Après avoir pris une belle petite claque avec leur album Life Is sorti en novembre dernier, on ne pouvait pas passer à côté de l’occasion de discuter avec le groupe Montpellierain Loons de ce premier album. Elio Richardeau (guitare/chant), Antoine Bay (basse/chant) et Axel Sirodeau (batterie) nous en disent plus sur la création du disque, leurs influences et leurs coups de cœurs musicaux!
par Victor Brunerie
Crédit photo : Bertrand Richardeau
English version below
Victor: Je voulais commencer par déjà parler un peu du groupe. En 2022 vous avez sorti votre premier EP Cold Flames et vous avez pu jouer pas mal de dates en particulier autour de chez vous à Montpellier. Qu’est ce que ce premier EP vous a apporté en tant que groupe?
Antoine : Ben en vrai. Bon, déjà quand on a fait l’EP la moyenne d’âge c’était 15 ans, moi j’ai un an de plus que Elio et Axel. Mais c’était le truc qui nous a vraiment lancé. Après, les opportunités qu’on qu’on a eues, c’est plus en vrai du bouche à oreille sur Montpellier, c’est plus les gens qui viennent nous voir en live et tout. Le premier EP était une coproduction entre Head Records qui est un label de Montpellier et Flippin’ Freaks à Bordeaux. Et grâce à Flippin’ Freaks, on a pu faire des dates en dehors de Montpellier, et. Puis ça nous a donné un peu plus de visibilité aussi.
Axel (rejoignant la conversation) : Bonjour!
Elio : Ah il est là!
Victor : Parfait! Je répète juste la question vite fait pour Axel qui vient d’arriver. Je parlais du premier EP Cold Flames et de ce que ça vous a apporté en tant que formation
Axel : Ah bah c’était une super première expérience!
Elio : Ouais, c’était nos débuts un peu dans tout quoi !Ben comme a dit Antoine, on a composé ces morceaux on avait 15, 16 ans quoi. On s’est dit ça nous ferait une carte de visite pour la pour la suite. C’était hyper cool d’avoir l’opportunité de pouvoir sortir ça avec Flippin’ Freaks et Head Reocrds, qui nous ont aidé parce que tout seul on aurait jamais pu le faire. Et on avait aussi eu quelques retours presse à l’époque et c’était hyper cool. Puis il y a eu aussi un peu de bouche à oreille à Montpellier et tout. Et petit à petit, les choses se sont fait. Nous, on jouait surtout à Montpellier, mais on a fait quelques dates en dehors et tout et c’était hyper formateur pour nous.
Victor : J’ai vu que là, il n’y a pas longtemps, vous avez pu jouer en première partie de Jehnny Beth, comment vous avez vécu ça? C’est quand même une artiste qui commence a être bien présente dans la scène.
Antoine : En vrai, c’était cool! C’est cool de jouer avec quelqu’un de qui qui est assez connu et tout. Mais, après, je pense que on l’a pris comme si c’était un concert pas classique mais plus classique que d’habitude. Mais on l’a pris comme d’habitude et c’était une super expérience. Oui, c’était super cool. C’etait une une belle rencontre.
Elio : C’était hyper cool de de jouer devant une salle blindée et pas chez nous aussi, dans une grande salle comme ça. On l’a pris comme d’habitude, on était hyper contents de pouvoir jouer. On était hyper contents qu’elle nous invite pour cette date et ouais, c’était une chouette opportunité. On avait grave kiffé.
Victor : Votre premier album Life is vient de sortir. Comment vous avez vécu cette évolution entre le la première sortie ou comme vous disiez, c’était un peu une carte de visite et cet album qui est vraiment un premier temps long avec une dizaine de titres?
Elio : Bah on a toujours voulu faire un album depuis le début du groupe en fait. Nous quand on a commencé, c’était pile pendant le COVID. Du coup, on faisait que de créer des morceaux sans savoir si et quand on allait pouvoir faire des lives parce que au début on savait pas combien de temps ça allait prendre le confinement. Tout le monde était au lycée et une semaine sur deux on avait pas cours du coup on répétait tout le temps. Et pendant cette période là bah ça aussi là qu’on a composé l’EP, mais à la base ce qu’on voulait se faire l’album mais bon c’était un peu tôt au début. Et en fait ça se fait assez naturellement, c’est qu’on a tellement composé qu’on s’est dit au bout d’un moment, bah je pense que c’est le moment de de se dire « OK! On fait un album! » et en vrai on a fait ça pas mal en avance puisqu’on a booké un studio début 2023 avec Amaury Sauvé. Et on a pris toute l’année 2023 et et jusqu’à début 2024 pour composer le disque et à force, on agrandit ensemble. Tout s’est fait hyper naturellement autant dans nos actions que dans nos relation ensemble et dans notre musique.
