Comment passer à côté d’une de nos françaises les plus talentueuses qu’est Jehnny Beth ? Ce 11 octobre, l’artiste était de passage au grand mix de Tourcoing pour nous présenter You Heartbreaker, You, son deuxième album sorti en août dernier. Une soirée à guichets fermés avec les parisiens de chest. en ouverture. On vous avez prévenu, cette soirée était immanquable.
Article et photos par Marye DAVENNE
English version below
Six petits mois depuis leur dernier passage dans la métropole Lilloise, les parisiens de chest. continuent de faire les ouvertures des meilleures soirées post punk de Lille. C’est sur la bande son d’Harry Potter par John Williams que le groupe rentra sur scène, devant un public déjà bien chaud ! Avec leur post punk d’une efficacité folle, ils enchaineront les titres plein d’humour, même dans les thèmes aussi sombre que la mort d’un animal de compagnie. Chest nous feront également découvrir « Castor », titre inédit qu’ils jouaient ici pour la deuxième fois de leur carrière. De notre côté, on est totalement envoûté par les parisiens, qui ne cessent de monter dans nos coups de coeur. Les musiciens semblent s’éclater autant que nous, et c’est avec le sourire qu’on finit le set devant le guitare qui utilise sa gourde comme bottleneck pour faire vibrer ses cordes. En bref, un set convaincant, parfait pour nous chauffer suffisamment avant d’accueillir Jehnny Beth !
Changement de plateau rapide, les nordistes (et belges présents en nombre dans la salle) se collent au plus prêt de la scène pour accueillir Jehnny Beth et ses musiciens. Impossible de passer à côté de l’artiste en 2025. Que ce soit grâce à sa carrière cinématographique, ou sa carrière musicale, l’artiste a fait parler d’elle ces dernières années. Avec des titres marquants, ou encore en couverture du nouveau New Noise qu’on vous encourage à lire, Jehnny fait parti de ces artistes inspirantes et pleine de folie qui nous font crier « allez les girls ! » Et il est clair que cette manière de penser est aussi dans les tripes de l’artiste, puisqu’elle demandera aux femmes de venir se placer au premier rang, laissant au dépourvu mes collègues photographes hommes qui s’étaient placé au plus près de l’artiste. Entouré de Johnny Hostile à la guitare, qui d’ailleurs est arboré en patch sur les vêtements de la chanteuse, Wendy Killman à la batterie et du Lillois Hughes Rive à la batterie, le quatuor est plein d’énergie et le public leur rends bien. Une sorte de wall of death s’ouvrira même pendant les premiers morceaux, avant que le public ne porte Jehnny alors qu’elle placarde une lumière rouge en plein sur son visage pour « I’m The Man ». Dans la salle, on retrouvera un public de tout âge, qui vaudra même un petit « je suis fan de ce public ». Quoi de mieux pour lancer sa tournée que de voir qu’on fait l’unanimité ? Peut importe donc l’âge, tout le public se prends au jeu du pogo, notamment sur le titre « Obssession » où la basse est magistrale. On retrouve dans les sonorités de Jehnny Beth tant d’inspiration, à la fois dans le post punk qui a marqué le début de sa carrière avec Savages, mais aussi la noise et quelques passages trip hop. Quel plaisir d’entendre une telle diversité musicale pour un univers aussi singulier que le sien, et même dans ses reprises de Björk ou encore Quicksand, la patte de l’artiste est bien présente. Le concert se cloturera avec « I See Your Pain » à la tension qui monte en crescendo, jusqu’à l’implosion.
Ce samedi soir au Grand Mix était superbe et les deux groupes de la soirée nous ont totalement convaincu. Ce post punk revival des années post covid est un réel succès, à la fois sur les terres anglaises qu’avec nos artistes francophones. Nous sommes heureux de vivre à cette époque, aussi vibrante qu’inspirante.
Un grand merci à Vincent pour l’accréditation, et aux équipes du Grand Mix pour l’accueil et l’organisation de ce concert
How could we overlook one of France’s most talented artists, Jehnny Beth? On 11 October, the artist stopped by Le Grand Mix in Tourcoing to present You Heartbreaker, You, her second album released last August. It was a sold-out show with Parisian band Chest. opening. We warned you, this was an unmissable event.
Review and pictures by Marye DAVENNE
Just six months since their last visit to Lille, Parisian band Chest continue to headline Lille’s best post-punk nights. The band took to the stage to John Williams’ Harry Potter soundtrack, in front of an already enthusiastic audience! With their incredibly effective post-punk sound, they played a series of humorous songs, even on themes as dark as the death of a pet. Chest also treated us to ‘Castor’, a new song they were playing here for only the second time in their career. For our part, we were completely captivated by the Parisians, who continue to climb our list of favourites. The musicians seem to be having as much fun as we are, and we finish the set with a smile as the guitarist uses his water bottle as a bottleneck to vibrate the strings. In short, a convincing set, perfect for warming us up before welcoming Jehnny Beth!
With a quick change of stage, the northerners (and Belgians, who are present in large numbers in the audience) crowd as close as possible to the stage to welcome Jehnny Beth and her musicians. It’s impossible to ignore this artist in 2025. Whether it’s thanks to her film career or her music career, she has been the talk of the town in recent years. With memorable songs and the cover of the new New Noise magazine, which we encourage you to read, Jehnny is one of those inspiring and crazy artists who make us shout ‘go girls!’ And it’s clear that this way of thinking is also in the artist’s gut, as she asks women to come and stand in the front row, leaving my male photographer colleagues, who had positioned themselves as close as possible to the artist, feeling a little left out. Surrounded by Johnny Hostile on guitar, who is featured on a patch on the singer’s clothes, Wendy Killman on drums and Hughes Rive from Lille on drums, the quartet is full of energy and the audience responds in kind. A sort of wall of death even broke out during the first few songs, before the audience carried Jehnny as she shone a red light directly on her face for ‘I’m The Man’. The audience was made up of people of all ages, which was worth a little ‘I’m a fan of this audience’. What better way to kick off a tour than to see that you’re universally loved? Regardless of age, the whole audience gets caught up in the mosh pit, especially on the track ‘Obsession’, where the bass is masterful. Jehnny Beth‘s sound is so inspiring, drawing on the post-punk that marked the beginning of her career with Savages, as well as noise and a few trip hop passages. What a pleasure it is to hear such musical diversity in a universe as unique as hers, and even in her covers of Björk and Quicksand, the artist’s signature style is clearly present. The concert ended with ‘I See Your Pain’, the tension building to a crescendo until it imploded.
This Saturday evening at the Grand Mix was superb, and both bands completely won us over. This post-punk revival of the post-Covid years is a real success, both in England and with our French-speaking artists. We are happy to be living in such a vibrant and inspiring era.
















