Après une nuit courte et pluvieuse et une matinée revigorante, il est temps de retrouver le site du Rock In Bourlon pour la journée la plus longue et la plus chargée en terme de programmation. Le site est plein très rapidement après l’ouverture des portes car le public ne souhaite rien manquer des groupes de la journée. Après avoir dévalisé les délicieux stands de nourriture nous voilà prêt pour une nouvelle belle journée de musique. A l’affiche aujourd’hui : Chairoscuro, Queen(Ares), FALSE, Witching, Calcine, Valborg, Jodie Faster, MS Paint, Sanguisugabogg, Jivebomb, Dool, Worst Doubt, Zeal & Ardor.
Report par Victor BRUNERIE
Photos par Marye DAVENNE
English version below
Chiaroscuro
La journée commence fort sur le Paon avec les lillois de Chairoscuro qui avaient conquis une partie de l’équipe lors de leur passage à The Black Lab en février dernier. Leur post punk froid tinté de sonorités 80’s ne prendra que quelques instants à faire remuer toute la fosse. Le chant en français apporte un véritable plus à des morceaux déjà incroyablement bien composés. Le trio est énergique et nous livre une prestation électrisante de bout en bout avec des morceaux qui restent en tête dès les premières secondes. Evidemment la politique nationale et internationale est au cœur du set, et le drapeau Palestinien et les interventions entre les morceaux nous rappellent la marche sombre que le monde prend en ce moment, et des nombreux combats qu’il nous reste à mener. La musique est éminemment politique et l’a toujours été, et Chiaroscuro le rappellent avec brio. On ne pouvait rêver plus belle découverte pour ce début de journée et vous pouvez être surs que vous entendrez de nouveaux parler du trio lillois dans nos lignes dès que possible!
Queen(Ares)
On enchaîne très vite sur la grande scène avec nos amis de Queen(Ares) qu’on a revu il y a quelques jours au BetiZFest non loin de là. Là encore le public est nombreux, et on ne peut qu’être heureux de voir le public venu des régions plus éloignées découvrir le post métal surpuissant des nordistes. Maxime et Charly se partagent le chant avec brio tout en lâchant leurs meilleures lignes de basse et meilleurs riffs. Le set est quasi le même et nous permet de découvrir un peu plus les deux nouveaux titres joués, tout en profitant pleinement des titres que l’on adore retrouver depuis la sortie du premier album du groupe. Alex (guitare) et Nico (batterie) sont également au sommet de leur art et nous livrent une magnifique prestation de bout en bout. On voit les têtes headbanger de plus en plus signe que le groupe frappe fort et se met le public dans la poche. Les quarante minutes passent beaucoup trop vite, une fois encore, mais on ressort de ce nouveau set de Queen(Ares) avec le cœur comblé par une musique envoutante qui nous livre de nouveaux secrets à chaque fois.
FALSE
C’est parti pour une belle dose de power violence sur le Paon avec FALSE. Le groupe bien connu dans le Nord vient nous livrer ses brûlots ultra rapides. Les slams et pits débutent très rapidement pour ne pas cesser de tout le set. Là encore les messages forts sont de la partie et la politique fait son retour sur le devant de la scène avec vigueur. Le groupe est en très grande forme et ne laisse rien au hasard pour nous offrir un set qui restera clairement dans les mémoires. Chose rigolote, on retrouvera les musiciens suite à leur set non pas au merch mais bénévoles derrière le bar de cette même scène. Retour à la musique avec une nouvelle avalanche de titres tous plus réussis les uns que les autres, qui confirment le coup de cœur que nous avions eu lors de leur passage à The Black Lab en novembre dernier. Un concert qui nous en a mis plein les tympans pour notre plus grand bonheur et nous donne envie de plus d’occasions de retrouver le groupe sur scène.
