur la playlist du festival, me voilà devant un duo guitare batterie où les deux musiciens sont placés l’un face à l’autre pour une énergie décuplée. Le groupe rennais nous emporte avec des paroles en français magnifiques et une musique qui mêle puissance et douceur folle. Pas scremo mais en en empruntant certains codes, le duo vient nous montrer une fois de plus à quel point la scène française excelle dans ce mélange habile entre rock puissant et chanson. Le public ne s’y trompe pas et arrive de plus en plus nombreux intrigué par la proposition des Rennais. Les ambiances savent se poser avant des explosions sonores des plus enthousiasmantes. Le groupe remercie chaleureusement le public pour son écoute et nous livre le meilleur d’une discographie déjà bien fournie. On ignorait leur existence avant le festival, l’erreur est réparée, et c’est peu vous dire qu’on a devant nous un véritable coup de coeur de cette dernière journée. Le dernier morceau viendra sceller notre amour naissant pour cette formation dont on ne manquera pas les prochaines dates nordistes ainsi que les prochaines sorties! Et comme on dit chez nous : Youpi le rock!
Wyatt E
La chaleur est intenable et rapidement l’idée de voir le concert de Wyatt E. depuis les abords de la scène s’éloigne petit à petit. C’est à l’ombre d’un arbre, que je profiterais uniquement du son du concert. Les belges ont évidemment leurs costumes sur scène, mais ici je ne vous parlerais que du côté sonore de la prestation. Comme toujours la formation excelle avec son drone doom teinté de sonorités orientales envoutant à souhait. Chaque titre, long, laisse les musiciens nous proposer une musique taillée pour faire vagabonder nos âmes de la plus belles des manières. Le soleil présent en force renforce l’impression désertique qui émane de leur musique. C’est beau à tomber et chaque note vient résonner en nous avec force. Peu de morceaux sont joués mais ils sont assez nombreux pour montrer l’étendue du talent des belges au public du festival. De mon côté c’est toujours un véritable plaisir de les retrouver, et même si je n’ai pas pu profiter du visuel de la prestation comme je le souhaitais la musique de Wyatt E; m’a offert des frissons en nombre et finalement ne serait-ce pas ça le plus beau?
Doodseskader
Après avoir poncé la discographie de la formation belge ,et en particulier l’album Year Two sorti l’an dernier (la Belgique étant présente en force en ce dernier jour), il est temps pour nous d’assister à notre tout premier concert de Doodseskader. Sur scène Tim de Gieter (basse) et Sigfried Burroughs (batterie) se partagent le chant, avec tout de même la voix de Tim qui prédomine. Leur musique emprunte au sludge, au post métal et à des genres plus électroniques pour un ensemble totalement captivant. La présence scénique de Tim est impressionnante et sa voix l’est tout autant. Il alterne entre chant doux et screams perçants qui rappellent son ancienne formation, Amenra. Pour ajouter à la musique déjà bien lourde, les thématiques très orientées vers la santé mentale et la place de l’humain dans une société défaillante en tous points viennent nous retourner totalement. L’alchimie entre les deux musiciens nous emporte et les paroles, autant dans les morceaux que celles dites par Tim en français entre les titres, viennent nous toucher au cœur tant on sent qu’elles sont le pur reflet de l’âme du musicien belge. Un concert fort qu’on ne voit pas passer tant les musiciens nous ont servis une prestation dévastatrice de bout en bout. Ne manquez pas leurs prochains passages près de chez vous car l’émotion proposée par les deux musiciens belges est d’un autre monde! De notre côté on part se replonger au plus vite dans leurs sorties.
Thrown
Après plusieurs tournées marquantes en compagnie de Crystal Lake ou encore Dying Wish, Thrown commencent à forger leur nom petit à petit dans les playlists des auditeurs, mais aussi au sein de nombreuses affiches festivals à travers le monde. Un groupe que l’on retrouve donc facilement en live, sans trop chercher à les voir. L’occasion parfaite pour nous faire un second avis, suite à leur set en demi-teinte lors du Jera On Air 2024. Cette fois-ci, pas de problème de son, nous pouvions profiter au maximum du set des Allemands. Le public semblait ravi de les retrouver et une superbe ambiance planait devant la Dave Mustage. Malheureusement, Thrown ont toujours du mal à marquer notre esprit, et un an plus tard, il semblerait qu’ils aient toujours ce même souci de charisme ou du moins d’occupation de la scène. On ne peut qu’une nouvelle fois leur conseiller de travailler pour savoir occuper l’espace et faire de ces très grandes scènes qu’ils occupent un véritable terrain de jeu, plus qu’une simple estrade pour se produire. Musicalement, leur set fût néanmoins très bon. Un groupe à écouter plus qu’à voir.
Margarita Witch Cult
Alors que Margarita Witch Cult foule la Bruce Diskinscène, la sécurité sort le jet d’eau. Par cette chaleur cuisante, celui-ci est au moins autant applaudi que le groupe. Durant une bonne partie du concert, la sécurité arrosera le public, ce qui nous sera salutaire. Côté scène, le trio nous offre un stoner assez rythmé pour débuter ce set. Les riffs heavy prennent place dans les compositions. La présence de deux voix, et même parfois de chœur par le batteur, apporte un vrai dynamisme à la proposition. Certains titres sont parfaits pour headbanger, ce que le public ne se prive pas de faire. Plus le set avance, plus les accents doom de la formation sont audibles. Certains passages se font plus lourds et plus lents. Le solo de basse fait montre d’un vrai talent chez les musiciens. On est totalement conquis par Margarita Witch Cult qui fait ici une prestation remarquée et remarquable ! Le groupe, originaire de Birmingham, ne peut évidemment pas nous laisser sans un hommage appuyé, sous forme d’un medley, à la légende de cette ville : Ozzy Osbourne. On ne manquera pas d’aller jeter une oreille attentive dans la discographie de Margarita Witch Cult !
Locomuerte
Ils n’arrêtent pas de tourner, et notamment dans le Nord, mais peu importe, on ne lasse pas des Locomuerte ! Alors que mes camarades vont s’abriter sous la Massey, je pars affronter le soleil et la poussière sur la Supositor. Après une introduction très latino, le groupe prend possesion de la scène. Leur arrivée festive est un prémisse à ce qui va arriver durant tout ce show. El Termito fait voler ses tresses dans tous les sens tandis qu’il chante. Il est hyper entrainant et dégage une vraie joie d’être sur scène. Celle-ci se retrouve d’ailleurs chez tous les membres du groupe et apporte un vrai plus au groupe. Locomuerte c’est un cocktail hypervitaminé et énergique. Nico Loco harangue la foule, avec un sourire communicatif. Pendant “Parano Booster” le groupe indique les chœurs au public grâce à leurs emblématiques pancartes, contenant également les indications de Circle Pit. On oscille entre sonorités latino, riffs trash et énergie punk. Leur objectif cet après-midi est simple : que le concert devienne le Lococultor, en labourant le terrain qui sert de fosse. Pour ce faire, ils créent les conditions idéales pour les plus beaux wall of death de cette édition. Les circle pit sont également magistraux. On y voit même une personne en fauteuil roulant se faire porter par les autres participants et tourner en l’air au même rythme effréné que les personnes en dessous. Locomuerte est dans le partage et ça prend totalement. Le public exulte, c’est la fête jusqu’à la console. Et pas de jaloux : tout le monde mange de la poussière ! Sur “Barrio”, le groupe invite même un certain… Stéphane Buriez ! Rien de moins ! Le rodéo en crocodile est évidemment épique dans cette foule danse et surchauffée. “La Vida Loca” clôt le set de manière magistrale. Locomuerte est une vraie bête de scène !