Victor : Du coup, je voulais justement rebondir sur le fait que vous avez travaillé avec Amaury Sauvé pour ce premier album. C’était comment travailler justement en studio avec quelqu’un qui a de l’expérience sur le sur cette scène là française ? Comment vous avez travaillé avec lui, qu’est-ce qu’il vous, qu’est-ce qui vous a apporté aussi sur cet enregistrement ?
Antoine : En vrai, au début, c’était pas de l’appréhension, on n’était pas forcément hyper stressé, mais bon on se disait que c’est quand même Amaury Sauvé et tout. Mais au final, quand on est arrivé là à Laval on s’est direct bien entendu avec lui. Puis lui je pense que ça l’a un peu sorti de sa zone de confort de bosser avec des jeunes. Parce qu’il avait pas l’habitude, on était les les plus jeunes à avoir travaillé avec lui. Et du coup on s’est mis à son niveau, il s’est mis à notre niveau et puis on a tout de suite bien accroché. Et puis après sa méthode de travail, ben il faut de la rigueur, faut vraiment tout bien travailler, tout est calculé? Mais en dehors de ça c’était c’était hyper cool de bosser avec lui.
Elio : On a vraiment bossé chaque détail comme jamais. Enfin, on a toujours essayé d’être rigoureux depuis le début. Là c’était vraiment hyper intense. On a progressé comme on a jamais progressé en l’espace de deux mois avec Amaury. Genre en quatre jours de pré-prod on est rentré chez nous, on a répété, j’avais l’impression qu’on avait bosser pendant 6 mois quoi. Et assez fou de pouvoir avoir choisi.
Axel : Moi j’aurais jamais pensé que on allait être aussi rigoureux justement? Et je pense que le fait de bosser avec Amaury, c’est ce qui a fait que on s’est dit en fait on peut ne pas laisser des choses au hasard tout le temps. Parce qu’avant, c’était quand même très chaotique, même si on aimait ça. Mais Amaury, il est venu un peu calmer le jeu et le recentrer.
Elio : Il a su mettre le chaos là où il fallait et pas au hasard.
Axel : Il a su faire le tri de ce qui est bien ce qui est pas bien et vraiment contrôler cette tempête entre guillemets.
Elio : Ouais, c’était un peu comme un quatrième membre, enfin en tout cas quand on a enregistré. Alors peut être pas un quatrième membre mais en tout cas son oreille était indispensable.
Axel : Ah oui! Sans lui l’album n’aurait rien à voir!
Victor : En écoutant l’album ce qui m’a frappé c’est que votre son est vachement marqué dans les années 90. Et vous l’avez dit, vous êtes relativement jeunes. D’où vient cette connaissance de cette scène musicale là et qu’est ce qu’elle inspire chez vous?
Antoine : Je pense que ça vient de ce qu’on a écouté.
Elio : Forcément! En tout cas, Antoine et moi, nos parents nous ont mis là-dedans quand on était petit. Un peu comme beaucoup de gens qui découvrent la musique des années 90 dans notre génération. Mais à la fois, on a très vite fouillé un peu nos influences. Et en vrai, on n’écoute pas forcément que de la musique des années 90, mais évidemment, c’est surtout je pense l’esprit de cette période qui nous a beaucoup marqué. Enfin Nirvana, tout ça. Enfin moi, c’est c’est mon groupe préféré par exemple. Et je pense que en terme de sonorités, on a voulu que l’album soit assez, enfin pas brut, mais on l’a enregistré en live tu vois. Et je pense que ça joue dans le fait que on voulait que ça soit assez sincère. Et c’est un peu ce qu’on voit dans la période des années 90. On le voit plus comme ça que juste être influencé par pleins de groupes, on est marqué par cette époque en terme d’honnêteté.
