#Live : Pelagic Fest – Jour 2 (24/08/2025)

Après une petite ballade dans les jolies rues de Maastricht pour se réveiller nous voilà de retour au Muziekgieterij pour le deuxième et dernier jour du Pelagic Fest. C’est une nouvelle vague de post en tout genre qui nous attends avec encore une fois un beau programme. On retrouve à l’affiche : Ihsahn, The Hills Mover, Gösta Berlings Saga, Bruit ≤, LizZard, Hypno5e, BEAR, Pothamus, The Gorge, You,Infinite et Törzs. 

Report par Victor BRUNERIE

Photos par Marye DAVENNE

English version below


Törzs

La journée commence avec les hongrois de Törzs, que nous sommes ravis de retrouver après leur show mémorable en avril dernier à La Bulle Café! Depuis leur nouvel album, Menedék, est sorti et c’est avec plusieurs morceaux de ce disque que le groupe nous accueille pour cette nouvelle journée. La petite salle est déjà bien remplie, car le public ne souhaitait pas manquer un déjeuner en compagnie du trio hongrois. Comme à chaque concert le groupe excelle à transmettre des émotions avec des morceaux instrumentaux de toute beauté. On se laisse happer par cette vague d’émotions brutes où les paroles sont vaines tant la musique est belle. Le groupe n’oublie pas ses sorties précédentes avec par exemple le merveilleux « Negyedik », issu de Tukor, qui nous colle instantanément des frissons. Finalement on retourne à l’essentiel, une guitare une basse et une batterie jouées de mains de maîtres. Le silence règne à nouveau en maître et c’est comme ça que l’on aime profiter de Törzs. Le concert se clôt sur l’envoutant « Kilàto » avec encore une fois de belles plages instrumentales taillées pour nous faire plonger dans nos songes. Une ouverture de journée magistrale offerte par Törzs!

You,Infinite

On prend les mêmes, ou presque, et on recommence! A peine plus de douze heures après leur set de This Will Destroy You,  Jeremy Galindo et Raymond Brown viennent aujourd’hui nous présenter leur projet le plus récent, You,Infinite. Leur album éponyme sorti plus tôt cet année nous avait envouté et nous sommes ravis de pouvoir découvrir ces morceaux en live. L’album est au coeur du set et chaque titre joué prend une autre dimension en live magnifié par les musiciens présents sur scène. Le public se délecte de la prestation, mesurant la chance d’avoir deux sets différents de musiciens aussi importants de la scène en deux jours. Le post rock de ce projet est assez différent de celui de TWDY même si on y retrouve des idées de composition communes. On sent une vraie envie de proposer une musique variée qui touche au coeur, et ça se ressent jusque dans l’interprétation. Un pur plaisir pour les oreilles dont on se délecte de la première à la dernière seconde tant la beauté des compositions vient nous envouter.

The Gorge

Direction la petite salle pour y découvrir The Gorge, venus tout droit du Missouri! Totalement novices à leur musique on se laisse rapidement attraper par un son étonnant mêlent de nombreuses influences musicales le tout servis par des musiciens au sommet de leur art. On découvrira plus tard que les américains sont tous musiciens de jazz, ce qui explique cette maestria constante tout au long du set et ces envolées absolument magistrales qui nous ont émerveillés tout du long. On passe de sons rappelant des groupes comme Botch à d’autres bien plus puissants et techniques, le tout sans perdre le fil! La puissance de la musique de The Gorge chope le public pour ne plus le lâcher et encore une fois on sent que les amateurs sont présents en nombre. On découvre chaque titre avec des étoiles plein les yeux et on se dit qu’il faudrait au plus vite aller se plonger dans la discographie du combo. Une vraie découverte comme on les adore où chaque titre vient nous faire nous demander pourquoi on a pas découvert cette formation plus tôt! Un grand bravo pour cet set d’anthologie!

