#Live : Last Train + Sons @ L’Aéronef, Lille – 13/02/2026

Le 13 février dernier, l’Aéronef de Lille affichait complet pour une soirée 100% rock menée par les incontournables Last Train. Alors qu’ils s’apprêtent à remplir le Zénith de Paris, les Alsaciens s’offraient ce soir-là l’une des plus grosses dates en tête d’affiche de leur carrière. Pour ouvrir les hostilités, place aux Belges de Sons, venus chauffer la salle avec une énergie brute et immédiate.

Report par Marye DAVENNE

Photos par Zo’

English version below


La soirée débute donc avec Sons sur le grondement de la basse de Jens De Ruyte, qui donne le ton dès le premier riff : Sons ne compte pas faire de la figuration. À la batterie, Thomas Pultyn frappe sans retenue, particulièrement sur « I Need A Gun », dont le tempo effréné rappelle le post-punk. Un petit problème technique se glisse pourtant dans la mécanique parfaitement huilée : les guitares disparaissent momentanément du mix. Pas de quoi déstabiliser les Belges, qui gardent leur sang-froid, plaisantent avec le public, et règlent le souci en quelques secondes avant de repartir de plus belle. Musicalement, Sons surprennent par la diversité de leurs textures : un rock massif, parfois noisy, comme si certains sons sortaient tout droit d’un jeu du début des années 2000. Sur scène, les musiciens gagnent en intensité à chaque minute. Le public, d’abord curieux, se laisse progressivement embarquer : les têtes se balancent, les corps se délient. L’échauffement parfait avant l’arrivée de Last Train.

Un an presque jour pour jour après un Grand Mix sold out en vingt minutes, Last Train retrouvent Lille dans un Aéronef littéralement plein à craquer  avec ses 1 800 personnes prêtes à vibrer avec eux. Le set s’ouvre sur une orchestration rappelant leur album OST, sorti quelques mois plus tôt. À peine la lumière tamisée, on voit apparaître les silhouettes des musiciens et la salle explose de cris de joie. Les riffs, teintés d’une intensité quasi industrielle à la Nine Inch Nails, font bondir les membres du groupe partout sur scène. Le public frappe dans ses mains sans qu’on le lui demande et on est directement impressionné par la communion quasi instantanée. Dès le premier morceau, c’est une claque : solos, énergie, tension… tout y est. Lorsque résonnent les premières notes de « On Our Knees », les frissons montent et l’émotion submerge autant les musiciens que la foule. On voit Jean-Noël Scherrer et Julien Peultier s’enlacer sous les “ooooooh” du public, dans un crescendo qui évoque naturellement de réelles influences post rock. Après ce moment suspendu, la salle bascule dans le chaos salvateur de « One By One » voyant apparaître les premiers slammeurs. Puis vient « I Hate You » interprété dans un silence quasi religieux. Un morceau cathartique, qui rappelle sans peine le titre éponyme de Frank Carter joué dans la même salle quelques mois plus tôt. Le groupe, comme le public, met plusieurs minutes à s’en remettre, les yeux humides sous les lumières rouges.

Puis, ambiance détente et taquineries : les musiciens s’installent au bord de la scène avant que Jean-Noël ne se lance dans un bain de foule épique, jouant la guitare porté à bout de bras par un public ravi et déchaîné. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore une, qu’ils sont des bêtes de scène. Après tant d’intensité, un moment de douceur s’impose avec « Tired Since 1994 », interprété au piano, suspend littéralement le temps. Le public lance des “Merci” à répétition visiblement bouleversé. Suit un solo de batterie monstrueux par Antoine Baschung sur « Revenge », puis un sommet d’émotion avec « This Is Me Trying », chanté sans micro devant une salle figée. Un instant de grâce absolue qui nous laisse sans voix. Captivés, les fans rappellent le groupe qui revient au son d’un battement de cœur. Last Train rappellent son histoire avec Lille, ses premiers passages sur la petite scène du Club, et insiste sur l’importance cruciale de soutenir les artistes et la scène rock indépendante. La soirée s’achève sur « The Big Picture », repris en chœur par les 1 800 voix de l’Aéronef. Lorsque les dernières notes s’évanouissent, la salle reste quelques secondes immobile, mascara coulant et cœur battant, pendant que les garçons sur scène pleurent à chaude larme. Signe des très grands concerts qui finit par une longue session de signature au stand de merchandising pour donner à ce concert une facette encore plus humaine.

