Quoi de mieux pour commencer la semaine en douceur en ce lundi 10 novembre qu’un peu de Post Rock planant et délicieusement envoûtant, mixé à une petite touche de Drone dans un univers Goth. C’est justement ce que nous à offert Le Grand Mix, en toute simplicité mais comme à son habitude, dans la plus grande générosité, avec deux perles du genre, Mono et Sunwell. Plongeant ensemble dans ce joli pêle-mêle sonore à la limite du spirituel.
Article par Oreÿ
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Sunwell est l’un des nombreux projets d’Elya Bernard, qu’on ne présente plus dans la scène alternative lilloise tant elle est à l’origine de multiples ambitions musicales. Entre Deûle, Ladeûlas et Otto Ruth pour ne citer que ceux-ci, elle nourrit à nouveau nos délicates âmes en nous dévoilant aujourd’hui un tout nouvel univers, fixant une corde de plus à son arc avec Sunwell. Près à nous tirer ses flèches comme des couteaux aiguisés en plein coeur, pour nous enivrer de ses chansons d’amour maussades, flirtant dans une ambiance poétiquement neurasthénique, proche d’un esprit Goth mélancolique et délicatement posé sur une ambiance Drone, elle nous livre ici une touche de plus à sa palette musicale déjà très riche et haute en couleur. Naviguant souvent dans une atmosphère qui lui est propre, et à la fois dans cette singularité créatrice qu’elle exploite dans chacun de ses différents projets, mais toutefois aussi en osant prendre des chemins divers complexes et variés, Elya Bernard, vêtue d’un long voile noir la recouvrant entièrement jusqu’aux yeux, était venu nous ensorceler de sa voix profonde accompagnée de sa guitare aux notes habitées, en nous dévoilant un univers à la fois obscur et envoûtant, avec son nouveau diamant noir Sunwell. Le public impatient de se laisser emporter était très vite devenu attentif, captivé, près à se laisser bercer par les vagues sonores jonchées sur un ciel occulte, à la fois étrangement séduisant mais tout aussi ténébreux, fait de mystères impénétrables et de secrets inavoués. Elya Bernard a eu l’art et la manière de nous convier à nous laisser happer par ce vortex musical dont elle seule avait la mainmise. Un passage intemporel qui frisa l’expérience de mort imminente tellement elle réussi à nous immerger dans un état d’apaisement mental solennel, qui brisa les frontières sonores ainsi qu’une certaine conventionalité musicale imposée, pour en ressortir tout un florilège frisant avec le monde des esprits, dans une noirceur ainsi qu’une douce mélancolie la plus totale. Entre passages spirituels fait d’évocations mélodiques à la limite du spiritisme, et une poésie sombre, elle nous à délecté d’un paysage funestement magnifique, aux vagues brumeuses, enivrant nos sens de milles saveurs. Entre peurs primaires, grande sensibilité et torpeur, Elya Bernard nous à livré un superbe live d’un peu plus d’une trentaine de minutes de pur mystère musical, en nous délectant de ses magnifiques morceaux tel que “Carry Us”, “Little Heart’s Lament Part.2” et “Nothing Bothers Me”, présents sur son album I’m Looking At The Light dont on vous parlera très bientôt.
On était nombreux à attendre ce qui allait être le clou du spectacle de cette belle soirée en ce lundi soir. Comment la continuer à la perfection si ça ne serait avec une bonne dose de pur Post-Rock comme on l’aime, histoire de nous évader un peu plus vers un univers sonore sensationnel voir fantasmagorique, entre rêve et réalité. Pour nous tendre la main vers ce monde imaginaire à la frontière de l’irréel, Le Grand Mix nous avait fait l’honneur d’inviter les Japonais de Mono, venu de Tokyo, qui se sont formés en décembre 1999. Le quatuor composé de Takaakira Goto (guitare solo, carillon), Yoda (guitare rythmique, carillon), Tamaki Kunishi (basse, piano, carillon) et de Dahm Majuri Cipolla (batterie) était décidément prêt à nous faire quitter notre corps pour s’envoler vers d’autres contrées irréelles, ou se mêle avec majestuosité paysages oniriques et illusions d’autres mondes, magiques et romanesques, jusqu’à ne plus savoir quoi faire de tous nos sens en éveil. On avait que nos oreilles et nos yeux pour comprendre que non, que l’on ne rêvait pas. Pourtant doucement, on avait forcément tous la sensation de plonger avec génie dans un étonnant tourbillon musical fait de beau, de sensible et de délicat. Mono nous offre un univers poétique qui résonne en nous tous, comme les douces notes de leur carillon, venu se glisser ici et là sur quelques-uns de leurs magnifiques morceaux. Entre mélodies mélancoliques, guitares saturées et parsemées d’effets, basse chaude et chaleureuse, et une batterie vibrant incroyablement entre calme et volupté, comme une tempête venu briser le silence dans ses variations rythmique, le quatuor nous inonde d’un océan de notes, toutes mieux déversées les unes après les autres, nous absorbant dans un flot de grâce, entre finesse et énergie brute. Le groupe flirte avec nos ressentis les plus profonds, internes et enfouis dans les moindres recoins de nos âmes, nous touchant directement en plein cœur, pour faire rejaillir ces émotions cachées que nous tentons de camoufler. Mono est tout simplement un parfait souffle de vie. Et ce souffle a forcément plu sans aucun doute au public du Grand Mix, vu à quel point la musique de Takaakira Goto, Yoda, Tamaki Kunishi et Dahm Majuri Cipolla le transporta. On ne compte plus l’immensité de singles, de Ep’s, d’albums live et studio que nous ont offert Mono depuis 1999, groupe phare de la scène Post Rock, dont leur tout dernier album studio en date, Oath (paru en 2024) vibre avec toujours autant d’intensité, comme leurs précédents albums, dans nos âmes musicales. Avec un live absolument grandiose et transcendantal d’un peu plus d’une heure trente de déconnexion la plus totale, et de splendides morceaux comme “Innocence”, “Ashes in the Snow” et “Time Goes By”, Mono nous à offert un moment suspendu dans le temps, majestueux et d’une rare beauté, inoubliable.
