Direction la Suède cette semaine avec une toute nouvelle sortie Pelagic Records, à savoir : Corpse Lights, le deuxième album de Barrens. Avec émotions et puissance, le trio nous plonge dans un post rock autour du deuil pour un album cathartique.
par Marye DAVENNE
English version below
Corpse Lights doit son nom d’un phénomène ou d’une croyance qui parait surnaturelle : celle des apparitions de lumières lorsqu’un être humain décède. Comme un feu follet, certaines croyances imagent la mort par ces lumières, qui peuvent apparaitre et dessiner le chemin vers son lieu de repos éternel. Synonyme d’un passage d’une forme à une autre, la musique de Barrens s’illustre par des moments très fort de batailles intérieures, que des moments plus doux et méditatif.
On dit souvent que lorsque l’on expérimente la mort imminente, notre cerveau nous remontre les plus beaux moments de notre vie. Est-ce notre cerveau qui s’efface ou nos souvenirs qui s’échappent ? Avec « Memory Eraser », introduction de cet album, les synthétiseurs sonnent comme un moniteur cardiaque, pendant que notre protagoniste semble disparaitre lentement. Très vite, « The Derelict » voit l’arrivée de tous les membres du groupe dans un titre puissant où la batterie de Markku Hildén est assez tribale. Vous l’aurez compris, on parle du deuil et de la mort dans cet album, mais pas que ! Les relations humaines, qui prennent une part importante de la vie, sont également au cœur de cet album. Avec « Sorrowed », Barrens nous donne un shoot d’adrénaline pour nous motiver à affronter le monde extérieur, mais aussi nos démons intérieurs. Ce titre sonne donc plus joyeux, mais donne surtout le rythme de croisière de ce combat, devenant une étape importante qui est d’affronter plutôt que de fuir. « Periastron » clôture la face A de ce périple dans un post rock beaucoup plus calme, où l’on se laisse glotter dans les airs.
La face B est quant à elle beaucoup plus puissante. Rappelant assez aisément certains titres de Russian Circles ou PG. Lost, le trio suédois impressionne de justesse et les distortions de « No Lights » font un premier pas vers un post métal intense. « Collapsar » nous offre de superbes riffs, plongeant dans une écoute qui prends carrément aux tripes. On sent que la chute est proche et « Remnants » apporte le calme avant la tempête. On respire quelques instants, en regardant la grandeur qui arrive, avant de disparaitre telle de la fumée et rejoindre l’univers infini avec « A Nothing Expands ».
Barrens nous offrent un deuxième album assez imposant, véritable bande son d’une quête métaphysique entre lumière et obscurité, mort et vivant. Les suédois s’imposent en cette rentrée 2025 dans nos coups de coeur.

Tracklist:
1. Memory Eraser
2. The Derelict
3. Sorrowed
4. Periastron
5. Apastron
6. No Light
7. Collapsar
8. Remnants
9. A Nothing Expands
This week we head to Sweden with a brand new release from Pelagic Records: Corpse Lights, the second album from Barrens. With emotion and power, the trio immerses us in post-rock centered around grief for a cathartic album.
Corpse Lights owes its name to a phenomenon or belief that seems supernatural: the appearance of lights when a human being dies. Like will-o’-the-wisps, some beliefs depict death through these lights, which can appear and light the way to one’s eternal resting place. Synonymous with a transition from one form to another, Barrens‘ music is characterized by moments of intense inner struggle, as well as gentler, more meditative moments.
It is often said that when we experience near death, our brain shows us the most beautiful moments of our life. Is it our brain that fades away or our memories that escape? In “Memory Eraser,” the album’s opening track, the synthesizers sound like a heart monitor, while our protagonist seems to slowly fade away. Very quickly, “The Derelict” sees the arrival of all the band members in a powerful track with Markku Hildén‘s tribal-style drumming. As you can see, this album deals with grief and death, but that’s not all! Human relationships, which play an important part in life, are also at the heart of this album. With “Sorrowed,” Barrens gives us an adrenaline rush to motivate us to face the outside world, but also our inner demons. This track sounds more joyful, but above all sets the pace for this battle, becoming an important step in facing rather than fleeing. “Periastron” closes side A of this journey with a much calmer post-rock sound, where we let ourselves float in the air.
Side B is much more powerful. Easily reminiscent of certain tracks by Russian Circles or PG. Lost, the Swedish trio impresses with its precision, and the distortions of “No Lights” take a first step towards intense post-metal. “Collapsar” offers superb riffs, plunging us into a listening experience that really hits you in the gut. We sense that the fall is near, and ‘Remnants’ brings calm before the storm. We breathe for a few moments, watching the grandeur that is coming, before disappearing like smoke and joining the infinite universe with “A Nothing Expands.”
Barrens offer us a rather impressive second album, a true soundtrack to a metaphysical quest between light and darkness, death and life. The Swedes are among our favorites for the fall of 2025.
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