#Live : Les Hurlements d’Léo @ The Black Lab, Wasquehal – 21/11/2025

En septembre dernier Les Hurlements d’Léo sortaient Sirocco, une des sorties qui nous a grandement marqué ces derniers mois. Leur concert au Black Lab du 21 novembre était donc inratable. Et le groupe nous propose une soirée entière avec eux. L’évènement était organisé par A Gauche de la Lune Productions. 

Article par Mégane Canis

Photos par Victor Brunerie

English version below


Pas de première partie donc ce soir, on démarre directement avec Les Hurlements d’Léo qui vont ravir nos oreilles durant environ 1h45 ! Les musiciens arrivent sur scène, donnant une impression de collectif. En effet, ils sont jusqu’à 9 sur scène. On entre dans le vif du sujet avec les saxophones ténor et baryton, trompette, guitare, batterie, clavier, voix parlée et une contrebasse qui ne nous quittera jamais. La trompette prend parfois le lead, sur un duo de chant qui nous happe. Le groupe est venu présenter Sirocco ce soir, dont ils vont jouer le titre éponyme en guise de deuxième morceau de la soirée. Le violon fait alors son entrée. Chacun semble être multi-instrumentiste. Les places changent régulièrement durant le concert, même au chant! Le talent de chacun est mis au service des compositions. Durant “Il y en aura des soleils”, les voix s’emplissent d’émotions belles et complexes. On sent une vraie expérience de vie dans chacun des titres. La contrebasse apporte un fond puissant, beau et doux à la fois. Le saxophone baryton lui aussi apporte des basses rondes et profondes. “Indian Sunday Pelouz” est un titre un peu différent des autres proposés par le groupe, très festive, avec des influences hip- hop et électro. On revient dans une ambiance plus sérieuse avec “Litanie” qui nous donne des frissons et nous bouleverse. Ses sonorités graves, dans lesquelles on trouve notamment un trombone, sont très prenantes. “La cuisine du Diable” nous amène dans un univers autour de la dépression. C’était certes un très beau titre de l’album, mais il prend toute sa dimension en live. Les Hurlements d’Léo interprètent un titre pour une personne qui leur a demandé, pour un moment chill, presque intimiste, et surtout évocateur d’un grand partage. Un N’Goni fait son apparition au milieu des cuivres, bois et autres cordes sur “Matador”. “Sweet liberté chérie”suit ce titre, racontant une histoire complète uniquement comme cela.

Le groupe interprète aussi des extraits de leurs albums avec Les Ogres de Barback ou Les fils de Teuhpu, mais aussi avec une fanfare de Berlin. On assiste ensuite à un hommage “Takité la casa” dans une ambiance brésilienne festive. On visite également le quartier St Michel avec “L’accordéoniste”. Evidemment, cet instrument est présent. Le titre démarre en valse dans la fosse avant de finir en pogo festif. “Au café des jours heureux” déchaîne alors la fosse, avec son rythme qui accélère et fait danser tout le public. Il est alors temps pour une dédicace à Marcel et son Orchestre. Le groupe est ensuite rappelé par un public qui en redemande évidemment. Ils en profitent alors pour remercier la Cave Aux Poètes qui a compté dans leurs aventures avec les Ogres de Barback. Et alors que le concert touche vraiment à sa fin, Les Hurlements d’Léo finissent dans la fosse en mode fanfare pour un moment au plus proche de ces artistes à voir absolument en live.

The Black Lab était festif, dansant, souriant et tout cela grâce à l’ambiance feel good que Les Hurlements d’Léo ont instauré. Leurs titres riches nous ont amusé autant que bouleversé, avec, entre deux, une palette d’émotions particulièrement large. Sirocco a pu briller en live. On retient également un nombre d’instruments rare sur scène, offrant ainsi des sonorités riches et variées. 

Un grand merci à Bérénice et Papier Musique pour les accréditations, à A Gauche De La Lune pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe du Black Lab pour l’accueil.


Last September, Les Hurlements d’Léo released Sirocco, one of the releases that has made a big impression on us in recent months. Their concert at the Black Lab on November 21st was therefore unmissable. And the band is offering us a whole evening with them. The event was organised by A Gauche de la Lune Productions.

Review by Mégane Canis

Pictures by Victor Brunerie

So there’s no opening act tonight, we’re kicking things off straight away with Les Hurlements d’Léo, who are going to delight our ears for around an hour and 45 minutes! The musicians take to the stage, giving the impression of a collective. Indeed, there are nine of them on stage. We get straight to the heart of the matter with tenor and baritone saxophones, trumpet, guitar, drums, keyboard, spoken vocals and a double bass that never leaves us. The trumpet sometimes takes the lead, on a captivating vocal duet. The band has come to present Sirocco tonight, and they play the eponymous track as the second song of the evening. The violin then makes its entrance. Everyone seems to be a multi-instrumentalist. The roles change regularly during the concert, even the vocals! Each member’s talent is put to good use in the compositions. During ‘Il y en aura des soleils’, the voices are filled with beautiful and complex emotions. You can feel a real life experience in each of the tracks. The double bass provides a powerful, beautiful and gentle backdrop. The baritone saxophone also adds round, deep bass notes. ‘Indian Sunday Pelouz’ is a track that’s a little different from the others offered by the band, very festive, with hip-hop and electro influences. We return to a more serious atmosphere with ‘Litanie’, which gives us chills and moves us deeply. Its low tones, which include a trombone, are very captivating. ‘La cuisine du Diable’ takes us into a world of depression. It was certainly a beautiful track on the album, but it really comes into its own live. Les Hurlements d’Léo perform a song for someone who asked them to, for a chill, almost intimate moment, and above all one that evokes a great sense of sharing. A N’Goni makes an appearance amidst the brass, woodwind and other strings on ‘Matador’. ‘Sweet liberté chérie’ follows this track, telling a complete story just like that.

The band also performs excerpts from their albums with Les Ogres de Barback and Les fils de Teuhpu, as well as with a Berlin brass band. We then witness a tribute to ‘Takité la casa’ in a festive Brazilian atmosphere. We also visit the St Michel district with ‘L’accordéoniste’. Of course, this instrument is present. The track starts with a waltz in the pit before ending in a festive pogo. ‘Au café des jours heureux’ then unleashes the pit, with its accelerating rhythm that gets the whole audience dancing. It is then time for a dedication to Marcel and his Orchestra. The band is then called back by an audience that obviously wants more. They take the opportunity to thank the Cave aux Poètes (a vebnue in Roubaix), which played an important role in their adventures with Les Ogres de Barback. And as the concert really came to an end, Les Hurlements d’Léo ended up in the pit in fanfare mode for a moment up close with these artists who are a must-see live.

The Black Lab was festive, danceable, and full of smiles, all thanks to the feel-good atmosphere created by Les Hurlements d’Léo. Their rich songs entertained us as much as they moved us, with a particularly wide range of emotions in between. Sirocco shone live. We also remember the rare number of instruments on stage, offering rich and varied sounds.

Les Hurlements d’Léo Setlist The Black Lab, Wasquehal, France 2025
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