The Ocean est un groupe qui a été majeur dans ma découverte du post métal et qui a su ces dernières années se hisser dans les groupes que je n’hésite pas à aller revoir en live dès que possible. L’arrivée de leur nouvel album, le dixième, Holocene ne pouvait être qu’une grande attente pour moi. Que nous réserve cette nouvelle sortie des allemands après l’excellente duologie Phanerozoic I & II? Le nouvel album est disponible dès maintenant chez Pelagic Records.
Par Victor BRUNERIE
English version below
Les notes de claviers de « Preboreal » démarrent l’album avant que les autres instruments arrivent accompagnés de la voix de Loïc Rossetti. Le morceau déjà sorti depuis plusieurs mois continue d’être une vraie claque musicale aussi bien par sa composition que par les paroles. Le thème reliant la chanson aux études de Guy Debord (La Société Du Spectacle) nous plonge déjà dans les contradictions de l’époque et montre que les allemands ont toujours à cœur de nous faire réfléchir sur l’état du monde dans leurs morceaux. Le morceau suivant continue sur ces sons mêlant guitares souvent désassurées, claviers et sons électroniques impactant et batterie millimétrée. Chaque membre du groupe est au sommet de sa forme et nous laisse sans voix devant tant de maîtrise musicale. Les cuivres sont présents sur beaucoup des morceaux et apportent une vraie nouveauté à la musique de The Ocean. Cet album est en grande partie issu d’idées du claviériste Peter Voigtmann, et des morceaux comme « Sea Of Reeds » viennent nous montrer que les allemands peuvent toujours se renouveler et proposer quelque chose de novateur. « Atlantic » est un morceau particulier, il commence par un trip proche de ce que Massive Attack peuvent proposer, puis se transforme en bombe prog métal avec un riff qui ne quittera plus votre esprit après l’avoir écouté! Une vraie merveille! Les deux titres suivants viennent confirmer cet envie du groupe mené par Robin Staps est toujours une des formations les plus étonnantes du paysage musical européen. Sur « Unconformities » on retrouve la douce voix de Karin Park (Årabrot) avant que « Parabiosis » viennent nous raconter l’absurdité de la quête de l’éternelle jeunesse qui sévit depuis plusieurs années. On arrive déjà au dernier morceau qui sonne comme une parfait résumé de ce que tout cet album a su nous proposer tout du long avec toujours un thème fort au cœur du morceau, l’Holocene! Cette ère de notre planète, la plus courte à ce jour, qui a vu les humains évoluer et transformer la Terre profondément. Cette ère est réellement au coeur de tout l’album et nous offre une vraie fenêtre de réflexion sur notre monde et nos actions.
Holocene vient mêler des sons typiques de ce que The Ocean ont l’habitude de nous proposer au fil des sorties, mais va aussi largement chercher dans des influences nichées entre Radiohead et Nine Inch Nails pour notre plus grand plaisir. Cet album est clairement la fin d’un cycle pour la formation mais nous prouve que leur travail acharné paye toujours et nous donne envie de découvrir tous ces nouveaux morceaux dans des versions lives qui seront pour sur étonnantes. On ne peux que vous inviter à vous y plonger et profiter de cet album protéiforme qui livre de nouvelles surprises à chaque écoute. On vous retrouve très vite pour vous parler de l’album de SHRVL (Peter Voigtmann) qui nous livre une autre vision musicale des idées à l’origine de cet album.

Tracklist:
01. Preboreal
02. Boreal
03. Sea Of Reeds
04. Atlantic
05. Subboreal
06. Unconformities
07. Parabiosis
08. Subatlantic
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The Ocean is a band that has been a major part of my discovery of post metal and that has managed in the last few years to become one of the bands I don’t hesitate to go and see live as soon as possible. The arrival of their new album, their tenth one, Holocene, could only be a great expectation for me. What does this new release from the Germans have in store for us after the excellent duology Phanerozoic I & II? The new album is now available on Pelagic Records.
The keyboard notes of « Preboreal » start the album before the other instruments arrive accompanied by the voice of Loïc Rossetti. The track, already released several months ago, continues to be a real musical slap in the face both in terms of its composition and its lyrics. The theme linking the song to Guy Debord‘s studies (La Société Du Spectacle) already plunges us into the contradictions of the times and shows that the Germans are always keen to make us think about the state of the world in their tracks. The next track continues with these sounds, mixing often unassisted guitars, keyboards and impacting electronic sounds with precise drums. Each member of the band is at the top of their game and leaves us speechless in front of such musical mastery. The horns are present on many of the tracks and bring a real novelty to the music of The Ocean. This album is largely the result of ideas from keyboardist Peter Voigtmann, and tracks like « Sea Of Reeds » show us that the Germans can always come up with something new and innovative. « Atlantic » is a special track, it starts with a trip close to what Massive Attack can offer, then turns into a prog metal bomb with a riff that will never leave your mind after listening to it! A real wonder! The next two tracks confirm that the band led by Robin Staps is still one of the most amazing formations of the European musical landscape. On « Unconformities » we find the sweet voice of Karin Park (Årabrot) before « Parabiosis » comes to tell us about the absurdity of the quest for eternal youth that has been raging for several years. We already arrive at the last track which sounds like a perfect summary of what this whole album has been proposing all along with always a strong theme at the heart of the track, the Holocene! This era of our planet, the shortest to date, which has seen humans evolve and transform the Earth profoundly. This era is really at the heart of the whole album and offers us a real window of reflection on our world and our actions.
Holocene mixes typical sounds of what The Ocean are used to offer us in the course of their releases, but it also goes largely into influences nestled between Radiohead and Nine Inch Nails for our greatest pleasure. This album is clearly the end of a cycle for the band but proves that their hard work still pays off and makes us want to discover all these new tracks in live versions that will be amazing for sure. We can only invite you to dive in and enjoy this protean album that delivers new surprises with each listen. We’ll be back soon to tell you about the album of SHRVL (Peter Voigtmann) who gives us another musical vision of the ideas behind this album.
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