Witching
Encore le retour dans la région d’un groupe qui a déjà conquis une très grande partie de l’équipe, Witching. La musique aussi violente que mélodique des américain.ne.s nous frappe une fois encore en pleine face. Chaque titre est une pépite de mélange habile de doom, de sludge et de black métal, et la prestation de Jacqui Powell est aussi impressionnante que sa capacité à moduler sa voix entre chant clair et hurlé. Le duo rythmique formé par Tatiana Buonassisi à la basse et Samantha Hyla à la batterie fait du mal à nos cervicales avec des bombes rythmiques toutes plus dévastatrices les unes que les autres. Quant aux riffs de Nate Zagrimanis et Hazel Whitman ils viennent chatouiller nos oreilles avec bonheur avec une dextérité absolument imparable des deux musicien.ne.s. Le set nous laisse sans voix tant il est enivrant de musique qui marque nos âmes au fer rouge. On sent que le public a découvert un de ces nouveaux groupes favoris en ce début d’après midi et clairement on ne peux que le comprendre tant Witching ont réussis à nous émerveiller une fois de plus.
Calcine
Remplacement de dernière minutes, l’affiche hardcore de cette journée se complète avec Calcine. Tout droit venu de Paris, Calcine sont très attendus sur la scène du Paon. Leur hardcore est brut et ne perds pas une seconde. Avec de belles sonorités métalcore qui s’ajoute, Steph au chant nous impressionne ce jour. On est très heureux d’enfin avoir l’occasion de les voir en live, après avoir écouté leur Demo en boucle. Mais ce soir, c’est leur nouvel album, Common Love Common Nausea, sorti la veille qu’on découvre en live, et c’est un grand oui. Calcine savent toucher là où il faut. De la puissance, des grosses instru edgy, et un jeu de batterie impressionnant. Une confirmation en live de leur talent. Et même si la pluie a fait son apparition, le public restera captivé par la performance.
Valborg
La pluie est de passage et voilà que tous les festivaliers se cachent derrière leur kway et poncho de pluie. Les Allemands de Valborg s’élancent pour nous faire découvrir leur discographie. Un doom death assez puissant qui résonne assez fort. On mets toujours un +1 aux groupes qui chantent dans leur langue natale et c’est le cas de Valborg ce soir. On a un peu plus de mal à se retrouver dans leurs compositions mais au vue du nombre de spectateur qui brave la pluie qui tombe à verse pour regarder le show, il semblerait qu’ils ont conquis une bonne partie du public. Les musiciens semblent faire tout leur possible pour que leur prestation soit inoubliable, et on souligne un doom parfois très black qui ne manque pas d’inventivité.
Jodie Faster
C’est parti pour une nouvelle dose de vitesse avec Jodie Faster. Le groupe de punk connu pour des titres très courts et abrasifs monte sur scène et lance les hostilités avec des enchainements de tubes en puissance. Là aussi la politique est présente en force, et pour cause la situation politique en France et en Europe l’impose une fois de plus. L’énergie du quatuor est toujours aussi impressionnante et tous les membres bougent dans tous les sens pour nous proposer un show des plus électriques. Un bisou plein de douceur entre le chanteur et le bassiste plus tard, les musiciens nous rappellent que le punk est un genre plus que politique et les morceaux évoquant la police, la politique ou les luttes sociales se multiplient à notre grand plaisir. On se sent bien en compagnie de nos punks nordistes et on est triste de voir leur set se terminer si vite. Mais une fois encore Jodie Faster ont donné de leur personne pour un moment fédérateur et punk en diable dans ce monde qui transpire l’égoïsme et la mise à l’écart d’autrui, clairement ça fait un bien fou!
MS Paint
On continue sur la grande scène avec le synth punk de MS Paint qu’on nous a tant recommandé. Il ne faudra que quelques secondes pour comprendre les raisons de cet amour pour le groupe, c’est simple tout respire la passion et l’envie de marquer l’auditoire avec une musique aussi puissante qu’inventive. Deedee nous enchante totalement au chant avec en plus une présence scénique de laquelle on ne peut détourner les yeux tant elle est hypnotisante. Chaque titre nous fait découvrir cette formation de laquelle on était passé totalement à côté, à notre plus grand regret. On se délecte de chaque titre tout comme le reste du public qui n’en demandait pas tant. Les parties de claviers apportent une véritable patte à la musique qui n’a aucun mal à conquérir les cœurs du public du festival. On foncera très vite rattraper la discographie du groupe après ce set qui nous a clairement mis une véritable claque derrière la tête. Promis on n’hésitera pas une seconde à retourner les voir dès que possible!
