#Album : TX2 – End Of Us (13/02/2026)

Le premier album de TX2, End Of Us, sortira le 13 février chez Hopeless Records. Il s’agit d’un album très attendu par les fans qui suivent le groupe depuis une dizaine d’années, et il semble regorger d’intentions. Composé à la fois de singles déjà sortis et de nouveaux morceaux, cet album capture tout ce qui définit TX2 : le bruit, la rébellion, l’épuisement, la communauté et, surtout, le refus d’abandonner. S’inspirant de l’ADN de l’emo et du post-hardcore du début des années 2000, avec des influences allant de My Chemical Romance, Green Day, Black Veil Brides à Linkin Park, TX2 assemble des sons familiers pour créer quelque chose qui lui est propre.

par Zo’

English version below


L’album ne perd pas de temps pour nous mettre dans l’ambiance. « Feed », en featuring avec DeathbyRomy, nous plonge directement dans le chaos. Construit sur un riff de guitare efficace, le morceau tire parti du contraste entre le refrain et les couplets : les cris bruts de TX2 se heurtent à la présence envoûtante de DeathbyRomy, tandis que les textures électroniques ajoutent de la profondeur et de la tension. Leurs voix se complètent naturellement, renforçant le caractère incisif de la chanson. Au niveau des paroles, « Feed » explore l’attachement toxique et la consommation émotionnelle à travers une imagerie vampirique, transformant le désir en quelque chose de prédateur et d’épuisant. Ce chaos change de forme sur « Nice Guy », en featuring avec Ekoh. Les cordes apportent une atmosphère plus symphonique, tandis que les couplets rap d’Ekoh ancrent le morceau, ajoutant une structure au chaos émotionnel. L’absence de riffs lourds laisse place à un solo de guitare, avant que la chanson n’explose vers une fin plus lourde, presque métal. Le contraste joue en sa faveur, faisant écho à Pierce The Veil tout en exposant les cycles d’auto sabotage et de malhonnêteté émotionnelle. Un court interlude, « REJECT VAMPIRISM », interrompt brièvement l’élan, nous permettant de reprendre notre souffle et servant de pivot conceptuel avant que l’album ne se tourne vers l’extérieur. « HOSTAGE (they will not erase us) » arrive comme une marche militaire. Rempli de rage et de revendication, le morceau fait passer la perspective de la lutte personnelle à la résistance collective. C’est un hymne pour les marginaux, qui dénonce la désinformation, la complaisance et les systèmes qui tirent profit du silence. Le sentiment d’unité est palpable ici, il ne s’agit plus seulement de « moi », mais de « nous ». Cette énergie collective se retrouve dans « The Resistance », où l’on retrouve des touches de Yungblud tant dans l’ambiance que dans l’interprétation. Si les cris semblent parfois légèrement déplacés, le morceau reste entraînant, porté par un travail de guitare et des breakdowns influencés par le metalcore. La question « Êtes-vous prêts à mourir pour la promesse du paradis ? » résonne longtemps après la fin de la chanson, ancrant son ton conflictuel. « 6 Shots Left » ajoute une trompette inattendue, donnant à la chanson une légère touche country ou western qui s’accorde habilement avec son titre. Vive et conçue pour la scène, on imagine facilement la foule bouger et crier en chœur, l’énergie étant immédiate et contagieuse. Avec « The Rain », des riffs de guitare incisifs nous ramènent dans les années 2010, avec une subtile touche de Billy Talent. Le ton provocateur se poursuit, dénonçant les privilèges et l’abandon tout en maintenant l’élan effréné de l’album.

