#Live : Bass Drum of Death + Alzamün @ Le Grand Mix, Tourcoing – 20/01/2026

Ça faisait un moment qu’on avait pas eu droit à un bon petit concert au Grand Mix avec la formule Club pour un max de vibes Rock n’ Roll en toute intimité. Pour cette date du 20 janvier, deux groupes de qualité étaient invités pour célébrer avec nous cette soirée de folie, avec deux trios complètement déglingos ! Le groupe de Garage Rock Revival Bass Drum of Death, accompagné d’Alzamün, prêt à mettre le feu et nous envoyer tout droit dans l’espace histoire de décrasser nos bonnes vieilles carcasses !

Article et photos par Oreÿ

English version below


On commence donc tout d’abord avec les Lillois d’Alzamün, un trio ultra ouvert musicalement tant leurs morceaux sont riches, bourrés d’influences diverses, mais aussi parfaitement ficelés au millimètre près, le tout coupé aux petits oignons, et c’est ça qui est bon ! Le groupe nous joue un savant mélange de Rock psyché, à la sauce large du terme tellement ça part dans tous les sens, mais à la fois parfaitement calculé et intelligemment agencé. Avec un noyau Rock ancré dans ses racines psychées, mais à la fois avant-gardiste, mixant divers courant musicaux entre la musique orientale, le jazz, la pop britannique et la scène californienne, avec une énergie directement tirée des années ou les groupes de Rock psyché régnaient en maître sur la sphère du Rock mondiale dans les sixties. Nos trois compères arrivèrent donc sur la scène Club du Grand Mix, tous trois vêtus de salopettes blanches, ce qui m’a forcément rappelé à quelques détails près, la dégaine d’Alex DeLarge et sa bande de drougs dans le classique cinématographique Orange Mécanique de Stanley Kubrick. La même fougue, mais le côté destroy en moins, les copains d’Alzamün sont quand même dans un registre beaucoup plus peace, positif et enjoué. Les premiers riffs de guitares commencent, s’enchaînent alors de sacrées lignes de basses chaudes et trippées, suivi de rythmiques de batterie en à perdre la tête tellement la musique d’Alzamün part dans tous les sens en étant sûr de vous emporter sur son passage, loin, très loin. Les premières têtes du public se mettent rapidement à bouger car l’énergie est là, prête à nous enivrer de ses sonorités fuzzy, overdrivées à souhaits, voir carrément galactiques et bardées de delay, mais aussi dans leurs riffs complètement fous et survoltés. Mais ne vous y trompez pas, Alzamün arrive aussi très bien à faire retomber la tension grâce à des mélodies vraiment cool, planantes, posées et parfaitement calées pour nous faire oublier en l’espace d’un instant le rouleau compresseur chargé de positivité et de vitalité qu’est leur trio au gros son psyché. Le public est ravi, conquis, et pour notre trio c’est donc mission accomplie ! Alzamün nous aura transporté dans un voyage complètement lunaire et barré de 50 minutes de pur plaisir musical, en nous délectant de leurs sonorités multiples et extrêmement bien concoctées pour nous offrir un max de rêves éveillés totalement acidulés.

Nous voilà ensuite avec notre deuxième trio de la soirée, les excellentissimes Bass Drum of Death, fondé en 2008 par John Barrett. Tout droit venues d’Oxford, Mississippi, nos américains étaient prêts à continuer de nous brûler les oreilles par les deux bouts à base de gros riffs qui tâchent, dans une énergie totalement fun et désinvolte, digne du pur esprit du Garage Rock, avec cette touche « teenager » qu’on aime tant. Pourquoi ? Car c’est frais, léger, et bon sang, qu’est-ce que ça fait du bien ! Après la folie psychédélique d’Alzamün, nous voici donc maintenant avec Bass Drum of Death et leur étrange nom qui rappelle sans faute celui d’un défilé de catcheurs prêt à vous passer dessus coûte que coûte au son de la grosse caisse de la mort qui tue ! Et c’est justement un peu ce que nous évoque la musique de Bass Drum of Death, mais bien sûr avec le côté fun et pêchu de la chose. Mené par John Barrett à la guitare et au chant, le trio nous délivre un son Garage Rock / Garage Rock Revival mais puisant aussi dans diverses influences, tel que le Blues Rock, le Post-Punk Revival, le Slacker Rock, et la Noise Pop. Une mixture préparée et peaufinée à la perfection pour nous emmener tout droit sur Pluton. Le public adhère directement, dès les premiers riffs et coups de bass drum posés. Forcément, Bass Drum of Death n’en est pas à son coup d’essai et savent parfaitement ce qu’ils font, et ils le font bien. Notre trio arrive avec brio à nous bercer de leurs mélodies épicées, piquantes voir remuantes, pour nous donner l’envie de bouger avec eux sur leurs riffs irrésistibles, leurs solos déjantées et leurs rythmiques énergiques, le tout parsemé par leur désinvolture adolescente fidèle au Garage Rock, que l’on apprécie tant, et celle-ci fait toute l’âme scénique, voir l’essence même du groupe. En restant naturels et fidèles à leur public, c’est cette authenticité qui plait forcément tant avec Bass Drum of Death. Les mecs sont à la cool et ça se ressent dès les toutes premières notes, donc pas étonnant que le public survolté accroche tant à leurs morceaux joués ce soir en live ! Du bonheur à l’état pur, avec des sourires communicatifs sur les visages des trois membres de Bass Drum of Death, et ça fait plaisir à voir. Dans le public, ça bouge, ça gigote, et ça rigole. On à l’impression d’être à un concert donné par un groupe de potes dans un lycée, revenu l’espace d’un moment où tout était fun et léger. C’est même presque comme si on connaissait intimement John Barrett et sa bande, tellement les gars ne se prennent pas la tête et nous donnent même l’envie d’aller se boire une bière avec eux après leur concert. C’est rare et ultra plaisant de pouvoir encore assister à ce genre de concert de nos jours, ou y règne une atmosphère teenager fraîche légère et insouciante, surtout avec les temps chaotiques qui nous entourent. Avec une belle collection de singles, quelques EP’s, un live album Live… and Let Die (paru le 7 juin 2024 chez Cobraside) et six albums studio dont le tout dernier Six (paru le 12 septembre 2025 lui aussi chez Cobraside Bass Drum of Death nous aura offert un show de toute beauté d’une heure, dans le fun, ainsi que dans la plus grande simplicité et sympathie grâce leur pur esprit Garage Rock, ce qui aura plu avec enthousiasme aux fans du groupe en les laissant encore chanter leurs titres phares jusqu’au bout de la nuit !

