Retour à l’Aéronef, mais cette fois-ci en version club pour y retrouver Ditter! Les français naviguent entre post punk et pop avec des morceaux engagés qui nous ont frappé par leur capacité à faire remuer déjà dans notre salon. C’est avec grand plaisir qu’on part les voir dans une de nos salles favorites et visiblement nous ne sommes pas les seuls. Pour ouvrir la soirée ce sont l’artiste allemande Güner Künier qui a été choisie pour nous présenter elle aussi un mélange entre post punk et musique plus électronique.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Le public est déjà présent en nombre dans le club et nous voilà prêts à accueillir Güner Künier sur scène. Accompagnée de sa guitariste, elle se lance rapidement dans un set énergique où guitares et claviers se mêlent sur des beats plus électroniques. On sent de multiples influences dans la musique de l’artiste Allemande mais le post punk et ses influences turques sont au coeur de sa musique. Les deux musiciennes enchaînent rapidement les titres et leur amitié est évidente sur scène. Güner Künier nous présente une belle partie de sa discographie, grâce aux morceaux relativement courts qui permettent en 45 minutes de nous en proposer un grand nombre. La musicienne alterne entre claviers et guitare pour faire de chacun des titres une aventure unique. Mais de notre côté au bout d’un certain temps on trouve que certaines sonorités reviennent un peu trop souvent et que certains gimmicks sont un peu trop présents. Sans nous sortir de la prestation qui reste de très bonne facture, cela nous perd malheureusement un peu. On profite de la fin du set d’un peu plus loin et les applaudissements résonnant entre chaque titre et en fin de set montre qu’une large partie du public a été conquis par la proposition de Güner Künier.
N’ayant pour le moment toujours pas reçu la validation des photos de Güner Künier, nous ne sommes pas en mesure de vous les proposer pour le moment. On espère pouvoir les ajouter bientôt.
On enchaîne assez vite avec Ditter, déjà bien rodés à la scène de l’Aéronef car ils ont joué pour les enfants et leurs parents dans l’après midi en goûter concert (une initiative de la salle qu’on ne peut que saluer). Le trio débarque et se lance directement dans son mélange post punk et pop bien dansante. Rosa-Maria Roca, François Crépu et Samuel Hecker savent faire et nous enchantent avec des morceaux énergiques et taillés pour le live. Evidemment leur dernière sortie, Cringe is the new sexy, est mise en avant mais le trio n’oublie pas également ses précédentes sorties pour le plus grand plaisir des fans présents ce soir. Dans la fosse ça remue, ça fait la fête et ça pogotte un peu. On est étonné que vu l’énergie qui se dégage des titres du trio la fosse ne soit pas devenue un véritable dancefloor plus rapidement. De notre côté les titres nous ravissent et le mélange guitare, basse et chant électrisant nous comble et nous fait danser de plus belle. On adore ce qu’on entend et chaque titre livre son lot de combats importants dans les textes. Rosa-Maria n’hésite pas à nous demander si il y a des gens qu’on déteste ou encore de crier notre colère à la société. Un set bien puissant et salvateur en cette période de plus en plus anxiogène. Finalement ce soir c’est la musique qui gagne avec Ditter, car leur énergie a sur pendant un peu moins d’une heure nous donner l’énergie d’avancer en dansant, et franchement que demander de plus pour un samedi soir de qualité. Le groupe termine son set en prenant le plot de chantier marqué d’un gros « ANTIFA », également écrit sur l’arrière de la guitare et nous invite à tout donner dans un gros dernier pogo bien fort et bien cathartique comme on les aime! Une bien belle fin de set qui montre que les combats du trio sont au coeur de cette pop post punk qui tout en étant taillée pour faire danser véhicule des messages forts et importants. Le public quitte la salle comblé et prêt à remettre ça très vite. Il faudra clairement compter sur Ditter dans les années à venir et on vous encourage à foncer les découvrir si ça n’est pas déjà fait.
Un grand merci à Danièle pour l’accréditation, à L’Aéronef pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe pour l’accueil.
Back to L’Aéronef, but this time in club mode to see Ditter! The French band navigates between post-punk and pop with socially conscious songs that struck us with their ability to get us moving right there in our living room. It’s with great pleasure that we go to see them in one of our favourite venues, and clearly we’re not the only ones. German artist Güner Künier was chosen to open the evening, also presenting a mix of post-punk and more electronic music.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
The club is already packed with people, and we’re ready to welcome Güner Künier to the stage. Accompanied by her guitarist, she quickly launches into an energetic set where guitars and keyboards blend with more electronic beats. We could hear multiple influences in the German artist’s music, but post-punk and Turkish influences are at the heart of her sound. The two musicians quickly moved from one track to the next, their friendship evident on stage. Güner Künier presented a good portion of her discography, thanks to the relatively short tracks that allowed her to play a large number of them in 45 minutes. The musician alternates between keyboards and guitar to make each track a unique adventure. However, after a while, we find that certain sounds recur a little too often and that certain gimmicks are a little too present. Without detracting from the performance, which remains of very high quality, this unfortunately loses us a little. We enjoy the end of the set from a little further away, and the applause resounding between each song and at the end of the set shows that a large part of the audience has been won over by Güner Künier‘s offering.
As we have not yet received approval for Güner Künier‘s photos, we are unable to offer them at this time. We hope to be able to add them soon.
We move on fairly quickly to Ditter, who are already well established on the Aéronef stage, having played for children and their parents in the afternoon during a snack concert (an initiative by the venue that we can only applaud). The trio took to the stage and launched straight into their danceable mix of post-punk and pop. Rosa-Maria Roca, François Crépu and Samuel Hecker know their stuff and delighted us with energetic tracks tailor-made for live performance. Obviously, their latest release, Cringe is the New Sexy, is highlighted, but the trio doesn’t forget their previous releases, much to the delight of the fans in attendance tonight. The crowd is moving, partying and moshing a little. We’re surprised that, given the energy of the trio’s songs, the crowd didn’t turn into a real dance floor more quickly. For our part, we are delighted by the songs, and the electrifying mix of guitar, bass and vocals fills us with joy and makes us dance even harder. We love what we hear, and each track delivers its share of important battles in the lyrics. Rosa-Maria doesn’t hesitate to ask us if there are people we hate or to shout our anger at society. A powerful and uplifting set in these increasingly anxious times. Ultimately, tonight it’s the music that wins with Ditter, because for just under an hour their energy gave us the energy to move forward by dancing, and frankly, what more could you ask for on a great Saturday night? The band ended their set by picking up a construction cone marked with a large ‘ANTIFA’, also written on the back of the guitar, and invited us to give it our all in a big, loud and cathartic final pogo, just the way we like it! A beautiful end to the set, showing that the trio’s struggles are at the heart of this post-punk pop, which, while designed to make you dance, also conveys strong and important messages. The audience leaves the venue satisfied and ready to do it all again very soon. Ditter is clearly one to watch in the years to come, and we encourage you to go and discover them if you haven’t already.

