Cobra The Impaler
Continuons avec les formations belges avec Cobra The Impaler! Le groupe de prog métal de Gand monte sur scène et se lance directement dans “Season Of The Savage”, morceau tiré de leur dernier album en date. D’entrée en se prend en pleine face la maestria des musiciens, qui excellent tous à leur poste. Manuel Remmerie nous emporte avec un chant puissant et versatile qui vient parfaitement se mêler aux instrumentations techniques et massives proposées par les musiciens. On retrouve d’ailleurs à la guitare James Falk, que l’on a déjà vu se déchaîner sur scène avec Bear, et qui nous montre ici que les riffs plus prog ne lui font pas peur et qu’il les maîtrise mieux que personne. Le groupe alterne entre morceaux de Karma Collision et Colossal Gods, de quoi ravir les fans de la formation. Impossible de rester de marbre devant une telle prestation qui vient nous rappeler à quel point leur morceaux nous ont marqué dès leur sortie. Un concert inoubliable qui termine notre petit tour belge de cette quatrième journée en nous laissant sur une note captivante.
Ensiferum
Avant le début du concert de Ensiferum, une personne du staff du Motocultor prend la parole. En raison d’un problème avec une compagnie aérienne, le groupe n’a aucun matériel ! Tous leurs bagages ont été perdus, comprenant leur matériel, leurs costumes, leur backdrop… Le festival a tout fait pour que le groupe puisse avoir le minimum requis. Ensiferum monte donc sur scène, habillés “en civil”, sans aucune fioriture. On remarque que toutes les guitares sont floquées avec le logo du Hellfest. Le concert est donc unique en son genre. Avec un matériel de prêt, la setlist a dû être entièrement repensée. Exit les tubes à l’instar de “In my Sword I Trust”. Le groupe a entièrement recréé ce concert, en quelques heures on l’imagine. Le public est totalement compréhensif. De notre côté on a ce sentiment d’être presque privilégié de voir ce moment très authentique. N’étant pas des spécialistes de folk metal, on avoue ne pas connaître la majorité des titres qui sont joués là, mais on est tout de même happés par la prestation. Ensiferum assure le show avec le strict minimum, et c’est à ça qu’on reconnait un groupe talentueux. Le côté pagan/folk ressort parfaitement des riffs, tandis que le clavier, très équilibré, en rajoute une couche. Les passages rythmés et rapides succèdent aux temps plus calmes d’où sortent de belles unissons de voix. La fosse est festive et reprend en chœur la reprise de “Breaking The Law” de Judas Priest. J’étais allée voir Ensiferum par nostalgie et curiosité à la fois, voulant voir si j’allais toujours accrocher à ce groupe que j’ai beaucoup écouté fut une époque. Et je dois dire que je suis totalement conquise par ce concert ! Le groupe a su s’adapter, a gardé son public et nous a offert un moment d’une grande qualité !
Gost
Petit tour rapide par le set de Gost pour une belle dose de sythwave boosté à la basse live. Le musicien du michigan maîtrise ses claviers et machines comme personne et vient nous captiver dès les premières notes. Sa musique respire l’amour des années 80 tout en y apportant une touche bien plus extrême dans l’approche. Masqué, le musicien alterne entre son set-up et le centre de la scène où il incite toujours plus le public à remuer. La basse apporte un son bien plus organique à la musique et vient ajouter à la puissance de morceaux qui n’en manquent pas de base. On profite de quelques titres avant d’aller vers la Dave Mustage pour le set de Fear Factory. Mais pas de quoi être triste puisqu’on attend déjà avec impatience le passage de Gost en ouverture de Perturbator à l’Aéronef de Lille le 6 novembre prochain, et vous pourrez également le retrouver tout au long de cette tournée automnale.
Fear Factory
Sur la Dave Mustage, nous retrouvons les américains de Fear Factory, que nous n’avons pas vus depuis leur concert à Lille fin 2023. Il n’est que 18h, mais le groupe apporte une scénographie digne des formations qui foulent la scène en soirée. Leur métal aux sonorités industrielles a amené une foule dense. Leur son puissant accroche dès le début du set. La batterie est bien présente, autant visuellement que musicalement. Milo Silvestro modifie sa voix au gré des titres grâce au boîtier devant lui. Dino Cazares, seul membre restant du line-up originel, présente les titres au public. Fear Factory prépare actuellement un album, le premier avec Milo Silvestro au chant. En attendant cet sortie prometteuse, le groupe nous interprète ses titres les plus efficaces comme “Zero Signal” ou encore “Replica” qui déchaîne la fosse, qui saute alors en tout sens. Nous sommes placés un peu en arrière, et le groupe semble disparaître derrière un nuage de poussière lorsque le pit explose. Leur identité autour des machines, des robots et de la production prend forme autant dans leur visuel que dans leurs sonorités industrielles, par les samples, les effets dans la voix ou la ligne rythmique. Tout est bien rodé, et la Fear Factory est toujours aussi efficace en live. Il s’agit du dernier concert de cette tournée estivale, et le groupe donne tout. Il dédicace “Edge Crusher” à leurs amis de Machine Head et Suffocation, tous deux présents plus tard dans la soirée. Une petite coupure son entâche quelques peu les remerciements faits par Dino Cazares, mais heureusement pas le célèbre “Linchpin” qui clôturera ce set efficace.
Between The Buried And Me
Impossible pour moi de manquer le set d’un de mes groupes favrois de prog métal. Between The Buried And Me ont depuis des années trouvé leur place dans mes écoutes régulières avec des albums tous plus inventifs les uns que les autres. Tommy Giles Rogers vient captiver le public d’entrée de jeu avec une voix alternant aisément entre chant clair et scream du plus bel effet. Le set commence fort avec le mythique “Alazka” avant que “The Coma Machine” ne vienne nous faire chanter le refrain en coeur. Pour le plus grand plaisir des fans, le groupe jouera ce soir une chanson par album représenté sur la setlist! C’est donc au tour du prochain disque, The Blue Nowhere, d’être mis en avant avec son premier single “Things We Tell Ourselves In The Dark”! Le morceau montre encore une nouvelle facette sonore du groupe et vient prouver une fois de plus que chaque album, tout en gardant une patte reconnaissable, vient chercher de nouvelles idées de composition pour toujours plus d’inventivité. La dextérité de chaque musicien est impressionnante mais on ne tombe jamais dans la pure démonstration. Le son, comme toujours sur leurs concerts, est absolument parfait et nous laisse profiter de chaque variation sonore de la plus belle des manières. “Lay Your Ghosts To Rest” vient rappeler à quel point la période The Parallax m’a fait tomber amoureux de cette formation. Le public est aux anges et c’est avec “Disease, Injury, Madness” que le groupe termine un set excellent de bout en bout. Autant vous dire qu’on ne manquera pas la sortie du prochain disque ainsi que la tournée européenne à venir début 2026!
