Après la sortie de leur EP éponyme en octobre dernier, voilà le temps de découvrir Monkeys On Mars, la fusion de Monkey3 et Mars Red Sky, en live au Black Lab! Le concert du 17 mars s’annonçait clairement comme un immanquable de cette fin d’hiver. Pour accompagner le combo franco-suisse, c’est Grandma’s Ashes, que vous commencez à bien connaître si vous lisez nos lignes, qui ont été choisies pour ouvrir cette soirée proposée par A Gauche De La Lune.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
C’est dans une salle déjà largement remplie que Grandma’s Ashes montent sur scène, à peine quelques mois après leur passage au Grand Mix. L’écran en fond de scène affiche le logo du group et les trois filles se lancent dans « Saints Kiss », morceau phare de leur album Bruxism sorti à l’automne dernier. D’entrée le son frappe par sa clarté nous permettant de prendre la pleine mesure de la puissance du son des trois musiciennes. Les riffs de Myriam sur « Sufferer » sont magistraux et nous emportent dans un tourbillon musical du quel on ne veut plus sortir. Le duo rythmique formé par Eva à la basse et Eddith à la batterie fait des merveilles tout au long du set et vient faire largement headbanger le public. Le son du trio a évolué entre les deux albums et les titres de Bruxism viennent prendre un côté bien plus hargneux que ceux du premier titre et la voix d’Eva s’en ressent puisque le chant hurlé fait son apparition à plusieurs reprises pendant le set, à la surprise de beaucoup dans la salle. Les refrains sont toujours aussi efficaces et on a beau avoir vu le groupe de nombreuses fois chaque concert continue de nous bluffer et montre à quel point leur ascension semble inarrêtable. Entre les excellents « Neutral Life Neutral Death » et « Flesh Cage » le trio nous offre une magnifique reprise de « Army Of Me » de Björk. Cette chanson et son interprétation collent parfaitement à l’univers du dernier disque du trio, qui nous fait totalement redécouvrir ce titre culte de la musicienne islandaise. On sent que le set touche bientôt à sa fin quand Eva remercie la salle pour l’accueil et Monkeys On Mars pour l’invitation. « Cold Sun Again » résonne fort avec son riffs imparable avant que le magnifique « Dormant » et ses rythmiques reprises en tapant dans les mains par le public viennent clôturer en beauté ce set qui a prouvé une fois de plus le talent immense de Grandma’s Ashes. On vous encourage vivement à foncer à leurs prochaines dates près de chez vous et nous, de notre côté, on attend impatiemment de les retrouver. Les morceaux de Bruxism ont enchanté le public du Black Lab et on imagine aisément que leur prochain passage dans le coin sera pour une tête d’affiche tant l’accueil fut excellent en ce soir de mars.
La particularité de la tournée de Monkeys On Mars réside dans le fait que avant de se retrouver sur scène, les deux formation qui composent ce super groupe proposent chacune un set de leurs morceaux respectifs. Et comme chaque soir l’ordre change, on ne sait qui va débarquer sur scène lorsque les lumières baissent dans le Black Lab. Rapidement on voit que ce sont les suisses de Monkey3 qui commencent les hostilités. Guitare, basse, claviers et batterie, tout est au rendez-vous pour un départ stratosphérique vers le space rock des suisses. Le groupe démarre avec « Collapse », morceau phare du dernier album en date, Welcome To The Machine, et en quelques secondes le public lillois retrouve tout ce qui avait fait du set de décembre 2024 dans cette même salle un moment suspendu. Boris De Piante vit littéralement ses riffs et vient nous sublimer chaque note jouée par sa présence scénique magnétique. L’écran en fond de scène ajoute du visuel à une musique déjà si cinématographique. Comme toujours le côté floydien des morceaux des suisses vient nous toucher au coeur et on ne voit pas le temps passer tant les compositions sont magistrales. Sur « Kali Yuga » c’est Jalil Perrenoud à la basse et Walter Albrecht à la batterie qui nous montrent toute l’étendue de la force de leur section rythmique. Le public est transporté et le temps semble s’arrêter tant la musique des suisses laisse nos esprits divaguer sur ces notes à tomber. Le groupe part ensuite vers l’album The 5th Sun avec le morceau « Icarus » largement applaudi par un public ravit de retrouver un titre plus ancien du combo. Guillaume Desboeufs aux claviers vient ajouter une fois de plus des napes envoutantes à souhait qui ne font que nous plonger toujours plus loin dans cette aventure sonore. Puis pour terminer ce set Mars Red Sky viennent s’installer à leur côté pour partager avec eux l’excellent « Through The Desert » morceau dont le titre sonne comme une parfaite transition avec le set à venir. L’alchimie entre les groupes est évidente et les musiciens français apportent à la musique des suisses leur énergie et leurs sonorités plus stoner pour un ensemble des plus enthousiasmant. Monkey3 quittent la scène largement applaudis et prêts pour la tempête de sable qui nous attend.
