#Live : Randjess + Issho @ La Bulle Café, Lille – 14/01/2026

Pour un milieu de semaine tout en douceur, nous nous rendons ce mercredi 14 janvier à La Bulle Café, où se déroule la première date lilloise de Randjess, accompagné du rappeur Issho. Une soirée mêlant pop et rap, sentiments et conflits internes, organisée par À Gauche de La Lune.

Article et photos par Zoé

English version below


La salle se remplit très rapidement ce soir, et tout le monde semble déjà motivé pour accueillir la première partie : Issho. Le rappeur arrive sur scène et se lance aussitôt, porté par un beat posé, presque mélancolique, accompagné par son guitariste Bastos. Issho a sorti deux EPs en 2024, Adieu les doutes et Rêver un peu plus, ainsi qu’un troisième l’été dernier, SOLEIL EN HIVER, dont est tiré le titre “Image Flamboyante” qu’il interprète après s’être présenté au public. Il parcourt ses différents projets avec notamment “Creuser des tunnels”, habituellement en featuring avec CielBleu, mais aussi ce qui est à venir, avec un titre exclusif qui sortira cette semaine : “J’sais pas dire non”.
Pendant “Faire briller ses yeux”, on remarque quelques petites erreurs dans la livraison du texte, mais elles passent presque inaperçues, tant les textes restent justes et compréhensibles. Le set se termine avec “Bleds paumés”, le morceau préféré d’Issho, où le public lève des pancartes sur lesquelles on peut lire : “Des bleds paumés en 1ère partie de tournée”, prenant le rappeur un peu au dépourvu. À travers les quelques titres présentés ce soir, on comprend qu’il faudra garder un œil attentif sur la suite de son travail.

Après une courte pause, les musiciens arrivent sur scène et lancent une mélodie avant que Randjess ne les rejoigne, micro à la main, chaleureusement accueilli par le public sur “Jessaï”. On sent dès le départ que ce concert est aussi pour lui un moment de connexion avec son public, une manière de se présenter plus intimement. Randjess nous parle de sa passion pour la pop américaine, de ses études en médecine puis en biologie, de son emménagement à Paris et, bien sûr, de ses histoires de cœur. Il met le contexte, mais surtout, il raconte en chanson avec des titres comme “Chez toi”, “Et moi je danse”, “Une lettre mon amour”, “Romance d’été”, “Lovina”…
Si parfois l’émotion prend le dessus et que Randjess perd légèrement le fil du texte, pas de panique : le public est là pour l’aider. Pas de reprise à zéro, on continue, et c’est précisément ce qui rend l’expérience encore plus humaine. L’artiste se dit d’ailleurs surpris de faire face à un public qui connaît aussi bien ses paroles. Les musiciens quittent ensuite la scène, laissant Randjess seul derrière le piano pour son dernier single “Ponyo”, qui crée l’apogée sentimentale du set.

Cette soirée marque non seulement sa première date à Lille, mais aussi sa toute première tournée. L’artiste franco-malgache évoque également ses origines, non pas comme on pourrait l’attendre, mais plutôt comme un regret de ne pas en connaître davantage sur Madagascar, tout en mentionnant la situation actuelle. Il explique aussi vouloir utiliser sa voix pour quelque chose de plus engagé, conscient de la portée qu’il peut avoir, et travaille ainsi sur un projet d’écriture commune avec sa compagne, Pauline, qui verra le jour prochainement.
On revient ensuite à des moments plus lumineux avec “Petit Garçon”, un hommage au fait de grandir et de réaliser ses rêves, puis “À quoi elles rêvent ?”, une chanson d’amour, avant une exclusivité : “Pourquoi tout changer”, qui aborde les doutes et questionnements liés à l’évolution de sa carrière, mais surtout la fierté et le bonheur qu’il ressent au sein de son équipe aujourd’hui. Un rappel le fait revenir sur scène pour deux derniers titres : “La femme de ma vie”, interprété à la demande d’un fan, Randjess l’invite même à chanter avec lui pour la partie de Shikki, puis “Rester des mômes”, titre éponyme de son dernier EP sorti en février 2025, un morceau qui nous rappelle l’importance de préserver notre âme d’enfant. À la fin du concert, il propose aux personnes présentes de se rencontrer, discuter et partager un verre.