Primordial
Je ne me déplace pas très loin puisque j’enchaîne sur la Supositor, scène voisine. Primordial nous accueille avec une musique religieuse et calme, quelque peu couverte par le flux de personnes repartant après Fear Factory. Le concert démarre progressivement, avec en premier lieu uniquement la batterie, puis les guitares et la basse tandis que Alan Averill crée une ambiance en faisant des signes menaçant typiques du black métal. Il arbore une corde de pendu au cou. D’abord très ambiant, démarrant avec le long “Rome as Burns” le set monte progressivement en puissance. Peut-être même un peu trop progressivement pour un festival. La setlist est parfaite pour créer une ambiance en concert mais en festival, les groupes choisissent généralement d’accrocher directement le public avec des titres percutants. De ce fait, ce set est plutôt à destination des connaisseurs de Primordial. Mais ça vaut le coup de rester car l’intensité finit par prendre. Alan Averill montre sa corde à toute l’assemblée pour introduire le titre “To Hell or The Hangman”, une histoire typique irlandaise. Le public est alors davantage participatif. Les présentations des titres font mouche et permettent de comprendre davantage les ambiances véhiculées par les titres longs. Primordial dédie “Victory has 1000 Fathers, Defeat is An Orphan” à Thin Lizzy. L’introduction laisse apparaître des riffs plus rock’n roll aux sonorités irlandaises, qui sont une surprise positive dans ce black metal ambiant. Le côté sombre reste toutefois bien présent. Je n’avais pas vu Primordial depuis des années, et je me dis que le groupe peut davantage briller dans une salle sombre, propice à créer une ambiance qui leur ressemble. Après coup, on se dit que notre ressenti aurait peut-être été différent si la formation était passée sous la Massey.
Landmvrks
Comment louper les français de Landmvrks ? Leur nom est dans toutes les bouches, sur tous les tiktok et autres réel Instagram, ou même caché dans les crédits de nombreux petits groupes du sud de la France. Landmvrks sont un véritable phénomène et deviennent petit à petit les dignes héritiers de la grandeur du métal français aux côtés de Gojira. Cette popularité va se ressentir avant même le début des concerts, devant un public qui est venu se placer au plus prêt de la scène bien en avance, (et ce fût pareil du côté des photographes qui attendaient depuis très tôt pour être sûr de pouvoir les shooter). Une entrée sur scène calme avec juste Flo pour lancer “Creatures”, avant que tout le groupe ne le rejoigne pour lancer les hostilités avec de la pyrotechnie en guise de spectacles. Les premiers slameurs n’ont attendu que quelques secondes pour se lancer, donnant du fil à retordre à la sécurité qui n’a pas chômer pendant l’heure de concert des français. Leur son fût absolument parfait, comme à leurs habitudes, et que ce soit avec des vieux titres ou les tout nouveaux de leur album The Darkest Place I’ve Ever Been, l’ambiance fût à son comble. Landmvrks maîtrisent à la perfection leur style musical et on ne peut qu’être admiratif de la prestation des français, à la fois dans la puissance des breakdowns, dans l’émotion des titres plus doux, dans le chant aux multiples facettes et par cette prestance en live de la part de l’intégralité des musiciens.
Monolord
Les amateurs de stoner doom que nous sommes ne pouvaient décemment pas manquer le concert de Monolord, que nous n’avons jamais eu la chance de voir en live! Le groupe suédois nous propose dès les premières secondes des morceaux enthousiasmants mêlant riffs boostés à la pédale d’effet surpuissants et rythmiques doom à souhait. On se laisse porter par la voix de Thomas V. Jäger qui excelle autant au chant que derrière sa guitare. Chaque morceau joué sonne comme une leçon qu’on a grand plaisir à suivre et qui montre que la maestria coule dans les veines de la formation de Gothenburg. Impossible pour les nordistes que nous sommes de ne pas les imaginer débouler un dimanche soir sur la scène du Rock In Bourlon! Et c’est avec cette image en tête qu’on continue de profiter du set avec le sourire aux lèvres et avec la furieuse envie d’oublier les tracas du monde avec cette musique enthousiasmante à souhait. Un pur plaisir qui nous fait dire que les prochains passages du groupe seront des immanquables de notre calendrier.
Harakiri For The Sky
Les autrichiens de Harakiri for the Sky sont programmés sous la Massey, environnement parfait pour profiter de leurs compositions aussi délicates que complexes. Le concert est très ambiant. Les riffs mélodiques se mêlent aux rythmes parfois blastés et au son lourd. La voix de JJ, emplie d’émotions profondes et mélancoliques, nous cueille et nous prend instantanément aux tripes. A partir de là, on ne décroche plus du concert. On est totalement transportés, chamboulés, bouleversés. La richesse des riffs grâce aux deux guitares donnent un réel relief aux titres, leur apportant une certaine complexité. La scénographie simple et épurée correspond totalement à ce que véhicule Harakiri for the Sky. Pas besoin de fioritures, leur musique nous envoûte tout simplement. Entre la colère et la souffrance, le groupe dégage quelque chose qui vient de l’intérieur. L’émotion est brute mais les compositions sont, elles, pleines de nuances. Le contraste entre la puissance des rythmes lourds et le côté parfois aérien des mélodies est saisissant. JJ, dont la voix nous transperce à chaque instant, adresse à plusieurs reprises des cœurs au public. Quelques larsens viennent bousculer un peu le concert. Mais on les oublie vite lorsque retentissent les premières notes de “Sing for the Damage We’ve Done”, titre emblématique et particulièrement prenant de Maere, avant dernier album du groupe. Harakiri for The Sky nous offre une dernière preuve de sa proximité, de quasi communion, avec le public, lorsque JJ descend de la scène pour terminer le concert dans la fosse. Harakiri for the Sky était un des concerts que nous attendions le plus de la journée, et on doit dire qu’on a été totalement comblés par ce très beau moment.