Sanguisugabogg
Back drop au logo indéchiffrable, nous voici enfin devant Sanguisugabogg. On nous prévient de suite, ça va être gras, et dès les premières chansons, Devin Swank au chant explique que le morceau parle de tuer des gens, car c’est ce qu’il aime faire. Le décor est planté, on est loin d’être dans la délicatesse ce soir. Leur death est impeccable. « Face Ripped Off » sera même dédicacé pour Worst Doubt, qui joueront un peu plus tard dans la soirée, pour un titre qui tire beaucoup vers le hardcore. Ce soir, c’est l’anniversaire de Drew Arnold à la guitare, et pour l’occasion, on nous propose « Permanently Fucked », tout nouveau morceau sera joué. Le public est déchainé ce soir, et c’est une centaine de 2-step qui se lancent sur « Necrosexual Deviant » pour un joyeux bordel plein d’intelligence. Sanguisugabogg, c’est gras, ça dégouline de partout et ça vous arrache les tripes.
Jivebomb
Est-ce qu’on s’attendait à se prendre une grosse claque comme ça par Jivebomb ? Absolument pas. Telle une pile électrique, Kat Madeira dans sa plus belle tenue d’écolière avec des rubans roses dans les cheveux sautille partout et lance un pit des plus puissants. Le hardcore des américains sera LA découverte de cette journée. Ca tape bien là où il faut. C’est rapide, alors pas autant que Jodie Faster plus tôt dans l’après midi, mais en 17 minutes, Jivebomb vont retourner tout le paon. Les riffs sont calibrés au millimètre et les distorsions bien grasses nous écrasent bien fort. Quel set de folie, pour leur tout premier concert en dehors des USA ! Incroyable.
Dool
Ici, et on s’en excuse d’avance, l’objectivité aura quitté le navire. Depuis la sortie de The Shape Of Fluidity qui a clairement trouvé sa place dans le haut du top albums de l’année, on avait une seule hâte : enfin découvrir Dool en concert! Après un petit retard à l’allumage du à des problèmes de son c’est parti pour une leçon de doom made in Pays-Bas. Dès les premières secondes du premier titre la voix de Raven van Dorst nous prend au tripes pour ne plus nous lâcher. Un habitué des lieux est également présent sur scène en la personne de Omar Iskandr, qui avait envouté l’église de Bourlon l’an dernier avec son set en solo. Musicalement on est sur un doom un peu prog des plus réussis avec des morceaux magnifiés par des musicen.ne.s au sommet de leur art. Les morceaux évoquant la vie de Raven relatent avec force son combat pour la reconnaissance de son intersexualité et son droit d’être reconnu.e comme tel.le. Les émotions sont fortes tout au long du set et on essuiera quelques larmes tant la puissance des morceaux est forte. Chaque personne sur scène livre une prestation inoubliable qui nous laisse pantois d’admiration. « Hermagorgon » sera clairement le morceau de bravoure mais c’est avec « The Hand Of Creation » que le groupe nous quitte après une prestation qui restera clairement dans les annales du festival comme un moment suspendu dans le temps. Merci à Dool pour ce concert inoubliable et émouvant à souhait, et rendez-vous en octobre prochain à Lille pour leur concert avec Hangman’s Chair qui promet là aussi une soirée riche en émotions fortes.
Worst Doubt
Chez Sounding Shivers, lorsque Worst Doubt sont de passage, on ne les manque pour rien au monde. Après deux prestations convaincante à La Brat Cave et à Petit Bain, les parisiens, en pleine montée dans la scène hardcore vont tout donner ce soir. Le public sera aussi déchaîné que les musiciens sur scène et voilà que le 2-step est roi dans la boue. Le groupe attise la curiosité, et si je vous dis qu’ils sont immanquables, c’est qu’on est ici entouré de nombreux autres groupes. Que ce soit Sanguisugabogg, dont le batteur Cody Davidson leur a mixé leur album, ou Jivebomb qui ont regardé le concert en équilibre accroché sur les barrières extérieures du festival, le regard de tous est fixé sur notre fierté nationale ce soir. Bordel que c’est bon, et leur dernier EP, Immortal Pain, se décline avec aisance devant un public déchaîné et ravi. La prestation des parisiens est un sans faute et nous a vidé de notre énergie pour la soirée qui est loin d’être fini.