Antoine : Mais c’était hyper important que la musique qu’on fait en studio se marie bien avec la musique qu’on fait en live! Ça, c’est le plus important! Surtout qu’on est trois. et le fait d’enregistrer en live aussi ça peut faire ressortir des des vibes des années 90, mais après c’était pas forcément ce qu’on recherchait sur sur cet album là. Après c’est sûr que avec tout ce qu’on écoutait, toutes nos influences c’est sûr qu’il y a énormément de trucs qui font penser à ça. Mais en vrai, je pense que on préférerait que les gens le prennent comme un comme qui ressemble aux années 90 mais remanié à des jeunes d’aujourd’hui. Et qui ? Nous on vit pas du tout dans la même époque que les mecs qui faisaient de la musique dans les années 90 donc c’est un peu un mélange des deux quoi.
Elio : En fait on a l’impression qu’on s’identifie plus à aux années 90 parce que c’était un peu le les années rebelles. Enfin les gens étaient étaient vachement ouverts. Enfin en tout cas, c’est comme ça que je le vois. Je n’ai aucune idée si c’était comme ça ou pas. Mais.
Alex : Ouais, y a cette image de liberté quand même.
Elio : Ouais, c’est ça.
Alex : Justement, nous en fait en 2025 on a une sensation un peu de d’oppression. Et y a ce côté où on a l’impression, on ne l’a pas vécu, mais on le voit en tout cas dans les années 90, un sentiment que les gens étaient plus libres quoi.
Victor : Peut être plus libres aussi car moins abreuvés d’images constantes?
Antoine : Oui, c’est ça!
Victor: Plus dans l’insouciance. Peut être pas plus de liberté mais surement plus d’insouciance.
Alex : Ouais Ouais! Je savais pas comment l’exprimer mais carrément! Mais un truc qui donne une nostalgie de quelque chose qu’on a même pas eu, qu’on n’a pas vécu, mais où on peut s’identifier à cette vibe. Du coup, on l’a même dans notre live. On joue sans clic, on veut vraiment être dans cet esprit là quoi.
Elio : On veut que ça nous ressemble tout simplement!
Victor : Vous parliez du live à l’instant, est ce que du coup c’était un ça a été un choix évident par exemple de mettre sur la 4e de couverture de l’album, une photo de concert justement?
Antoine : Ouais! Justement, ça fait vraiment référence aux années 90, mais c’était pas le but principal c’était effectivement plus un clin d’œil à nous et à notre vision du groupe.
Victor : C’est ce que je voulais dire. C’était plus par rapport à vous à votre envie de faire du Live autant sur CD que en concert.
Antoine : Voilà c’est ça, c’est vraiment pour représenter ça. Genre parce que quand on joue tous les trois, bah c’est vraiment l’arrière de la pochette quoi. Et vraiment nous trois en symbiose et partager ce qu’on a à partager avec avec le public. Et je trouve que cette cette image, elle reflète vraiment ça, c’est vraiment nous quoi!
Victor : Justement, dans dans le disque, tous les morceaux, une identité musicale forte. Mais est ce que vous avez voulu dégager dans cet album des sujets forts qui se retrouveraient un peu au fil des titres?
Antoine : C’est des des sujets forts, mais des sujets forts personnels.
Elio : Ca a été assez naturel. Les paroles on les écrit tous les deux avec Antoine. Et généralement, on écrit comment on se sent et ce qui nous traverse la tête au moment où on écrit les paroles. Donc c’est un peu des fractions de nos vies, de comment on a grandi aussi. J’aime beaucoup cet cet album, c’est comme plusieurs fractions de vie en onze morceaux, et chaque morceau représente une partie de notre vie, quelque chose qu’on a vécu. Et il y a de certains textes, par exemple les paroles d’Antoine qui parlent d’un sujet auquel lui s’identifie et où mes textes à moi sont différents, mais ça se rejoint toujours au final. Et il y a aussi des fois où nos deux textes sont raccords. Mais on n’a jamais cherché à parler en particulier, je pense. On a toujours réussi à rester maturé là-dessus, sans trop se prendre la tête. Peut-être que l’on changera dans le futur, on sait pas, mais en tout cas, pour l’instant, c’est comme ça qu’on fait.
