Il y avait comme un air de Roll n’ Roll à l’ancienne qui flottait sur The Black Lab ce vendredi 17 octobre. Comme quelque chose de spécial se préparait pour une parfaite soirée mélangeant l’esprit des oldies avec l’énergie électrique qui y régnait déjà. Et ce n’était pas étonnant, car deux invités de marque étaient présents, The Fabulous Courettes et The 5.6.7.8’s. Prêt pour une bonne dose de Rock n’ Roll ? Alors let’s go !
Article et photos par Oreÿ
English version below
The Fabulous Courettes est un duo qui a vu le jour en 2015, nous venant de deux contrées et donc de deux cultures différentes, mais pourtant réunies par l’âme du Garage Rock. A la fois du Brésil pour sa chanteuse Flavia Couri, et du Danemark pour son batteur Martin Couri. Ces deux entités réunies forment belle et bien l’essence même de The Fabulous Courettes, prêt à tout dévaster sur leur passage à coup de riffs de guitare vifs et efficaces, mais aussi une batterie incisive et percutante. Et l’originalité de leur mélange ne s’arrête pas à leurs racines respectives, mais aussi et surtout à l’intensité de leur mixité musicale, allant du Garage Rock, du Doo-wop, du Girl Group directement inspiré des sixties, le tout avec une goutte de Surf Rock qui éclabousse. Un savant mélange qui a forcément plu à tous les mordus de la culture Rock n’ Roll au sens large du terme. Et forcément avec un tel package, il n’aura pas fallu longtemps à The Fabulous Courettes pour réussir à séduire le public de The Black Lab, et ce dès leur tout premier morceau, dans une salle quand même très bien remplie pour fêter ensemble ce fameux vendredi jusqu’au bout de la nuit. Le caractère de leurs morceaux est le parfait reflet des personnalités acidulées et bien trempées de Flavia Couri et Martin Couri, comme si ils ne formaient qu’une seule et même personne. Flavia Couri est une véritable machine à riffs et de pas de danse, bourrée d’audace et de caractère, dont on ressent tout naturellement ses racines brésiliennes. On peut sentir aisément ce feu qui l’anime, vu son aisance et sa facilité à transmettre sa bonne humeur, son peps et sa positivité à son public. Le tout accompagné forcément de l’esprit fun, fougueux, blindé de tonus et de punch de Martin Couri, forcément ce duo ne pouvait être que explosif et entraînant à la perfection. The Fabulous Courettes n’ont eu aucune difficultés pour inviter leur public dans un tourbillon de dynamisme et de bonne humeur, grâce à leurs riffs saupoudrés de sauce spicy à nous faire décoller au septième ciel, sur un flow de rythmiques endiablés et de roulements de batterie plus fous les uns que les autres. Avec une sacrée tripotée de singles, deux EP’s, un album live, ainsi que cinq albums studio, dont le dernier en date The Soul Of… The Fabulous Courettes, The Fabulous Courettes nous aura offert un live d’une heure, puissant et délicieusement insolent, grâce auquel on s’est tous senti plus que vivant.
