Le week-end du 23 août, le label de post Pelagic Records posait ses valises au Muziekgieterij de Maastricht aux Pays-Bas pour leur désormais immanquable Pelagic Festival. Deux jours où les artistes du label allemand, ainsi que d’autres groupes majeurs du genre musical vont se succéder pour des shows exclusifs. Pour ce premier jour, nous avons retrouvé This Will Destroy You, God Is An Astronaut, Barrens, Lo!, Johan G. Winther, Psychonaut, Telepathy, Bruit <, Astrosaur et Hemelbestormer.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Hemelbestormer
Nous arrivons à Maastricht alors que Blessings ont déjà commencé à jouer depuis de nombreuses minutes malheureusement, nous empêchant de les voir ce jour, et c’est donc avec Hemelbestormer que nous commençons ce festival. Décor installé avec des visuels lumineux placés ça et là sur scène, voila le groupe Belge prêt à démarrer. « Void » issu de l’album Collide & Merge (2021) nous emporte directement dans la musique puissante du combo. Filip Dupont et Jo Driesmans viennent nous percuter avec des riffs dévastateurs entre post rock, post métal et même parfois des influences black. C’est puissant et autant vous dire que ça ouvre le festival de la plus belle des manières. Frederik Cosemans à la batterie et Koen Swerts à la basse montrent à quel point les morceaux comme « Usil », issu de l’album The Radiant Veil tout juste sorti sur le label allemand, regorgent de sections rythmiques taillées pour nous en mettre plein la vue. La longueur des morceaux permet aux ambiances de se poser et lorque « Tinia » sonne on se prend une véritable lame de fond sonore en pleine face. Les belges ne laissent rien au hasard et terminent avec « Satre » qui est accueilli, comme depuis le début du set par un silence de cathédrale qui permet de profiter au mieux des compositions. Un début de festival comme on les adore avec un véritable coup de coeur pour Hemelbestormer et leur musique si captivante.
Astrosaur
Direction la petite salle pour y voir Astrosaur, que nous sommes ravi de retrouver après leur passage à la Malterie en 2023. Le trio nous envoie avec énergie un rock instrumental psyché à souhait des plus énergiques qui nous captive dès les premiers instants. Le combo norvégien trône dans nos écoutes régulières depuis leur toute première sortie et réentendre en live nos titres favoris est un pur plaisir. Les riffs de Eirik Kråkenes viennent se mêler aux lignes de basse teintées de stoner de Steinar Glas le tout sublimé par la batterie versatile de Jonatan Eikum. L’ambiance dans la petite salle est électrique et même si le silence règne toujours en maître, on sent un vrai enthousiasme dans l’accueil que le public du festival réserve au groupe venu d’Oslo. Les morceaux sont majestueux et viennent piocher dans de nombreux styles pour un univers unique, qui a toujours fait la force de la formation. Nous voilà emportés par la musique de la plus belle des manières avec des titres longs et emplis de variation sonores toutes plus réussies les unes que les autres. On ne peut que vous conseiller de replonger dans Portals et le reste de leur discographie au plus vite, et de notre côté on espère les voir revenir en France dès que possible, peut être avec un nouveau disque sous le bras.