Pothamus

Dans les sets qu’on ne pouvait décemment pas manquer il y avait celui de Pothamus. Depuis que l’on a découvert le groupe chaque concert nous confirme que les belges ont une aura bien à part dans ce monde post rock et métal. Pour cette prestation le groupe a décidé de nous proposer l’album Abur, sorti plus tôt cette année, dans son intégralité. Autant vous dire que nous sommes ravis, et dès « Zhikarta » nous voilà plongé dans l’univers unique du trio. Le grand drap en fond de scène plonge un peu plus dans l’univers de l’album, mais c’est le côté toujours aussi tribal de leur musique qui captive. Les trois musiciens vivent leur morceaux, et en particulier Sam Coussens (guitare et chant) qui est totalement habité. « Ravus » et « De-Varium » confirment la puissance du groupe et mettent le public dans le même état de transe que le groupe. On sent une communion forte dans la salle et cela colle parfaitement à l’univers du trio belge. La section rythmique menée par Michael Lombarts à la basse et Mattias M. Van Hulle à la batterie excelle dans cette plongée tribalistique prenante qui vient donner au set une teinte unique. La qualité de chaque titre joué est évidente et le public applaudit à tout rompre entre chacun d’eux. On ne voit pas le temps passer si bien que lorsque « Abur » résonne dans la salle on se dit qu’on serait bien repartis pour un tour en compagnie du trio. Leur prestation est une des plus envoutantes du week end et on ne peut que vous conseiller d’aller les découvrir au plus vite et de vous plonger dans leurs sorties. Un moment hors du temps!

BEAR

C’est au tour de BEAR de prendre possession de la petite salle! Leur concert de fin 2023 à La Brat Cave bien encré dans nos têtes, on avait hâte de retrouver le combo de hardcore progressif belge! La formation débarque sur scène et se lance à corps perdu dans un set bien plus violent que tout ce qu’on a pu voir depuis le début de la journée. On se prend le mur sonore en pleine face avec délectation et on en redemande! Une semaine tout juste après son set au Motoculor avec Cobra The Impaler, on retrouve à la guitare James toujours aussi en forme. Martten, capuche vissée sur la tête, hurle dans le micro en incitant le public à se remuer. Et le problème est bien là, on sent qu’une grande partie de la salle ne s’attendait pas à un set aussi impactant et du coup les pits ont clairement du mal à décoller. De notre côté cela nous rend triste car on sait à quel point les sets du groupe sont vecteurs d’un chaos libérateur. On profite tout de même du set ravis de pouvoir entendre de nouveaux les meilleurs titres de la discographie des belges.

Hypno5e

La grande salle est prête à accueillir Hypno5e pour le premier des trois concerts made in France de suite proposés par le festival! La lumière s’éteint et « Sheol – Part I – Nowhere » résonne dans la sono avec son texte en Espagnol pendant que le groupe débarque sur scène. Le « Corazon » terminant l’intro lance les hostilités avec le premier riff de « Sheol – Part II – Lands of Haze » qui vient nous percuter tel un semi-remorque d’émotions. La puissance sonore du groupe et sa capacité à faire varier les sonorités nous émerveille à chaque fois. La voix de Emmanuel Jessua est d’une beauté sans pareil, alternant avec aisance entre screams dévastateurs et chant clair à vous faire frissonner. Vient ensuite notre morceau, celui qui quelque soit le nombre d’écoutes nous submerge à chaque fois, « On The Dry Lake »! Les émotions que véhiculent ce morceau sont sans nul autre pareil, et chaque version live vient nous le rappeler avec force. La section rythmique de Pierre Rettien à la batterie Charles Villanueva à la basse y est pour beaucoup, avec ces variations très prog tout au long du morceau. Le public est aux anges tant la prestation est grandiose! On retrouvera d’ailleurs un solo de Pierre sur le stupéfiant « Slow Steams of Darkness – Part II – Solar Mist » ainsi que des riffs de haute volée servis par Jonathan Maurois et Emmanuel Jessua. Là encore, on se dit que le groupe a clairement le public dans sa poche tant on sent l’émotion parcourir la salle. Le groupe termine en beauté avec son mythique « Acid Mist Tomorrow » qui donne une nouvelle fois l’occasion de se prendre ce torrent musical en pleine face et de se laisser porter par la beauté de chaque note. Une nouvelle fois Hypno5e ont livré un set parfait de bout en bout et on peut déjà vous dire que chaque occasion de les voir sera saisie sans hésiter!