Candlemass
Retour sur la Bruce Dickinscène pour une dose d’epic doom avec les légendes de Candlemass! Dès “Bewitched” on se prend en pleine face les riffs et rythmiques dantesques des suédois, visiblement très en forme ce soir! Johan Längquist nous montre l’étendue de sa palette vocale tout en laissant sur les parties plus instrumentales l’occasion aux musiciens de briller en se mettant un peu en retrait. Côté riffs et rythmiques, impossible de décrocher de titres comme “Mirror Mirror” ou “Sweet Evil Sun”, qui viennent montrer que tout au long de leur carrière les suédois ont su offrir les plus belles compos doom qu’on puisse imaginer. Le set est clairement un immanquable de cette dernière soirée! Le groupe ravit les fans de la première heure avec “Crystal Ball”, morceau tiré de leur album mythique de 1986. Là encore chaque note est un pur plaisir pour les oreilles et c’est sur ce titre qu’on quitte la formation pour ne rien manquer du set suivant. On ne pouvait rêver mieux pour notre premier concert de Candlemass et on se promet de ne pas manquer le groupe lors de futures tournées. Un bonheur sonore total!
Kanonenfieber
J’espère que vous êtes prêts pour tous les superlatifs du monde réunis ici. Parce que nous, nous n’étions clairement pas prêts pour le concert absolument incroyable de Kanonenfieber. J’avais déjà eu l’occasion de voir les allemands à domicile au Summer Breeze 2023. J’étais réellement impatiente de les revoir, d’autant plus depuis la sortie de leur album Die Urkatastrophe en septembre 2024. La scénographie est absolument extraordinaire, et ce avant même le début du concert. Canons et caissons ornent la scène. Dès le début du spectacle (car oui à ce niveau c’est du spectacle), le groupe dégaine les étincelles. Les musiciens, masqués, arborent des costumes de la première guerre mondiale, thème de leurs compositions. On démarre avec “Menschenmüle” (signifiant “Déchets Humains”), titre phare du dernier opus. D’entrée de jeu leur sonorité black métal vient nous percuter avec une force peu commune. On sort assez régulièrement de ce style avec des influences death très épiques. La voix de Noise est particulièrement audible grâce à un son d’une qualité exceptionnelle. Chaque titre est un tableau qui raconte une histoire. Les flammes nous emmènent dans la fournaise des canons de la guerre. L’univers des tranchées est particulièrement bien retranscrit. Les costumes changent également en fonction des titres. Fumée, neige, feu… Kanonenfieber utilise chaque accessoire à bon escient. Tout est mis au service des titres percutants. Lorsque retentit “Panzerhenker” on est totalement pris dans cette composition d’une puissance indescriptible. Après un petit interlude samplé durant lequel la scène est plongé dans le noir, le groupe revient et on découvre… un bateau! En quelques secondes seulement la scénographie modulable s’est totalement transformée. Noise apparaît alors en tant que capitaine sur “Kampf und Sturm” (“Combat et Tempête”). Le titre comporte des petits airs indus qui collent totalement à l’ambiance. Les blasts nous embarquent et on est pris dans la tempête avec Kanonenfieber. Sur “Z-Vor”, single sorti il y a quelques jours seulement, Noise apparaît sur le bateau, avec un tambour. En quelques secondes le bateau disparaît à nouveau. C’est une estrade de jugement qui orne alors scène pour “Die Havarie”, sur laquelle se placera Noise et son canon à flammes. Encore un tableau dont Kanonenfieber a le secret. Le set se termine avec un autre titre immanquable de Die Urkatastrophe : “Ausblutungsschlacht”. Vous l’aurez compris, Kanonenfieber a tout dégommé. L’alliance de leurs compositions incroyables avec la scénographie unique et absolument extraordinaire en fait le plus beau et majestueux concert du Motocultor 2025. Les allemands ont retourné la Supositor pour un show qui restera dans les annales sans nul doute !
Machine Head
Nous nous tournons alors vers la Dave Mustage pour assister au show de Machine Head. La foule est nombreuse pour le groupe qui clôt cette édition record. Le groupe est introduit sur “Bohemian Rapsody” de Queen, reprit par la foule. En guise de backdrop nous avons droit à un écran dont l’illustration changera au gré des titres. Le groupe pioche en effet dans toute sa discographie pour cette setlist de festival, allant jouer des vieux titres comme “Ten Tone Hammer”. Le nombre de light bat également des records, en devenant même parfois aveuglant. Les riffs trash côtoient le côté metal accessible et quasi mainstream du groupe. Robb Flynn lance les circle pit, tout en réexpliquant les règles de prise en compte de chacun. Le pit est tellement immense qu’il est visible même depuis le fond. Robb Flynn communique énormément avec le public, y compris pendant les titres, coupant même parfois le dynamisme de la prestation. On salue son adaptation avec un “Yec’ hed mad” surprenant mais très à propos. Tout est parfaitement chorégraphié. Les transitions sont scénarisées, avec des noirs sur scène et des intro samplées qui réaccueillent le groupe à chaque fois. On ne sait pas si c’est la fatigue, le show dantesque de Kanonenfieber encore présent dans nos têtes, mais toujours y est que de notre côté on ne rentre pas dans la proposition, que l’on trouve (en tout cas de notre ressenti) peu authentique. La prestation nous semble un peu lisse et nous préférons laisser les fans profiter du concert tandis que, après quelques morceaux, nous choisissons l’ambiance plus intimiste de la Bruce Dickinscène pour terminer ce festival.
Green Lung
On se retrouve donc devant Green Lung qui porte particulièrement bien son nom puisque tout est vert. Le concert a déjà commencé mais ce que nous entendons nous convainc de rester malgré la fatigue. Le groupe britannique joue ce soir sa dernière date avant de se consacrer à l’enregistrement de leur nouvel album. De prime abord on entend le stoner, très qualitatif. Puis on se rend compte que les sonorités sont bien plus complexes que ça. Le clavier apporte un côté progressif très intéressant et original au groupe. Green Lung sort vraiment du lot des groupes de stoner habituels. On note la présence de tambours, et une scénographie travaillée, entre monstres et légendes forestières. Les musiciens habitent la scène et leurs compositions, et on les sent heureux d’être là. Après une introduction puissante, “The Forest Church” nous emmène dans des contrées mystiques, accompagnées par la voix de Tom Templar. Green Lung nous accompagne tout doucement dans nos songes, et la fatigue devenant envahissante, nous choisissons de nous laisser bercer par leurs compositions en retrouvant le camping. On vous promet de vous reparler d’eux à l’occasion de la sortie de leur prochain album !
C’est ainsi que se termine notre Motocultor 2025. Au-delà des concerts dont nous nous sommes efforcés de vous retranscrire l’ambiance, il y a tous les “à côté” du festival. On profite donc de ce dernier report pour vous donner nos impressions quant à ceux-ci. Niveau organisation, nous n’avons pas perçu de difficulté majeure. Les horaires des concerts ont toujours été respectés, quasiment à la minute près. Le festival fait de plus en plus pour lutter contre les VSS. Cela se ressent dans l’attitude des bénévoles sur tout le site, puisqu’il suffit d’une personne un peu tactile pour déclencher une réaction d’alerte et de bienveillance de la part du staff bar.
