#Album : Les chroniques express de Février 2026

Les chroniques express, c’est l’occasion de vous parler de ces albums que nous avons écouter durant le mois, dont nous n’avons pas eu l’occasion de vous parler en détail, mais qui méritent le coup d’œil. Au programme en ce mois de février: 2L, Mirrorcell, Starbenders, Møl, MXLONELY, Dream Fatigue, Rise Of Mercury, Lazuli et Predatory Void.

par Zo’, Marye et Victor

English version below


Les chroniques express de Zoé 

2LAria (20 février 2026 via Hall26 Records)

Deuxième projet pour la rappeuse 2L avec Aria, un disque qui surprend d’abord par sa douceur. L’introduction se fait tout en retenue, presque loin de l’univers rap qu’elle dévoile plus frontalement sur les morceaux suivants. Une manière subtile d’installer l’ambiance avant d’entrer pleinement dans son monde. Les productions sont particulièrement travaillées et accompagnent parfaitement sa façon de poser ses textes : c’est précis, maîtrisé, clean. 2L navigue entre quête de soi, introspection et textes engagés, sans jamais perdre en sincérité. On sent une plume réfléchie, personnelle, qui cherche autant à comprendre qu’à dénoncer. Sur “Rien”, l’utilisation légère d’auto-tune apporte une texture supplémentaire sans jamais masquer l’émotion, au contraire, cela sert le propos et ajoute une dimension presque fragile au morceau.Le projet se clôt avec la présence de son violon sur le dernier titre, une touche finale qui rappelle son identité artistique singulière et apporte une profondeur supplémentaire à l’ensemble. Un projet cohérent, sensible et maîtrisé, qui confirme l’évolution et la maturité de 2L.

Titres immanquables: Mensonge & Rien

MirrorcellLong Nights In Lovescapes (20 février 2026 via InVogue Records)

Pour son premier album, Mirrorcell propose un mélange nu-metal / modern metalcore qui surprend dès l’ouverture : un titre très accessible, presque lumineux, ultra mélodique… avant de plonger progressivement dans quelque chose de plus abyssal. Les featurings avec Cane Hill, Moodring et VCTMS ne sortent pas le groupe de sa zone de confort, mais viennent solidifier sa place sur la scène actuelle. “Pleasure” avec Cane Hill laisse une mélodie persistante, presque obsédante, qui continue de tourner longtemps après l’écoute.

Avec “Hurt Me”, Mirrorcell introduit une dimension plus electro/rave, sombre et immersive, une intensité qui monte crescendo pour se fondre parfaitement dans “Candy”. Ce dernier rappelle que le groupe n’a pas besoin d’invités pour aller chercher quelque chose de plus lourd et plus frontal. Sur “U(phoria)”, le chanteur exploite pleinement son registre vocal, oscillant entre fragilité et puissance avec une aisance impressionnante. Puis “Prey” vient refermer l’album dans une douceur presque inattendue, comme un dernier souffle après la tempête. Un premier album varié, cohérent dans ses contrastes, qui confirme Mirrorcell comme un groupe à surveiller de très près sur la scène metal moderne.

Titres immanquables : Glitter & Hurt Me

StarbendersThe Beast Goes On (20 février 2026 via Sumerian Records) 

Influencés avant tout par le glam rock, Starbenders brouillent pourtant les pistes sur ce quatrième opus. The Beast Goes On dépasse largement l’étiquette. Le titre éponyme, puis “Hello Goodbye” ou encore “Tokyo” s’inscrivent clairement dans une esthétique goth-glam flamboyante, presque théâtrale. Mais dès “Nothing Ever Changes”, le ton change : rythme plus nerveux, énergie plus punk, avant d’enchaîner avec “Chantilly Boy”, qui glisse vers quelque chose de plus alt-pop, tout en gardant cette nostalgie et cette mélodie entêtante qui colle à la peau.

Les rythmes sont souvent entraînants, lumineux dans leur énergie, avec de gros clins d’œil au glam rock classique, modernisé sans perdre son côté excessif. Derrière les paillettes, il y a aussi des moments qui frappent plus fort, comme sur “Cold Silver” avec cette ligne qui reste en tête : “If I was perfect, I wouldn’t need the pills, I wish I was happy.” Une vulnérabilité brute que l’on retrouve dans d’autres titres mais qui contraste avec l’assurance sonore de l’album. Kimi Shelter porte l’ensemble avec une voix puissante et magnétique, évoluant sur des guitares cinglantes qui laissent parfois place à des solos bien sentis. Un glam rock audacieux, moderne, qui repousse les frontières du genre sans renier ses racines. Starbenders prouve ici que la bête est toujours vivante, et qu’elle n’a pas fini de rugir.