LizZard

On continue cette plongée dans la scène française avec LizZard et leur art rock intriguant. Leur album Mesh sorti l’an dernier nous avait conquis et c’est donc avec une grande joie qu’on rejoint la petite salle pour se laisser porter par leur proposition. Katy Elwell s’installe derrière sa batterie et propose un jeu finalement assez prog qui vient confirmer son grand talent derrière les fûts. Au chant et à la guitare on retrouve Mat Ricou et sa voix puissante pour de belles envolées sur des titres comme « The Decline » ou « Blowdown ». On sent les musiciens ravis d’être là, surtout qu’ils remplacent A Burial At Sea au pied levé! Will Knox est très en forme aussi derrière la basse, et l’illustre de la plus belle des manières sur « Shift ». L’avancement du week end commence à tirer dans les jambes et on décide de prendre une pause repas un peu plus longue pour tenir le reste de la soirée. C’est donc un demi set au quel on aura assisté, mais il nous aura confirmé que notre attrait pour la musique de LizZard, et on voit que le public est du même avis que nous vu les applaudissements entre chaque titre!

Bruit ≤

Deuxième jour de festival, et deuxième set pour les français de Bruit ≤. Aujourd’hui, c’est avec un goût de nostalgie que le groupe nous replonge dans leur album The Machine Is Burning and now everyone knows it could happen again, avec un set quasiment identique à celui de 2022. On vous parlait d’orfèvrerie musical hier, aujourd’hui, on ne peut qu’être encore d’accord en ajoutant comme un sentiment de Madeleine de Proust. Ce set de The Machine, c’est déjà à 5 reprises qu’il nous a transporté et donné des frissons en 2022. Alors lorsque les premières notes de « Industry » résonne, on ferme les yeux et nous voilà emporté dans un puissant tourbillon musical. On sent que dans le public, cet album a tourné en boucle aux vues des réactions et des personnes qui lèvent les mains au ciel dans les moments clefs. C’est dans une sorte de messe splendide que le quatuor vient frapper, pincer, frotter cordes et peaux, avec toujours, cette concentration, cette écoute et cette complicité entre chaque musicien qui fait la force de leurs concerts. Clément prends le micro pour remercier une nouvelle fois le festival, et c’est avec une forte émotion que Bruit ≤ finit ce set avec le fameux titre éponyme de leur album, qui prends une ampleur encore plus forte, devant un auditoire aussi attentif et passionné que le public du Pelagic Fest.

Gösta Berlings Saga

Retour dans la petite salle pour la dernière fois pour y découvrir Gösta Berlings Saga. Le groupe suédois débarque sur scène en tenue blanche comme pour se lancer dans un atelier peinture, tenues qui ne sont pas sans rappeler celles de Gutalax! N’ayant pas eu le temps de se plonger dans leur dernière sortie pour le moment, on est en totale immersion dès les premières secondes du set. Le prog rock très avant-gardiste des suédois vient faire exploser notre cerveau tant il regorge d’idées de composition toutes plus enthousiasmantes les unes que les autres. Batterie et percussions en fond de scènes donnent à la rythmique des airs de morceaux de Toto avant cette envie de mêler de nombreuses sonorités. Côté chant c’est captivant de bout en bout et côté riffs de guitare et basse il suffit de voir les sourires sur les visages pour comprendre que la sauce prend de la plus belle des manières. A l’image d’un Haken, le groupe ne donne pas dans le prog rock posé, et la fosse l’entend bien en commençant doucement à remuer au rythmes chaloupés des titres du groupe. Les claviers apportent également une couche sonore supplémentaire qui vient magnifier des titres déjà inoubliables. C’est un véritable coup de coeur pour nous et on profite malgré la fatigue de ce set bien différent de tout ce qu’on a pu entendre ce week-end. On hésitera pas une seconde à se plonger dans les sorties du groupe dès notre retour et on espère de tout coeur qu’ils partiront en tournée européenne au plus vite!