Antoine : Ca peut partir d’une anecdote qu’on a vécue ensemble et après on développe plus ce sujet. Par exemple, le son qui s’appelle « Caramel Duck » c’est tout con mais avec Elio, on s’est retrouvé dans un dans un restaurant de de bouffe à volonté et on s’est dit « putain mais c’est quoi ce bordel! Il y a que des robots, il y a de la bouffe à profusion… » Ca nous a un peu écœuré et du coup quand on on écrivait les paroles, on s’est dit « putain on peut essayer de développer sur ça! » à notre manière avec plein de métaphores avec des anecdotes comme ça qui nous permettent de de développer. Après, il y a aussi beaucoup d’imagination…
Elio : Mais ça part aussi d’un sujet qui est pas forcément fort mais que tu peux tourner pour qu’il le devienne.
Antoine : Ouais, c’est exactement ça !
Elio: Par exemple, ce truc du restaurant à volonté ça nous a dégoûté sur place, tu vois. C’est un peu c’est un peu cliché de dire ça, mais il y a plein de gens qui crèvent de faim et tu retrouves des restos comme ça avec des gens qui gaspillent de la bouffe partout. Ça peut partir d’un sujet qui est pas forcément fort ou ou une imagination comme ça, et qu’on détourne en comment nous on voit le truc quoi.
Victor : Votre album est sorti depuis déjà quelques temps, quels ont été les premiers retours et qu’est ce que vous avez ressenti de ces premiers retours?
Elio : Bah on est hyper contents! Ça fait plus d’un an qu’on l’a enregistré maintenant, donc on est hyper heureux que ça sorte enfin. Et bah pour l’instant on a eu que des bons retours en tout cas. On a hâte de commencer la tournée pour avoir retour des gens dans la vraie vie. On a eu plein de supers chroniques et tout, on est hyper contents.
Antoine : De super messages sur les réseaux sociaux aussi. Beaucoup de félicitations, des gens qui ont vu le l’énergie et le travail qu’on a mis dans ce projet qui nous félicite pour ça. Et ça fait hyper plaisir.
Victor : Du coup vous avez deux release party programmées, une chez vous à Montpellier et une à Paris (déjà passées au moment où sort cette interview, ndlr). Qu’est-ce que vous attendez de la tournée en général, mais en particulier ces deux soirées là où vous allez pouvoir justement présenter l’album ?
Elio : Ce qui va être assez spécial pour nous, ça va être de jouer surtout chez nous je pense. Enfin on attend les deux avec impatience. Mais le Rockstore, là où la release de Montpellier sera, c’est un peu un lieu qui nous a bercé. Enfin, c’est là où on a vu nos premiers concerts, nos plus grosses claques. On y a déjà joué plusieurs fois, mais là, le fait que ça soit notre soirée, tu vois, c’est assez ouf pour nous. Ca nous fait rêver quoi! On est hyper impatients de pouvoir proposer le disque aux gens et de pouvoir parler avec tout le monde et surtout de voir la petite communauté qui est à Montpellier qui qui nous suit et qui suit la scène locale.
Alex : Paris aussi, ce sera quand même hyper bien!
Elio : Ouais, Paris ça va être hyper cool aussi
Alex : Moi j’ai hâte de jouer avec Barimore parce qu’on avait déjà joué avec eux à nos débuts.
Elio : A notre première release partie à Bordeaux!
Alex : Ils font toutes nos release party en fait! J’avais beaucoup aimé, j’ai trop hâte de jouer avec eux.
Victor : Vous disiez que le disque a été enregistré il y a plus d’un an, est ce que maintenant qu’il est sorti vous avez un regard nouveau sur les morceaux?
Elio : Personnellement, oui et non. Non dans le sens où enfin en tout cas moi je l’aime toujours autant que quand on l’a enregistré et quand on l’a composé. Et on avait un peu peur de ça, de se dire qu’on a pris le temps pour le faire et le sortir mais qu’on soit passé à autre chose au moment de sa sortie. Et moi non en tout cas.
Alex : Moi non plus.
Antoine : Pareil!
Elio : Tu vois on est tous les trois d’accord là dessus. Parce que Cold Flames, le premier EP, quand il est sorti on était déjà passé à autre chose. Mais là c’est un peu la première fois qu’on ressent ça du coup avec notre musique donc on est hyper contents! Mais là où ça a un peu changé, enfin en tout cas pour moi, c’est que certains morceaux, je les interprète pas forcément de la même manière qu’au début. Où je vais réussir à trouver d’autres sens dans dans les textes ou dans la musique, comment je la ressens. Et je pense que c’est pour ça aussi que je m’attache toujours autant à l’album et que je prends toujours autant de plaisir à les jouer en live. Et certaines parties d’un morceau, je les ressens peut-être pas forcément de la même manière que quand on on les a écrit, mais en tout cas il y a toujours ce cette émotion hyper forte d’avoir envie de la jouer et d’y être attaché.
