#Live : Fit For A King + Memphis May Fire + Acres + 156/Silence @ Elysée Montmartre, Paris – 26/03/2026

Direction la capitale afin de célébrer le week-end un peu en avance avec une soirée metalcore que l’on attendait beaucoup. Ce jeudi 26 mars, l’Elysée Montmartre accueille Fit For A King afin de célébrer la sortie de leur dernier album Lonely God. Les Texans se trouvent être très bien accompagnés car on retrouve sur scène Memphis May Fire, Acres et 156/Silence (pour ces derniers, il s’agit de leur premier passage en Europe). 

Article et photos par Zo’

English version below


Afin de faire passer tout le monde avec un temps tout de même décent, l’ouverture des portes se fait tôt et les lumières s’éteignent à 18 heures, cela laisse l’Elysée Montmartre encore assez peu rempli mais l’accueil de 156/Silence n’en reste pas silencieux pour autant. Le groupe s’est fait mieux connaître dans la scène metalcore avec la sortie de leur album People Watching en 2024, dont la pochette quelque peu creepy laisse présager un univers sombre. En effet, sur scène leur entrée se fait sur une musique de film, pas forcément une musique d’une scène d’ouverture mais plutôt celle d’un thriller lorsque quelque chose va se passer. Impossible de passer à côté de la lourdeur et de l’efficacité de leurs riffs et breakdowns. Le groupe joue notamment des titres de ce dernier album mais aussi leur dernier single “Our Parting Ways”, un titre plein d’émotion puisqu’il s’agit d’un morceau en hommage à leur bassiste décédé l’année dernière. Le public est plus que réceptif aux différents titres proposés par le groupe, et à l’annonce des deux derniers morceaux la foule s’écarte afin de créer un immense pogo. Avant la fin du set, on en profite pour souhaiter un joyeux anniversaire au batteur qui souffle sa bougie sur scène avant de reprendre de plus belle. Si ce n’est pas encore fait, gardez 156/Silence dans vos radars, ils préparent un nouvel album et on ne devrait pas tarder à les revoir par ici !

Le groupe suivant nous laisse un petit peu respirer, Acres a un son bien plus mélodique, un peu moins lourd mais sans être pour autant moins chargé en breakdowns et en occasions d’ouvrir un pit. Le chanteur, Ben Lumber, arrive sur scène un béret rouge à la main qu’il lance dans le public avant d’entamer “Not So Different”, durant le set il n’hésite pas à demander l’ouverture du pit ou même des slammeurs, et le public répond toujours présent. Sur “My Everything”, la tessiture vocale de Ben Lumber est clairement mise en avant avec aisance. Avec une atmosphère un peu à la Thornhill, le mélange metalcore / post-hardcore, l’équilibre entre le chant clean et les screams est bien trouvé. La formation anglaise a sorti son troisième album, The Host, l’année dernière et n’hésite pas à en tirer quelques titres sans oublier les précédents. Leur set se termine sur “Lost” qui nous entraîne dans un dernier élan.

Une partie du public n’avait besoin que de ce nom pour se déplacer : Memphis May Fire. Si les deux premières parties représentaient une version plus récente du metalcore, Memphis May Fire nous emmène directement dans les années 2010 avec “The Sinner”, le morceau qui ouvre leur second album The Hollow. Les slammeurs n’attendent pas très longtemps : dès le deuxième titre, “Vices”, ils parcourent l’avant de la foule. Une fois ces deux morceaux passés, on se dirige vers des sons plus récents en parcourant leurs deux derniers albums : Remade in Misery (2022) et Shapeshifter (2025). Il n’y a pas à dire, Memphis May Fire c’est très efficace : précis, avec des riffs entraînants, des breakdowns cassants, des refrains chantants (comment ne pas les accompagnés sur des titres aussi cathartiques que “Bleed Me Dry”). Le groupe note que ça fait bien longtemps qu’ils ne sont pas passés par la France. Pour les derniers titres, les Américains redoublent d’énergie. “Does anybody crave chaos?” demande Matty Mullins, avant qu’ils n’entament “Chaotic”. Alors que le pit venait de s’agrandir, le public se jette à l’intérieur. Aux premières notes de “Make Believe”, des cris de joie s’élèvent et le public joint sa voix au chant, avant que Memphis May Fire ne se lance dans une dernière frénésie avec “Blood & Water”. Le groupe quitte la scène, nous laissant un goût d’inachevé en bouche, on en aurait bien repris encore un peu…

Arrive le moment de la tête d’affiche. Fit For A King a sorti Lonely God l’année dernière, un album qui passe par beaucoup d’émotions et qui nous transporte dans une sorte de voyage, le concert représente exactement cela. Une vidéo en noir et blanc, provenant de deux grands écrans placés de part et d’autre de la batterie, ouvre leur partie : une personne qui semble être brûlée ou recouverte de plâtre s’adresse à nous, comme une entité supérieure parlant de douleur, du fait d’être humain, de ceux que nous serions prêts à laisser derrière nous… Puis l’entrée des musiciens lance le titre qui ouvre aussi ce huitième album, “Begin The Sacrifice”.