The Hills Mover

Direction le Foyer pour un interlude acoustique offert par The Hills Mover, aussi connu sous le nom de Grégoire Fray. Le musicien belge connu pour son travail dans Thot vient nous proposer ses morceaux joués en guitare/voix. La beauté des textes et du jeu du musicien vient nous toucher au coeur et nous offrir une belle échappatoire en cette quasi fin de festival. Le chant est envoutant à souhait et les variations sonores donnent à ses titres une vraie identité. Evidemment nous aurons le droit à une version inédite d’un des titres phares de Thot. Le public écoute religieusement en applaudissant chaleureusement le musicien. On ne peut qu’être envoutés par cette performance unique qui montre à quel point Grégoire sait composer des morceaux émouvants à souhait.

Ihsahn

Pour terminer le festival nous voilà de retour devant Ihsahn, là encore une semaine après son passage au Motocultor! Le public est ravi de retrouver le musicien norvégien sur le festival, suite à son annulation pour cause de grève des contrôleurs aériens l’an dernier. Accompagné de ses musiciens Ihahn débute son set avec « The Promethean Spark » en nous montrant toute la puissance de son jeu entre prog et influences black métal très présentes. Chaque personne présente sur scène est au sommet de son art et les interactions entre eux montrent une véritable entente musicale et humaine entre eux. « Pilgrimage To Oblivion » et « Twice Born » montrent à quel point le norvégien sait composer des titres marquants qui viennent convaincre aussi bien les fans de prog et de post que les amateurs d’Emperor, le groupe qui l’a rendu célèbre. « My Heart In The North » nous offre des parties de batteries magistrales et des riffs percutants à souhait avant que « Stridig » sonne, en norvégien, notre fin de festival. En effet le train nous permettant de rentrer chez nous nous attend et ils est impossible pour nous de profiter du set en entier. Une fois de plus Ihsahn et ses musiciens nous ont emporté avec des compositions taillées pour la scène faisant passer par de nombreuses émotions fortes. On ne pouvait rêver mieux pour clôturer ce week-end néerlandais.

Nous quittons le Pelagic Fest et le Muziekgieterij avec des étoiles dans les yeux. Le festival a encore une fois livré toutes ses promesses avec des sets uniques, un public respectueux et plongé dans l’ambiance et surtout un accueil aux petits oignons. Le public international est une des forces de cet évènement car chacun se retrouve dans ce lieu unique pour deux jours de musique partagée, signe que l’entente entre les peuples ne tient finalement qu’aux belles échanges offerts par ces lieux que sont les salles de concert et ces organisateurs ou labels comme Pelagic Records. Une grand bravo à toutes les équipes du label et de la salle pour l’accueil parfait et on espère de tout coeur une nouvelle édition au plus vite! Merci au post pour toutes ses émotions! 

Un grand merci à Jessica pour les accréditations, à Robin et aux équipes de Pelagic Records pour l’organisation de l’évènement, aux équipes de Muziekgieterij  pour l’accueil au top et aux stands de nourriture et au stand de boissons chaudes et desserts pour la régalade tout au long du week end!


After a short stroll through the pretty streets of Maastricht to wake ourselves up, we’re back at the Muziekgieterij for the second and final day of Pelagic Fest. A new wave of all kinds of post-rock awaits us, with another great line-up. The line-up included Ihsahn, The Hills Mover, Gösta Berlings Saga, Bruit ≤, LizZard, Hypno5e, BEAR, Pothamus, The Gorge, You,Infinite and Törzs.