Bruit ≤
Déjà trois ans que Bruit ≤ ne se sont pas produit sur scène ! Un EP et un album plus tard, les voici enfin de retour pour notre plus grand plaisir. Ce jour, leur album The Age Of Ephemerality est à l’honneur puisqu’il sera joué en intégralité pour la toute première fois devant un public. La grande salle est bondée et on sent que le groupe toulousain suscite une véritable attente chez le public. Voilà le quatuor sur scène avec son dispositif très resserré qui garde cet aspect très studio finalement, pour notre plus grand plaisir. On commence avec « Ephemeral » et ses napes de guitare très bien retranscrites par un Theophile Antolinos déjà au sommet de son art. Ce son si unique des toulousains prend toute sa puissance dans « The Intoxication of Power », qu’on attendait pas si tôt dans le set. Nous voilà partis pour un peu plus de dix minutes de virtuosité totale où le violon de Clément Libes et la violoncelle boosté par les pédales d’effet de Luc Blanchot se mêlent au jeu de batterie impressionnant de Julien Aoufi. C’est simple par sa thématique et par la puissance véhiculée par les interprétations magistrales du quatuor on se retrouve totalement happée dans une performance digne de tous les superlatifs. Clément et Theophile n’hésitent pas à changer d’instrument pendant les morceaux pour coller le plus possible au son souhaité à chaque nouveau mouvement du titre. « Progress/Regreess » montre une nouvelle facette du groupe une fois de plus et chaque note est une véritable vague déferlante d’émotions pour un public totalement subjugué. Après avoir collé des frissons à tout le monde avec « Data », Clément s’adresse au public pour le remercier de l’écoute et de l’accueil qui est réservé par le festival à la formation. Les applaudissements se font entendre en nombre et on sent une communion totale entre le groupe et le public. Le set se clôt sur « Techno-Slavery/Vandalism » qui sonne comme un pamphlet musical sur les dérives du monde de la technologie et du big-data. Là encore la performance nous émeut au plus haut point avec des musiciens en véritable osmose avec leurs instruments. L’ovation finale du public montre bien à quel point les quatre toulousains ont marqué le paysage musical post ces dernières années. Mais de notre côté on a pas peur de le dire, ils évoluent dans leur propre univers, un univers qui sonne comme une évolution moderne des grands compositeurs européens. De la véritable orfèvrerie musicale dont on ne peut que se délecter!
Telepathy
Il est temps de retourner dans la petite salle y voir pour la première fois les anglais de Telepathy, qui nous avaient enchanté il y a quelques mois avec leur album Transmissions. Le groupe démarre avec « Oath », morceau majeur du disque qui vient en live prendre une dimension encore plus grande. Le post métal cinématographique du groupe prend aux tripes dès les premiers instants et vient nous captiver. Piotr Turek et Richard Powley nous emportent avec des riffs d’une puissance inouïe couplés à la section rythmique impressionnante portée par Albert Turek à la basse et Krystian Turek à la batterie. « Augury » nous confirme que le groupe excelle en tout points et que les versions live viennent sublimer le son déjà magistral de l’album. Un soucis sonore viendra pourtant perturber le set, et le groupe mettre quelques minutes à redémarrer. Cela impacte malheureusement un peu notre immersion, et on ne les blame pas une seconde vu leur réaction de dépit face au problème. La musique redémarre avec force mais avec un son peut être moins lisible que précédemment ce qui nous empêche de profiter pleinement de la performance. On n’en tiendra pas rigueur au groupe tant ce qu’on a entendu nous en a envouté. On espère avoir la chance de les revoir vite pour un set complet et on part se replonger au plus vite dans leur discographie.
Psychonaut
Après une annulation de leur venue l’année dernière, Psychonaut débarquent enfin sur la grande scène du Pelagic Festival! Le concert démarre fort avec « Endless Currents » morceau issu de World Maker, leur album à venir en octobre prochain. Le public est en feu et accueille le groupe belge avec enthousiasme. Rapidement Stefan de Graef (guitare) nous rappelle que la dernière année a été difficile pour eux, et qu’ils sont absolument ravis d’être devant nous. Leur post métal est toujours d’une puissance folle et vient nous coller des frissons à chaque note. « A Pacifist Guide To Violence » prend la suite et montre à quel point le duo vocal formé par Stefan de Graef et Thomas Michiels (basse) est complémentaire. Les riffs et rythmiques font remuer le public, qui a quitté son silence religieux pour une ambiance plus sonore collant parfaitement à la musique du trio belge. La voix de Stefanie Mannaerts de Brutus résonne dans la sono sur le début de « Violate Consensus Relaity », morceau clairement majeur du trio! Comme à son habitude Stefan reprend les parties scremées de Colin H. van Eeckhout de Amenra avec une réussite toujours impressionnante. Le concert subit lui aussi un petit problème sonore au début du titre « All I Saw Is A Huge Monkey », mais le groupe ne se démonte pas et redémarre le titre au grand plaisir du public une fois le crash de la sono réglé. Encore de la nouveauté avec « Stargazer », deuxième titre de l’album à venir joué aujourd’hui! Autant vous dire qu’avec ces deux singles on attend un album de haute volée de la part du groupe belge! A la batteure Harm Peters excelle, et nous livre des parties de batterie absolument dantesques sur « All Your Gods Have Gone »! Ce set d’anthologie se termine après des remerciements chaleureux sur « The Fall Of Conciousness » qui nous donne une fois de plus une belle démonstration de la puissance du trio! On quitte la salle pour une pause repas en se disant que l’on attend avec impatience le concert du groupe à l’Ancienne Belgique le 16 novembre prochain pour fêter dignement la sortie du nouvel album!
