Après une édition 2023 qui avait cimenté le Post In Paris comme un véritable immanquable des débuts de la saison des festivals, cette année le festival quitte la capitale pour se rendre de l’autre côté du périphérique à Saint-Ouen, ville bien connue pour son marché aux puces géant. C’est donc la Communale Saint-Ouen qui accueille cette édition 2024. Cette grande halle fraichement réhabilitée comprend les 3 scènes du festival dont une en accès libre, un food court et ses bars ainsi qu’un marché, autant dire un lieu diablement accueillant pour une édition forte en promesses. A l’affiche de cette première journée : Oh Hiroshima, As Living Arrows, Alber Jupiter, Touccan, Ari, Anitya, Solitone, L.O.E et Lorsque Les Volcans Dorment.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Lorsque Les Volcans Dorment (Place Des Fêtes)
On commence donc cette édition 2024 avec le collectif Lorsque Les Volcans Dorment qui inaugurent la scène de la Place Des Fêtes. Les musicien.ne.s se mettent en place et une première vocaliste vient nous lire un texte puissant sous forme de poésie. On comprend vite que le collectif va nous proposer sur des parties instrumentales post rock magistrales des textes ciselés relatant les combats des différent.e.s vocalistes qui se suivront sur scène. On poursuit en beauté avec un texte très fort sur la transidentité qui nous touchera en plein cœur, avant qu’une nouvelle vocaliste vienne nous interpréter un titre en italien. Les émotions passent sans effort et on ne pouvait rêver plus belle ouverture pour cette édition du festival. Les morceaux sont majestueux et on ne peut qu’apprécier la présence d’un violon ou d’une trompette sur certains titres. Les musicien.ne.s n’hésitent à pas échanger d’instruments quand il le faut, signe du grand talent qui parcoure le collectif. En fin de set, une des guitaristes passera au micro pour nous lire un texte a capella qui nous laissera tous en larmes de part sa force, pendant que ses comparses ont leurs mains croisées sur leurs bouches. Puis c’est au tour d’une dernière chanteuse de prendre le micro pour un titre où le scream fera son apparition pour une fin de set en apothéose. On ne peut qu’être conquis par la performance unique du collectif et on espère avoir la chance de revoir Lorsque Les Volcans Dorment au plus vite tout en espérant les voir faire le voyage en terres lilloises. On a déjà les émotions à fleur de peau et on sait que la suite nous fera pas diminuer cette sensation.
L.O.E (Extra Bal)
Direction la grande scène de l’Extra Ball où le logo du festival trône fièrement en fond de scène pour y découvrir les anglais de L.O.E. Le groupe vient nous présenter son album The World And Everything In It ainsi que des morceaux de son nouvel album à venir pour ce premier passage en France. Il ne nous faut que quelque secondes pour être happés par le post rock majestueux du groupe d’Halifax. Chaque titre respire la maestria et on sent là aussi l’envie du groupe de nous émouvoir d’entrée de jeu. Le public silencieux profite pleinement de la performance du quatuor est applaudit très largement entre chaque titre, totalement conquis parce qui se déroule devant ses yeux. Chaque seconde est un enchantement pour les oreilles et on sent rapidement que le groupe a bluffé le public pour ce premier passage chez nous. Après quarante minutes passées beaucoup trop vite il est temps de leur dire aurevoir et à très vite, car il est certain que cette performance au Post In Paris leur assure un public présent en nombre lors de futurs passages chez nous. En tout cas on suivra leur actualité de près et on ne manquera pas l’occasion de vous parler de leur futur album. Une très belle découverte qui montre que la scène post a toujours de très beaux jours devant elle.
Solitone (Club)
Nous découvrons ensuite la salle du Club et son mur fait d’écrans vidéos pour une nouvelle première pour nous avec le groupe Solitone. Les bordelais en pleine tournée avec leurs amis de Ari (que l’on verra très vite dans cette même salle) nous présentent leur mélange screamo/post hardcore. Et en quelques instants, on sent le public conquis par la proposition du groupe. Il faut dire que les morceaux sont prenants à souhait. La programmation de deux scènes en même temps, et notre envie de découverte, nous permet de profiter seulement de la moitié du set du groupe mais on ressort de la pièce bluffé par le talent de scène nouvelle scène screamo française qui propose un son neuf où les influences d’autres genres musicaux viennent s’ajouter à des parties qui rappellent les gros noms du genre. On vous conseille vivement la découverte du groupe et d’aller les soutenir sur leurs futures dates près de chez vous.