Un autre interlude, « Singing Along », donne l’impression d’une pause cinématographique, avec des gens qui chantent ensemble sur un fond sonore crépitant, comme s’ils sortaient d’une vieille scène de film sur un gramophone, avant que le disque ne reprenne son cours. « Lost Souls » s’ouvre sur des notes de clavier qui évoquent l’atmosphère d’un pub western avant de se lancer dans un morceau entraînant inspiré de My Chemical Romance. Un solo de guitare ajoute du panache, renforçant le côté nostalgique de l’album sans donner l’impression d’être coincé dans le passé. Cette nostalgie s’intensifie sur « Die Alone », qui commence par une introduction presque épique avant de plonger directement dans le territoire emo rapide des années 2000, rappelant Pierce The Veil et Sleeping With Sirens. Rempli de riffs, de solos et d’un refrain massif à chanter en chœur, le cri répété « Don’t wanna die alone » semble conçu pour une libération collective plutôt que pour l’isolement. « Murder Scene », en featuring avec Magnolia Park, penche pleinement vers la paranoïa et l’instabilité émotionnelle. La frontière entre les voix intérieures et la pression extérieure s’estompe à mesure que le morceau explore la trahison, les crises de santé mentale et la peur de toucher le fond seul (ce qui fait un peu double emploi avec le morceau précédent). Des images d’horreur gothique encadrent la chanson comme un cauchemar théâtral, un motel hanté rempli de fantômes et d’ombres. La dernière phrase, « But I don’t want to hit rock bottom all alone », réduite à une voix résonnante, frappe fort. Comme l’explique TX2, le morceau introduit un nouveau personnage dans le dernier acte de l’album, rendant la collaboration essentielle à la narration plutôt qu’accessoire.

La dimension cinématographique s’élargit encore davantage sur « M.A.D. », en featuring avec Spencer Charnas d’Ice Nine Kills. Le morceau embrasse pleinement l’identité théâtrale d’Ice Nine Kills, poussant l’album vers un territoire plus sombre et plus dramatique. La chanson explore la codépendance émotionnelle et la loyauté mal placée, où l’unité ne sauve pas les personnages mais conduit au contraire à l’effondrement. Enfin, le titre éponyme « The End Of Us », en featuring avec Black Veil Brides, clôt l’album. Plus long que la plupart des morceaux de l’album et imprégné une fois de plus d’une tension cinématographique, il commence lentement, presque comme une ballade. Au fur et à mesure qu’il se déroule, la douleur de la fin d’une relation s’infiltre dans chaque couche de la chanson, pour aboutir à une explosion finale qui ressemble moins à une défaite qu’à une libération. L’effondrement n’est pas présenté comme un spectacle, mais comme quelque chose d’inévitable, l’acceptation que certains systèmes, certaines relations ou certaines versions de nous-mêmes ne peuvent tout simplement pas être sauvés. L’album ne se termine pas sur une note d’espoir ou de désespoir, mais sur une note de clarté.

Avec The End Of Us, TX2 renforce les fondements du X Movement, une communauté fondée sur le soutien mutuel et la colère partagée transformée en lien. L’album semble être un message direct à cette communauté, insistant sur le fait que l’inclusivité et la force collective ne sont pas des luxes, mais des nécessités. Désordonné, bruyant, provocateur et chargé d’émotion, The End Of Us ne convertira probablement pas les auditeurs qui n’ont jamais adhéré au groupe, mais pour ceux qui sont déjà connectés à l’univers de TX2, il s’agit d’une déclaration puissante et cohérente qui rend hommage à la fois au chaos et à la communauté qui l’alimente.

Tracklist :

01 : Feed (feat. Deathbyromy)
02 : Nice Guy (feat. Ekoh)
03 : REJECT VAMPIRISM (interlude)
04 : HOSTAGE (they will not erase us)
05 : The Resistance
06 : 6 Shots Left
07 : The Rain
08 : Singing Along
09 : Lost Souls
10 : Die Alone
11 : Murder Scene (feat. Magnolia Park)
12 : M.A.D (feat. Ice Nine Kills)
13 : The End Of Us (feat. Black Veil Brides)


TX2’s debut album, End Of Us, will be released on February 13th through Hopeless Records, it is a long-awaited record for the fans following them over the last decade and it feels packed with intentions. Built around both previously released singles and brand-new material, the record captures everything that defines TX2: noise, defiance, exhaustion, community, and above all, the refusal to quit. Drawing from the DNA of early-2000s emo and post-hardcore, with influences ranging from My Chemical Romance, Green Day, Black Veil Brides to Linkin Park, TX2 collage familiar sounds into something their own.

by Zo’