Barrens
Après un bon repas sur les stands tous végétariens ou végans du festival pendant une pause dédiée proposée par l’organisation, nous voilà de retour dans la petite salle pour le set de Barrens. Première rencontre pour nous avec le groupe suédois qui mêle post et synthés très présents dans la musique. C’est sur une scène totalement enfumée que le groupe débarque et nous envoute avec son identité sonore entre son de claviers teintés d’électronique et guitares planantes. La musique prend aux tripes en quelques instants et nous voilà happés par l’interprétation du groupe dans le quel on retrouve Johan G Winther, également sur scène en solo un peu plus tard dans la soirée. L’ensemble est majestueux et définitivement accrocheur! Le groupe présente évidemment des titres de son album Corpse Lights à venir le 12 septembre prochain ainsi que des morceaux plus anciens. Difficile de décrocher d’une prestation aussi captivante! On ne nous reprendra plus à manquer les suédois lors de leur prochain concert. Chaque titre est un pur plaisir pour les oreilles et on vous retrouve très rapidement pour parler de leur nouveau disque!
God Is An Astronaut
Premier groupe signé hors Pelagic Records de ce festival, et pas un des moindres puisqu’on retrouver les légendes du post rock que sont God Is An Astronaut. Avec leur passage à Paris en mars dernier encore bien ancré dans notre tête, Evidemment l’album Embers est au coeur du set avec pas moins de 4 titres joués, mais le groupe n’oublie pas ses classiques pour le plus grand plaisir des fans présents. D’entrée nous sommes frappés par la clarté du son et la beauté des lumières. C’est simple, c’est visuellement le plus beau show de GIAA que l’on a pu voir. Le groupe excelle avec des napes sonores magistrales et des rythmiques envoutantes à souhait. « Epitaph » nous colle des frissons pendant que « All Is Violent, All Is Bright » nous émeut au plus haut point, surtout avec le discours sur la noirceur du monde actuel en amont. Chaque note est une usine à imaginaire folle, et l’absence de paroles ne nous empêche pas de trouver notre propre significations aux morceaux du groupe. Le set est majestueux et vient confirmer une fois de plus tout notre amour pour le groupe irlandais. « Seance Room » et « Suicide By Star » en mettent une fois de plus plein la vue avec des envolées post de toute beauté. Le concert se clôt sur le morceau titre du dernier album en date avec encore une fois une prestation magistrale de Niels et Tortsen Kinsella et Lloyd Hanney! On n’a qu’une hâte pouvoir les retrouver au plus vite!
Lo!