Anitya (Place Des Fêtes)
On ressort pour rejoindre la Place des Fêtes et Anitya qui sont déjà en plein milieu de leur set devant un public nombreux. On prend leur mélange post rock et shoegaze en pleine face, et il ne faut que quelques secondes pour rejoindre le reste de l’auditoire dans le voyage musical qu’ils vivent depuis déjà plusieurs morceaux. Les trois musiciens sont en grande forme et livrent des titres d’une beauté folle. Précision importante, le groupe fait en cette journée son premier concert sous le nom de Anitya, mais certains les connaissaient déjà sous le nom de Jen. La musique nous prend aux tripes et on profite à fond de la fin d’un set très réussi qui donne envie de revoir le groupe plus longuement pour découvrir pleinement un univers plein de promesses. On enchaîne les découvertes aujourd’hui et le groupe fait clairement parti des formations qu’on suivra de près dans les prochains mois.
Ari (Club)
Après une petite pause pour un délicieux repas dans un des nombreux stands de la Communale, il est temps de retourner au Club pour y découvrir Ari. Les autres bordelais de cette journée vont en moins de trois minutes conquérir nos coeurs avec un screamo des plus réussis. C’est simple on retrouve tout ce qu’on aime dans ce style musical avec un vrai sentiment de nouveauté qui émane des compos de la toute jeune formation. Lucas fera tout le set depuis la fosse pour une performance toujours plus habitée et envoutante. Le chant en français nous apporte également des textes magistraux qui viennent aisément nous émouvoir par leur puissance. Les musiciens ne sont pas en reste et ont clairement devant nous un nouveau coup de cœur de cette édition. On aurait aimé voir le set de bout en bout mais on a un autre groupe à voir sur l’autre scène. Mais entendez nous bien, on vous reparle de Ari très bientôt et on vous encourage déjà vivement à aller écouter Le Confort Des Illusions, leur première sortie qui annonce déjà du très très beau pour la suite.
Touccan (Place Des Fêtes)
On fonce retrouver Touccan sur La Place Des Fêtes, après plus d’un an et demi avec l’envie de les retrouver après leur mémorable passage à L’International en novembre 2022! Le math rock du duo lyonnais ne prend que quelques secondes à nous faire sourire et à nous enchanter. Il faut dire que les deux musiciens débordent toujours autant d’énergie. Le public est déjà bien à fond avec eux et on rejoint vite la partie. On aura également le droit à de la nouveauté, qui annonce du très très beau pour les prochains mois. Comme toujours avec Touccan, on a envie de remuer au son de leur musique et c’est ce qu’on fera jusqu’à la fin de leur set. Chaque titre joué est un véritable tube servi par des riffs de guitare et une batterie au diapason. Après un dernier titre qui ne fait que renforcer notre passion pour la musique des lyonnais, on leur dit déjà aurevoir, mais on se fait la promesse de ne pas attendre plus d’un an pour les retrouver sur scène tant leur musique est un pur plaisir pour les oreilles. Foncez les voir et on attendra avec impatience à vos côtés leurs futures sorties.
Alber Jupiter (Extra Bal)
Une batterie et une basse, c’est en duo qu’Alber Jupiter nous emporte dans leur univers. Mais pas d’inquiétude, les possibilités musicales sont très riches. Inspiré de la scène krautrock allemandes des années 70, les bretons nous propose un set où chaque note prends le temps de s’amplifier pour un post rock assez prenant. Alors que des samples de synthétiseurs s’ajoutent, à la basse Nicolas Terroitin se met à faire vibrer ses cordes avec sa bouche. L’univers enfumé du groupe joue avec la rythmique et offre un piqure de psyché dans la programmation. Le public est très réceptif et c’est captivé que les corps se mettent à bouger en rythme.
As Living Arrows (Club)
Comme si la ville de Brighton en Angleterre ne regorgeait déjà pas assez de groupes incroyables, il fallait que As Living Arrows viennent s’ajouter à la liste. C’est simple leur mélange post rock et screamo fera son petit effet sur nous en quelques secondes. Anciennement connus sous le nom de Dead Bird, les anglais vont rapidement se mettre le public parisien dans la poche. Il faut dire que le Club avec ses écrans nous fait plonger encore plus fort dans leur univers avec des visuels qui collent parfaitement à l’ambiance. Les morceaux de l’album In the Absence Of sont insolents de beauté et on ne peux que laisser nos esprits vagabonder aux sons enivrants de la musique des anglais. La fatigue commence à se faire sentir mais on profitera tout de même d’une grosse partie du set avant de rejoindre la grande salle pour le dernier concert de cette soirée. On ne fait que se répéter mais là aussi on suivra les aventures de As Living Arrows de près et on vous donne rendez-vous lors de la sortie de leur nouvel album pour vous en parler. Une nouvelle belle découverte pour cette première journée déjà inoubliable!