Cette année a été celle de plusieurs records. Premièrement la fréquentation. Sur le site, cela reste tout à fait vivable, avec peu d’attente que ce soit aux bars ou stands de nourriture, et pas de problème de saturation sur le site. Deuxième record : la chaleur. Carhaix a vécu un pic de chaleur avec des températures qui ont dépassé les 30 degrés chaque jour. Le festival a su s’adapter en instaurant la gratuité sur les bouteilles d’eau au bar (les deux derniers jours), en plus des points d’eau déjà présents. On notera toutefois que le dimanche soir, il était bien difficile de trouver un soft dans les différents bars. Durant le festival, nous avons pu constater que les plateformes PMR se trouvaient en plein soleil. Un espace couvert pourrait être pensé. De manière générale, il y avait vraiment peu d’ombres devant les scènes. Les jets d’eau sortis le dernier jour ont été salvateurs, mais ne concernait que les premiers rangs.
L’ambiance sur le festival est restée festive. Il y a toujours des exceptions et nous n’étions pas partout. Mais nous avons pu voir des stands comme “Nous Toutes”, nous avons pu constater que, de manière générale, chacun.e était libre de vivre son festival comme iel l’entendait, sans avoir à subir des remarques lourdes voire discriminatoires. Il est à noter que ceci est précieux dans un festival de metal, style qui a longtemps véhiculé une toute autre image.
Dans les points positifs on retient également l’effort fait sur le côté local du festival. En effet, toutes les boissons sont faites en Bretagne. Niveau nourriture, on a pu manger des produits de qualité, peu transformés, et cuisinés sur place (tartiflette, pommes de terre au four, plats africains…), le tout à prix raisonnable.
Le Motocultor 2025 a donc été particulièrement convaincant, en termes d’affiche, d’organisation et d’ambiance (bien qu’évidemment tout soit perfectible). On espère le voir garder cette même identité l’année prochaine.
Un immense merci à Angie, NRV Promotion et Elodie pour leur confiance et pour les accréditations. Un grand merci à toute l’équipe de l’espace presse pour leur disponibilité et leur accueil et un grand bravo à toutes les équipes pour cette magnifique édition 2025!
The final day of Motocultor, and the stifling heat is still very much present! But that’s no reason to be discouraged, even if fatigue is starting to set in, because today will be our biggest day of the weekend, with no fewer than 21 bands on the bill! On the programme: Solitaris, Lunar Tombfields, Møsi, Wyatt E., Doodseskader, Thrown, Margarita Witch Cult, Locomuerte, Cobra The Impaler, Ensiferum, Gost, Fear Factory, Between The Buried And Me, Primordial, Landmvrks, Monolord, Harakiri For The Sky, Candlemass, Kanonenfieber, Machine Head and Green Lung.
Review by Mégane Canis, Victor BRUNERIE et Marye Davenne
Pictures by Marye DAVENNE
Solitaris
The day starts earlier than the previous ones. However, there is a large enough crowd to watch Solitaris‘ show. The Parisians arrive wearing masks, as always. Some rather enigmatic samples announce their arrival on stage. Despite the heat and bright sunshine, the band manages to create a mysterious and dark atmosphere. The numerous black candles decorating the stage add to the effect. The band attracts all metalcore fans with sounds very close to this style, while also featuring very hardcore rhythms. The reverb-filled vocals create a very special atmosphere. Solitaris really brings something to the rich modern metal scene.
Lunar Tombfields
I am delighted to see this black metal band again, having already seen them at Night Fest in Arlon in 2024. A tribute to Ozzy serves as an introduction. Then the powerful sound of Lunar Tombfields takes over the festival. Their atmospheric black metal is powerfully beautiful. Under the blazing sun, the band hits us with their compositions, which combine despair and melancholy. The musicians’ make-up reflects the mysterious and dark side often found in black metal. The sound is solid, and technically, the band delivers. The emotions, sometimes harsh, are expressed and conveyed with great effectiveness in Lunar Tombfields‘ midday set. It hits us in the gut, despite an environment much brighter than the soul of the compositions. The long tracks plunge us completely into the band’s universe. Despite a schedule that is not conducive to this type of atmosphere, Lunar Tombfields manages to draw us in and create a truly dark atmosphere.
Møsi
While black metal takes over the Supositor, I find myself at the Massey to discover a rock band from Brittany, Møsi. Intrigued by their tracks on the festival playlist, I find myself in front of a guitar-drum duo where the two musicians face each other for tenfold energy. The Rennes-based band sweeps us away with beautiful French lyrics and music that combines power with incredible softness. Not screamo, but borrowing some of its codes, the duo shows us once again how the French scene excels in this skilful blend of powerful rock and song. The audience is not mistaken and arrives in increasing numbers, intrigued by the Rennes band’s offering. The atmosphere settles before the most exciting sonic explosions. The band warmly thanks the audience for listening and delivers the best of an already well-stocked discography. We didn’t know they existed before the festival, but that mistake has been rectified, and it’s an understatement to say that we have before us a real favourite of this last day. The last song seals our budding love for this band, whose upcoming northern dates and releases we won’t be missing! And as we say here: Yay for rock!
Wyatt E.
The heat is unbearable, and quickly the idea of watching Wyatt E.‘s concert from the edge of the stage fades away. It is in the shade of a tree that I will enjoy only the sound of the concert. The Belgians are obviously wearing their costumes on stage, but here I will only talk about the sound side of the performance. As always, the band excels with its drone doom tinged with captivating oriental sounds. Each long track allows the musicians to offer us music tailored to make our souls wander in the most beautiful way. The strong sunshine reinforces the desert-like impression that emanates from their music. It’s beautiful to fall in love with, and each note resonates powerfully within us. Few songs are played, but there are enough to show the festival audience the extent of the Belgians’ talent. For my part, it’s always a real pleasure to see them again, and even though I wasn’t able to enjoy the visuals of the performance as I would have liked, Wyatt E.‘s music gave me plenty of thrills, and in the end, isn’t that what matters most?
Doodseskader
After listening on repeat to the Belgian band’s discography, particularly last year’s album Year Two (Belgium is well represented on this final day), it’s time for us to attend our very first Doodseskader concert. On stage, Tim de Gieter (bass) and Sigfried Burroughs (drums) share the vocals, with Tim‘s voice predominating. Their music borrows from sludge, post-metal and more electronic genres to create a totally captivating whole. Tim’s stage presence is impressive, as is his voice. He alternates between soft singing and piercing screams reminiscent of his former band, Amenra. Adding to the already heavy music, the themes, which are very much focused on mental health and the place of humans in a society that is failing in every way, completely blow us away. The chemistry between the two musicians carries us away, and the lyrics, both in the songs and those spoken by Tim in French between tracks, touch our hearts as we feel that they are a pure reflection of the Belgian musician’s soul. It’s a powerful concert that flies by, as the musicians deliver a devastating performance from start to finish. Don’t miss their next gigs near you, because the emotion offered by these two Belgian musicians is out of this world! As for us, we’re going to dive back into their releases as soon as possible.
