#Live : Dalaïdrama + st. python + Sinistre Rose @ Le Griffe, Lille – 03/01/2026

Et c’est parti pour une année 2026 en musique ! Le premier concert lillois de l’année se déroulait le 3 janvier à La Griffe et proposait de retrouver trois groupes locaux : Dalaïdrama, st.python et Sinistre Rose. Entre cold wave, post punk et pop noise, la soirée a attiré un public large et nombreux! 

Article par Mégane

Photos par Victor

English version below


Quoi de mieux pour démarrer cette froide soirée que la cold wave de Sinistre Rose? Le duo formé par Agathe (Galibot) et Axl (Heretik Magazine) propose des sonorités froides, grandement assistées par des samples informatisés. Les roses posées sur le caisson rappellent le nom de la formation. Les tubes lumineux qui entourent les deux musiciens créent une atmosphère et contribuent à l’identité du groupe. La guitare d’Axl a un son plutôt clair et est contrasté par la basse lourde d’Agathe. Après un début instrumental qui pose les bases, les voix des deux protagonistes viennent se mêler. La voix grave et profonde d’Axl côtoie celle plus légère d’Agathe dans un bel équilibre. On entend parfois celle d’Axl un peu plus faiblement, mais le son, géré d’une main de maître par Loïc (FL Crew) est d’une qualité totalement satisfaisante pour cette configuration de salle. Le chant se fait tantôt en anglais, tantôt en français. Les passages plutôt mélodiques viennent contraster les parties où la rythmique prend le lead. La cave est déjà remplie pour ce “début” de soirée et ce n’est pas fini ! Chacun semble absorbé par les titres prenants du groupe, qui trouvent totalement leur écho dans cette cave sombre. Le concert se termine sous les applaudissements nourris d’un public conquis. 

On enchaîne avec st.python, que pour ma part je découvre ce soir, après en avoir entendu parler à plusieurs reprises. L’introduction est un extrait du texte de Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street. On plonge d’entrée de jeu dans un univers de critique de la société capitaliste, aux accents dystopiques. La musique prend place dans la cave de La Griffe avec deux claviers, une guitare et une batterie. Un des claviéristes assure également la basse par la suite, donnant une réelle profondeur aux riches compositions ; tandis que l’autre prend le micro, avec une voix grave et pleine de reverb. L’ensemble se situe quelque part entre post punk et cold punk et nous happe totalement ! “Mistral assassin” démarre par des claviers lents avant que la rythmique ne vienne rapidement nous saisir par son côté entrainant. Les passages instrumentaux font bouger un public toujours plus nombreux, et donnent une impression d’emballement. En plus de la voix grave, au côté froid, viennent s’ajouter les chœurs des autres musiciens. L’ensemble est parfaitement équilibré. On sent une sorte d’exutoire, d’urgence. La formation joue avec les effets de guitare, sans jamais en faire trop. Le groupe sort son atout local, avec un titre qui nous emmène en vacances à Berck sur Mer, évoquant une serre à reptiles : “des crocodiles à place des cerfs volants”. Le chanteur vient au plus près du public mais peine à se frayer un chemin au milieu de la cave bondée. Après un moment particulièrement festif, on revient dans des sonorités plus sérieuses et graves avec “Cède le passage”. Le titre démarre par un passage chiraquien, tandis que st.python l’affirme : on aime les politique de droite seulement quand ils disent des trucs rigolos. Les paroles se font ensuite effectivement plus lourdes. Après ce concert qui nous a totalement séduit, une question se pose : quand verra-t-on st.python à l’Ouïe Pleure ou au Bourlon? 

On termine avec Dalaïdrama. La cave est maintenant pleine à craquer. Il est presque 23h30 et les premières notes de la formation lilloise résonnent. Dès la première seconde, on est attrapés par des sonorités incisives. Le côté stroboscopique des lumières vient accentuer ce côté noise agressif. Le chant est presque parlée, comme un présentateur s’adressant directement à nous. Cela renforce le côté proximité, qui est particulièrement poussé ce soir. La rythmique est particulièrement travaillée. On retrouve un côté post-punk noise décalé que l’on connait de plusieurs groupes belges actuels comme The Guru Guru ou marcel. La salle, remplie de wokistes et autres dérivés, se déchaine sur “Darmanin not my friend” ou encore “LePen not my friend”. Malheureusement, l’affluence est telle que nous préférons quitter la salle, laissant la place aux malheureux dans l’escalier qui n’ont pas su se frayer un chemin. Nous retrouverons Dalaïdrama avec plaisir lors de leur passage à l’Aéronef le 16 janvier à l’occasion des Inouïs du Printemps de Bourges : immanquable ! 