Dès le départ, on remarque que le groupe semble très proche de son public : ce sont plus que des mots qui sont échangés, mais des regards, des gestes, des cœurs avec les mains qui sont adressés. Lonely God en live est exactement ce que l’on pouvait espérer : le groupe n’a aucune retenue et semble y mettre toute son énergie. Ryan “Tuck” O’Leary, à la basse et aux backing vocals, ne tient pas en place, allant de droite à gauche, sautant et tournant, toujours un plaisir de voir une telle énergie sur scène. Les six premières chansons défilent dans le même ordre que l’album, et c’est assez satisfaisant de retrouver cette montée en puissance, avec des pauses comme “No Tomorrow” qui explose dans un breakdown puissant, ou encore “Shelter” qui nous permet de respirer un instant tout en chantant.

Que le titre soit plus calme ou non, les crowdsurfeurs continuent d’arriver vers la scène. Avant d’attaquer “Blue Venom”, Ryan Kirby demande si nous sommes prêts pour quelque chose d’encore plus “heavy”, et le titre lance un circle pit dans une ambiance un peu plus électro. Après ça, le chanteur demande encore plus d’énergie de la part du public, le groupe rendant la pareille sur scène avec “Backbreaker”, qui ouvre une petite fenêtre sur le reste de leur discographie et nous offre un solo de guitare, chose que les titres récents permettent moins, on profite donc avec plaisir des talents de Daniel Gailey.

La suite calme aussitôt toute la foule : on part pour une chanson triste où Ryan O’Leary prend le lead au chant sur “Between Us”. La version live donne clairement des frissons et laisse un souvenir marquant. À la fin, Ryan Kirby blague sur le fait qu’ils enchaînent avec une autre chanson triste mais, cette fois, avec des breakdowns : on se retrouve dans la tornade émotionnelle de “Keeping Secrets”. On entre ensuite dans une capsule temporelle et Fit For A King remonte le temps avec “Engraved” (Dark Skies, 2018) puis “Breaking The Mirror” (The Path, 2020).

Après ça, on revient sur Lonely God, c’est quand même le cœur de la tournée. “Technium” et “Lonely God” clôturent le set avant le rappel. Le groupe ne pouvait évidemment pas partir sur cela, ils reviennent avec “When Everything Means Nothing”, un des titres les plus populaires de Fit For A King, qui représente parfaitement leur équilibre entre mélodique, screams et chant clean entêtant. Le final est, une fois encore, similaire à l’album : grandiose et épique. “Witness The End” en live nous coupe littéralement le souffle et vient conclure cette soirée en laissant une impression durable.

Une soirée dense et parfaitement construite, où chaque groupe a su trouver sa place et faire monter la température d’un cran. De la noirceur intense de 156/Silence, à la mélodie accrocheuse de Acres, en passant par l’efficacité redoutable de Memphis May Fire, jusqu’au set aussi émotionnel que puissant de Fit For A King, tout s’enchaîne avec une vraie cohérence. Une date qui confirme, encore une fois, que le metalcore live est avant tout une affaire de partage, d’énergie brute et de catharsis collective.

Un grand merci à Eros et Kinda pour l’accréditation, à Live Nation France pour l’organisation et à l’équipe de la salle pour l’accueil.


Heading to the capital to celebrate the weekend a little early with a much-anticipated metalcore gig. This Thursday, 26 March, the Elysée Montmartre welcomes Fit For A King to celebrate the release of their latest album, Lonely God. The Texans are in excellent company, with Memphis May Fire, Acres and 156/Silence joining them on stage (for the latter, this marks their first visit to Europe).

Review and pictures by Zo’

To ensure everyone gets in at a reasonable hour, doors open early and the lights go down at 6 pm; this means the Elysée Montmartre is still fairly empty, but the reception for 156/Silence is anything but quiet. The band made a name for themselves on the metalcore scene with the release of their album People Watching in 2024, whose somewhat creepy cover art hints at a dark world. Indeed, their entrance on stage is accompanied by film music – not necessarily the kind you’d hear in an opening scene, but rather the kind from a thriller just before something is about to happen. It’s impossible to miss the heaviness and impact of their riffs and breakdowns. The band plays tracks from this latest album, as well as their latest single “Our Parting Ways”, a deeply emotional track as it’s a tribute to their bassist who passed away last year. The crowd is more than receptive to the various tracks the band plays, and when the last two songs are announced, the crowd parts to create a massive mosh pit. Before the set ends, we take the opportunity to wish the drummer a happy birthday; he blows out his candles on stage before getting back into the swing of things. If you haven’t already, keep 156/Silence on your radar, they’re working on a new album and we shouldn’t have to wait long to see them back here!