Après cette délicieuse mise en bouche, passons maintenant au plat de résistance, que dis-je, au hors d’œuvre. C’était dans la plus grande joie qu’on trépignait d’impatience en les attendant tous et toutes. Qui ça ? J’ai nommé The 5.6.7.8’s. Formé à Tokyo en 1986 (rien que ça…) le trio remue ciel et terre dans l’univers pêchu du Rock n’ Roll depuis maintenant quarante ans cette année. Beaucoup auraient déjà raccroché en laissant tristement dormir leur instruments à la cave et vieillir dans leur flight case à l’abri de la poussière, mais The 5.6.7.8’s ne l’avaient pas entendu de cette oreille. Toujours bel et bien présentes et surtout actives, pour nous servir un max de pep’s sur un savant mélange de Garage Rock / Garage Punk, de Rockabilly, de Rock n’ Roll pur et dur et de Surf Rock, notre trio féminin était là pour nous donner l’impression d’être dans un bon vieux film de Quentin Tarantino. Car impossible de ne pas faire le lien entre The 5.6.7.8’s et Kill Bill. La petite anecdote est qu’en 2002, Mister Quentin Tarantino himself a découvert leur musique dans une boutique de vêtements à Tokyo et les a invitées à jouer leur propre rôle dans une scène de son film Kill Bill. Alors forcément, une bonne partie du public était venu pour avoir le privilège de se sentir en l’espace d’une soirée, dans cette mise en situation bardée de bandits, de flingues et de Rock n’ Roll, sur un air oldies que seul Quentin Tarantino sait nous faire vivre à la perfection. Mais ce soir, c’était à The 5.6.7.8’s de nous donner cette sensation, et à nous aussi de jouer notre propre rôle de bad boys Rock n’ Roll. Et elles l’ont fait à la perfection. Grâce à leur esprit Rock n’ Roll à l’ancienne tout droit sorti des sixties, elles nous ont fait l’honneur et le privilège de nous jouer une floraison de morceaux tout droit sortis de leurs différents albums tout au long de leur carrière, ce qui aura ravi les fans du groupe. On se rappelle encore à quel point nos petites rockeuses étaient plus que sympathiques et généreuses, en prenant le temps d’échanger avec leur public entre les morceaux, nous conviant toujours un peu plus à leur univers, en nous parlant Anglais avec ce petit accent Japonais, agréable et atypique qui nous faisait forcément voyager. Entre regards complices et petits sourires discrets entre elles, on sentait bien que The 5.6.7.8’s se connaissait à la perfection, et ce jusqu’au bout de leur manche de guitare, de basse, et de baguettes. Tout était parfaitement orchestré pour nous faire vibrer avec harmonie grâce à un max de riffs de basse chaude, de solos de guitare généreux, et de rythmiques de batterie saisissantes. Sans oublier de nous offrir, entre leurs différents morceaux, et ce en continuant aisément leur set, leur très connue “Woo Hoo”, chanson avec laquelle elles ont fait leur apparition dans le très célèbre Kill Bill. Et c’est à ce moment précis que le public de The Black Lab perdît pied dans un élan de spontanéité entraînant un joyeux mouvement de foule dans un joli bazar, pour chanter tous en ensemble en coeur et à tue-tête, les Woo Hoo répétitifs et entrainants scandés par notre trio infernal. Avec une jolie collection de singles, quelques EP’s, un album live et cinq albums studio, The 5.6.7.8’s nous aura offert un magnifique live d’un peu plus d’une heure en nous conviant à une soirée d’anthologie retraçant une belle partie de leur superbe carrière musicale, pour nous jouer les hymnes qui ont fait d’eux des légendes du Rock n’ Roll Japonais dans le monde entier.
Merci à Mic pour l’ accréditation ainsi qu’à The Black Lab et toute son équipe pour l’organisation de la soirée qui était au top !
There was an air of old-school rock “n” roll floating around The Black Lab on the evening of Friday, 17 October. Something special was brewing for a perfect night combining the spirit of oldies with the electric energy that already filled the room. And it was no surprise, as two distinguished guests were in attendance: The Fabulous Courettes and The 5.6.7.8’s. Ready for a good dose of rock “n” roll? Then let’s go!