Thrown
After several memorable tours with Crystal Lake and Dying Wish, Thrown are gradually making a name for themselves in listeners’ playlists, as well as on numerous festival line-ups around the world. They are a band that is easy to catch live, without having to go out of your way to see them. This was the perfect opportunity to form a second opinion, following their lacklustre set at Jera On Air 2024. This time, there were no sound issues, and we were able to enjoy the Germans’ set to the fullest. The audience seemed delighted to see them again and there was a great atmosphere in front of the Dave Mustage stage. Unfortunately, Thrown still struggle to make an impression on us, and a year later, they still seem to have the same problem with charisma, or at least with stage presence. Once again, we can only advise them to work on how to occupy the space and turn the huge stages they play on into a real playground, rather than just a platform for performing. Musically, however, their set was very good. A band to listen to rather than watch.
Margarita Witch Cult
As Margarita Witch Cult takes to the Bruce Diskinscène, security brings out the water cannon. In this scorching heat, it receives at least as much applause as the band. Security sprays the audience for much of the concert, which is a welcome relief. On stage, the trio offers us a fairly rhythmic stoner rock set to start things off. Heavy riffs feature prominently in the compositions. The presence of two voices, and even occasional backing vocals from the drummer, brings real dynamism to the performance. Some tracks are perfect for headbanging, which the audience does not hesitate to do. As the set progresses, the band’s doom accents become more audible. Some passages become heavier and slower. The bass solo showcases the musicians’ true talent. We are completely won over by Margarita Witch Cult, who give a remarkable and noteworthy performance here! The band, originally from Birmingham, obviously can’t leave us without a heartfelt tribute, in the form of a medley, to the legend of this city: Ozzy Osbourne. We won’t fail to give Margarita Witch Cult‘s discography a careful listen!
Locomuerte
They never stop touring, especially in the North, but it doesn’t matter, we never tire of Locomuerte! While my friends take shelter under the Massey, I head out to face the sun and dust on the Supositor. After a very Latin-inspired introduction, the band takes over the stage. Their festive arrival is a preview of what’s to come throughout the show. El Termito swings his braids around as he sings. He is extremely lively and exudes a real joy at being on stage. This is also true of all the band members and is a real bonus for the band. Locomuerte is a high-energy, vitamin-packed cocktail. Nico Loco harangues the crowd with an infectious smile. During ‘Parano Booster’, the band directs the audience’s backing vocals with their iconic signs, which also contain instructions for the circle pit. We oscillate between Latin sounds, trash riffs and punk energy. Their goal this afternoon is simple: to turn the concert into the Lococultor, ploughing the ground that serves as the pit. To do this, they create the ideal conditions for the most beautiful wall of death of this edition. The circle pits are also spectacular. You can even see someone in a wheelchair being carried by the other participants and spinning in the air at the same frenetic pace as the people below. Locomuerte is all about sharing, and it totally works. The audience is ecstatic, it’s a party right up to the console. And no one is left out: everyone is eating dust! On ‘Barrio’, the band even invites a certain… Stéphane Buriez! None other! The crocodile rodeo is obviously epic in this dancing, overheated crowd. ‘La Vida Loca’ closes the set in spectacular fashion. Locomuerte is a real beast on stage!
Cobra The Impaler
Let’s continue with Belgian bands with Cobra The Impaler! The prog metal band from Ghent takes to the stage and launches straight into ‘Season Of The Savage’, a track from their latest album. Right from the start, we are struck by the musicians’ mastery, each of them excelling in their role. Manuel Remmerie carries us away with his powerful and versatile vocals, which blend perfectly with the technical and massive instrumentation provided by the musicians. On guitar is James Falk, whom we’ve already seen rocking out on stage with Bear, and who shows us here that he’s not afraid of prog riffs and masters them better than anyone. The band alternates between songs from Karma Collision and Colossal Gods, much to the delight of their fans. It’s impossible to remain unmoved by such a performance, which reminds us how much their songs have marked us since their release. An unforgettable concert that ends our little Belgian tour on this fourth day, leaving us on a captivating note.
Ensiferum
Before Ensiferum‘s concert began, a member of the Motocultor staff took the stage to announce that due to a problem with an airline, the band had no equipment! All of their luggage had been lost, including their gear, costumes, backdrop, etc. The festival did everything it could to ensure that the band had the bare minimum they needed. Ensiferum took to the stage dressed in ‘civilian clothes,’ without any frills. We noticed that all the guitars were emblazoned with the Hellfest logo. The concert was therefore unique. With borrowed equipment, the setlist had to be completely rethought. Gone were hits such as ‘In My Sword I Trust’. The band completely recreated this concert, in a matter of hours, we imagine. The audience was totally understanding. For our part, we feel almost privileged to witness this very authentic moment. Not being folk metal specialists, we admit that we don’t know most of the songs being played, but we are still captivated by the performance. Ensiferum puts on a show with the bare minimum, and that’s how you recognise a talented band. The pagan/folk side comes through perfectly in the riffs, while the keyboard, which is very well balanced, adds another layer. Fast, rhythmic passages follow quieter moments, from which beautiful vocal harmonies emerge. The crowd is festive and sings along to the cover of Judas Priest‘s ‘Breaking The Law’. I went to see Ensiferum out of both nostalgia and curiosity, wanting to see if I would still enjoy this band that I used to listen to a lot back in the day. And I must say that I was completely won over by this concert! The band has adapted, kept its audience and gave us a truly high-quality performance!
Gost
A quick tour of Gost‘s set for a healthy dose of synthwave boosted by live bass. The Michigan musician masters his keyboards and machines like no other and captivates us from the very first notes. His music exudes a love for the 80s while bringing a much more extreme touch to the approach. Wearing a mask, the musician alternates between his set-up and the centre of the stage, where he encourages the audience to move more and more. The bass brings a much more organic sound to the music and adds to the power of tracks that are already powerful enough. We enjoy a few tracks before heading over to the Dave Mustage stage for Fear Factory’s set. But there’s no need to be sad, as we’re already eagerly awaiting Gost’s opening act for Perturbator at the Aéronef in Lille on 6th November, and you can also catch him throughout this autumn tour.
Fear Factory
On the Dave Mustage stage, we find the American band Fear Factory, whom we haven’t seen since their concert in Lille at the end of 2023. It’s only 6 p.m., but the band brings a stage design worthy of the bands that take to the stage in the evening. Their industrial-sounding metal has drawn a dense crowd. Their powerful sound grabs attention right from the start of the set. The drums are very present, both visually and musically. Milo Silvestro modifies his voice from song to song using the box in front of him. Dino Cazares, the only remaining member of the original line-up, introduces the songs to the audience. Fear Factory is currently working on an album, their first with Milo Silvestro on vocals. While we wait for this promising release, the band plays its most effective songs, such as ‘Zero Signal’ and ‘Replica’, which sets the pit alight, with people jumping around in all directions. We are positioned a little further back, and the band seems to disappear behind a cloud of dust when the pit explodes. Their identity, centred around machines, robots and production, takes shape both visually and in their industrial sounds, through samples, vocal effects and rhythmic lines. Everything is well-rehearsed, and Fear Factory is as effective as ever live. This is the last concert of their summer tour, and the band gives it their all. They dedicate ‘Edge Crusher’ to their friends in Machine Head and Suffocation, both of whom will be performing later in the evening. A brief sound cut somewhat mars Dino Cazares‘s thank-you speech, but fortunately not the famous ‘Linchpin,’ which closes this effective set.