Titres immanquables : Cold Silver & To Be Alright

MØLDREAMCRUSH (30 janvier 2026 via Nuclear Blast)

Troisième album pour le quintet danois, DREAMCRUSH confirme encore un peu plus l’évolution de MØL. On reste ancré dans un blackgaze dense, parfois presque post-black dans les textures et les atmosphères, mais l’ensemble dégage quelque chose d’assez lumineux. Les mélodies contiennent une vibe automnale, mélancolique sans être écrasante, sauf quand il le faut sur des morceaux plus intenses comme “Mimic”. “Garland” surprend avec une entrée plus pop dans sa mélodie, presque accessible, avant que les couches sonores ne viennent épaissir le tableau. On remarque surtout une présence beaucoup plus marquée de voix claires que sur les précédents opus, et loin d’affaiblir leur propos, cela apporte une nouvelle profondeur. MØL dévoile ici une facette plus douce, plus contemplative de son univers.Le jeu de guitare reste un point fort évident : sur “Favour”, ce ne sont pas seulement des riffs en rafale qui captent l’attention, mais des envolées plus solistes, des lignes qui respirent et nous transportent ailleurs. Le groupe s’éloigne de ses débuts plus incendiaires mais sur DREAMCRUSH, MØL semble parfaitement à l’aise avec cette évolution avec un ensemble plus posé, plus nuancé, mais toujours intense.

Titres immanquables : Små Forlis & CRUSH

 

Les chroniques express de Marye

MXLONELYAll Monsters (20 février 2026 via Julia’s War Recordings)

En 36 minutes, les américain.es de MxLonely livrent avec All Monsters un diamant noir de shoegaze moderne, aussi massif qu’électrifié. Le trio tisse un disque où les guitares épaisses flirtent ouvertement avec le grunge, sans jamais écraser l’élégance éthérée du genre. L’équilibre est impressionnant : un mur de son vibrant, nerveux, constamment sur le fil. Le groupe utilise la figure du monstre comme miroir d’expériences intimes et douloureuses : trauma, addiction, neurodivergence, dysphorie de genre… un disque fort en émotions qui donne une profondeur inattendue. Certains titres pèsent lourd, comme “Blue Ridge Mtns”, charge sombre au parfum de bitume humide. D’autres semblent se contorsionner autour de leur propre tension, “Anesthetic” en tête, véritable spirale de tourments sonores. Entre intensité abrasive et fragilité assumée, MxLonely signe un grand disque à la fois dense et survolté, en restant profondément humain. On adhère sans réserve.

Titres immanquables : All Monsters Go To Heaven & Big Hips

dream fatigue – No Requiem (13 février 2026 via Daze)

Avec No Requiem, dream fatigue délivre un EP fulgurant de 16 minutes qui explore sans complexe les zones poreuses entre rock alternatif, emo et élans post-hardcore. Dès les premières secondes, on est frappé par la tension presque organique qui traverse ces quatre titres, portée par une voix féminine aussi tranchante que vulnérable. Impossible de passer à côté du travail de Matt Wood à la batterie, que l’on connait notamment dans Fleshwater et Vein.fm. Son jeu est précis et explosif, et surtout mis particulièrement en valeur dans le mix, propulsant “be your anchor” dans une dimension supérieure, donnant au morceau une direction quasi animale. Le groupe n’hésite pourtant pas à ralentir le tempo, glissant parfois vers un shoegaze doux et enveloppant qui contraste subtilement avec les accès de rage plus frontaux. “astral stomp” brille particulièrement par ses lignes vocales s’élancant haut, trouvant un équilibre rare avec la puissance instrumentale et installent une tension lumineuse qui ne lâche jamais. Et puis, “codeine lullaby” dévoile une parenthèse fragile, presque intime, comme une respiration suspendue. Un petit ovni qui frappe fort, vise juste et laisse espérer des concerts incandescents.