The next band gives us a bit of a breather; Acres have a much more melodic sound, a little less heavy but no less packed with breakdowns and opportunities to start a mosh pit. The singer, Ben Lumber, comes on stage holding a red beret, which he throws into the crowd before launching into “Not So Different”; during the set, he doesn’t hesitate to call for a mosh pit or even some stage divers, and the crowd always responds. On “My Everything”, Ben Lumber’s vocal range is clearly showcased with ease. With an atmosphere somewhat reminiscent of Thornhill, the blend of metalcore and post-hardcore, and the balance between clean vocals and screams, is spot on. The English band released their third album, The Host, last year and didn’t hesitate to play a few tracks from it, whilst not forgetting their earlier work. Their set ended with “Lost”, which swept us up in a final surge of energy.

For some in the crowd, that name alone was enough to get them there: Memphis May Fire. Whilst the first two support acts represented a more contemporary take on metalcore, Memphis May Fire whisked us straight back to the 2010s with “The Sinner”, the opening track from their second album, The Hollow. The headbangers didn’t have to wait long: by the second track, “Vices”, they were already surging through the front of the crowd. Once those two tracks were over, we moved on to more recent sounds, drawing from their last two albums: Remade in Misery (2022) and Shapeshifter (2025). There’s no denying it, Memphis May Fire are highly effective: precise, with catchy riffs, jarring breakdowns, and sing-along choruses (how could you not join in on tracks as cathartic as “Bleed Me Dry”). The band note that it’s been a long time since they last played in France. For the final tracks, the Americans ramp up the energy. “Does anybody crave chaos?” asks Matty Mullins, before they launch into “Chaotic”. As the mosh pit had just grown, the crowd throws themselves into it. At the first notes of “Make Believe”, cries of joy rise up and the crowd joins in the singing, before Memphis May Fire launches into one final frenzy with “Blood & Water”. The band leaves the stage, leaving us with a sense of unfinished business; we could have done with a bit more…

Memphis May Fire Setlist Élysée Montmartre, Paris, France 2026

It’s time for the headliners. Fit For A King released Lonely God last year, an album that takes us through a whole range of emotions and transports us on a journey of sorts; the concert captures exactly that. A black-and-white video, shown on two large screens flanking the drum kit, opens their set: a figure who appears to be burnt or covered in plaster addresses us, like a higher power speaking of pain, of the human condition, of those we might be willing to leave behind… Then the musicians’ entrance launches the track that also opens this eighth album, “Begin The Sacrifice”.

Right from the start, it’s clear that the band feels very close to their audience: it’s more than just words being exchanged, but glances, gestures, and hearts formed with their hands that are being shared. Lonely God live is exactly what one might hope for: the band holds nothing back and seems to pour all its energy into the performance. Ryan “Tuck” O’Leary, on bass and backing vocals, can’t keep still, darting from right to left, jumping and spinning—it’s always a pleasure to see such energy on stage. The first six songs are played in the same order as on the album, and it’s quite satisfying to experience that build-up again, with breaks like “No Tomorrow” which explodes into a powerful breakdown, or “Shelter” which lets us catch our breath for a moment whilst singing along.

Whether the track is more laid-back or not, the crowd-surfers keep making their way towards the stage. Before launching into “Blue Venom”, Ryan Kirby asks if we’re ready for something even “heavier”, and the track sparks a circle pit in a slightly more electro-tinged atmosphere. After that, the singer demands even more energy from the crowd, with the band returning the favour on stage with “Backbreaker”, which offers a glimpse into the rest of their discography and treats us to a guitar solo – something their recent tracks allow for less often – so we happily enjoy Daniel Gailey’s talents.

What follows immediately calms the whole crowd: we’re off for a sad song where Ryan O’Leary takes the lead on vocals for “Between Us”. The live version clearly sends shivers down the spine and leaves a lasting impression. At the end, Ryan Kirby jokes that they’re following it up with another sad song, but this time with breakdowns: we find ourselves in the emotional whirlwind of “Keeping Secrets”. We then step into a time capsule as Fit For A King travel back in time with “Engraved” (Dark Skies, 2018) and then “Breaking The Mirror” (The Path, 2020).

After that, we return to Lonely God – it really is the heart of the tour. “Technium” and “Lonely God” bring the set to a close before the encore. The band obviously couldn’t leave it at that, so they return with “When Everything Means Nothing”, one of Fit For A King’s most popular tracks, which perfectly captures their balance between melody, screams and haunting clean vocals. The finale is, once again, similar to the album: grandiose and epic. “Witness The End” live literally takes our breath away and brings the evening to a close, leaving a lasting impression.

Fit for a King Setlist Élysée Montmartre, Paris, France 2026, Lonely God

A packed and perfectly structured evening, where every band found their place and turned the heat up a notch. From the intense darkness of 156/Silence, to the catchy melodies of Acres, via the formidable effectiveness of Memphis May Fire, right through to Fit For A King’s emotional and powerful set, everything flows together with real coherence. A gig that confirms, once again, that live metalcore is above all about sharing, raw energy and collective catharsis.

A big thank you to Eros and Kinda for the press pass, to Live Nation France for organising the event, and to the venue staff for their warm welcome.

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