Zeal & Ardor
La fatigue commence à nous gagner avec la nuit un peu trop courte de la veille et c’est donc sur Zeal & Ardor que cette deuxième journée se clôt pour nous. Le groupe suisse mené par Manuel Gagneux vient nous présenter ce soir des morceaux de l’album Grief à venir en août prochain. Evidemment la formation n’oublie pas les classiques et livre au public un show dantesque de bout en bout. L’émotion est palpable et la place de l’Abreuvoir est pleine de fans de ce groupe si unique en son genre. Le tri de vocaliste fait des merveilles et on navigue dans cet univers foisonnant où le mélange des genres est roi. C’est simple il est difficile de détourner les yeux de la scène tant le spectacle y est total. Les nouveaux titres déjà disponibles sont déjà connus de tous et Manuel un peu diminué vocalement n’hésitera pas à demander de l’aide à un public totalement acquis à la cause des suisses. Chaque morceau est un enchantement et nous rappelle pourquoi l’engouement autour du groupe est tel. Le temps est redevenu plus clément et nous permet de profiter pleinement de ce show d’anthologie. Quand on sait que les gros festivals s’arrachent le groupe, les voir dans ces conditions parfaites à Bourlon est un plaisir dont on ne se lasse pas! Le show file à une vitesse folle et lorsque le dernier titre est annoncé on voit dans le public des visages qui en disent long. On en aurait tous repris un peu plus mais on sait que Zeal & Ardor seront de retour après la sortie de l’album pour une tournée extensive, donc cet aurevoir n’en est pas un. On quitte le site du festival subjugués une fois de plus par ce groupe définitivement unique en son genre. On vous donne rendez-vous très rapidement pour un retour sur la dernière journée.
Life In Bourlon
After a short, rainy night and an invigorating morning, it was time to return to the Rock In Bourlon site for the longest and busiest day in terms of programming. The site fills up very quickly after the doors open, as the public are keen not to miss any of the day’s bands. After raiding the delicious food stalls, we’re ready for another great day of music. On the bill today: Chairoscuro, Queen(Ares), FALSE, Witching, Calcine, Valborg, Jodie Faster, MS Paint, Sanguisugabogg, Jivebomb, Dool, Worst Doubt, Zeal & Ardor.
Review by Victor BRUNERIE
Pictures by Marye DAVENNE
Chiaroscuro
The day gets off to a flying start on the Paon with Lille’s Chairoscuro, who won over some of the team when they played at The Black Lab last February. Their chilled-out post-punk, tinged with 80s sounds, takes just a few moments to get the whole pit moving. The French vocals add a real edge to their already incredibly well-crafted songs. The trio are energetic and deliver an electrifying performance from start to finish, with tracks that stick in your head from the very first seconds. Obviously, national and international politics are at the heart of the set, and the Palestinian flag and the interventions between songs remind us of the dark march the world is taking at the moment, and of the many battles we still have to wage. Music is eminently political and always has been, and Chiaroscuro remind us of this with brio. We couldn’t have dreamt of a better discovery for the start of the day, and you can be sure that you’ll be hearing more from the Lille trio as soon as possible!
Queen(Ares)
We quickly move on to the main stage with our friends from Queen(Ares), who we saw again a few days ago at the nearby BetiZFest. Once again, the crowd was huge, and we were delighted to see people from further afield discovering the powerful post-metal of the northerners. Maxime and Charly share the vocals brilliantly, while unleashing their best bass lines and riffs. The set is pretty much the same, allowing us to discover a little more about the two new tracks they’ve played, while enjoying the songs we’ve loved since the release of the band’s first album. Alex (guitar) and Nico (drums) are also at the top of their game, delivering a magnificent performance from start to finish. We could see the heads bobbing more and more, a sign that the band were hitting hard and winning over the audience. The forty minutes went by far too quickly, once again, but we came away from this new Queen(Ares) set with our hearts filled with a spellbinding music that reveals new secrets every time.