Alex : Ouais bah ils ont un peu évolué, enfin au niveau du live, mais c’est toujours les mêmes structures. Enfin, y a rien qui a changé. Mais dans l’interprétation on n’est pas forcément dans la même intention qu’avant exactement. Mais c’est toujours aussi agréable de les jouer en live, vraiment pas lassant.
Victor : Je voulais terminer par une petite question qu’on aime bien poser dans le média, parce qu’on parle justement des artistes qui nous font vibrer. Quels sont vous, vos artistes qui là dernièrement, dans les derniers mois, dernières semaines, vous ont marqué?
Antoine : Moi j’ai eu la chance de de pouvoir aller à l’Outbreak Festival à Londres cet été. Et j’ai découvert plein de groupes, enfin que je connaissais déjà un peu avant, mais plein de groupes de hardcore et tout genre par exemple comme Drug Church. Après Turnstile évidemment! Après il y a un super groupe que je kiffe aussi qui s’appelle Men I Trust, c’est beaucoup plus calme, mais enfin moi j’écoute plein de musiques différentes, que ce soit du bien vénère ou du calme et ces trois là c’est vraiment mes coups de coeur.
Axel : Moi, comme Antoine, Men I Trust j’ai beaucoup aimé. Après j’ai toujours une fixette sur DIIV, leur nouvel album pour moi est vraiment génial! Et sinon il y a un groupe j’aime bien, qui s’appelle Cathedral Bells. C’est pas très connu, enfin si mais pas dans mon entourage en tout cas.
Victor : Ils sont passés à Lille cette année et on les as vu!
Axel : Ah ouais, c’était bien ou pas ?
Victor : Ouais, c’était très très cool en live!
Elio : Pour moi, j’ai pas écouté beaucoup de musique vu que j’ai plus d’abonnement aux plateformes de streaming, du coup j’en écoute moins qu’avant. Mais en vrai, j’écoute beaucoup les mêmes choses depuis presque un an. Je suis addict à Elliot Smith, J’arrête jamais d’écouter Elliott Smith, même si je suis heureux. Et si dernièrement une une grosse claque en live : je suis allé voir Fragile, avec qui on partage notre tourneur d’ailleurs. Et ça fait longtemps que je m’étais pas pris une claque comme ça.
Victor : Ah Fragile effectivement pour les avoir vus c’est vraiment super !
Elio : Ouais, c’est incroyable! Bah et sur la dernière année comme ça, moi je dirais Metz et Ditz
Victor : Merci beaucoup et encore bravo pour ce disque et on espère que vous pourrez venir jouer à Lille un de ces jours.
Alex : On adorerait venir et jouer avec FL Crew!
Victor: Ah ben c’est des bons potes donc on peut essayer de faire passer le mot!
Elio : Merci à toi en tout cas!
Antoine : Merci beaucoup !
Un grand merci à Clément et Vous Connaissez? pour cette belle opportunité et à Loons pour leur disponibilité et leurs réponses!
After making quite an impression with their album Life Is, released last November, we couldn’t pass up the opportunity to chat with Montpellier-based band Loons about their debut album. Elio Richardeau (guitar/vocals), Antoine Bay (bass/vocals) and Axel Sirodeau (drums) tell us more about the making of the record, their influences and their favourite music!
Victor: I wanted to start by talking a little bit about the band. In 2022, you released your first EP, Cold Flames, and you were able to play quite a few gigs, especially around your hometown of Montpellier. What did this first EP bring you as a band?
Antoine: Well, actually. Well, when we made the EP, the average age was 15. I’m a year older than Elio and Axel. But that’s what really launched us. After that, the opportunities we had were more through word of mouth in Montpellier, with people coming to see us live and stuff. The first EP was a co-production between Head Records, which is a label in Montpellier, and Flippin’ Freaks in Bordeaux. And thanks to Flippin’ Freaks, we were able to do some gigs outside Montpellier, and that gave us a bit more visibility too.
Axel (joining the conversation): Hello!
Elio: Ah, he’s here!
