#Album : Oakhands – A Circle With Many Centres (06/10/2023)

Oakhands tentent, de sorties en sorties de décortiquer les sentiments humains, et de comprendre la dépression. Lorsque le premier album The Shadow Of Your Guard Receding nous présentait un kaléidoscope de sentiments, nous voici aujourd’hui face à un nouvel essai de compréhension du mal le plus répandu sur Terre. Les Allemands de Oakhands présentent ce vendredi 06 octobre leur nouvel EP, A Circle With Many Centers, via This Charming Man Records.  

par Marye Davenne

English version below


Ce qu’on aime avec Oakhands, c’est le mélange post-hardcore et post punk de leurs morceaux. Et quoi de plus belles exemples que le morceau d’ouverture « Warren Of Shining Wires ». Alors que le chant alterne entre chanté (et même parlé) comme on le retrouve dans le post-punk, c’est bien du cri post-hardcore qui donne une nouvelle dimension au morceau. Thème commun à ces deux styles musicaux, c’est malheureusement le mal-être et la dépression qui touchent bien trop de personnes. Sous un titre assez nihiliste, Oakhands nous font un démarrage impressionant. La franchise des allemands se fait dans des paroles si forte. « How To Bloom » offre une dynamique profonde, et signe ici notre morceau préféré de ce premier album.

La force de « Solace in Cycles » se fera avec le naturel si déconcertant avec lequel le thème de l’hopitalisation pour sortir de la dépression est amené. On a rarement vu aussi clair et personnel pour parler de ça. Chaque instrument est dans le même bateau, la même volonté de s’en sortir et pourtant, dans « For Monty (For You) », on est face ici à une profonde tristesse sous le constat « I don’t belong anywhere » (traduisez « Je n’ai ma place nulle part »). Ce sentiment de non appartenance, conséquence de pertes successives en tout genre, vient vous démolir, et ces accords lents et graves n’y feront rien. On est mal, et on a du mal à voir de l’espoir. C’est dans un voix-guitare assez doux que tous les espoirs se retrouvent. Les cris ont fini par s’estomper sur « Pale White Skin Whisper ». Le réconfort trouve sa place, derrière le nuage qui camouffle notre section rythmique sur le titre.

La dépression, souvent qualifié de mode par certaines générations ou cultures, a souvent trouvé sa voix dans les musiques alternatives, comme le post-hardcore, le post punk, et pourtant, s’exprime différemment chez Oakhands. C’est spontannée, et plein de vérité, et se vit aux douces mélodies du groupe. De quoi avoir un impact émotionnel encore plus fort. 

Tracklist :

  1. Warren of Shining Wires
  2. How To Bloom
  3. Solace in Cycles
  4. For Monty (For You)
  5. Pale White Skin Whisper

 

 


From release to release, Oakhands attempt to dissect human feelings and understand depression. Their first album, The Shadow Of Your Guard Receding, was a kaleidoscope of feelings, but now they’ve come up with a new attempt to understand the most widespread evil on Earth. On Friday 6th of October, Germany’s Oakhands present their new EP, A Circle With Many Centers, via This Charming Man Records.

by Marye Davenne

 

What we love about Oakhands is the mix of post-hardcore and post-punk in their songs. And what better example than the opening track ‘Warren Of Shining Wires’. While the vocals alternate between sung (and even spoken) as they do in post-punk, it’s really post-hardcore screaming that gives the track a new dimension. The common theme of these two musical styles is, unfortunately, the malaise and depression that affect far too many people. Under a rather nihilistic title, Oakhands get things off to an impressive start. The Germans’ frankness is reflected in their powerful lyrics. « How To Bloom » offers a deep dynamic, and is our favourite track on this debut album.

The strength of « Solace in Cycles » lies in the disconcerting naturalness with which the theme of hospitalization as a way out of depression is presented. We’ve rarely seen such a clear and personal way of talking about this. Each instrument is in the same boat, the same will to get out of it and yet, in « For Monty (For You) », we are faced with a deep sadness under the statement « I don’t belong anywhere ». This feeling of not belonging, the result of successive losses of all kinds, is tearing you down, and these slow, low chords won’t help you. It hurts, and it’s hard to see any hope. It’s in a fairly gentle voice-guitar that all hope is found. The screams have finally faded on « Pale White Skin Whisper ». Comfort finds its place, behind the cloud that camouflages our rhythm section on the track.

Depression, often described as a fad by certain generations or cultures, has often found its voice in alternative music, such as post-hardcore and post-punk, yet is expressed differently on Oakhands. It’s spontaneous, and full of truth, and lives on in the group’s gentle melodies. The result is an even greater emotional impact.

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