Review by Victor BRUNERIE

Pictures by Marye DAVENNE

Törzs

The day begins with the Hungarian band Törzs, whom we are delighted to see again after their memorable show last April at La Bulle Café! Since their new album, Menedék, was released, the band welcomes us to this new day with several tracks from the record. The small venue is already packed, as the audience did not want to miss lunch with the Hungarian trio. As at every concert, the band excels at conveying emotions with beautiful instrumental pieces. We are swept away by this wave of raw emotions, where words are superfluous because the music is so beautiful. The band does not forget its previous releases, with, for example, the wonderful ‘Negyedik’ from Tukor, which instantly gives us goosebumps. Finally, we return to the essentials: a guitar, a bass and drums played by masterful hands. Silence reigns supreme once again, and that’s how we like to enjoy Törzs. The concert ends with the captivating ‘Kilàto’, once again featuring beautiful instrumental passages designed to plunge us into our dreams. A masterful start to the day from Törzs!

TÖRZS Setlist Pelagic Fest 2025

You,Infinite

We take the same ones, or almost, and start again! Just over twelve hours after their set with This Will Destroy You, Jeremy Galindo and Raymond Brown are here today to present their latest project, You, Infinite. Their eponymous album, released earlier this year, captivated us, and we are delighted to be able to discover these tracks live. The album is at the heart of the set, and each track takes on a new dimension live, magnified by the musicians on stage. The audience revels in the performance, appreciating how lucky they are to have two different sets from such important musicians in two days. The post-rock of this project is quite different from that of TWDY, even if there are some common compositional ideas. There is a real desire to offer varied music that touches the heart, and this can be felt in the performance. It is pure pleasure for the ears, which we savour from the first to the last second, as the beauty of the compositions captivates us.

The Gorge

We head to the small venue to discover The Gorge, straight from Missouri! Completely new to their music, we are quickly captivated by an astonishing sound that blends numerous musical influences, all delivered by musicians at the top of their game. We later discover that the Americans are all jazz musicians, which explains their consistent mastery throughout the set and the absolutely masterful flights of fancy that amazed us throughout. They moved from sounds reminiscent of bands like Botch to others that were much more powerful and technical, all without losing the thread! The power of The Gorge’s music grabbed the audience and didn’t let go, and once again we could sense that there were plenty of fans in attendance. We discover each track with stars in our eyes and tell ourselves that we need to dive into the combo’s discography as soon as possible. A real discovery, the kind we love, where each track makes us wonder why we didn’t discover this band sooner! Well done for this anthological set!

Pothamus

One set we couldn’t possibly miss was Pothamus. Ever since we discovered the band, each concert has confirmed that these Belgians have a unique aura in the world of post-rock and metal. For this performance, the band decided to play their album Abur, released earlier this year, in its entirety. Needless to say, we were delighted, and from the very first note of ‘Zhikarta’ we were immersed in the trio’s unique universe. The large backdrop plunged us even further into the world of the album, but it was the ever-present tribal aspect of their music that captivated us. The three musicians lived and breathed their songs, especially Sam Coussens (guitar and vocals), who was completely possessed. ‘Ravus’ and ‘De-Varium’ confirm the band’s power and put the audience into the same trance as the band. There is a strong sense of communion in the room, which fits perfectly with the Belgian trio’s universe. The rhythm section, led by Michael Lombarts on bass and Mattias M. Van Hulle on drums, excels in this captivating tribalistic dive that gives the set a unique flavour. The quality of each song played is evident, and the audience applauds wildly between each one. Time flies by so quickly that when ‘Abur’ resounds through the venue, we find ourselves wishing we could go back for another round with the trio. Their performance is one of the most captivating of the weekend, and we can only advise you to go and discover them as soon as possible and immerse yourself in their releases. A moment out of time!