Après la douceur place à la dévastation! Lo!, groupe venu d’Australie commence son set en trombes avec « Our Fouling Larder » et autant vous dire que pour les néophytes comme nous, ce fut une sacré surprise! Le groupe de blackened sludge emporte tout sur son passage avec un son massif porté par la présence scénique et la voix impressionnante de Sam Dillon! Le monsieur court partout sur scène en allant au plus près du public pour hurler les paroles et inciter au mouvement. L’ambiance est électrique et cela fait du bien de s’éloigner un peu du post quelques instants pour une musique plus agressive. « Salting The Earth » ou « As Fools Rippen » confirment le coup de coeur en quelques instants avec des évolutions sonores impressionnantes. On découvre véritablement ce soir cette formation et autant vous dire que l’on était pas prêt pour ces riffs acérés et ces rythmiques dignes du plus gros rouleau compresseur! Le groupe offre aux fans un beau tour de leur discographie avec pas moins de quatre sorties représentées, avec évidemment une place de choix accordée à The Gleaners sorti en 2023! La fin de set laisse pantois d’admiration et nous colle l’envie d’aller découvrir la discographie du groupe au plus vite et espérer de tout coeur les voir débarquer à Lille, ou ailleurs en France avec un nouvel album sous le bras.
Johan G. Winther
Au coeur du foyer, Johan G. Winther, qui se cache également derrière les visuels de cette édition du festival ainsi déjà sur scène avec Barrens un peu plus tôt, nous a proposé un DJ Set d’une douceur certaine dans le Foyer entre les deux scènes. K7 en main, et pédalier digne des plus grands guitaristes. Sur le mur derrière lui un visuel apaisant nous laisse nous reposer du tumulte du set de Lo! avec un son doux et très travaillé. Son set digne des soirées électroniques de la Malterie à Lille vient nous cueillir avec une alternance de sonorités planantes. Le musicien échange ses K7 d’une main de maître et mixe le tout avec brio. Cet interlude plein de douceur en captive plus d’un et nous remet dans une ambiance avant le dernier set de la soirée. Le suédois envoute avec une proposition unique qui colle parfaitement à l’atmosphère accueillante du festival.
This Will Destroy You
Première fois devant un set de This Will Destroy You pour nous mais leur discographie peuple nos playlists et nos écoutes depuis de nombreuses années. La salle accueille le groupe américain avec une grande ferveur. Pour offrir aux fans un concert inoubliable le groupe offre une prestation complète de l’album Young Mountain sorti en 2006 et évidemment d’autres titres de leur longue discograhie. C’est donc avec ces morceaux mythiques que nous découvrons en live la formation texane. C’est simple c’est à tomber de beauté tant les musiciens excellent tous dans leur interprétation. Malgré la fatigue évidente on se délecte de titres comme « Quiet » ou « I Believe In Your Victory ». Le public retombe dans ce silence religieux et habité profitant de chaque nape de guitare, ou chaque rythmique comme si c’était un véritable cadeau offert par les américains. Malheureusement notre long trajet nous a bien mis sur les rotules et on ne verra que la moitié de cette prestation d’anthologie, mais ce que l’on a pu entendre nous a ému et envouté comme jamais et on sait que le reste du concert fut dans la même veine. On quitte la salle ravi d’avoir enfin pur voir ce nom immanquable du post rock sur scène! La peine reste moins grande quand on sait que l’on retrouvera les musiciens sur scène le lendemain avec le projet You, Infinite! On a déjà hâte!
Il commence à ce faire tard et notre réveil à l’aube nous pousse à rejoindre notre hôtel avant même de revoir Sierra. Nous n’avons néanmoins aucun doute sur la performance de l’artiste, que nous avons eu l’occasion de voir déjà à plusieurs reprises. Ce premier jour du festival fût fort en émotions, et la nouvelle re-organisation des stands notamment dans le foyer et l’entrée permets une bien meilleure gestion des flux. Comme l’année dernière, nous avons retrouver des personnes venus de toute l’Europe pour célébrer notre amour du post rock, du post métal et tous ces artistes qui font la force du roaster de Pelagic Records.
