#Album : Zahn – Purpur (20/02/2026)

Les allemands de Zahn ont lancé leur rythme de croisière avec une sortie par an, et celle de 2026 sera donc leur album Purpur, ce 20 février, toujours via Crazysane Records. Après un double album au bord de la piscine, puis un EP qui nous pousse à tester nos limites de la patience, ce nouvel album nous emporte dans une aventure riche entre rock, psyché, noise, kraut et surtout électro. 

Article par Marye DAVENNE

English version below


Un soupçon de rock psyché, des claviers électronique, nous voici les yeux fermés en train de danser sur la piste de danse sous les stroboscopes. On est à deux doigts d’être le personnage principal du nouveau long métrage de Xavier Dolan avec le morceau d’ouverture « Stroboskop ». Déjà voyons nous surgir en nous une envie de sortir du cadre et de découvrir ce que le monde a à nous offrir. Mais pas question de délaisser les influences kraut qui prédominaient les précédentes sorties du groupe. Avec « Gensher », les claviers donnent peut-être un aspect assez ludique au morceau, mais quand la déferlante rock s’installe, on se voit pris d’assaut. Il y a chez Zahn une sorte d’aventure dans l’écoute de leurs albums, où on ne sait pas vraiment où ils vont nous emmener. Un peu comme toutes ses soirées, plus unique les unes des autres, dans lesquelles vous vous retrouvez sans trop comprendre, un verre de boisson en main. « Diaabend » en est un exemple parfait, où les claviers électroniques fusent.

« Solex » vient contraster un peu tout cela avec un aspect assez mélancolique où les claviers nous déposent des couches brumeuses mais lumineuses. Un titre prenant, qui se construit lentement en crescendo comme les titres post rock. Mais chassez le naturel qu’il revient au galop avec « Alhambra », qui pourrait être une bande son d’un trip hallucinatoire complétement fou. Nous voici ivre de boisson fermentée en tout genre, rappelant la pochette de cet album, nous faisant sauter de sonorités en sonorités, comme on saute d’un rêve à un autre, tout cela emporté par une rythmique impossible à échapper. Et sans qu’on ne s’en rende compte, on se retrouve au bord d’un bateau avec « Katamaran », assez noisy à se battre contre une tempête en mer agitée, avant d’atterrir sur une ile inconnu, au lagon bleuté et aux couleurs criardes avec « Atoll », avec une bonne dose d’adrénaline dans le sang, parfait pour découvrir un nouveau monde boosté au rock psyché. Mais toute cette aventure finit avec « Butter », riche et grasse qui clôture l’album comme on clôture un film passionnant, avec l’impression d’avoir goûté aux milles merveilles et d’avoir été nourri par les délices de ce monde.

Zahn nous proposent un album certes beaucoup plus électronique que ses prédécesseurs, mais d’une richesse sonore comparable à un cocktail vivifiant. Fini les longues heures à attendre au bord de la piscine et à cuire au soleil, Zahn explorent, s’enivrent et exultent dans un nouvel album passionnant. 

Tracklist :

  1. Stroboskop
  2. Gensher
  3. Diaabend
  4. Solex
  5. Alhambra
  6. Katamaran
  7. Atoll
  8. Butter

 

 


The Germans from Zahn have settled into a steady rhythm of one release per year, and 2026 will see the release of their album Purpur on February 20th, again via Crazysane Records. After a double album by the poolside, followed by an EP that tests the limits of our patience, this new album takes us on a rich adventure through rock, psychedelia, noise, krautrock and, above all, electro.

Review by Marye DAVENNE

 

A hint of psychedelic rock, electronic keyboards, and here we are with our eyes closed, dancing on the dance floor under the strobe lights. We’re on the verge of becoming the main character in Xavier Dolan‘s new feature film with the opening track ‘Stroboskop’. Already, we feel the urge to break out of the mould and discover what the world has to offer us. But there’s no question of abandoning the krautrock influences that dominated the band’s previous releases. With ‘Gensher’, the keyboards may give the track a rather playful feel, but when the rock wave hits, we find ourselves swept away. Listening to Zahn‘s albums is a kind of adventure, where we don’t really know where they’re going to take us. It’s a bit like all their gigs, each one more unique than the last, where you find yourself without really understanding, a drink in your hand. ‘Diaabend’ is a perfect example of this, with its bursts of electronic keyboards.

‘Solex’ contrasts all this with a rather melancholic feel, where the keyboards lay down misty but luminous layers. It’s a captivating track that slowly builds to a crescendo like post-rock songs. But you can’t fight nature, and it comes rushing back with ‘Alhambra’, which could be the soundtrack to a completely crazy hallucinatory trip. Here we are, drunk on all kinds of fermented drinks, reminiscent of the album cover, jumping from sound to sound, as if jumping from one dream to another, all carried away by an irresistible rhythm. And without realising it, we find ourselves on the edge of a boat with ‘Katamaran’, noisy enough to battle a storm on the rough sea, before landing on an unknown island with a blue lagoon and bright colours with ‘Atoll’, with a good dose of adrenaline in our blood, perfect for discovering a new world boosted by psychedelic rock. But this whole adventure ends with ‘Butter’, rich and fat, which closes the album like the end of an exciting film, leaving you with the impression of having tasted a thousand wonders and been nourished by the delights of this world.

Zahn offer us an album that is certainly much more electronic than its predecessors, but with a richness of sound comparable to an invigorating cocktail. Gone are the long hours spent waiting by the pool and baking in the sun; Zahn explore, revel and exult in an exciting new album.

 

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