Between The Buried And Me
There was no way I was going to miss the set by one of my favourite prog metal bands. Between The Buried And Me have been a regular feature on my playlist for years, with each album more inventive than the last. Tommy Giles Rogers captivated the audience right from the start with his voice, alternating effortlessly between clear singing and screams to great effect. The set started strong with the legendary ‘Alazka’ before ‘The Coma Machine’ had us all singing along to the chorus. To the delight of the fans, the band played one song from each album on the setlist tonight! It was then the turn of their next album, The Blue Nowhere, to be showcased with its first single, ‘Things We Tell Ourselves In The Dark’! The track showcases yet another new facet of the band’s sound and proves once again that each album, while retaining a recognisable style, seeks out new compositional ideas for ever greater inventiveness. The dexterity of each musician is impressive, but they never fall into pure showmanship. As always at their concerts, the sound is absolutely perfect, allowing us to enjoy every nuance in the most beautiful way possible. ‘Lay Your Ghosts To Rest’ reminds me how much The Parallax era made me fall in love with this band. The audience is ecstatic, and the band ends an excellent set with ‘Disease, Injury, Madness’. Needless to say, we won’t be missing the release of their next album or their upcoming European tour in early 2026!
Primordial
I don’t move very far, as I’m heading straight to the Supositor stage next door. Primordial welcomes us with calm, religious music, somewhat drowned out by the flow of people leaving after Fear Factory. The concert starts gradually, with only the drums at first, then the guitars and bass, while Alan Averill creates an atmosphere by making threatening gestures typical of black metal. He wears a noose around his neck. Initially very ambient, starting with the long ‘Rome as Burns’, the set gradually builds in intensity. Perhaps a little too gradually for a festival. The setlist is perfect for creating a concert atmosphere, but at festivals, bands usually choose to hook the audience straight away with powerful tracks. As a result, this set is more for Primordial connoisseurs. But it’s worth staying, as the intensity eventually builds. Alan Averill shows his chords to the whole audience to introduce the song ‘To Hell or The Hangman’, a typical Irish story. The audience then becomes more involved. The introductions to the songs hit the mark and help the audience understand the moods conveyed by the long tracks. Primordial dedicates ‘Victory has 1000 Fathers, Defeat is An Orphan’ to Thin Lizzy. The introduction reveals more rock “n” roll riffs with Irish sounds, which are a pleasant surprise in this ambient black metal. However, the dark side remains very present. I hadn’t seen Primordial in years, and I think the band shines even brighter in a dark venue, which is conducive to creating an atmosphere that suits them. In hindsight, we think our feelings might have been different if the band had played at the Massey.
Landmvrks
How could you miss the French band Landmvrks? Their name is on everyone’s lips, all over TikTok and Instagram Reels, and even hidden in the credits of many small bands from the south of France. Landmvrks are a real phenomenon and are gradually becoming the worthy heirs to the greatness of French metal alongside Gojira. This popularity was evident even before the concerts began, with the audience arriving well in advance to get as close to the stage as possible (and the same was true of the photographers, who had been waiting since early morning to make sure they could shoot them). They made a quiet entrance, with just Flo launching into ‘Creatures’ before the rest of the band joined him to kick off the show with some spectacular pyrotechnics. The first crowd surfers only waited a few seconds before jumping in, giving security a hard time, who had their hands full during the French band’s hour-long concert. Their sound was absolutely perfect, as usual, and whether it was old songs or the brand new ones from their album The Darkest Place I’ve Ever Been, the atmosphere was at its peak. Landmvrks have mastered their musical style to perfection, and one can only admire the French band’s performance, both in the power of their breakdowns, the emotion of their softer tracks, their multifaceted vocals and the live presence of all the musicians.
Monolord
As stoner doom enthusiasts, we couldn’t possibly miss Monolord‘s concert, as we’ve never had the chance to see them live! From the very first seconds, the Swedish band treats us to exciting tracks combining riffs boosted by powerful effects pedals and doom rhythms galore. We let ourselves be carried away by the voice of Thomas V. Jäger, who excels both as a singer and behind his guitar. Each song played sounds like a lesson that we take great pleasure in following, showing that mastery runs in the veins of this Gothenburg band. As northerners, it’s impossible for us not to imagine them storming the stage at Rock In Bourlon on a Sunday evening! And it is with this image in mind that we continue to enjoy the set with a smile on our faces and a furious desire to forget the troubles of the world with this wonderfully exciting music. It is pure pleasure that makes us say that the band’s next appearances will be unmissable events in our calendar.
Harakiri For The Sky
Austrian band Harakiri for the Sky are scheduled to play at Massey, the perfect setting to enjoy their delicate yet complex compositions. The concert is very atmospheric. Melodic riffs blend with sometimes blasted rhythms and heavy sound. JJ‘s voice, filled with deep and melancholic emotions, grabs us and instantly takes us by the gut. From then on, we are completely hooked on the concert. We are totally transported, shaken up, overwhelmed. The richness of the riffs, thanks to the two guitars, gives real depth to the songs, lending them a certain complexity. The simple, minimalist stage design is perfectly in keeping with what Harakiri for the Sky conveys. No frills are needed; their music simply captivates us. Between anger and suffering, the band exudes something that comes from within. The emotion is raw, but the compositions are full of nuance. The contrast between the power of the heavy rhythms and the sometimes ethereal melodies is striking. JJ, whose voice pierces us at every moment, repeatedly sends hearts to the audience. A few instances of feedback disrupt the concert a little. But we quickly forget them when the first notes of ‘Sing for the Damage We’ve Done’ ring out, an emblematic and particularly captivating track from Maere, the band’s penultimate album. Harakiri for The Sky offers us one last proof of its closeness, its almost communion, with the audience, when JJ comes down from the stage to finish the concert in the pit. Harakiri for the Sky was one of the concerts we were most looking forward to that day, and we must say that we were completely satisfied by this beautiful moment.
Candlemass
Back on the Bruce Dickinscène stage for a dose of epic doom with the legends of Candlemass! Right from ‘Bewitched’, we are hit with the Swedish band’s Dante-esque riffs and rhythms, clearly in great form tonight! Johan Längquist showed us the full range of his vocal palette, while taking a step back during the more instrumental parts to let the musicians shine. In terms of riffs and rhythms, it’s impossible to take your ears off tracks like ‘Mirror Mirror’ and ‘Sweet Evil Sun’, which show that throughout their career, the Swedes have delivered some of the most beautiful doom compositions imaginable. The set is clearly a must-see on this final evening! The band delighted early fans with ‘Crystal Ball’, a track from their legendary 1986 album. Once again, every note is pure pleasure for the ears, and it is on this track that we leave the band so as not to miss anything from the next set. We couldn’t have asked for anything better for our first Candlemass concert, and we promise ourselves not to miss the band on future tours. Total sonic bliss!