On the 23rd of August weekend, the Pelagic Records label set up shop at the Muziekgieterij in Maastricht, the Netherlands, for their now unmissable Pelagic Festival. Over two days, artists from the German label, as well as other major bands from the genre, took to the stage for exclusive shows. On the first day, we saw This Will Destroy You, God Is An Astronaut, Barrens, Lo!, Johan G. Winther, Psychonaut, Telepathy, Bruit <, Astrosaur and Hemelbestormer.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Hemelbestormer
We arrive in Maastricht when Blessings have already been playing for several minutes, unfortunately preventing us from seeing them today, so we start the festival with Hemelbestormer. With the stage set up with bright visuals placed here and there, the Belgian band is ready to start. ‘Void’ from the album Collide & Merge (2021) immediately draws us into the combo’s powerful music. Filip Dupont and Jo Driesmans hit us with devastating riffs that blend post-rock, post-metal and even some black metal influences. It’s powerful and, needless to say, it opens the festival in the best possible way. Frederik Cosemans on drums and Koen Swerts on bass show how songs like ‘Usil’, from the album The Radiant Veil, just released on the German label, are full of rhythm sections designed to blow us away. The length of the songs allows the atmosphere to settle in, and when ‘Tinia’ kicks in, we are hit with a veritable tidal wave of sound. The Belgians leave nothing to chance and finish with ‘Satre’, which is greeted, as it has been since the beginning of the set, by a cathedral-like silence that allows us to enjoy the compositions to the fullest. It’s the kind of festival start we love, with a real favourite in Hemelbestormer and their captivating music.
Astrosaur
We head to the small hall to see Astrosaur, whom we are delighted to see again after their performance at La Malterie in 2023. The trio energetically delivers psychedelic instrumental rock that captivates us from the very first notes. The Norwegian combo has been a staple in our regular listening since their very first release, and hearing our favourite tracks live again is a pure pleasure. Eirik Kråkenes‘ riffs blend with Steinar Glas’ stoner-tinged bass lines, all enhanced by Jonatan Eikum‘s versatile drumming. The atmosphere in the small venue is electric, and even though silence still reigns supreme, there is a real sense of enthusiasm in the festival audience’s reception of the band from Oslo. The songs are majestic and draw on many styles to create a unique universe, which has always been the band’s strength. We are swept away by the music in the most beautiful way, with long tracks full of sonic variations, each one more successful than the last. We can only advise you to dive back into Portals and the rest of their discography as soon as possible, and for our part, we hope to see them return to France as soon as possible, perhaps with a new album under their arm.
Bruit ≤
It’s been three years since Bruit ≤ last performed on stage! One EP and one album later, they are finally back, much to our delight. Today, their album The Age Of Ephemerality takes centre stage, as it will be played in its entirety for the very first time in front of an audience. The main hall is packed, and you can feel that the Toulouse band has generated real anticipation among the audience. Here’s the quartet on stage with their very tight setup, which ultimately retains that studio feel, much to our delight. They kick off with ‘Ephemeral’ and its layers of guitar, beautifully rendered by Theophile Antolinos, already at the peak of his art. The Toulouse band’s unique sound comes into its own in ‘The Intoxication of Power’, which we didn’t expect to hear so early in the set. We’re off for a little over ten minutes of total virtuosity, with Clément Libes‘ violin and Luc Blanchot‘s cello, boosted by effects pedals, blending with Julien Aoufi‘s impressive drumming. It’s simple: the theme and the power conveyed by the quartet’s masterful performances completely draw you into a performance worthy of every superlative. Clément and Théophile don’t hesitate to switch instruments during the pieces to stay as close as possible to the desired sound for each new movement of the track. ‘Progress/Regress’ shows yet another new side to the band, and each note is a veritable wave of emotion for a completely spellbound audience. After giving everyone goosebumps with ‘Data’, Clément addresses the audience to thank them for listening and for the welcome the festival has given the band. The applause is loud and there is a feeling of total communion between the band and the audience. The set ends with ‘Techno-Slavery/Vandalism’, which sounds like a musical pamphlet on the excesses of the world of technology and big data. Once again, the performance moves us deeply, with the musicians in perfect harmony with their instruments. The final ovation from the audience shows just how much the four Toulouse natives have left their mark on the musical landscape in recent years. But we’re not afraid to say it: they operate in their own universe, a universe that sounds like a modern evolution of the great European composers. It’s true musical craftsmanship that we can’t help but revel in!