FALSE
It’s off to the Paon for a great dose of power violence with FALSE. This well-known northern band comes to deliver their ultra-fast burns. The slams and pits start very quickly and don’t stop for the whole set. Once again, the band’s strong messages are in evidence, and politics are back in the spotlight with a vengeance. The band are in top form, leaving nothing to chance to deliver a set that’s sure to live long in the memory. Funnily enough, after their set the musicians were not to be found at the merch stand but volunteering behind the bar on stage. Back to the music with another avalanche of tracks, each one more successful than the last, confirming the crush we had on them when they played at The Black Lab last November. It was a concert that delighted our eardrums and left us wanting more opportunities to see the band live again.
Witching
Another return to the region by a band that has already won over a large part of the team, Witching. The American band’s music, as violent as it is melodic, once again hits us in the face. Each track is a nugget of a skilful blend of doom, sludge and black metal, and Jacqui Powell‘s performance is as impressive as her ability to modulate her voice between clear and screamed vocals. The rhythmic duo of Tatiana Buonassisi on bass and Samantha Hyla on drums put a strain on our necks with their devastating rhythmic bombs. As for the riffs of Nate Zagrimanis and Hazel Whitman, they tickle our ears with their absolutely unstoppable dexterity. The set left us speechless, so intoxicating was the music that left an indelible mark on our souls. It’s clear that the audience have discovered one of their new favourite bands this early afternoon, and it’s easy to understand why, as Witching have managed to fill us with wonder once again.
Calcine
With a last-minute replacement, this day’s hardcore line-up is completed by Calcine. Straight from Paris, Calcine are eagerly awaited on the Paon stage. Their raw hardcore doesn’t waste a second. With some great metalcore sounds thrown in for good measure, Steph on vocals is impressing us this day. We’re delighted to finally have the chance to see them live, after listening to their demo over and over again. But tonight, it’s their new album, Common Love Common Nausea, released the day before, that we’re discovering live, and it’s a big yes. Calcine know how to hit the spot. Power, big edgy instrumentation and impressive drumming. Live confirmation of their talent. And even though it’s raining, the audience will still be captivated by the performance.
Valborg
It’s raining and all the festival-goers are hiding behind their kway and rain poncho. The Germans from Valborg set off to show us their discography. A fairly powerful doom death that resonates quite loudly. We always give a +1 to bands who sing in their native language, and that’s the case with Valborg tonight. It’s a little harder to get into their songs, but given the number of spectators braving the pouring rain to watch the show, it seems that they’ve won over a good chunk of the audience. The musicians seem to be doing everything in their power to make their performance unforgettable, and the doom is at times very black and not lacking in inventiveness.
Jodie Faster
It’s time for another dose of speed with Jodie Faster. This punk band, known for their short, abrasive tracks, take to the stage to kick off the hostilities with a series of powerful hits. Here too, politics are in full force, and for good reason, as the political situation in France and Europe once again demands. The quartet’s energy is as impressive as ever, and all the members move in every direction to put on one of the most electric shows. A sweet kiss between the singer and bassist later, the musicians remind us that punk is more than just a political genre, and the songs evoking the police, politics and social struggles multiply to our delight. We felt good in the company of our northern punks and were sad to see their set end so quickly. But once again, Jodie Faster have given their all for a unifying, punk moment in a world that oozes selfishness and the exclusion of others, and it’s clearly done us a world of good!
Ms Paint
We continue on the main stage with the synth punk of MS Paint, so highly recommended. It only takes a few seconds to understand why we love this band so much – it’s simple, they exude passion and a desire to leave their mark on the audience with music that’s as powerful as it is inventive. Deedee‘s vocals are utterly enchanting, and her stage presence is so hypnotic that you can’t look away. Each track introduces us to a band we’d missed completely, much to our regret. We enjoyed each track as much as the rest of the audience, who couldn’t have asked for more. The keyboards add a real touch to the music, which has no trouble winning over the hearts of the festival crowd. We’ll be rushing off to catch up with the band’s discography after this set, which was clearly a real slap in the face. We promise we won’t hesitate for a second to go back and see them as soon as possible!
