#Album : The Hara – The Fallout (23/01/2026)

Le trio de Manchester The Hara revient avec son deuxième album, The Fallout, dont la sortie est prévue le 23 janvier via Mascot Label Group. Réputé pour privilégier l’authenticité avant tout, le groupe exprime ses doutes, ses impulsions, ses contradictions et ses émotions brutes dans ce nouvel opus. Bien qu’ancré dans le rock alternatif, The Hara refuse de rester enfermé dans un genre, préférant laisser sa musique évoluer, se transformer et se diversifier, en s’inspirant d’influences plus heavy, de textures électroniques et d’une écriture chargée d’émotion.

par Zo’

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L’album s’ouvre sur « Trophy », qui donne immédiatement le ton. Le morceau oscille entre un refrain lourd et accrocheur, porté par des riffs de guitare incisifs, et des couplets plus mélodiques et envoûtants, portés par des paroles émotionnelles. Le refrain final, accompagné d’un solo de guitare, frappe de manière inattendue et laisse une forte première impression : audacieux, confiant et légèrement dérangeant. À partir de là, « Easier To Die » s’enfonce davantage dans la mélodie avant que les cris de Josh ne surgissent, poussant la chanson vers un territoire plus lourd. La dernière phrase, « It’s easier to die than it is to want to live », frappe fort, résumant une grande partie du poids émotionnel de l’album.

Avec « Monsters & Demons », les textures distordues dominent l’introduction, évoquant brièvement l’énergie de Parasites And Butterfly de Nova Twins, avant que le morceau ne s’engage dans son propre territoire. Des riffs lourds se heurtent à des moments presque électroniques, créant quelque chose d’accrocheur, de tendu et d’imprévisible. « Twist The Arrows » continue à monter en intensité tout au long du morceau, son atmosphère et son interprétation rappelant des artistes comme Maggie Lindemann, tout en conservant l’identité de The Hara.

L’émotion occupe le devant de la scène dans « Stay », un morceau qui traite de l’absence et de la perte. Plus sobre au début, il devient progressivement plus lourd, se terminant par des cris et un breakdown qui soulignent le côté brut et émotionnel de la chanson. Les influences alternatives prennent le dessus dans « The System », où les sons électroniques dominent à la fois l’ouverture et le milieu du morceau. Lorsque le breakdown arrive enfin, il semble tout à fait approprié et contraste fortement avec les textures synthétiques qui l’entourent. « Psycho Killer » plonge tête la première dans un son électro-rave à tendance industrielle, avec un rythme régulier et lourd qui rappelle des artistes comme Kim Dracula, en particulier dans les premiers instants. Les couplets adoucissent l’intensité avant que le poids ne revienne, ce qui permet de conserver le dynamisme du morceau. En revanche, « Kings » prend du recul et offre quelque chose de plus accessible. Les guitares distordues remplacent les riffs plus lourds, le refrain est immédiatement accrocheur et, bien que l’intensité monte tout au long du morceau, elle n’explose jamais complètement, préférant le contrôle au chaos.

L’un des moments forts de l’album est « Bury Me », un morceau lent et triste, fait pour être chanté en chœur. Les notes de piano soulignent doucement le début avant que des riffs de guitare lourds et puissants ne prennent le relais. Il est intéressant de noter que le poids de l’instrumentation amplifie le vide dont parle la chanson plutôt que de le submerger. Le break arrive avec précision, renforçant le cœur émotionnel du morceau. « Violence », en featuring avec As December Falls, revient à une ouverture électronique, mélangeant des passages mélodiques avec des moments plus lourds tout en explorant la tension d’un couple pris dans un conflit.

L’hymne générationnel de l’album arrive avec « Intergalactic Sabotage », construit autour d’un refrain fait pour être repris en chœur par la foule : « Nous avons vécu dans une mauvaise génération / Et nous n’avons jamais eu la paix de l’esprit. » On retrouve ici un écho évident des débuts de Yungblud, tant dans l’attitude que dans l’interprétation. Enfin, « Enemy » clôt l’album sur une note énergique, laissant les auditeurs sur leur lancée plutôt que dans l’introspection.