Merci à Vincent pour les accréditations ainsi qu’au Grand Mix et toute son équipe pour l’organisation de la soirée qui était au top !
What better way to start the week gently on this Monday, 10 November, than with some dreamy and deliciously captivating post-rock, mixed with a touch of drone in a gothic universe. That’s exactly what Le Grand Mix has offered us, with its usual simplicity and generosity, with two gems of the genre, Mono and Sunwell. Let’s dive together into this beautiful jumble of sounds that borders on the spiritual.
Review by Oreÿ
Pictures by Marye DAVENNE
Sunwell is one of the many projects of Elya Bernard, who needs no introduction on the Lille alternative scene, as she is behind many musical ambitions. Between Deûle, Ladeûlas and Otto Ruth, to name but a few, she once again nourishes our delicate souls by revealing a whole new universe to us today, adding another string to her bow with Sunwell. Ready to shoot her arrows like sharp knives straight into our hearts, to intoxicate us with her melancholic love songs, flirting with a poetically neurasthenic atmosphere, close to a melancholic Goth spirit and delicately set against a drone backdrop, she adds another touch to her already rich and colourful musical palette. Often navigating in an atmosphere that is her own, and at the same time in the creative singularity that she exploits in each of her different projects, but also daring to take diverse, complex and varied paths, Elya Bernard, dressed in a long black veil covering her entirely up to her eyes, came to enchant us with her deep voice accompanied by her haunting guitar, revealing a universe that is both dark and captivating with her new black diamond, Sunwell. The audience, eager to be swept away, quickly became attentive and captivated, ready to be lulled by the waves of sound scattered across an occult sky, both strangely seductive and equally dark, made up of impenetrable mysteries and unspoken secrets. Elya Bernard had the art and the manner to invite us to let ourselves be swept away by this musical vortex that only she had control over. A timeless passage that bordered on a near-death experience, so successful was she in immersing us in a state of solemn mental calm, breaking down the boundaries of sound and a certain imposed musical conventionality, to bring out a whole anthology bordering on the spirit world, in a darkness and a sweet melancholy of the utmost intensity. Between spiritual passages made up of melodic evocations bordering on spiritualism and dark poetry, she delighted us with a fatally beautiful landscape of misty waves, intoxicating our senses with a thousand flavours. Between primal fears, great sensitivity and torpor, Elya Bernard delivered a superb live performance of just over thirty minutes of pure musical mystery, delighting us with magnificent pieces such as ‘Carry Us’, ‘Little Heart’s Lament Part.2’ and ‘Nothing Bothers Me’, featured on his album I’m Looking At The Light, which we will tell you about very soon.
Many of us were waiting for what would be the highlight of this beautiful Monday evening. How could it be continued to perfection if not with a good dose of pure post-rock as we like it, allowing us to escape a little further into a sensational, even phantasmagorical sound universe, between dream and reality. To reach out to this imaginary world on the border of the unreal, Le Grand Mix did us the honour of inviting the Japanese band Mono, from Tokyo, who formed in December 1999. The quartet, composed of Takaakira Goto (lead guitar, glockenspiel), Yoda (rhythm guitar, glockenspiel), Tamaki Kunishi (bass, piano, carillon) and Dahm Majuri Cipolla (drums) was definitely ready to take us out of our bodies and fly us to other unreal lands, where dreamlike landscapes and illusions of other worlds, magical and romantic, mingle majestically, until we no longer know what to do with all our senses awakened. We had only our ears and eyes to understand that no, we were not dreaming. Yet gently, we all inevitably had the sensation of diving with genius into an astonishing musical whirlwind made of beauty, sensitivity and delicacy. Mono offers us a poetic universe that resonates within us all, like the soft notes of their chimes, slipping here and there into some of their magnificent pieces. Between melancholic melodies, saturated guitars sprinkled with effects, warm and cosy bass, and drums vibrating incredibly between calm and voluptuousness, like a storm breaking the silence with its rhythmic variations, the quartet floods us with an ocean of notes, each one better than the last, absorbing us in a flow of grace, between finesse and raw energy. The band flirts with our deepest feelings, internal and buried in the furthest corners of our souls, touching us directly in the heart, to bring out those hidden emotions that we try to camouflage. Mono is quite simply a perfect breath of life. And this breath undoubtedly appealed to the audience at Le Grand Mix, given how much the music of Takaakira Goto, Yoda, Tamaki Kunishi and Dahm Majuri Cipolla transported them. We have lost count of the countless singles, EPs, live and studio albums that Mono, the leading band of the post-rock scene, have given us since 1999. Their latest studio album, Oath (released in 2024), still resonates with the same intensity as their previous albums in our musical souls. With an absolutely grandiose and transcendental live performance lasting just over an hour and a half of total disconnection, and splendid tracks such as ‘Innocence’, ‘Ashes in the Snow’ and ‘Time Goes By’, Mono offered us a moment suspended in time, majestic and of rare beauty, unforgettable.
Thanks to Vincent for the accreditations, as well as to Le Grand Mix and its entire team for organising the evening, which was top notch!
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