Cette première soirée de concert de l’année était particulièrement réussie avec une affluence record à La Griffe, qui ne pouvait de toute façon plus absorber plus de monde. Sinistre Rose, st.python et Dalaïdrama ont chacun su nous proposer un univers bien défini, tout en gardant une certaine cohérence sur l’affiche. Si vous les avez manqué ou avez envie de les revoir, Dalaïdrama sera à l’Aéronef le 16 janvier et Sinistre Rose au Bistrot de St So avec Dear Deer et Canteleu le 6 février, et dans les deux cas c’est gratuit! 


Let’s kick off 2026 with some music! The first concert of the year in Lille took place on January 3rd at La Griffe, featuring three local bands: Dalaïdrama, st.python and Sinistre Rose. With a mix of cold wave, post-punk and pop noise, the evening attracted a large and diverse audience!

Review by Mégane

Pictures by Victor

What better way to start this cold evening than with Sinistre Rose‘s cold wave? The duo formed by Agathe (Galibot) and Axl (Heretik Magazine) offers cold sounds, greatly enhanced by computerised samples. The roses placed on the speaker recall the band’s name. The fluorescent tubes surrounding the two musicians create an atmosphere and contribute to the band’s identity. Axl’s guitar has a rather clear sound, contrasting with Agathe‘s heavy bass. After an instrumental intro that lays the foundations, the voices of the two protagonists come together. Axl’s deep, gravelly voice blends beautifully with Agathe’s lighter tone. Axl’s voice is sometimes a little weaker, but the sound, masterfully managed by Loïc (FL Crew), is of a quality that is entirely satisfactory for this venue. The singing is sometimes in English, sometimes in French. The more melodic passages contrast with the parts where the rhythm takes the lead. The cellar is already full for this ‘start’ of the evening, and it’s not over yet! Everyone seems absorbed by the band’s captivating songs, which resonate perfectly in this dark cellar. The concert ends to the enthusiastic applause of a captivated audience.

We continue with st.python, which I am discovering tonight for the first time, after hearing about it several times. The introduction is an excerpt from Leonardo DiCaprio‘s text in The Wolf of Wall Street. From the outset, we are plunged into a world of criticism of capitalist society, with dystopian overtones. The music takes place in the basement of La Griffe with two keyboards, a guitar and drums. One of the keyboardists also plays bass, giving real depth to the rich compositions, while the other takes the microphone, with a deep voice full of reverb. The whole thing is somewhere between post-punk and cold punk and completely captivates us! ‘Mistral assassin’ starts with slow keyboards before the rhythm quickly grabs us with its catchy beat. The instrumental passages get the ever-growing audience moving and create a sense of excitement. The deep, cold voice is complemented by the backing vocals of the other musicians. The whole thing is perfectly balanced. There is a sense of release, of urgency. The band plays with guitar effects, without ever overdoing it. They play their local trump card with a song that takes us on holiday to Berck-sur-Mer, evoking a reptile house: ‘crocodiles instead of kites’. The singer comes close to the audience but struggles to make his way through the crowded cellar. After a particularly festive moment, we return to more serious and sombre tones with ‘Cède le passage’. The song starts with a Chiraquian passage, while st.python asserts that we only like right-wing politicians when they say funny things. The lyrics then become heavier. After this concert, which completely won us over, one question remains: when will we see st.python at L’Ouïe Pleure or at Rock In Bourlon?

St. Python Setlist La Griffe, Lille, France 2026

We finish with Dalaïdrama. The cellar is now packed to the rafters. It’s almost 11.30 p.m. and the first notes from the Lille-based band ring out. From the very first second, we are captivated by the incisive sounds. The strobe lighting accentuates the aggressive noise. The vocals are almost spoken, like a presenter addressing us directly. This reinforces the sense of proximity, which is particularly strong tonight. The rhythm section is particularly well crafted. We find an offbeat post-punk noise vibe that we know from several current Belgian bands such as The Guru Guru and marcel. The room, filled with wokists and other derivatives, goes wild on ‘Darmanin not my friend’ and ‘LePen not my friend’. Unfortunately, the crowd is so dense that we decide to leave the venue, making room for the unfortunate souls on the stairs who haven’t been able to squeeze through. We look forward to seeing Dalaïdrama again when they play at L’Aéronef on January 16th as part of the Inouïs du Printemps de Bourges festival: not to be missed!

Dalaïdrama Setlist La Griffe, Lille, France 2026

This first concert evening of the year was particularly successful, with record attendance at La Griffe, which could not have accommodated any more people anyway. Sinistre Rose, st.python and Dalaïdrama each offered us a well-defined universe, while maintaining a certain coherence on the bill. If you missed them or want to see them again, Dalaïdrama will be at L’Aéronef on January 16th and Sinistre Rose will be at Le Bistrot de St So with Dear Deer and Canteleu on February 6th, and in both cases, it’s free!

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