Dans l’ensemble, The Fallout est un album solide et ambitieux, même si l’on a parfois l’impression qu’il emprunte trop à des artistes évoluant dans un univers similaire. Néanmoins, ce qui ressort vraiment, c’est la force avec laquelle The Hara construit ces morceaux pour leur donner une énergie live. Il ne fait aucun doute que sur scène, entourées de sueur, de mouvement et d’émotions partagées, ces chansons prendront une nouvelle dimension, élevant probablement l’album bien au-delà de sa forme studio.

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Tracklist :

1. Trophy
2. Easier To Die
3. Monsters & Demons
4. Twist The Arrows
5. Stay
6. The System
7. Psycho Killer
8. Kings
9. Bury Me
10. Violence (feat. As December Falls)
11. Intergalactic Sabotage
12. Enemy


Manchester trio The Hara return with their second album, The Fallout, set for release on January 23rd via Mascot Label Group. Known for prizing authenticity above all else, the band pours their doubts, impulses, contradictions and raw emotions into this new record. While rooted in alternative rock, The Hara refuse to stay boxed in, instead allowing their sound to shift, collide and evolve, pulling from heavier influences, electronic textures and emotionally charged songwriting.

by Zo’

The album opens with “Trophy”, immediately setting the tone. The track moves between a heavy, catchy chorus driven by sharp guitar riffs and more melodic, haunting verses carried by emotional lyrics. The final chorus, layered with a guitar solo, hits unexpectedly and leaves a strong first impression: bold, confident, and slightly unsettling. From there, “Easier To Die” leans deeper into melody before Josh’s screams break through, pushing the song toward heavier territory. The closing line, “It’s easier to die than it is to want to live”, lands hard, summing up much of the album’s emotional weight.

With “Monsters & Demons”, distorted textures dominate the introduction, briefly evoking the energy of Nova TwinsParasite and Butterfly, before the track veers into its own territory. Heavy riffs collide with moments that feel almost electronic, creating something catchy, tense and unpredictable. “Twist The Arrows” continues to build intensity throughout, its atmosphere and delivery recalling artists like Maggie Lindemann, while still holding onto The Hara’s identity.

Emotion takes center stage on “Stay”, a track dealing with absence and loss. Starting more restrained, it gradually grows heavier, ending with screams and a breakdown that underline the song’s raw, emo-leaning side. The alternative influences fully take over on “The System”, where electronic sounds dominate both the opening and middle of the track. When the breakdown finally hits, it feels right and like a sharp contrast to the synthetic textures surrounding it. “Psycho Killer” dives headfirst into an electro-rave, industrial-leaning sound, with a steady, heavy rhythm that brings to mind artists like Kim Dracula, especially in the opening moments. Verses soften the intensity before the weight returns, keeping the track dynamic. In contrast, “Kings” pulls things back, offering something more accessible. Distorted guitars replace the heavier riffs, the chorus is instantly catchy, and while the intensity builds through the track, it never fully explodes, opting instead for control over chaos.

One of the album’s emotional highlights comes with “Bury Me”, a slow, sad track made for collective sing-alongs. Piano notes gently underline the beginning before heavy, powerful guitar riffs take over. Interestingly, the weight of the instrumentation amplifies the emptiness the song speaks about rather than overwhelming it. The breakdown lands with precision, reinforcing the emotional core. Violence”, featuring As December Falls, returns to an electronic opening, blending melodic passages with heavier moments while exploring the tension of a couple caught in conflict.

The album’s generational anthem arrives with “Intergalactic Sabotage”, built around a chorus made to be screamed back by a crowd: “We’ve been living in a wrong generation / And we’ve never had peace of mind.” There’s a clear echo of early Yungblud here, both in attitude and delivery. Finally, “Enemy” closes the record on an energetic note, sending listeners off with momentum rather than introspection.

As a whole, The Fallout is solid and ambitious, though at times it can feel like too much has been borrowed from artists operating in a similar space. Still, what truly stands out is how strongly The Hara builts these tracks for live energy. There’s no doubt that on stage, surrounded by sweat, movement and shared emotion, these songs will take on a new dimension, likely elevating the record far beyond its studio form.

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