Oh Hiroshima (Extra Bal)
Pour clôturer cette journée, nous retrouvons Oh Hiroshima venus tout droit de suède pour nous tirer nos dernières larmes de cette journée. Leur concert de décembre dernier à Anvers encore cimenté dans nos esprits, on ne pouvait qu’être ravi de reprendre une belle dose de leur post rock où chose assez rare, le chant occupe une place de choix. Leur musique est toujours aussi majestueuse et en quelques titres on retrouve tout ce qui nous subjugue à chaque fois dans la musique de la formation. Le groupe présente en plus de ses classiques quelques extraits de l’album All Things Shining qui arrive le 28 juin prochain. C’est simple chaque morceau est un total envoutement pour les sens et même si le long trajet que nous devons faire pour rentrer nous oblige à manquer la fin du set les minutes passées en leur compagnie sont encrées comme un moment suspendu, hors du temps que nous ne sommes pas prêts d’oublier. On quitte la salle comblés et prêts pour une journée 2 qui s’annonce elle aussi pleine de promesses.
Ce premier jour du Post In Paris fut riche en émotions et en découvertes! Le nouveau lieu est également un excellent choix et montre que l’expansion du festival continue son petit bonhomme de chemin. On est toujours bluffé par la qualité de la programmation et entre nouveaux coups de coeur et confirmations on ressort de cette première journée avec des souvenirs plein la tête et une envie folle de vous parler de nouveau de toutes ces formations.
Un grand merci à Tiffany pour les accréditations, à toute l’équipe du Post In Paris pour l’organisation de ce superbe festival et à Communale Saint-Ouen pour l’accueil.
After a 2023 edition that cemented Post In Paris as a genuine must-see at the start of the festival season, this year the festival leaves the capital to head across the ring road to Saint-Ouen, a town well known for its giant flea market. So it’s the Communale Saint-Ouen that hosts this 2024 edition. The newly refurbished hall houses the festival’s 3 stages, one of which is open to the public, a food court and bars, and a market – a devilishly welcoming venue for a festival full of promise. On the bill for the first day: Oh Hiroshima, As Living Arrows, Alber Jupiter, Touccan, Ari, Anitya, Solitone, L.O.E and Quand Les Volcans Dorment.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Lorsque Les Volcans Dorment (Place Des Fêtes)
We kick off this 2024 edition with the collective Lorsque Les Volcans Dorment, who open the Place Des Fêtes stage. The musicians take to the stage and the first vocalist reads a powerful poem. It soon becomes clear that the collective are going to use some masterful post-rock instrumentals to chisel out lyrics about the struggles of the different vocalists on stage. The show continues in style with a powerful lyric about trans-identity that touches our hearts, before a new vocalist comes on stage to perform a song in Italian. The emotions flowed effortlessly, and we couldn’t have wished for a better opening to this year’s festival. The songs are majestic, and we can’t help but appreciate the presence of a violin or trumpet on certain tracks. The musicians don’t hesitate to swap instruments when necessary, a sign of the great talent that runs through the collective. At the end of the set, one of the guitarists takes to the microphone to read an a cappella text that will leave us all in tears with its force, while her compatriots have their hands crossed over their mouths. Then it was the turn of the last female singer to take the microphone for a track where screaming made an appearance, bringing the set to a climactic close. We can’t help but be won over by the collective’s unique performance, and we hope to have the chance to see Lorsque Les Volcans Dorment again as soon as possible, while hoping to see them make the trip to Lille. Our emotions are already running high, and we know that the rest of the show won’t diminish that feeling.
L.O.E (Extra Bal)
We head for the Extra Ball stage, where the festival logo proudly stands at the back of the stage, to discover the English band L.O.E. The band are here to present their album The World And Everything In It, as well as tracks from their forthcoming new album, for their first show in France. It only takes a few seconds to get caught up in the Halifax band’s majestic post-rock. Each track exudes mastery and you can feel the band’s desire to move us from the outset. The silent audience takes full advantage of the quartet’s performance, applauding loudly between each track, totally won over by what’s unfolding before their eyes. Every second is an enchantment for the ears, and you can quickly feel that the band have bluffed the audience for their first visit here. After forty minutes, which went by far too quickly, it’s time to say goodbye, and see you very soon, because this performance at the Post In Paris certainly ensures that they’ll have plenty of fans for future shows here. In any case, we’ll be keeping a close eye on them and won’t miss the chance to tell you all about their forthcoming album. A wonderful discovery that shows that the post scene still has a bright future ahead of it.
Solitone (Club)
We then move on to the Club room and its wall of video screens for another first for us with the band Solitone. The band from Bordeaux are in the middle of a tour with their friends Ari (who we’ll be seeing very soon in the same venue), and they present their screamo/post-hardcore mix. And in the space of a few moments, the audience is won over by the band’s proposition. The songs are as gripping as you could wish for. The fact that two stages were scheduled at the same time, and our desire to discover new things, meant that we only got half of the band’s set, but we left the room blown away by the talent of the new French screamo scene, which offers a fresh sound where influences from other musical genres are added to parts that are reminiscent of the big names in the genre. We urge you to discover this band and support them on future dates near you.