Victor: Perfect! I’ll just quickly repeat the question for Axel, who’s just arrived. I was talking about the first EP, Cold Flames, and what it brought you as a band.
Axel: Ah, well, it was a great first experience!
Elio: Yeah, it was kind of our debut in everything! Well, as Antoine said, we wrote these songs when we were 15 or 16. We thought it would be a calling card for the future. It was really cool to have the opportunity to release it with Flippin’ Freaks and Head Records, who helped us because we could never have done it on our own. We also got some press coverage at the time, which was really cool. Then there was also a bit of word of mouth in Montpellier and everything. And little by little, things fell into place. We mainly played in Montpellier, but we did a few dates outside the city and it was a great learning experience for us.
Victor: I saw that not long ago you were able to open for Jehnny Beth. How was that experience? She’s an artist who is starting to make a name for herself on the scene.
Antoine: Actually, it was cool! It’s cool to play with someone who’s quite well known and everything. But then, I think we treated it as if it were a non-classical concert, but more classical than usual. But we treated it as usual and it was a great experience. Yes, it was really cool. It was a wonderful encounter.
Elio: It was really cool to play in front of a packed house, and not at home either, in a big venue like that. We took it as usual, we were really happy to be able to play. We were really happy that she invited us for this date and yeah, it was a great opportunity. We really enjoyed it.
Victor : Your first album, Life is, has just been released. How did you experience this evolution between the first release, which, as you said, was a bit like a calling card, and this album, which is really a first full-length release with ten tracks?
Elio: Well, we’ve always wanted to make an album, ever since the band started, actually. When we started, it was right in the middle of COVID. So we just wrote songs without knowing if and when we’d be able to play live, because at first we didn’t know how long the lockdown would last. Everyone was in secondary school and every other week we didn’t have classes, so we rehearsed all the time. And during that period, we also composed the EP, but basically we wanted to make the album, but it was a bit early at the beginning. And in fact, it happened quite naturally, because we composed so much that after a while we said to ourselves, « OK! Let’s make an album! » And in fact, we did it quite a bit ahead of time, since we booked a studio in early 2023 with Amaury Sauvé. And we took the whole of 2023 and up to early 2024 to compose the album, and as we did so, we grew together. Everything happened very naturally, both in our actions and in our relationship with each other and in our music.
Victor: So, I wanted to follow up on the fact that you worked with Amaury Sauvé on this first album. What was it like working in the studio with someone who has experience in the French music scene? How did you work with him, what did he bring to the table, what did he bring to the recording?
Antoine: To be honest, at first, it wasn’t apprehension, we weren’t necessarily super stressed, but we did think to ourselves that it was Amaury Sauvé and all that. But in the end, when we got to Laval, we got along with him right away. And I think working with young people took him a little out of his comfort zone. Because he wasn’t used to it, we were the youngest people he had ever worked with. So we got on his level, he got on our level, and we immediately hit it off. And then there’s his working method, which requires rigour, you really have to work hard, everything is calculated… But apart from that, it was really cool to work with him.
Elio: We really worked on every detail like never before. I mean, we’ve always tried to be rigorous from the start. But this time it was really intense. We made more progress in two months with Amaury than we ever had before. Like, after four days of pre-production, we went home, rehearsed, and I felt like we’d been working for six months. And it was pretty crazy to be able to choose.
Axel: I never would have thought we’d be so rigorous, actually… And I think that working with Amaury is what made us realise that we don’t have to leave things to chance all the time. Because before, it was still very chaotic, even though we liked it that way. But Amaury came along and calmed things down a bit and refocused us.
Elio: He knew how to create chaos where it was needed, not randomly.
Axel: He knew how to sort out what was good and what wasn’t, and really control this storm, so to speak.
Elio: Yeah, he was a bit like a fourth member, at least when we were recording. So maybe not a fourth member, but his ear was indispensable.
Axel: Oh yes! Without him, the album would be completely different!
Victor: Listening to the album, what struck me was that your sound is very much influenced by the 90s. And as you said, you’re relatively young. Where does this knowledge of that music scene come from and what does it inspire in you?
Antoine: I think it comes from what we listened to.