Titres immanquables : be your anchor & astral stomp

Rise of MercuryPathfinder (20 février 2026 en autoproduction)

Face au départ de leur batteur et à la difficulté d’en trouver un nouveau, Yvan et Vincent ont choisi la métamorphose plutôt que l’attente. Pathfinder marque ainsi une véritable renaissance pour Rise of Mercury, qui délaisse ses anciens repères pour un post-rock introspectif, presque méditatif, inspiré par des auteurs comme Hermann Hesse ou Paulo Coelho. On y parle de voyage intérieur, de quête personnelle, d’ouverture à soi. L’EP s’ouvre sur ce qui ressemble à un battement de cœur : une pulsation fragile, humaine, qui enclenche une progression douce et lumineuse. Ici, les synthés remplacent la basse, étirant des nappes aériennes qui donnent au disque un parfum ambient. Le post-rock est là, mais adouci, on pourrait même dire affiné, porté par un chant délicat qui ajoute une dimension émotionnelle rare dans ce style souvent instrumental. Chaque morceau donne l’impression de flotter, suspendu quelque part entre ciel et mémoire, avec une mélancolie diffuse mais jamais pesante. Les montées en intensité sont subtiles, plus liées à l’émotion qu’à la saturation. Pathfinder est un EP en apesanteur, intime et sincère, qui prouve qu’une contrainte peut devenir une voie nouvelle. Une réinvention réussie.

Titre immanquable : Céleste

Les chroniques express de Victor

 

LazuliÊtre Et Ne Plus Être (30 janvier 2026 via L’Abeille Rode)

Ce nouveau disque de Lazuli, groupe trop peu reconnu sur nos terres françaises vient nous enchanter avec un nouveau disque intitulé Être Et Ne Plus Être^. Avec plus d’une heure au compteur, cet album des gardois vient nous rappeler qu’ils sont parmi les meilleurs ambassadeurs du rock progressif français. Les morceaux chantés avec brio par Dominique Leonetti viennent vous toucher au coeur avec des textes aussi personnels que tournés vers sa vision de notre monde. La beauté des paroles vient être sublimée par les instrumentations et en particulier les parties de léode jouée par Claude, le frère de Dominique. Cet instrument unique crée par son utilisateur vient apporter des sonorités variées entre guitares et autres cordes et des variations sonores du plus bel effet. Le groupe illustre là sa capacité à nous émouvoir au plus haut point avec une musique taillée pour vous faire frissonner et vous offrir de beaux moments de douceur. Cet album regorge d’inventivité sonore et vous encourage à l’écouter plusieurs fois pour y découvrir chaque petite surprise. Un disque aussi exigeant qu’accessible qui montre que le talent des gardois ne cesse de s’illustrer d’album en album et qu’ils méritent que vous fonciez tous écouter cette magnifique proposition menée par des musiciens au sommet de leur art. Le groupe sera d’ailleurs à retrouver en ouverture de l’intégralité de la tournée française de Marillion à l’automne prochain. Une pépite trop peu connue qu’on vous encourage à foncer découvrir. 

Titres immanquables : Sourire & Une Chanson Cherokee

Predatory Void Atoned In Metamorphosis (6 février 2026 via Pelagic Records)

Avec quatre titres et une quinzaine de minutes au compteur cet EP de Predatory Void nous propose une nouvelle œuvre courte mais clairement impactante. De son premier titre très évolutif et faisant passer la voix au second plan par rapport aux instruments aux trois autres incisifs et offrant ce que le blackenend sludge du groupe a de meilleur. Une fois de plus la voix de Lina nous fait passer par toutes les émotions grâce à sa versatilité et les parties instrumentales de ses comparses sont à tomber. Le groupe de Gand évolue et propose un son travaillé et diablement envoutant, où la puissance des titres vient être sublimée par des riffs taillés pour le live. L’ensemble est un pur bonheur pour nos oreilles et nous donne envie de relancer cet EP en boucle. Evidemment les thématiques chères au groupe comme l’anxiété et la dépression sont bien présentes et prises à bras le corps par une formation qui n’a de cesse de nous ravir sortie après sortie. On a hâte de pouvoir entendre ça en live, ça c’est une certitude!

Titre immanquable : Peeling Cycle


Express reviews are an opportunity to tell you about the albums we’ve been listening to this month, which we haven’t had a chance to discuss in detail, but which are worth checking out. On the agenda for February: 2L, Mirrorcell, Starbenders, Møl, MXLONELY, Dream Fatigue, Rise Of Mercury, Lazuli and Predatory Void.

by Zo’, Marye et Victor

Zoé’s Express Reviews 

2LAria (February 20th 2026 via Hall26 Records)

Aria is the second project from rapper 2L, an album that initially surprises with its softness. The introduction is restrained, almost a far cry from the rap world she reveals more directly in the following tracks. It’s a subtle way of setting the mood before fully entering her world. The productions are particularly well crafted and perfectly accompany her delivery: precise, controlled, clean. 2L navigates between self-discovery, introspection and socially conscious lyrics, without ever losing her sincerity. Her writing is thoughtful and personal, seeking to understand as much as it does to denounce. On ‘Rien’, the light use of auto-tune adds extra texture without ever masking the emotion; on the contrary, it serves the purpose and adds an almost fragile dimension to the track. The project closes with the presence of his violin on the last track, a final touch that recalls his unique artistic identity and adds extra depth to the whole. A coherent, sensitive and masterful project that confirms 2L‘s evolution and maturity.