C’est donc au tour de Mars Red Sky de nous jouer leurs morceaux, et le trio démarre fort avec « Arcadia », morceau tiré de leur album sorti en 2014. Les fans sont aux anges et profitent des riffs percutants de Julien Pras, qui nous envoute également avec sa voix reconnaissable entre mille. Les titres plus courts que ceux des suisses permettent au trio de nous en proposer un peu plus. Mais plus court ne veux pas dire moins bon, loin de là! La section rythmique portée par Jimmy Kinast à la basse et Mathieu Gazeau à la batterie vient nous retourner le cerveau sur des titres comme « Collector » ou « Apex III ». Jimmy forme d’ailleurs avec Julien un duo vocal toujours plus versatile, puisque la voix rauque de l’un contraste avec celle bien plus douce de l’autre, le tout pour des parties de chant qui laissent le public stupéfait par tant de talent. Le trio stoner de Bordeaux fait des merveilles et « Maps Of Inferno » nous en remet une couche! Les riffs sont ciselés et la rythmique vient nous faire remuer la tête avec envie. Le groupe navigue entre ses albums pour nous proposer un set balayant une belle part de leur déjà imposante discographie. Le dernier album Dawn Of The Dusk est d’ailleurs représenté une fois de plus par « The Final Round », morceau inoubliable s’il en est qui laisse les trois musiciens nous ramener une fois de plus au fond des déserts les plus arides sans nous faire bouger du Black Lab. Encore une fois l’ensemble musical est juste stupéfiant de maîtrise et on se rappelle pourquoi chaque concert du combo est une véritable expérience sensorielle. Monkey3 rejoignent ensuite le trio pour « The Light Beyond » en y apportant une belle dose de space rock et des nouvelles sonorités qui nous font totalement redécouvrir ce titre des bordelais.
Enfin voici l’heure de Monkeys On Mars! Le set tant attendu démarre avec le premier morceau de leur EP, à savoir « Seasonal Pyres ». Sur ce titre seul Julien Pras donne de la voix mais l’ensemble formé par les deux groupes ne faisant plus qu’un nous en met littéralement plein la vue! La promesse sonore de l’EP prend en live un tout autre dimension, tant la camaraderie qui règne est forte. Le mélange stoner space rock du compo franco-suisse vient faire de cette fin de soirée un pur moment de plaisir encore une fois où le temps ne semble plus avoir d’emprise sur nous. Chaque notre est un ravissement pour nos oreilles et « Hear The Call » vient le confirmer une fois de plus. Là encore plus de dix minutes qui passent à la vitesse de l’éclair tant la maestria sur scène est ahurissante. Le public ne veut pas voir la soirée finir et demande aux groupes un titre de plus, et c’est « Once Upon A Time In The West », morceau de Monkey3 qui sera interprété par les deux formations en guise de salut final. Une dernière dose de rock à vous filer des frissons en trois secondes qui nous permet de terminer cette soirée de la plus belle des manières. Le public quitte la salle après avoir dévalisé le merch avec des étoiles plein les yeux, tout comme nous!
Un grand merci à Victor pour les accréditations, à A Gauche de La Lune et 3C Tour pour l’organisation de cette belle soirée et à toute l’équipe du Black Lab pour l’accueil.
Following the release of their self-titled EP last October, it’s time to discover Monkeys On Mars – the fusion of Monkey3 and Mars Red Sky – live at the Black Lab! The concert on 17 March was clearly shaping up to be a must-see event as winter drew to a close. Joining the Franco-Swiss duo as support act is Grandma’s Ashes – a band you’ll be familiar with if you’ve been reading our columns – who were chosen to open this evening organised by A Gauche De La Lune.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Grandma’s Ashes took to the stage in a venue that was already packed to the rafters, just a few months after their appearance at the Grand Mix. The screen at the back of the stage displays the band’s logo and the three girls launch into “Saints Kiss”, the standout track from their album Bruxism, released last autumn. Right from the start, the sound strikes with its clarity, allowing us to fully appreciate the power of the three musicians’ sound. Myriam’s riffs on “Sufferer” are masterful, sweeping us into a musical whirlwind from which we never want to emerge. The rhythm section, comprising Eva on bass and Eddith on drums, works wonders throughout the set, getting the crowd well and truly headbanging. The trio’s sound has evolved between the two albums, and the tracks from Bruxism take on a far more aggressive edge than those from their debut, with Eva’s vocals reflecting this as she lets out screams on several occasions during the set, much to the surprise of many in the venue. The choruses are as effective as ever, and even though we’ve seen the band countless times, every concert continues to blow us away and shows just how unstoppable their rise seems. Between the excellent “Neutral Life Neutral Death” and “Flesh Cage”, the trio treat us to a magnificent cover of Björk’s “Army Of Me”. This song and their rendition fit perfectly with the world of the trio’s latest album, allowing us to rediscover this cult track by the Icelandic musician in a whole new light. You can sense the set is drawing to a close when Eva thanks the audience for their welcome and Monkeys On Mars for the invitation. “Cold Sun Again” resonates powerfully with its unstoppable riffs before the magnificent “Dormant” – with its rhythms echoed by the audience clapping along – brings this set to a stunning close, proving once again the immense talent of Grandma’s Ashes. We strongly encourage you to head along to their upcoming gigs near you, and as for us, we can’t wait to see them again. The tracks from Bruxism delighted the Black Lab audience, and it’s easy to imagine that their next visit to the area will be as headliners, given the excellent reception they received on this March evening.
