#Album : Oslo Tapes – Låst Comet (14/11/2025)

Avec Last Comet, Oslo Tapes nous entraîne dans une odyssée hypnotique où la musique devient rituel et la distorsion, matière vivante. Sorti le 14 novembre via Worst Bassist Records, Grazil Records et Golden Robot Records, cet album explore des contrastes extrêmes entre grooves obsessionnels et textures déformées, pour un genre au nom aussi farfelue qu’intriguant : découvrez le Cosmic Kraut-Gaze.

par Marye Davenne

English version below


Dès les premières minutes, l’album impose son esthétique : une musique rituelle, presque cérémoniale, où chaque pulsation semble convoquer des forces invisibles. Les influences krautrock, stoner et indie se mêlent à des expérimentations électroniques, créant un langage sonore unique. Le voyage commence sur « Inhuman Witch » avec un duo vocal envoûtant, qui installe une tension lumineuse. Si la basse martelée et la répétition des motifs évoquent le stoner doom, les claviers et synthétiseurs ouvrent des perspectives plus aériennes. On est loin de la lourdeur attendue : ici, la psychédélie se pare de couleurs éclatantes, en écho à la pochette de l’album, véritable invitation au voyage. Ce voyage est bien evident très aérien, comme le confirme « Analemma », morceau vaporeux, presque éthéré, mais d’une richesse sonore impressionnante. Avec « Pyramid Shape », changement de décor : des glitchs sci-fi se mêlent à des rythmes tribaux, dans une veine krautrock assumée. On a l’impression d’assister à une cérémonie futuriste, où la voix devient incantation et les percussions, battements de cœur. Un titre qui illustre parfaitement la capacité d’Oslo Tapes à fusionner organique et électronique. Les percussions tribales persistent sur « In Deep », mais cette fois, des cuivres surgissent, apportant une dimension presque cinématographique. Ce mélange audacieux fonctionne à merveille, qui fait la liaison parfaite avec « Transpace » qui est dansant, flirtant avec l’indie pop et pourrait trouver sa place sur la scène club de l’Aéronef, sans aucun soucis.

« Bizarrå » nous propose un retour à l’électronique pure, avec un rythme rapide et une approche presque technoïde. Parfait pour notre imaginaire, et notamment sur « Quasistar », qui mélange shoegaze et science-fiction. Les guitares jouent avec les fréquences, créant des effets qui évoquent des rayons laser. On se croirait dans un film spatial, mais la mélodie conserve une douceur planante jusqu’au retour d’une voix masculine au premier plan pour un morceau plus rock, plus tranchant avec « Astral Path ». Une montée en intensité qui prépare le terrain pour la conclusion. « Lazarus Awaking » fait surgir des voix d’enfants comme des fragments de quotidien captés dans un rêve. On ne comprend pas les mots, mais on ressent la charge émotionnelle. Une fin qui laisse l’auditeur dans un état suspendu, entre réalité et hallucination.

Oslo Tapes suprennent, nous font voyager et proposent avec ce nouvel album un univers hors du commun. On nous annonçait « cosmic kraut Gaze », sans trop savoir à quoi nous attendre, mais l’écoute de l’album nous le confirmera. On se prends une déferlante de rock très kraut, dans des envolées shoegaze brumeuse, et surtout un univers assez psychédélique pour un voyage cosmique. 

Tracklist :

  1. Inhuman Witch
  2. Analemma
  3. Pyramid Shape
  4. In Deep
  5. Tribe Telepathy
  6. Transpace
  7. Bizarrå
  8. Quasistar
  9. Astral Path
  10. Lazarus Awaking

 


With Last Comet, Oslo Tapes takes us on a hypnotic odyssey where music becomes ritual and distortion becomes living matter. Released on November 14th via Worst Bassist Records, Grazil Records, and Golden Robot Records, this album explores extreme contrasts between obsessive grooves and distorted textures, resulting in a genre with a name as bizarre as it is intriguing: discover Cosmic Kraut-Gaze.

by Marye Davenne

From the very first minutes, the album imposes its aesthetic: ritualistic, almost ceremonial music, where each beat seems to summon invisible forces. Krautrock, stoner, and indie influences blend with electronic experimentation, creating a unique soundscape. The journey begins on “Inhuman Witch” with a spellbinding vocal duet that creates a luminous tension. While the hammering bass and repetitive patterns evoke stoner doom, the keyboards and synthesizers open up more ethereal perspectives. This is a far cry from the expected heaviness: here, psychedelia is adorned with bright colors, echoing the album cover, a true invitation to travel. This journey is clearly very ethereal, as confirmed by “Analemma,” a vaporous, almost ethereal track with impressive sonic richness. With “Pyramid Shape,” the scene changes: sci-fi glitches mingle with tribal rhythms in an unapologetic krautrock vein. It feels like attending a futuristic ceremony, where the voice becomes an incantation and the percussion, heartbeats. It’s a track that perfectly illustrates Oslo Tapes’ ability to fuse the organic and the electronic. The tribal percussion persists on “In Deep,” but this time, brass instruments emerge, bringing an almost cinematic dimension. This bold mix works wonderfully, providing the perfect link to “Transpace,” which is danceable, flirts with indie pop, and could easily find its place on the club scene at L’Aéronef.

“Bizarrå” offers a return to pure electronica, with a fast tempo and an almost technoid approach. Perfect for our imagination, especially on “Quasistar,” which mixes shoegaze and science fiction. The guitars play with frequencies, creating effects that evoke laser beams. It’s like being in a space movie, but the melody retains a soaring softness until a male voice returns to the foreground for a more rock-oriented, edgier track with “Astral Path.” A rise in intensity sets the stage for the conclusion. “Lazarus Awaking” brings forth children’s voices like fragments of everyday life captured in a dream. We don’t understand the words, but we feel the emotional charge. It’s an ending that leaves the listener in a state of suspension, between reality and hallucination.

Oslo Tapes surprise us, take us on a journey, and offer us an extraordinary universe with this new album. We were promised “cosmic kraut Gaze,” without really knowing what to expect, but listening to the album confirms it. We are hit by a wave of very kraut rock, in misty shoegaze flights of fancy, and above all a universe psychedelic enough for a cosmic journey.

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