Pothamus Setlist Pelagic Fest 2025

BEAR

It’s BEAR’s turn to take over the small venue! With their late 2023 concert at La Brat Cave still fresh in our minds, we couldn’t wait to see the Belgian progressive hardcore combo again! The band takes to the stage and throws itself into a set that’s much more violent than anything we’ve seen so far today. We revel in the wall of sound hitting us in the face and want more! Just one week after his set at Motoculor with Cobra The Impaler, James is back on guitar and in fine form. Martten, hood pulled tight over his head, screamed into the microphone, urging the audience to move. And that was the problem: we could sense that a large part of the audience wasn’t expecting such an impactful set, and as a result, the pits were clearly struggling to get going. This made us sad, because we know how much the band’s sets are a vehicle for liberating chaos. We still enjoy the set, delighted to hear the best tracks from the Belgians’ discography once again.

Hypno5e

The main hall is ready to welcome Hypno5e for the first of three consecutive concerts made in France offered by the festival! The lights go down and ‘Sheol – Part I – Nowhere’ resounds through the sound system with its Spanish lyrics as the band takes to the stage. The “Corazon” ending the intro kicks things off with the first riff of ‘Sheol – Part II – Lands of Haze’, which hits us like a semi-trailer full of emotions. The band’s powerful sound and ability to vary their tones amazes us every time. Emmanuel Jessua‘s voice is unparalleled in its beauty, alternating with ease between devastating screams and clear vocals that send shivers down your spine. Next comes our favourite song, the one that overwhelms us every time we hear it, no matter how many times we’ve listened to it: ‘On The Dry Lake’! The emotions conveyed by this song are unparalleled, and each live version reminds us of this with force. The rhythm section of Pierre Rettien on drums and Charles Villanueva on bass plays a big part in this, with their very prog variations throughout the song. The audience is ecstatic, such is the grandeur of the performance! Pierre‘s solo on the stunning ‘Slow Steams of Darkness – Part II – Solar Mist’ is particularly noteworthy, as are the high-flying riffs served up by Jonathan Maurois and Emmanuel Jessua. Once again, it’s clear that the band has the audience in the palm of its hand, as emotion fills the room. The band ends on a high note with their legendary ‘Acid Mist Tomorrow’, which once again gives us the opportunity to take this musical torrent head-on and let ourselves be carried away by the beauty of each note. Once again, Hypno5e have delivered a perfect set from start to finish, and we can already tell you that we will seize every opportunity to see them without hesitation!

LizZard

We continue our dive into the French scene with LizZard and their intriguing art rock. Their album Mesh, released last year, won us over, so it is with great joy that we head to the small venue to let ourselves be carried away by their performance. Katy Elwells takes her place behind the drums and delivers a performance that is ultimately quite prog, confirming her great talent behind the kit. On vocals and guitar is Mat Ricou, whose powerful voice soars on tracks such as ‘The Decline’ and “Blowdown”. You can tell the musicians are delighted to be there, especially as they are replacing A Burial At Sea at short notice! Will Knox is also on top form on bass, illustrating this beautifully on ‘Shift’. The weekend is starting to take its toll, so we decide to take a slightly longer meal break to keep going for the rest of the evening. So we only saw half the set, but it confirmed our love for LizZard‘s music, and we can see that the audience feels the same way, judging by the applause between each song!

Lizzard Setlist Pelagic Fest 2025

Bruit ≤

Second day of the festival, and second set for French band Bruit ≤. Today, it is with a touch of nostalgia that the band takes us back to their album The Machine Is Burning and now everyone knows it could happen again, with a set almost identical to that of 2022. Yesterday we talked about musical craftsmanship, and today we can only agree, adding a feeling reminiscent of Proust’s madeleine. This set from The Machine has already transported us and given us goosebumps five times in 2022. So when the first notes of ‘Industry’ ring out, we close our eyes and are swept away in a powerful musical whirlwind. We can sense that this album has been on repeat among the audience, judging by their reactions and the people raising their hands to the sky at key moments. It is in a kind of splendid mass that the quartet strikes, plucks and rubs strings and skins, always with the concentration, attentiveness and complicity between each musician that makes their concerts so powerful. Clément takes the microphone to thank the festival once again, and it is with great emotion that Bruit ≤ ends this set with the famous title track from their album, which takes on even greater significance in front of an audience as attentive and passionate as the Pelagic Fest crowd.