Unmissable tracks : Mensonge & Rien

MirrorcellLong Nights In Lovescapes (February 20th 2026 via InVogue Records)

For their debut album, Mirrorcell offers a mix of nu-metal and modern metalcore that surprises right from the start: a very accessible, almost luminous, ultra-melodic track… before gradually diving into something more abyssal. The collaborations with Cane Hill, Moodring and VCTMS don’t take the band out of their comfort zone, but solidify their place on the current scene.  » Pleasure » with Cane Hill leaves a lingering, almost haunting melody that continues to play long after listening.

With ‘Hurt Me’, Mirrorcell introduces a darker and more immersive electro/rave dimension, an intensity that builds to a crescendo and blends perfectly into ‘Candy’. The latter reminds us that the band doesn’t need guests to go for something heavier and more direct. On ‘U(phoria)’, the singer fully exploits his vocal range, oscillating between fragility and power with impressive ease. Then ‘Prey’ closes the album with an almost unexpected softness, like a last breath after the storm. A varied debut album, consistent in its contrasts, which confirms Mirrorcell as a band to watch very closely on the modern metal scene.

Unmissable tracks: Glitter & Hurt Me

StarbendersThe Beast Goes On (February 20th 2026 via Sumerian Records)

Primarily influenced by glam rock, Starbenders nevertheless blur the lines on this fourth album. The Beast Goes On goes far beyond the label. The title track, followed by ‘Hello Goodbye’ and ‘Tokyo,’ clearly fall within a flamboyant, almost theatrical goth-glam aesthetic. But from ‘Nothing Ever Changes’ onwards, the tone changes: the rhythm becomes more nervous, the energy more punk, before moving on to ‘Chantilly Boy’, which slides towards something more alt-pop, while retaining that nostalgia and haunting melody that sticks in your mind.

The rhythms are often catchy, luminous in their energy, with big nods to classic glam rock, modernised without losing its excessive side. Behind the glitter, there are also moments that hit harder, such as on ‘Cold Silver’ with its memorable line: ‘If I was perfect, I wouldn’t need the pills, I wish I was happy.’ This raw vulnerability is found in other tracks but contrasts with the album’s confident sound. Kimi Shelter carries the whole thing with a powerful and magnetic voice, evolving over biting guitars that sometimes give way to heartfelt solos. A bold, modern glam rock that pushes the boundaries of the genre without denying its roots. Starbenders proves here that the beast is still alive and well, and that it hasn’t finished roaring yet.

Unmissable tracks: Cold Silver & To Be Alright

MØLDREAMCRUSH (January 30th 2026 via Nuclear Blast)

The third album from the Danish quintet, DREAMCRUSH further confirms MØL‘s evolution. The band remains rooted in dense blackgaze, sometimes almost post-black in texture and atmosphere, but the whole exudes something quite luminous. The melodies have an autumnal vibe, melancholic without being overwhelming, except when necessary on more intense tracks such as ‘Mimic’. ‘Garland’ surprises with a more pop-oriented melody, almost accessible, before the layers of sound thicken the picture. What is particularly noticeable is a much more pronounced presence of clear vocals than on previous albums, and far from weakening their message, this brings a new depth. MØL reveals a softer, more contemplative side of their universe here. The guitar playing remains an obvious strong point: on ‘Favour’, it’s not just the rapid-fire riffs that grab your attention, but the more solo-like flights of fancy, lines that breathe and transport us elsewhere. The band is moving away from its more incendiary beginnings, but on DREAMCRUSH, MØL seems perfectly comfortable with this evolution, with a more composed, more nuanced, but still intense sound.

Unmissable tracks: Små Forlis & CRUSH

Marye’s Express Reviews 

MXLONELYAll Monsters (February 20th 2026 via Julia’s War Recordings)

In 36 minutes, American band MxLonely delivers All Monsters, a black diamond of modern shoegaze that is as massive as it is electrified. The trio weaves together an album where thick guitars openly flirt with grunge, without ever overwhelming the ethereal elegance of the genre. The balance is impressive: a vibrant, nervous wall of sound, constantly on edge. The band uses the figure of the monster as a mirror for intimate and painful experiences: trauma, addiction, neurodivergence, gender dysphoria… an emotionally powerful record that gives unexpected depth. Some tracks are heavy, like ‘Blue Ridge Mtns’, a dark charge with the scent of wet asphalt. Others seem to contort around their own tension, ‘Anesthetic’ in particular, a veritable spiral of sonic torment. Between abrasive intensity and assumed fragility, MxLonely has created a great album that is both dense and overexcited, while remaining deeply human. We wholeheartedly endorse it.

