Et si les Lillois avaient trouvé la voix de leur génération en colère ? MDNS, enfant de la ville, sort son nouvel EP, ce 20 février entre punk et pop sombre. Sept morceaux puissants, qui décrivent une tension palpable et une volonté de ne pas baisser les bras, et qui se fait entendre même en dehors de nos frontières lilloises, jusqu’à la scène de la maroquinerie qui est déjà complète.
Article par Marye DAVENNE
English version below
Dès « Encore! », la basse festive et les sonorités presque carnavalesques ouvrent le bal comme un clin d’œil évident à la culture du Nord, avant que « La Faute à Qui! » ne déverse son garage grungy et son refrain post-punk qui pousse à hurler la rage trop longtemps enfouie. Après tout, à qui la faute si cette génération est révoltée et perdue ? Le ton explose encore davantage avec « Téléphone! » en featuring avec Théa, un titre qui aurait pu sortir tout droit de chez Kraftklub tant la guitare et l’énergie semblent taillées pour retourner la fosse en concert.
Puis vient « On Traîne! », une respiration mélancolique dans une ville pluvieuse, sans futur, un post-punk puissant qui rappelle autant Gwendoline que les premières sorties de l’artiste. La tension remonte aussitôt avec « Sexe Drogue & Drame! », un rock brut qui ne se censure jamais et balance son langage familier avec une sincérité totale, parce que le rock n’est pas là pour être poli. Le cœur du disque se dévoile avec « Enfant de ma Ville! », véritable hymne aux Lillois où défilent les briques rouges, Monique du Cheval Blanc, l’Amul Solo, la pluie omniprésente et les soirées à Wazemmes. Un morceau punk teinté de mélancolie, qui s’achève sur un poignant « C’est ici que j’veux mourir ». Cet EP se clôture avec « Jsuis pas mort si j’essaie! » et son crescendo emo. L’idée que tant qu’on avance encore, on n’est pas tout à fait morts.
MDNS propose un EP à son image : plein de rage, punk à souhait, ancré dans sa ville mélangeant les sonorités rock, punk et électronique pour un artiste aussi unique qu’intéressant. Il sera de passage à l’Aéronef de Lille le 3 avril prochain, une date déjà complète, mais on pourra encore le retrouver au Poche de Béthune le 18 avril ou au MainSquare Festival de quoi continuer à faire vibrer le Nord comme il se doit.

Tracklist :
- Encore!
- La Faute A Qui!
- Telephone! (feat. Théa)
- On Traine!
- Sexe Drogue & Drame!
- Enfant de ma Ville!
- Jsuis pas mort si j’essaie!
What if the people of Lille had found the voice of their angry generation? MDNS, a child of the city, is releasing his new EP on February 20th, somewhere between punk and dark pop. Seven powerful tracks that describe a palpable tension and a determination not to give up, and which can be heard even beyond the borders of Lille, all the way to the Maroquinerie venue, which is already sold out.
Review by Marye DAVENNE
From the outset, ‘Encore!’ kicks things off with festive bass lines and almost carnival-like sounds, a clear nod to Northern culture, before ‘La Faute à Qui!’ unleashes its grungy garage rock and post-punk chorus, urging listeners to scream out their long-buried rage. After all, whose fault is it that this generation is rebellious and lost? The tone explodes even further with ‘Téléphone!’, featuring Théa, a track that could have come straight from Kraftklub, as the guitar and energy seem tailor-made to get the crowd going at a concert.
Then comes ‘On Traîne!’, a melancholic breath in a rainy city with no future, powerful post-punk reminiscent of both Gwendoline and the artist’s early releases. The tension rises again immediately with ‘Sexe Drogue & Drame!’, a raw rock track that never censors itself and swings its familiar language with total sincerity, because rock isn’t there to be polite. The heart of the record is revealed with ‘Enfant de ma Ville!’, a veritable anthem to the people of Lille, featuring red bricks, Monique du Cheval Blanc, the Amul Solo, the omnipresent rain and evenings in Wazemmes. A punk track tinged with melancholy, ending with a poignant ‘C’est ici que j’veux mourir’ (‘This is where I want to die’). The EP closes with ‘J’suis pas mort si j’essaie!’ and its emo crescendo. The idea that as long as we keep moving forward, we’re not quite dead yet.
MDNS offers an EP that reflects his image: full of rage, punk to perfection, rooted in his city, mixing rock, punk and electronic sounds for an artist as unique as he is interesting. He will be performing at L’Aéronef in Lille on April 3rd, a date that is already sold out, but you can still catch him at Le Poche in Béthune on 18 April or at the MainSquare Festival, where he will continue to rock the North as he should.