L’un des groupes les plus impressionnant de la scène death métal technique est de retour ce 5 avril ! Les anglais de Ingested nous gâtent moins d’un an et demi après leur dernier opus, avec The Tide of Death and Fractured Dreams, dont la sortie est prévu via Metal Blade Records. Un album encore plus brutal, d’une créativité sans sacrifice.
par Marye Davenne
English version below
Ingested, plus productif que jamais, ont sorti quasiment un album par an depuis la pandémie et décident aujourd’hui de nous proposer le meilleur d’eux même. Pas de chichi, on se lance dans le vif du sujet instantanément avec « Paragon of Purity » qui est impressionnant avec ce mur de son sombre avec la batterie et cette voix très profonde. Et pourtant, la guitare de Sean Hynes vient apporter une touche d’aigu, non loin d’être strident mais offrant un effet de frissons ! On est bien évidemment aspiré par la voix de Jason Evans, plus forte que jamais. Derrière ces growls et blast beats, Ingested continuent de nous parler dépression, mal-être. « Where No Light Shines » parlent de trahison, et de ce sentiment d’être écrasé par des gens à qui ont a fait confiance. Ce sentiment n’est pas que chanté puisqu’on ressent l’écrasement des évènements à chaque frappe de Lyn Jeffs sur sa batterie. C’est accompagné de Josh Middleton (Sylosis, ex-Architects) que cette thématique continue sur « Expect to Fall ». Les chants clairs en coeur apportent une certaine douceur dans ces compositions très puissantes, comme sur « Starve To Fire » qui comprends une bonne dose de slam, tout en restant accessible. Le featuring avec Mark Hunter de Chimaira est dans cette même continuité, apportant un refrain très mélodique.
C’est en milieu d’album que « Numinous » se démarquent pour un titre 100% instrumental, où toute la technicité des guitares s’affichent pour une sorte d’interlude de 4 minutes. Avec « Pantheon », pas de doute que Ingested sont rentré dans notre panthéon des groupes mythique du genre, n’hésitant pas à surprendre avec ces changements de rythmes. Même si le titre parle du sentiment de l’imposteur que les membres ont ressenti après de nombreuses tournées avec leurs idoles, l’accueil du public de ce nouvel album leur prouvera à coup sûre que leur place est validée pour nous. « A Path Once Lost » clôture cet album, avec un sentiment de sagesse et d’obstination.
Ingested ne cessent de nous produire des albums d’une qualité folle. C’est totalement captivé par leur musique qu’on se délecte de chacun de leur morceaux, qui prennent une toute autre ampleur lors de leur concerts. Pas de doutes que vous nous retrouverez lors de leurs passages en France ou en Belgique. The Tide of Death and Fractured Dreams est une réussite.

Tracklist :
- Paragon of Purity
- Endless Machine
- Where No Light Shines
- Expect to Fall (feat. Josh Middleton from Sylosis)
- Starve To Fire
- Numinous
- In Nothingness (feat. Mark Hunter from Chimaira)
- Pantheon
- Kingdoms of Sand
- A Path Once Lost
One of the most impressive bands on the technical death metal scene is back on 5 April! Less than a year and a half after their last opus, English band Ingested are spoiling us with The Tide of Death and Fractured Dreams, due for release via Metal Blade Records. It’s an even more brutal album, with a creativity that knows no sacrifice.
Ingested, more productive than ever, have released almost an album a year since the pandemic and have now decided to give us their very best. No fuss, no muss, and we’re off to the heart of the matter with ‘Paragon of Purity’, which is impressive for its wall of dark drums and deep vocals. And yet, Sean Hynes‘ guitar adds a touch of treble, not far from strident but offering a chilling effect! Jason Evans‘s voice, stronger than ever, obviously draws you in. Behind these growls and blast beats, Ingested continue to speak to us of depression and malaise. « Where No Light Shines » is about betrayal, and the feeling of being crushed by people you’ve trusted. This feeling isn’t just sung, as you can feel the crushing of events with each strike from Lyn Jeffs on his drums. This theme continues on ‘Expect to Fall’, accompanied by Josh Middleton (Sylosis, ex-Architects). The clear, heartfelt vocals bring a certain gentleness to these very powerful compositions, as on « Starve To Fire », which includes a good dose of slam, while remaining accessible. The featuring of Mark Hunter from Chimaira is in the same vein, providing a very melodic chorus.
It’s in the middle of the album that « Numinous » stands out, a 100% instrumental track, where all the technicality of the guitars is displayed in a sort of 4-minute interlude. With « Pantheon », there’s no doubt that Ingested have entered our pantheon of mythical bands of the genre, not hesitating to surprise us with their rhythmic changes. Even if the title speaks of the feeling of imposter that the members felt after numerous tours with their idols, the public reception of this new album will surely prove that their place is validated for us. « A Path Once Lost » closes the album with a sense of wisdom and obstinacy.
Ingested never cease to produce albums of insane quality. We’re totally captivated by their music and enjoy each of their tracks, which take on a whole new dimension when they play live. We’re sure you’ll be able to catch us when they play in France and Belgium. The Tide of Death and Fractured Dreams is a success.
[…] les cervicales sur les blasts de Lyn Jeffs. Le groupe nous présente évidemment des titres de The Tide of Death and Fractured Dreams, leur album sorti plus tôt cette année. Et force est de constater que ces nouveaux titres passent […]
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