Telepathy
It’s time to head back to the small room to see Telepathy for the first time. We were blown away by their album Transmissions a few months ago. The band kicks off with ‘Oath’, a major track from the album that takes on an even greater dimension live. The band’s cinematic post-metal grabs you by the gut from the very first notes and captivates you. Piotr Turek and Richard Powley sweep us away with incredibly powerful riffs coupled with an impressive rhythm section led by Albert Turek on bass and Krystian Turek on drums. ‘Augury’ confirms that the band excels in every way and that the live versions enhance the already masterful sound of the album. However, a sound issue disrupts the set, and the band takes a few minutes to restart. Unfortunately, this dampens our immersion a little, but we don’t blame them for a second given their reaction of frustration at the problem. The music restarts with force but with a sound that is perhaps less clear than before, which prevents us from fully enjoying the performance. We won’t hold it against the band, as what we heard captivated us. We hope to have the chance to see them again soon for a full set, and we’re going to dive back into their discography as soon as possible.
Psychonaut
After cancelling their appearance last year, Psychonaut finally takes to the main stage at the Pelagic Festival! The concert kicks off with ‘Endless Currents’, a track from World Maker, their album due out in October. The audience is on fire and welcomes the Belgian band with enthusiasm. Stefan de Graef (guitar) quickly reminds us that the last year has been difficult for them, and that they are absolutely delighted to be here. Their post-metal is as powerful as ever, sending shivers down our spines with every note. ‘A Pacifist Guide To Violence’ follows and shows how well the vocal duo of Stefan de Graef and Thomas Michiels (bass) complement each other. The riffs and rhythms get the audience moving, who have left their religious silence behind for a more boisterous atmosphere that perfectly matches the Belgian trio’s music. The voice of Stefanie Mannaerts from Brutus resonates through the sound system at the start of ‘Violate Consensus Reality’, clearly one of the trio’s major tracks! As usual, Stefan takes over the screamed parts from Colin H. van Eeckhout of Amenra with his usual impressive skill. The concert also experiences a minor sound issue at the beginning of the track ‘All I Saw Is A Huge Monkey’, but the band doesn’t let it faze them and restarts the track to the delight of the audience once the sound system crash has been fixed. Another new track, ‘Stargazer’, the second track from the upcoming album, is played today! Suffice to say that with these two singles, we can expect a high-quality album from the Belgian band! Drummer Harm Peters excels, delivering some absolutely epic drumming on ‘All Your Gods Have Gone’! This anthology set ends after warm thanks on ‘The Fall Of Consciousness’, which once again gives us a fine demonstration of the trio’s power! We leave the venue for a meal break, looking forward to the band’s concert at the Ancienne Belgique on November 16th to celebrate the release of the new album in style!
Barrens
After a delicious meal at the festival’s vegetarian and vegan food stalls during a break organised by the festival organisers, we returned to the small venue for Barrens‘ set. This was our first encounter with the Swedish band, whose music blends post-rock and synths. The band took to a smoke-filled stage and captivated us with their unique sound, combining electronic-tinged keyboards and soaring guitars. The music grabbed us by the gut in a matter of moments, and we were hooked by the performance of the band, which included Johan G Winther, who also performed solo later in the evening. The whole thing was majestic and definitely catchy! The band obviously plays tracks from their album Corpse Lights, due out on 12 September, as well as older songs. It’s hard to tear yourself away from such a captivating performance! We won’t be missing the Swedes’ next concert. Every track is pure pleasure for the ears, and we’ll be back very soon to talk about their new album!