Elio: Of course! In any case, Antoine and I were introduced to it by our parents when we were little. A bit like many people in our generation who discovered 90s music. But at the same time, we quickly explored our influences a little. And in reality, we don’t necessarily only listen to music from the 90s, but obviously, I think it’s mainly the spirit of that period that had a big impact on us. Nirvana, all that stuff. For me, they’re my favourite band, for example. And I think in terms of sound, we wanted the album to be quite, well, not raw, but we recorded it live, you know. And I think that plays into the fact that we wanted it to be quite sincere. And that’s kind of what we see in the 90s period. We see it more like that than just being influenced by lots of bands, we’re marked by that era in terms of honesty.
Antoine: But it was really important that the music we make in the studio blends well with the music we play live! That’s the most important thing! Especially since there are three of us. And recording live can also bring out some 90s vibes, but that wasn’t necessarily what we were looking for on this album. Of course, with everything we listened to, all our influences, there are definitely a lot of things that remind you of that. But in reality, I think we’d prefer people to see it as something that resembles the 90s but reworked for today’s youth. And who? We don’t live in the same era as the guys who made music in the 90s, so it’s a bit of a mix of the two.
Elio: Actually, we feel like we identify more with the 90s because it was a bit of a rebellious era. People were really open-minded. Anyway, that’s how I see it. I have no idea if that’s how it really was or not. But.
Alex: Yeah, there’s this image of freedom, anyway.
Elio: Yeah, that’s right.
Alex: Precisely, in 2025 we actually feel a bit oppressed. And there’s this feeling that, even though we didn’t experience it, we see it in the 90s, a feeling that people were freer.
Victor: Maybe freer because they weren’t bombarded with images all the time?
Antoine: Yes, that’s it!
Victor: More carefree. Maybe not more freedom, but definitely more carefree.
Alex: Yeah, yeah! I didn’t know how to express it, but absolutely! But something that makes you nostalgic for something you never even had, that you never experienced, but where you can identify with that vibe. So we even have it in our live shows. We play without a click track, we really want to be in that spirit.
Elio: We just want it to be like us!
Victor: You were talking about live shows just now, so was it an obvious choice, for example, to put a photo of a concert on the back cover of the album?
Antoine: Yeah! It’s a real reference to the 90s, but that wasn’t the main goal. It was more of a nod to us and our vision of the band.
Victor: That’s what I meant. It was more about your desire to perform live, both on CD and in concert.
Antoine: That’s right, that’s what it’s really meant to represent. Because when the three of us play together, it’s really like the back cover. It’s the three of us in harmony, sharing what we have to share with the audience. And I think this image really reflects that, it’s really us!
Victor: Precisely, on the album, all the tracks have a strong musical identity. But did you want to highlight strong themes in this album that would be reflected throughout the tracks?
Antoine: They are strong themes, but very personal ones.
Elio: It came quite naturally. Antoine and I write the lyrics together. And generally, we write about how we feel and what’s on our minds at the time we’re writing the lyrics. So it’s a bit like fragments of our lives, of how we grew up too. I really like this album, it’s like several fragments of life in eleven tracks, and each track represents a part of our lives, something we’ve experienced. And there are certain lyrics, for example Antoine’s lyrics, which talk about a subject he identifies with, and where my lyrics are different, but in the end it always comes together. And there are also times when both of our lyrics are connected. But I don’t think we’ve ever tried to talk about anything in particular. We’ve always managed to stay mature about it, without getting too hung up on it. Maybe we’ll change in the future, we don’t know, but in any case, for now, that’s how we do it.
Antoine: It can start with an anecdote we experienced together, and then we develop the subject further. For example, the song called ‘Caramel Duck’ is really silly, but Elio and I found ourselves in an all-you-can-eat restaurant and we said to each other, « What the hell is this mess! There are only robots, there’s food galore…‘ It made us a bit sick, so when we were writing the lyrics, we said to ourselves, ’Fuck, we can try to develop that! » in our own way, with lots of metaphors and anecdotes like that, which allow us to develop the idea. Then there’s also a lot of imagination…
Elio: But it also starts with a subject that isn’t necessarily strong, but that you can twist around to make it so.
Antoine: Yeah, that’s exactly it!
Elio: For example, this all-you-can-eat restaurant thing disgusted us on the spot, you know. It’s a bit of a cliché to say that, but there are lots of people starving, and you find restaurants like that with people wasting food everywhere. It can start from a subject that isn’t necessarily strong or from imagination like that, and we twist it into how we see things.
Victor: Your album has been out for a while now. What was the initial feedback like, and how did you feel about it?