 

 

Merci à Vincent pour l’ accréditation ainsi qu’au Grand Mix et toute son équipe pour l’organisation de la soirée qui était au top !


It had been a while since we’d had a good little gig at the Grand Mix with the Club formula for maximum Rock’n’Roll vibes in an intimate setting. For this show on January 20th, two quality bands were invited to celebrate this crazy evening with us, with two completely crazy trios! The Garage Rock Revival band Bass Drum of Death, accompanied by Alzamün, ready to set the place on fire and send us straight into space to clean out our good old carcasses!

Review and pictures by Oreÿ

So we started with Alzamün from Lille, a trio that is musically ultra-open, with songs that are rich and full of diverse influences, but also perfectly crafted down to the last detail, and that’s what’s so good about them! The band plays a clever mix of psychedelic rock, in the broadest sense of the term, as it goes in all directions, but at the same time is perfectly calculated and intelligently arranged. With a rock core rooted in psychedelia, but at the same time avant-garde, mixing various musical styles including oriental music, jazz, British pop and the Californian scene, with an energy drawn directly from the years when psychedelic rock bands reigned supreme over the global rock scene in the sixties. Our three friends arrived on the Grand Mix club stage, all three dressed in white dungarees, which inevitably reminded me, with a few minor details, of Alex DeLarge and his gang of droogs in Stanley Kubrick’s classic film A Clockwork Orange. With the same energy, but without the destructive side, Alzamün’s friends are much more peaceful, positive and cheerful. The first guitar riffs kick in, followed by some seriously trippy, warm bass lines and mind-blowing drum beats. Alzamün‘s music takes you on a wild ride, sweeping you away to faraway places. The first heads in the audience quickly start to move because the energy is there, ready to intoxicate us with its fuzzy, overdriven, even galactic sounds laden with delay, but also with its completely crazy and overexcited riffs. But make no mistake, Alzamün also knows how to ease the tension with really cool, dreamy, laid-back melodies that are perfectly timed to make us forget for a moment the steamroller of positivity and vitality that is their psychedelic trio. The audience is delighted, won over, and for our trio, it’s mission accomplished! Alzamün has transported us on a completely lunar and crazy 50-minute journey of pure musical pleasure, delighting us with their multiple and extremely well-crafted sounds to offer us a maximum of totally acid-tinged daydreams.

Next up was the second trio of the evening, the excellent Bass Drum of Death, founded in 2008 by John Barrett. Straight from Oxford, Mississippi, our Americans were ready to continue burning our ears with heavy riffs, full of fun and carefree energy, worthy of the pure spirit of garage rock, with that ‘teenage’ touch that we love so much. Why? Because it’s fresh, light, and damn, it feels good! After the psychedelic madness of Alzamün, we now have Bass Drum of Death and their strange name, which inevitably brings to mind a parade of wrestlers ready to run you over at all costs to the sound of the killer bass drum of death! And that’s exactly what Bass Drum of Death‘s music evokes, but of course with the fun and punchy side of it. Led by John Barrett on guitar and vocals, the trio delivers a Garage Rock/Garage Rock Revival sound but also draws on various influences, such as Blues Rock, Post-Punk Revival, Slacker Rock, and Noise Pop. A mixture prepared and refined to perfection to take us straight to Pluto. The audience is immediately hooked, from the very first riffs and bass drum beats. Of course, Bass Drum of Death are no strangers to this game and know exactly what they’re doing, and they do it well. Our trio brilliantly lulls us with their spicy, pungent, even stirring melodies, making us want to move with them to their irresistible riffs, crazy solos and energetic rhythms, all sprinkled with their adolescent nonchalance, faithful to the Garage Rock style that we love so much, and which is the soul of their stage presence, even the very essence of the band. By remaining natural and loyal to their audience, it is this authenticity that inevitably appeals so much with Bass Drum of Death. The guys are cool, and you can feel it from the very first notes, so it’s no surprise that the overexcited audience is so hooked on their songs played live tonight! It’s pure joy, with infectious smiles on the faces of the three members of Bass Drum of Death, and it’s great to see. The audience is moving, dancing and laughing. It feels like being at a concert given by a group of friends at school, back in a time when everything was fun and carefree. It’s almost as if we know John Barrett and his band intimately, because the guys are so easy-going and even make us want to go for a beer with them after the concert. It’s rare and extremely enjoyable to still be able to attend this kind of concert nowadays, where there’s a fresh, light-hearted and carefree teenage atmosphere, especially with the chaotic times we live in. With a fine collection of singles, a few EPs, a live album Live… and Let Die (released on June 2024 by Cobraside) and six studio albums, including the latest Six (released on September 2025, also on Cobraside), Bass Drum of Death gave us a wonderful hour-long show, full of fun, simplicity and friendliness thanks to their pure garage rock spirit, which delighted the band’s fans, who sang along to their greatest hits until the end of the night!

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