God Is An Astronaut
The first band signed outside of Pelagic Records at this festival, and not the least of them, as we find post-rock legends God Is An Astronaut. With their visit to Paris last March still fresh in our minds, the album Embers is obviously at the heart of the set with no less than four tracks played, but the band doesn’t forget its classics, much to the delight of the fans in attendance. Right from the start, we are struck by the clarity of the sound and the beauty of the lighting. Quite simply, this is the most visually stunning GIAA show we have ever seen. The band excels with masterful soundscapes and captivating rhythms. ‘Epitaph’ gives us chills, while ‘All Is Violent, All Is Bright’ moves us to the highest degree, especially with the speech about the darkness of today’s world beforehand. Each note is a factory of wild imagination, and the absence of lyrics does not prevent us from finding our own meanings in the band’s songs. The set is majestic and confirms once again our love for the Irish band. ‘Seance Room’ and ‘Suicide By Star’ once again dazzle us with their beautiful post-rock flights of fancy. The concert ends with the title track from their latest album, with another masterful performance from Niels and Tortsen Kinsella and Lloyd Hanney! We can’t wait to see them again as soon as possible!
Lo!
After the sweetness comes the devastation! Lo!, a band from Australia, kicks off their set with a bang with ‘Our Fouling Larder’, and suffice to say that for newbies like us, it was quite a surprise! The blackened sludge band sweeps everything away with its massive sound, carried by Sam Dillon’s impressive stage presence and vocals! The man runs all over the stage, getting as close as possible to the audience to shout the lyrics and encourage them to move. The atmosphere is electric, and it feels good to get away from post-rock for a few moments and enjoy some more aggressive music. ‘Salting The Earth’ and ‘As Fools Rippen’ confirm our instant love for the band with their impressive sound developments. We are truly discovering this band tonight, and suffice to say that we weren’t ready for these sharp riffs and rhythms worthy of the biggest steamroller! The band treats fans to a fine tour of their discography with no less than four releases represented, with pride of place obviously going to The Gleaners, released in 2023! The end of the set leaves us speechless with admiration and makes us want to discover the band’s discography as soon as possible and hope with all our hearts to see them arrive in Lille, or elsewhere in France, with a new album under their arm.
Johan G. Winther
At the heart of the foyer, Johan G. Winther, who is also behind the visuals for this edition of the festival and who had already been on stage with Barrens earlier, treated us to a smooth DJ set in the foyer between the two stages. Cassette tape in hand and a pedalboard worthy of the greatest guitarists. On the wall behind him, a soothing visual allowed us to rest from the tumult of Lo!’s set with a soft and highly polished sound. His set, worthy of the electronic evenings at La Malterie in Lille, captivated us with an alternation of dreamy sounds. The musician expertly swapped cassettes and mixed everything together brilliantly. This gentle interlude captivated many and put us back in the mood for the last set of the evening. The Swede enchanted us with a unique performance that perfectly matched the welcoming atmosphere of the festival.
This Will Destroy You
This was our first time seeing This Will Destroy You live, but their discography has been part of our playlists and listening habits for many years. The venue welcomed the American band with great enthusiasm. To give fans an unforgettable concert, the band performed their 2006 album Young Mountain in its entirety and others titles of their extensive discography. So it was with these legendary songs that we discovered the Texan band live. It was simply breathtaking, as the musicians all excelled in their performance. Despite their obvious fatigue, we revelled in tracks such as ‘Quiet’ and ‘I Believe In Your Victory’. The audience fell back into a religious and rapt silence, enjoying every guitar riff and every rhythm as if it were a true gift from the Americans. Unfortunately, our long journey has left us exhausted and we only see half of this legendary performance, but what we did hear moved and captivated us like never before, and we know that the rest of the concert was in the same vein. We left the venue delighted to have finally seen this unmissable name in post-rock on stage! The disappointment was lessened by the knowledge that we would see the musicians on stage again the next day with the project You, Infinite! We can’t wait!
It’s getting late and our early morning wake-up call means we have to head back to our hotel before even seeing Sierra again. However, we have no doubts about the artist’s performance, having already seen them several times before. This first day of the festival was full of excitement, and the new layout of the stands, particularly in the foyer and entrance area, allows for much better crowd management. Like last year, we met people from all over Europe who had come to celebrate our love of post-rock, post-metal and all the artists who make up the Pelagic Records roster.
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