Anitya (Place Des Fêtes)
We head back out to join Place des Fêtes and Anitya, who are already in the middle of their set in front of a packed audience. Their blend of post rock and shoegaze hits you in the face, and it only takes a few seconds to join the rest of the audience on the musical journey they’ve been on for several tracks now. The three musicians are in top form, delivering tracks of insane beauty. It’s important to note that this was the band’s first concert under the name Anitya, but some of you already knew them as Jen. The music takes us by storm and we enjoy the end of a very successful set that makes us want to see the band again for longer to fully discover a universe full of promise. We’ve got one discovery after another today, and this band is clearly one we’ll be keeping a close eye on over the coming months.
Ari (Club)
After a short break for a delicious meal at one of the many stalls in the Communale, it was time to return to the Club to discover Ari. In less than three minutes, the other Bordelais of the day conquered our hearts with a most successful screamo. It’s simple: everything we love about this style of music is there, with a real sense of novelty emanating from the young band’s compositions. Lucas will be singing the whole set from the pit, delivering a performance that’s even more captivating. The French-language vocals also deliver some masterful lyrics, easily moving us with their power. The musicians are not to be outdone, and we’re clearly in for another one of this year’s favourites. We’d have loved to have seen the whole set, but we’ve got another band to see on the other stage. But don’t get us wrong, we’ll be back to tell you all about Ari very soon, and we’re already urging you to go and listen to Le Confort Des Illusions, their first release, which already heralds some very, very good things to come.
Touccan (Place Des Fêtes)
We’re off to La Place Des Fêtes to catch up with Touccan after more than a year and a half, eager to catch up with them after their memorable performance at L’International in November 2022! It only takes a few seconds for the Lyon duo’s math-rock to make us smile and enchant us. The two musicians are as energetic as ever. The audience is already really into them, and they soon join in. We’re also treated to some new material, which promises to be very, very good over the coming months. As always with Touccan, you want to move to the sound of their music, and that’s what you’ll do until the end of their set. Each track is a real hit, served up by guitar riffs and drums in tune. After a final track that only reinforces our passion for the Lyonnais’ music, we’re already saying goodbye, but we promise ourselves that we won’t wait more than a year to see them live again, as their music is pure pleasure for the ears. Go and see them, and we’ll be waiting impatiently by your side for their future releases.
Alber Jupiter (Extra Bal)
With drums and bass, Alber Jupiter take us into their world as a duo. But don’t worry, the musical possibilities are endless. Inspired by the German krautrock scene of the 70s, the band from Brittany play a set in which each note takes its time to build up to a gripping post-rock sound. As synthesiser samples are added, bassist Nicolas Terroitin begins to vibrate his strings with his mouth. The band’s smoky universe plays with the rhythm and offers a psychedelic twist to the programme. The audience is very receptive and it’s captivated that the bodies start to move in rhythm.
As Living Arrows (Club)
As if the city of Brighton in England wasn’t already full of incredible bands, As Living Arrows had to be added to the list. Their simple blend of post rock and screamo will have a small effect on us in a matter of seconds. Formerly known as Dead Bird, the English band quickly won over the Parisian public. It’s worth noting that the Club, with its screens, plunges us even deeper into their universe, with visuals that perfectly match the atmosphere. The tracks from their album In the Absence Of are insolently beautiful, and all we can do is let our minds wander to the intoxicating sounds of the English band’s music. Tiredness was beginning to set in, but we were still able to enjoy a large part of the set before heading back to the main hall for the final concert of the evening. We’re only repeating ourselves here, but here too we’ll be following the adventures of As Living Arrows closely, and we look forward to seeing you when their new album is released to tell you all about it. Another great discovery on an already unforgettable first day!
Oh Hiroshima (Extra Bal)
To round off the day, we meet Oh Hiroshima again, who have come all the way from Sweden to bring the last tears of the day to our eyes. With their concert in Antwerp last December still cemented in our minds, we were delighted to get a good dose of their post rock, where vocals play a key role. Their music is as majestic as ever, and in just a few tracks we find everything that captivates us about the band’s music. As well as their classics, the band present a few extracts from their forthcoming album, All Things Shining, due out on June 28th. It’s simple, each track is a total bewitchment for the senses, and even if the long journey home means we have to miss the end of the set, the minutes spent in their company feel like a suspended moment, out of time, that we won’t soon forget. We left the venue fulfilled and ready for day 2, which also promises to be full of promise.
The first day of Post In Paris was full of excitement and discoveries! The new venue was also an excellent choice, showing that the festival’s expansion is continuing apace. We’re still blown away by the quality of the line-up, and between new favourites and confirmations, we come away from this first day with our heads full of memories and a mad desire to tell you about all these bands again.









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