Comment ne pas être impressionné par le talent incomparables des Alsaciens ? Un groupe immanquable qui n’est qu’au début de leur carrière qui s’annonce planétaire, on vous aura prévenu. 

Un grand merci à Danièle pour les accréditations, à L’Aéronef pour l’organisation et l’accueil.


On February 13th, Lille’s Aéronef venue was sold out for a 100% rock evening led by the unmissable Last Train. As they prepare to fill the Zénith in Paris, the Alsatians treated themselves to one of the biggest headline dates of their career that evening. Kicking things off were the Belgians Sons, who warmed up the crowd with their raw and immediate energy.

Review by Marye DAVENNE

Pictures by Zo’

The evening kicks off with Sons, accompanied by Jens De Ruyte‘s rumbling bass, which sets the tone from the very first riff: Sons are not here to play second fiddle. On drums, Thomas Pultyn plays with abandon, particularly on ‘I Need A Gun’, whose frenetic tempo is reminiscent of post-punk. However, a minor technical problem creeps into the perfectly oiled machine: the guitars momentarily disappear from the mix. This doesn’t faze the Belgians, who keep their cool, joke with the audience, and fix the problem in a matter of seconds before picking up where they left off. Musically, Sons surprise with the diversity of their textures: massive, sometimes noisy rock, as if some of the sounds came straight out of an early 2000s game. On stage, the musicians gain intensity with every passing minute. The audience, initially curious, gradually gets carried away: heads are bobbing, bodies are loosening up. The perfect warm-up before Last Train takes the stage.

SONS Setlist L'Aéronef, Lille, France, Spring Tour 2026

Almost exactly one year after a Grand Mix sold out in twenty minutes, Last Train returned to Lille to a packed Aéronef venue with 1,800 people ready to rock out with them. The set opens with an orchestration reminiscent of their album OST, released a few months earlier. As soon as the lights dim, the silhouettes of the musicians appear and the room explodes with cheers. The riffs, tinged with an almost industrial intensity à la Nine Inch Nails, make the band members jump around the stage. The audience clapped their hands without being asked, and we were immediately impressed by the almost instantaneous communion. From the very first song, it was a knockout: solos, energy, tension… everything was there. When the first notes of ‘On Our Knees’ rang out, goosebumps rose and emotion overwhelmed both the musicians and the crowd. Jean-Noël Scherrer and Julien Peultier embrace to the audience’s ‘oooooohs’ in a crescendo that naturally evokes real post-rock influences. After this suspended moment, the room descends into the saving chaos of ‘One By One’, with the first crowd surfers appearing. Then comes ‘I Hate You’, performed in an almost religious silence. A cathartic piece, easily reminiscent of Frank Carter‘s eponymous track played in the same venue months earlier. The band, like the audience, takes several minutes to recover, their eyes moist under the red lights.

Then, a relaxed atmosphere and some banter: the musicians settle at the edge of the stage before Jean-Noël launches into an epic crowd surf, playing guitar while being carried aloft by a delighted and frenzied audience. Further proof, if any were needed, that they are true performers. After such intensity, a moment of gentleness is needed with ‘Tired Since 1994’, performed on the piano, which literally suspends time. The audience repeatedly shouted ‘Thank you’, visibly moved. This was followed by a monstrous drum solo by Antoine Baschung on “Revenge”, then an emotional high point with ‘This Is Me Trying’, sung without a microphone in front of a transfixed audience. A moment of absolute grace that left us speechless. Captivated, the fans called the band back, who returned to the sound of a heartbeat. Last Train recalls its history with Lille, its first appearances on the small stage of the Club, and insists on the crucial importance of supporting artists and the independent rock scene. The evening ends with ‘The Big Picture’, sung in chorus by the 1,800 voices of the Aéronef. When the last notes fade away, the room remains motionless for a few seconds, mascara running and hearts pounding, while the boys on stage cry hot tears. A sign of a truly great concert, which ends with a long signing session at the merchandising stand, giving this concert an even more human touch.

How can you not be impressed by the incomparable talent of these Alsatians? An unmissable band that is only at the beginning of what promises to be a global career – you have been warned.

Last Train Setlist L'Aéronef, Lille, France 2026

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