Elio: Well, we’re really happy! We recorded it over a year ago, so we’re really happy that it’s finally coming out. And so far, we’ve only had good feedback. We can’t wait to start touring so we can get feedback from people in real life. We’ve had lots of great reviews and everything, we’re really happy.
Antoine: Great messages on social media too. Lots of congratulations from people who have seen the energy and work we’ve put into this project and are congratulating us for it. And that’s really nice.
Victor: So you have two release parties planned, one at home in Montpellier and one in Paris (already over by the time this interview is published, editor’s note). What are your expectations for the tour in general, but especially for these two evenings where you’ll be able to present the album?
Elio: What’s going to be really special for us is playing at home, I think. We’re really looking forward to both events. But the Rockstore, where the Montpellier release will be, is a place that’s been a big part of our lives. It’s where we saw our first concerts, our biggest influences. We’ve played there several times before, but now it’s our night, you know, it’s pretty amazing for us. It’s a dream come true! We can’t wait to show people the album and talk to everyone, and especially to see the little community in Montpellier that follows us and follows the local scene.
Alex: Paris will be great too!
Elio: Yeah, Paris is going to be really cool as well.
Alex: I can’t wait to play with Barimore because we played with them when we were starting out.
Elio: At our first release party in Bordeaux!
Alex: They do all our release parties, actually! I really enjoyed it, I can’t wait to play with them.
Victor : You said that the album was recorded over a year ago. Now that it’s been released, do you have a new perspective on the songs?
Elio: Personally, yes and no. No, in the sense that, at least for me, I still love it as much as when we recorded it and when we wrote it. And we were a little afraid of that, of thinking that we took the time to make it and release it, but that we would have moved on to something else by the time it came out. But not me, at least.
Alex: Me neither.
Antoine: Same here!
Elio: You see, all three of us agree on that. Because when Cold Flames, the first EP, came out, we had already moved on to something else. But now it’s kind of the first time we’ve felt that way about our music, so we’re really happy! But where it’s changed a bit, at least for me, is that I don’t necessarily interpret some of the songs the same way I did at the beginning. I find other meanings in the lyrics or in the music, in how I feel it. And I think that’s also why I’m still so attached to the album and still enjoy playing them live so much. And certain parts of a song, I may not necessarily feel the same way about them as when we wrote them, but in any case, there’s always that really strong emotion of wanting to play them and being attached to them.
Alex: Yeah, well, they’ve evolved a bit, at least in terms of live performance, but the structures are still the same. I mean, nothing has changed. But in terms of interpretation, we don’t necessarily have the same intention as before. But it’s still just as enjoyable to play them live, it’s really not boring.
Victor: I wanted to finish with a little question that we like to ask in the media, because we’re talking about artists who inspire us. Who are the artists that have made an impression on you recently, in the last few months or weeks?
Antoine: I was lucky enough to go to the Outbreak Festival in London this summer. I discovered lots of bands, some of which I already knew a little about, but lots of hardcore bands and other genres, such as Drug Church. After Turnstile, of course! Then there’s a great band I really like called Men I Trust. They’re much calmer, but I listen to lots of different music, whether it’s really angry or calm, and those three are my favourites.
Axel: Like Antoine, I really liked Men I Trust. I’m still obsessed with DIIV, I think their new album is really great! And there’s another band I like called Cathedral Bells. They’re not very well known, well, they are, but not among my friends anyway.
Victor: They came to Lille this year and we saw them!
Axel: Oh yeah, were they good?
Victor: Yeah, they were really cool live!
Elio: Personally, I haven’t listened to much music since I no longer have a subscription to streaming platforms, so I listen to less than I used to. But in reality, I’ve been listening to pretty much the same things for almost a year. I’m addicted to Elliot Smith. I never stop listening to Elliott Smith, even when I’m happy. And recently, I was blown away by a live show: I went to see Fragile, who we’re sharing our tour manager with, by the way. It’s been a long time since I’ve been that impressed.
Victor: Ah, Fragile, I’ve seen them and they’re really great!
Elio: Yeah, they’re incredible! Well, over the last year or so, I’d say Metz and Ditz
Victor: Thank you very much and congratulations again on the album. We hope you can come and play in Lille one of these days.
Alex: We’d love to come and play with FL Crew!
Victor: Well, they’re good friends of ours, so we can try and spread the word!
Elio: Thank you very much!
Antoine: Thank you very much!
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