Cette soirée à La Bulle Café aura été une véritable parenthèse de douceur et de sincérité. Entre la plume sensible et prometteuse d’Issho et l’univers profondément humain de Randjess, le public a assisté à deux propositions artistiques complémentaires, portées par l’émotion, le partage et une proximité rare. Un concert sans artifices, où les imperfections deviennent une force et où l’on repart le cœur un peu plus léger, avec l’envie de suivre la suite du parcours de ces deux artistes.

Un grand merci à Victor pour les accréditations, à A Gauche de la Lune pour l’organisation de la soirée et à La Bulle et son équipe pour l’accueil.


For a smooth midweek evening, we head to La Bulle Café on Wednesday January 14th for Randjess’s first gig in Lille, accompanied by rapper Issho. An evening combining pop and rap, feelings and inner conflicts, organised by À Gauche de La Lune.

Review and pictures by Zoé

The venue fills up very quickly tonight, and everyone seems ready to welcome the opening act: Issho. The rapper takes to the stage and launches straight into his set, carried by a laid-back, almost melancholic beat, accompanied by his guitarist Bastos. Issho released two EPs in 2024, Adieu les doutes and Rêver un peu plus, as well as a third last summer, SOLEIL EN HIVER, from which he performed the track ‘Image Flamboyante’ after introducing himself to the audience. He runs through his various projects, notably ‘Creuser des tunnels’, usually featuring CielBleu, but also what’s to come, with an exclusive track to be released this week: ‘J’sais pas dire non’.
During ‘Faire briller ses yeux’, there are a few small errors in the delivery of the lyrics, but they go almost unnoticed, as the lyrics remain accurate and understandable. The set ends with ‘Bleds paumés’, Issho’s favourite track, during which the audience holds up signs reading: ‘Des bleds paumés en 1ère partie de tournée’ (Remote villages in the first part of the tour), taking the rapper a little by surprise. Through the few tracks presented this evening, it is clear that we will need to keep a close eye on his future work.

After a short break, the musicians arrive on stage and strike up a tune before Randjess joins them, microphone in hand, warmly welcomed by the audience with “Jessaï”. From the outset, it is clear that this concert is also a moment for him to connect with his audience, a way of presenting himself more intimately. Randjess talks about his passion for American pop, his studies in medicine and then biology, his move to Paris and, of course, his love life. He sets the scene, but above all, he tells his story through songs such as ‘Chez toi’, ‘Et moi je danse’, ‘Une lettre mon amour’, ‘Romance d’été’ and ‘Lovina’.
If at times emotion gets the better of him and Randjess loses his place in the lyrics, there’s no need to panic: the audience is there to help him. There’s no need to start over, we carry on, and that’s precisely what makes the experience even more human. The artist says he is surprised to find himself in front of an audience that knows his lyrics so well. The musicians then leave the stage, leaving Randjess alone behind the piano for his latest single, ‘Ponyo’, which creates the emotional climax of the set.
This evening marks not only his first date in Lille, but also his very first tour. The Franco-Malagasy artist also evokes his origins, not as one might expect, but rather as a regret at not knowing more about Madagascar, while mentioning the current situation. He also explains that he wants to use his voice for something more committed, aware of the impact he can have, and is therefore working on a joint writing project with his partner, Pauline, which will be released soon.
We then return to brighter moments with ‘Petit Garçon’, a tribute to growing up and realising one’s dreams, followed by ‘À quoi elles rêvent ?’, a love song, before an exclusive: ‘Pourquoi tout changer’, which addresses the doubts and questions linked to the evolution of his career, but above all the pride and happiness he feels within his team today. An encore brings him back on stage for two final songs: ‘La femme de ma vie’ (The woman of my life), performed at the request of a fan, Randjess even invites him to sing with him for the Shikki part, then ‘Rester des mômes’ (Staying kids), the title track of his latest EP released in February 2025, a song that reminds us of the importance of preserving our childlike spirit. At the end of the concert, he invites those present to meet, chat and share a drink.

This evening at La Bulle Café was a truly sweet and sincere interlude. Between Issho’s sensitive and promising pen and Randjess’ deeply human universe, the audience witnessed two complementary artistic offerings, carried by emotion, sharing and a rare intimacy. A concert without artifice, where imperfections become a strength and where one leaves with a slightly lighter heart, eager to follow the future careers of these two artists.

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