The album wastes no time easing us in. “Feed”, featuring DeathbyRomy, throws us straight into the chaos. Built on an effective guitar riff, the track thrives on contrast between the chorus and verses: TX2’s raw screams collide with DeathbyRomy’s haunting presence, while electronic textures add depth and tension. Their voices complement each other naturally, sharpening the song’s edge. Lyrically, “Feed” explores toxic attachment and emotional consumption through vampiric imagery, turning desire into something predatory and draining. That chaos shifts shape on “Nice Guy”, featuring Ekoh. Strings bring a more symphonic atmosphere, while Ekoh’s rap verses ground the track, adding structure to the emotional mess. The absence of heavy riffs makes room for a guitar solo, before the song explodes toward a heavier, almost metal-leaning ending. The contrast works in its favor, echoing shades of Pierce The Veil while exposing cycles of self-sabotage and emotional dishonesty. A short interlude, “REJECT VAMPIRISM”, briefly interrupts the momentum, allowing us to take a breath and acting as a conceptual pivot before the record turns outward. “HOSTAGE (they will not erase us)” arrives like a war march. Filled with rage and revendication, the track shifts the perspective from personal struggle to collective resistance. It stands as an anthem for outsiders, confronting misinformation, complacency, and systems that profit from silence. The sense of unity is palpable here, this is no longer just about “me,” but about “us.” That collective energy carries into “The Resistance”, where hints of Yungblud surface in both vibe and delivery. While the screams feel slightly out of place at times, the track remains catchy, driven by metalcore-influenced guitar work and breakdowns. The question “Are you ready to die, for a promise of paradise?” lingers long after the song ends, anchoring its confrontational tone. “6 Shots Left” adds an unexpected trumpet, giving the song a slight country or western edge that cleverly ties into its title. Lively and built for the stage, it’s easy to imagine a crowd moving and shouting along to the chorus, the energy immediate and infectious. With “The Rain”, sharp guitar riffs bring us back to the 2010s, carrying a subtle Billy Talent vibe. The confrontational tone continues, calling out privilege and abandonment while maintaining the album’s restless momentum.

Another interlude, “Singing Along”, feels like a cinematic pause, people singing together with a sizzling sound as if lifted from an old movie scene on a gramophone, before the record pushes forward again. “Lost Souls” opens with keyboard tones that evoke a western pub atmosphere before launching into a lively, My Chemical Romance–inspired track. A guitar solo adds flair, reinforcing the album’s nostalgic pull without feeling stuck in the past. That nostalgia intensifies on “Die Alone”, which begins with an almost epic introduction before diving straight into fast-paced 2000s emo territory, reminiscent of Pierce The Veil and Sleeping With Sirens. Packed with riffs, solos, and a massive sing-along chorus, the repeated scream “Don’t wanna die alone” feels designed for communal release rather than isolation. “Murder Scene”, featuring Magnolia Park, leans fully into paranoia and emotional instability. The line between inner voices and external pressure blurs as the track explores betrayal, mental health crises, and the fear of hitting rock bottom alone (feels a bit of a repeat with the previous track). Gothic horror imagery frames the song like a theatrical nightmare, a haunted motel filled with ghosts and shadows. The closing line, “But I don’t want to hit rock bottom all alone,” stripped back to a resonant vocal, lands hard. As TX2 explained, the track introduces a new character in the album’s final act, making the collaboration feel narratively essential rather than incidental.

The cinematic scope expands further on “M.A.D.”, featuring Ice Nine Kills’ Spencer Charnas. The track fully embraces Ice Nine Kills’ theatrical identity here, pushing the album into darker, more dramatic territory. The song explores emotional codependence and misplaced loyalty, where unity doesn’t save the characters but instead leads to collapse. Finally, the title track “The End Of Us”, featuring Black Veil Brides, closes the record. Longer than most of the album and steeped once more in cinematic tension, it begins slowly, almost like a ballad. As it unfolds, the pain of a relationship’s end seeps into every layer of the song, building toward a final explosion that feels less like defeat and more like release. Collapse isn’t framed as spectacle, but as something unavoidable, the acceptance that some systems, relationships, or versions of ourselves simply cannot be saved. The record ends not with hope or despair, but with clarity.

Through The End Of Us, TX2 reinforce the foundations of the X Movement, a community built on mutual support and shared anger transformed into connection. The album feels like a direct message to that community, insisting that inclusivity and collective strength are not luxuries, but necessities. Messy, loud, confrontational and emotionally charged, The End Of Us probably won’t convert listeners who were never on board, but for those already connected to TX2’s world, it stands as a powerful, cohesive statement that honors both the chaos and the community that fuels it.

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