Kanonenfieber
I hope you’re ready for every superlative in the world to be thrown at you. Because we definitely weren’t ready for Kanonenfieber‘s absolutely incredible concert. I’d already had the chance to see the Germans at home at Summer Breeze 2023. I was really looking forward to seeing them again, especially since the release of their album Die Urkatastrophe in September 2024. The stage design is absolutely extraordinary, even before the concert begins. Cannons and caissons adorn the stage. From the very start of the show (because yes, at this level it is a show), the band sets off fireworks. The musicians, wearing masks, are dressed in First World War costumes, the theme of their compositions. They start with ‘Menschenmüle’ (meaning ‘Human Waste’), the title track of their latest album. Right from the start, their black metal sound hits us with unusual force. They regularly depart from this style with very epic death metal influences. Noise‘s voice is particularly audible thanks to the exceptional sound quality. Each track is a tableau that tells a story. The flames transport us to the furnace of war. The world of the trenches is particularly well rendered. The costumes also change depending on the track. Smoke, snow, fire… Kanonenfieber uses every accessory to great effect. Everything is geared towards the powerful tracks. When ‘Panzerhenker’ rings out, we are completely caught up in this indescribably powerful composition. After a short sampled interlude during which the stage is plunged into darkness, the band returns and we discover… a boat! In just a few seconds, the modular stage design has been completely transformed. Noise then appears as captain on ‘Kampf und Sturm’ (‘Combat and Storm’). The track has a slight industrial feel that fits the atmosphere perfectly. The blasts carry us away and we are caught up in the storm with Kanonenfieber. On ‘Z-Vor’, a single released just a few days ago, Noise appears on the boat with a drum. In a matter of seconds, the boat disappears again. A judgement platform adorns the stage for ‘Die Havarie’, on which Noise and his flame cannon take their place. Another scene that only Kanonenfieber knows how to create. The set ends with another unmissable track from Die Urkatastrophe: ‘Ausblutungsschlacht’. As you can see, Kanonenfieber has knocked it out of the park. The combination of their incredible compositions with the unique and absolutely extraordinary stage design makes this the most beautiful and majestic concert of Motocultor 2025. The Germans turned the Supositor upside down for a show that will undoubtedly go down in history!
Machine Head
We then head over to the Dave Mustage stage to watch Machine Head‘s show. There’s a huge crowd for the band, who are closing this record-breaking edition. The band is introduced to Queen’s ‘Bohemian Rhapsody’, sung along by the crowd. As a backdrop, we are treated to a screen whose illustration changes with each song. The band draws from its entire discography for this festival setlist, playing old songs like ‘Ten Tone Hammer’. The number of lights also breaks records, sometimes even becoming blinding. Thrash riffs rub shoulders with the band’s accessible, almost mainstream metal side. Robb Flynn starts the circle pits, while re-explaining the rules for everyone to follow. The pit is so huge that it is visible even from the back. Robb Flynn communicates a lot with the audience, including during the songs, sometimes even interrupting the momentum of the performance. We applaud his adaptation with a surprising but very appropriate ‘Yec’ hed mad’. Everything is perfectly choreographed. The transitions are scripted, with blackouts on stage and sampled intros that welcome the band back each time. We don’t know if it’s fatigue, or the epic Kanonenfieber show still fresh in our minds, but the fact remains that we’re not getting into it, finding it (at least in our opinion) somewhat inauthentic. The performance seems a little bland to us and we prefer to let the fans enjoy the concert while, after a few songs, we choose the more intimate atmosphere of the Bruce Dickinscène to end the festival.
Green Lung
So here we are in front of Green Lung, which is particularly aptly named since everything is green. The concert has already started, but what we hear convinces us to stay despite our fatigue. Tonight is the British band’s last date before they devote themselves to recording their new album. At first glance, we hear stoner rock, which is very high quality. Then we realise that the sounds are much more complex than that. The keyboard brings a very interesting and original progressive side to the band. Green Lung really stands out from the usual stoner bands. We note the presence of drums and an elaborate stage design, featuring monsters and forest legends. The musicians inhabit the stage and their compositions, and we can sense that they are happy to be there. After a powerful introduction, ‘The Forest Church’ takes us to mystical lands, accompanied by the voice of Tom Templar. Green Lung gently accompanies us into our dreams, and as fatigue sets in, we choose to let ourselves be lulled by their compositions as we return to the campsite. We promise to tell you more about them when their next album is released!
And so our Motocultor 2025 comes to an end. Beyond the concerts, whose atmosphere we have tried to convey to you, there are all the ‘side events’ of the festival. We are therefore taking advantage of this last report to give you our impressions of these. In terms of organisation, we didn’t notice any major difficulties. The concert schedules were always respected, almost to the minute. The festival is doing more and more to combat sexual harassment. This is reflected in the attitude of the volunteers throughout the site, as it only takes one person to be a little too touchy-feely to trigger an alert and a kind response from the bar staff. This year saw several records broken. First, attendance. The site remained very liveable, with little waiting time at bars or food stands, and no overcrowding issues. Second record: the heat. Carhaix experienced a heatwave with temperatures exceeding 30 degrees every day. The festival adapted by providing free bottles of water at the bar (on the last two days), in addition to the water points already in place. However, it should be noted that on Sunday evening, it was very difficult to find soft drinks in the various bars. During the festival, we noticed that the disabled access platforms were in direct sunlight. A covered area could be considered. In general, there was very little shade in front of the stages. The water jets brought out on the last day were a lifesaver, but only affected the front rows.The atmosphere at the festival remained festive. There are always exceptions, and we weren’t everywhere. But we saw stands like ‘Nous Toutes’ (All of Us), and we noticed that, in general, everyone was free to enjoy the festival as they wished, without having to endure rude or even discriminatory comments. It should be noted that this is valuable in a metal festival, a genre that has long conveyed a very different image.
Another positive point was the effort made on the local side of the festival. All the drinks were made in Brittany. In terms of food, we were able to eat high-quality, minimally processed products cooked on site (tartiflette, baked potatoes, African dishes, etc.), all at reasonable prices.
Motocultor 2025 was therefore particularly impressive in terms of its line-up, organisation and atmosphere (although, of course, there is always room for improvement). We hope to see it retain this same identity next year.










































































































































[…] face avec délectation et on en redemande! Une semaine tout juste après son set au Motoculor avec Cobra The Impaler, on retrouve à la guitare James toujours aussi en forme. Martten, capuche vissée sur la tête, […]
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