Unmissable tracks: All Monsters Go To Heaven & Big Hips

dream fatigueNo Requiem (February 13th 2026 via Daze)

With No Requiem, dream fatigue delivers a dazzling 16-minute EP that unapologetically explores the porous areas between alternative rock, emo and post-hardcore impulses. From the very first seconds, we are struck by the almost organic tension that runs through these four tracks, carried by a female voice that is as sharp as it is vulnerable. It’s impossible to overlook the work of Matt Wood on drums, known for his work with Fleshwater and Vein.fm. His playing is precise and explosive, and particularly highlighted in the mix, propelling ‘Be Your Anchor’ into a higher dimension and giving the track an almost animalistic feel. However, the band doesn’t hesitate to slow down the tempo, sometimes sliding into a soft and enveloping shoegaze that contrasts subtly with the more frontal outbursts of rage. ‘Astral Stomp’ shines particularly brightly with its soaring vocal lines, finding a rare balance with the instrumental power and creating a luminous tension that never lets up. And then, ‘Codeine Lullaby’ reveals a fragile, almost intimate interlude, like a suspended breath. A little UFO that hits hard, hits the mark and gives hope for incandescent concerts.

Unmissable tracks: Be Your Anchor & Astral Stomp

Rise of MercuryPathfinder (February 20th 2026, self-produced)

Faced with the departure of their drummer and the difficulty of finding a new one, Yvan and Vincent chose transformation over waiting. Pathfinder marks a true rebirth for Rise of Mercury, who have abandoned their old influences in favour of introspective, almost meditative post-rock inspired by authors such as Hermann Hesse and Paulo Coelho. The album explores inner journeys, personal quests and self-discovery. The EP opens with what sounds like a heartbeat: a fragile, human pulse that sets off a gentle and luminous progression. Here, synths replace the bass, stretching out airy layers that give the record an ambient feel. The post-rock is there, but softened, even refined, carried by delicate vocals that add a rare emotional dimension to this often instrumental style. Each track gives the impression of floating, suspended somewhere between sky and memory, with a diffuse but never heavy melancholy. The increases in intensity are subtle, more linked to emotion than saturation. Pathfinder is a weightless, intimate and sincere EP that proves that a constraint can become a new path. A successful reinvention.

Unmissable tracks: Céleste

Victor’s Express Reviews

 

Lazuli Être Et Ne Plus Être ( January 30th 2026 via L’Abeille Rode)

This new album from Lazuli, a band that is not recognised enough in France, enchants us with a new record entitled Être Et Ne Plus Être^. Clocking in at over an hour, this album from the Gard region reminds us that they are among the best ambassadors of French progressive rock. The songs, sung brilliantly by Dominique Leonetti, touch your heart with lyrics that are as personal as they are focused on his vision of our world. The beauty of the lyrics is enhanced by the instrumentation, particularly the léode parts played by Claude, Dominique‘s brother. This unique instrument, created by its user, brings a variety of sounds between guitars and other strings and beautiful sound variations. The band demonstrates its ability to move us to the highest degree with music designed to give you goosebumps and offer you beautiful moments of sweetness. This album is full of sonic inventiveness and encourages you to listen to it several times to discover every little surprise. A record that is as demanding as it is accessible, showing that the talent of these musicians from the Gard region continues to shine from album to album and that they deserve your attention. The band will be opening for Marillion on their entire French tour next autumn. A little-known gem that we encourage you to rush out and discover.

Unmissable tracks: Sourire & Une Chanson Cherokee

Predatory VoidAtoned In Metamorphosis (6 February 2026 via Pelagic Records)

With four tracks and a running time of around fifteen minutes, this EP from Predatory Void offers us a new work that is short but clearly impactful. From its first track, which is highly evolutionary and puts the vocals in the background in favour of the instruments, to the three other incisive tracks that offer the best of the band’s blackened sludge. Once again, Lina‘s voice takes us through a whole range of emotions thanks to its versatility, and the instrumental parts played by her bandmates are to die for. The Ghent-based band is evolving and offers a polished and devilishly captivating sound, where the power of the tracks is enhanced by riffs tailor-made for live performances. The whole thing is pure bliss for our ears and makes us want to play this EP on repeat. Of course, the themes dear to the band, such as anxiety and depression, are very much present and tackled head-on by a group that never ceases to delight us with each new release. We can’t wait to hear this live, that’s for sure!

Unmissable tracks: Peeling Cycle

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