What makes the Monkeys On Mars tour so unique is that, before taking to the stage together, the two line-ups that make up this supergroup each perform a set of their own tracks. And as the order changes every night, you never know who’s going to turn up on stage when the lights dim in the Black Lab. It soon becomes clear that it’s the Swiss band Monkey3 who kick things off. Guitar, bass, keyboards and drums – everything is in place for a stratospheric launch into the Swiss band’s space rock. The band kicks off with “Collapse”, the standout track from their latest album, Welcome To The Machine, and within seconds the Lille audience is transported back to that moment in December 2024 in this very same venue. Boris De Piante literally lives and breathes his riffs, elevating every note played with his magnetic stage presence. The screen at the back of the stage adds visual elements to music that is already so cinematic. As always, the Pink Floyd-esque quality of the Swiss band’s tracks touches our hearts, and time flies by as the compositions are so masterful. On “Kali Yuga”, it is Jalil Perrenoud on bass and Walter Albrecht on drums who demonstrate the full extent of their rhythm section’s power. The audience is spellbound and time seems to stand still as the Swiss band’s music lets our minds wander to these utterly captivating notes. The band then moves on to the album The 5th Sun with the track “Icarus”, which is met with rapturous applause from an audience delighted to hear one of the band’s older tracks. Guillaume Desboeufs on keyboards once again adds utterly spellbinding layers that only serve to plunge us ever deeper into this sonic adventure. Then, to round off this set, Mars Red Sky join them on stage to perform the excellent “Through The Desert”, a track whose title feels like the perfect transition to the set that follows. The chemistry between the bands is evident, and the French musicians bring their energy and more stoner-influenced sounds to the Swiss band’s music, creating a truly thrilling ensemble. Monkey3 leave the stage to rapturous applause, ready for the sandstorm that awaits us.
So now it’s Mars Red Sky’s turn to play their tracks, and the trio gets off to a flying start with “Arcadia”, a track from their 2014 album. The fans are in heaven, revelling in Julien Pras’s punchy riffs, whilst he also captivates us with his instantly recognisable voice. The tracks, shorter than those of the Swiss band, allow the trio to offer us a little more. But shorter doesn’t mean worse – far from it! The rhythm section, led by Jimmy Kinast on bass and Mathieu Gazeau on drums, blows our minds on tracks like “Collector” or “Apex III”. Jimmy and Julien form an increasingly versatile vocal duo, as the one’s raspy voice contrasts with the other’s much softer tone, resulting in vocal parts that leave the audience stunned by such talent. The Bordeaux stoner trio work wonders, and “Maps Of Inferno” takes it up a notch! The riffs are finely crafted and the rhythm section has us nodding our heads with delight. The band draws from across their albums to deliver a set that covers a significant portion of their already impressive discography. Their latest album, Dawn Of The Dusk, is once again represented by “The Final Round”, an unforgettable track if ever there was one, which sees the three musicians transporting us once more to the depths of the driest deserts without us ever leaving the Black Lab. Once again, the band’s performance is simply breathtaking in its mastery, reminding us why every one of their gigs is a true sensory experience. Monkey3 then join the trio for “The Light Beyond”, bringing a generous dose of space rock and fresh sounds that allow us to rediscover this track by the Bordeaux-based band in a whole new light.
At last, it’s time for Monkeys On Mars! The long-awaited set kicks off with the opening track from their EP, “Seasonal Pyres”. On this track, Julien Pras takes the lead vocals, but the combined force of the two bands, now as one, is nothing short of spectacular! The sound of the EP takes on a whole new dimension live, such is the strength of the camaraderie on display. The Franco-Swiss band’s blend of stoner space rock makes this late-night slot a pure moment of pleasure once again, where time seems to stand still. Every note is a delight for our ears, and “Hear The Call” confirms this once more. Here again, over ten minutes fly by in a flash, such is the sheer mastery on stage. The crowd doesn’t want the night to end and asks the bands for one more track, and it’s “Once Upon A Time In The West”, a Monkey3 track, which is performed by both bands as a final farewell. One last dose of rock to give you goosebumps in three seconds, allowing us to round off the evening in the finest possible way. The audience leaves the venue after clearing out the merch, their eyes sparkling with excitement, just like ours!




