Review and pictures by Oreÿ
The Fabulous Courettes is a duo that formed in 2015, coming from two different countries and therefore two different cultures, but united by the spirit of garage rock. The singer, Flavia Couri, is from Brazil, and the drummer, Martin Couri, is from Denmark. These two entities together form the very essence of The Fabulous Courettes, ready to devastate everything in their path with lively and effective guitar riffs, as well as incisive and powerful drumming. The originality of their blend doesn’t stop at their respective roots, but also and above all at the intensity of their musical mix, ranging from garage rock and doo-wop to girl groups directly inspired by the sixties, all with a splash of surf rock. It’s a clever mix that is bound to appeal to all fans of rock “n” roll culture in the broadest sense of the term. And with such a package, it didn’t take long for The Fabulous Courettes to win over the audience at The Black Lab, right from their very first song, in a venue that was packed to the rafters to celebrate this famous Friday night together until the early hours. The character of their songs perfectly reflects the sharp and strong personalities of Flavia Couri and Martin Couri, as if they were one and the same person. Flavia Couri is a veritable riff and dance move machine, brimming with audacity and character, whose Brazilian roots are clearly evident. You can easily feel the fire that drives her, given her ease and ability to convey her good humour, energy and positivity to her audience. All this is accompanied by the fun, fiery spirit, full of energy and punch, of Martin Couri. This duo could only be explosive and perfectly engaging. The Fabulous Courettes had no trouble inviting their audience into a whirlwind of energy and good humour, thanks to their riffs sprinkled with spicy sauce that took us to seventh heaven, on a flow of frenzied rhythms and drum rolls, each crazier than the last. With a whole host of singles, two EPs, a live album and five studio albums, including their latest, The Soul Of… The Fabulous Courettes, The Fabulous Courettes treated us to an hour-long live performance that was powerful and deliciously insolent, leaving us all feeling more than alive.
After this delicious appetiser, let’s move on to the main course, or rather, the starter. It was with great joy that we waited impatiently for them all. Who are they? I name The 5.6.7.8’s. Formed in Tokyo in 1986 (no less!), the trio has been shaking up the lively world of rock “n” roll for forty years now. Many would have already hung up their instruments, sadly leaving them to gather dust in the basement or age in their flight cases, but The 5.6.7.8’s weren’t having any of it. Still going strong and, above all, still active, serving up a powerful mix of garage rock/garage punk, rockabilly, pure rock “n” roll and surf rock, our female trio was there to make us feel like we were in a good old Quentin Tarantino film. It’s impossible not to make the connection between The 5.6.7.8’s and Kill Bill. The funny thing is that in 2002, Mr Quentin Tarantino himself discovered their music in a clothing store in Tokyo and invited them to play themselves in a scene in his film Kill Bill. So, naturally, a large part of the audience had come for the privilege of feeling, for one evening, as if they were in a world full of bandits, guns and rock “n” roll, set to an oldies soundtrack that only Quentin Tarantino knows how to bring to life so perfectly. But tonight, it was up to The 5.6.7.8’s to give us that feeling, and up to us to play our own roles as rock “n” roll bad boys. And they did it perfectly. Thanks to their old-school rock “n” roll spirit straight out of the sixties, they did us the honour and privilege of playing a selection of songs from their various albums throughout their career, which delighted the band’s fans. We still remember how friendly and generous our little rockers were, taking the time to chat with their audience between songs, inviting us further into their world, speaking to us in English with that pleasant and unusual Japanese accent that inevitably took us on a journey. With knowing glances and discreet smiles between them, it was clear that The 5.6.7.8’s knew each other perfectly, right down to the tips of their guitar, bass and drumsticks. Everything was perfectly orchestrated to get us moving in harmony, thanks to a maximum of warm bass riffs, generous guitar solos, and striking drum rhythms. Not to mention treating us, between their different songs and continuing their set with ease, to their well-known ‘Woo Hoo’, the song with which they made their appearance in the famous Kill Bill. And it was at that precise moment that the audience at The Black Lab lost their footing in a spontaneous outburst, leading to a joyful crowd movement in a lovely mess, as everyone sang along at the top of their lungs to the repetitive and catchy Woo Hoo chanted by our infernal trio. With a fine collection of singles, a few EPs, a live album and five studio albums, The 5.6.7.8’s treated us to a magnificent live performance lasting just over an hour, inviting us to an unforgettable evening retracing a large part of their superb musical career, playing the anthems that have made them legends of Japanese rock “n” roll all over the world.
Thanks to Mic for the accreditation and to The Black Lab and its entire team for organising the evening, which was top notch!