Gösta Berlings Saga

Back in the small room for the last time to discover Gösta Berlings Saga. The Swedish band takes to the stage dressed in white, as if about to embark on a painting workshop, outfits reminiscent of those worn by Gutalax! Not having had time to delve into their latest release yet, we are completely immersed from the very first seconds of the set. The Swedes’ highly avant-garde prog rock blows our minds with its abundance of exciting compositional ideas. The drums and percussion in the background give the rhythm section a Toto-esque feel before mixing in a variety of sounds. The vocals are captivating from start to finish, and as for the guitar and bass riffs, you only have to see the smiles on people’s faces to understand that the formula is working beautifully. Like Haken, the band doesn’t do laid-back prog rock, and the crowd knows it, slowly starting to move to the swaying rhythms of the band’s songs. The keyboards also add an extra layer of sound that enhances the already unforgettable songs. We absolutely love them and, despite our fatigue, we enjoy this set, which is very different from anything else we’ve heard this weekend. We won’t hesitate for a second to dive into the band’s releases as soon as we get back, and we sincerely hope that they will go on a European tour as soon as possible!

The Hills Mover

Head to the Foyer for an acoustic interlude courtesy of The Hills Mover, also known as Grégoire Fray. The Belgian musician, known for his work with Thot, will be performing his songs on guitar and vocals. The beauty of the lyrics and the musician’s playing will touch your heart and offer a welcome escape as the festival draws to a close. The singing is utterly captivating and the variations in sound give his songs a real identity. Of course, we are treated to a new version of one of Thot‘s most popular songs. The audience listens religiously, applauding the musician warmly. We cannot help but be captivated by this unique performance, which shows just how skilled Grégoire is at composing deeply moving songs.

Ihsahn

To round off the festival, we’re back in front of Ihsahn, once again a week after his appearance at Motocultor! The audience is delighted to see the Norwegian musician back at the festival, following his cancellation last year due to an air traffic controllers’ strike. Accompanied by his musicians, Ihahn begins his set with ‘The Promethean Spark’, showing us the full power of his playing, which blends prog and black metal influences. Everyone on stage is at the top of their game, and the interactions between them show a real musical and human understanding. ‘Pilgrimage To Oblivion’ and ‘Twice Born’ demonstrate the Norwegian’s ability to compose memorable songs that appeal to prog and post fans as well as fans of Emperor, the band that made him famous. ‘My Heart In The North’ offers us masterful drumming and powerful riffs before ‘Stridig’ sounds the end of the festival in Norwegian. Indeed, the train taking us home is waiting for us and it is impossible for us to enjoy the entire set. Once again, Ihsahn and his musicians swept us away with compositions tailor-made for the stage, taking us through a range of powerful emotions. We couldn’t have asked for a better way to end our weekend in the Netherlands.

Ihsahn Setlist Pelagic Fest 2025

We leave Pelagic Fest and Muziekgieterij with stars in our eyes. Once again, the festival delivered on all its promises with unique sets, a respectful audience immersed in the atmosphere and, above all, a warm welcome. The international audience is one of the strengths of this event, as everyone comes together in this unique venue for two days of shared music, proving that harmony between peoples ultimately depends on the wonderful exchanges offered by venues such as concert halls and organisers or labels such as Pelagic Records. A big congratulations to all the label and venue teams for the perfect welcome, and we sincerely hope there will be another edition as soon as possible! Thank you to the post for all the excitement!

A big thank you to Jessica for the accreditations, to Robin and the teams at Pelagic Records for organising the event, to the teams at Muziekgieterij for the warm welcome and to the food stalls and the hot drinks and desserts stall for the treats throughout the weekend!

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