Sanguisugabogg
Back drop with an indecipherable logo, and we’re finally in front of Sanguisugabogg. We’re warned straight away that it’s going to be fat, and from the very first song, Devin Swank on vocals explains that the track is about killing people, because that’s what he likes to do. The stage is set, and there’s nothing gentle about this evening. Their death metal is impeccable. « Face Ripped Off » is even dedicated to Worst Doubt, who will be playing later in the evening, for a track that leans heavily towards hardcore. Tonight is Drew Arnold‘s birthday on guitar, and to mark the occasion we’re treated to « Permanently Fucked », a brand new track. The crowd goes wild tonight, and a hundred or so 2-stepers launch into « Necrosexual Deviant » for a joyous, intelligent mess. Sanguisugabogg is greasy, dripping all over the place and ripping your guts out.
Jivebomb
Did we expect Jivebomb to slap us in the face like this? Absolutely not. Like an electric battery, Kat Madeira, in her best schoolgirl outfit and pink ribbons in her hair, hopped around and launched a powerful pit. The Americans’ hardcore was THE discovery of the day. It hits the spot. It’s fast, not as fast as Jodie Faster earlier in the afternoon, but in 17 minutes, Jivebomb are going to turn the Paon upside down. The riffs are calibrated to the millimetre and the fat distortions crush us hard. What a crazy set, for their very first concert outside the USA! Incredible!
Dool
Here, we apologise in advance for our lack of objectivity. Since the release of The Shape Of Fluidity, which has clearly found its place at the top of this year’s favorite album charts, we’ve had just one thing to look forward to: finally seeing Dool live! After a slight delay due to sound problems, it’s off to a lesson in doom made in the Netherlands. From the very first seconds of the first track, Raven van Dorst‘s voice grabs you by the guts and doesn’t let go. Omar Iskandr, who charmed the Bourlon church last year with his solo set, is also a regular on stage. Musically, the band’s doom is a bit prog, with the tracks beautifully crafted by musicians at the top of their game. The tracks evoking Raven‘s life are a powerful reminder of their fight for recognition of their intersex condition and her right to be recognised as such. Emotions run high throughout the set, and a few tears are wiped away by the sheer power of the songs. Everyone on stage delivers an unforgettable performance that leaves us breathless with admiration. « Hermagorgon » was clearly the highlight, but it was with « The Hand Of Creation » that the band left us after a performance that will clearly go down in the annals of the festival as a moment suspended in time. Thanks to Dool for an unforgettable and moving concert, and see you next October in Lille for their concert with Hangman’s Chair, which promises to be an evening of powerful emotions.
Worst Doubt
At Sounding Shivers, when Worst Doubt come to town, we don’t miss them for the world. After two convincing performances at La Brat Cave and Petit Bain, the Parisians, who are on the rise in the hardcore scene, are going all out tonight. The audience will be as wild as the musicians on stage, and the 2-step is king in the mud. The band arouses curiosity, and if I say they’re a must-see, it’s because we’re surrounded by so many other bands. Whether it’s Sanguisugabogg, whose drummer Cody Davidson mixed their album for them, or Jivebomb, who have been watching the concert on the festival’s outside barriers, everyone’s eyes are fixed on our national pride this evening. Damn, it’s good, and their latest EP, Immortal Pain, is played with ease in front of a wild and delighted audience. The Parisians’ performance was flawless and drained us of energy for the evening, which is far from over.
Zeal & Ardor
We’re beginning to feel a bit tired after a night that was a little too short the night before, so it’s Zeal & Ardor that brings this second day to a close for us. The Swiss band, led by Manuel Gagneux, are here this evening to present tracks from their forthcoming album, Grief, due in August. Of course, the band didn’t forget the classics, delivering a Dantesque show from start to finish. The emotion is palpable and the Place de l’Abreuvoir is packed with fans of this unique band. The trio of vocalists work wonders, and the audience is swept along in this teeming universe where the mix of genres is king. Quite simply, it’s hard to take your eyes off the stage because the show is so complete. The new tracks already available are already familiar to everyone, and Manuel, a little weakened vocally, won’t hesitate to ask for help from an audience totally committed to the Swiss cause. Each track is a delight, reminding us why the band is so popular. The weather has cleared, allowing us to take full advantage of this anthology show. When you know that the big festivals are snapping up the band, seeing them in these perfect conditions at Bourlon is a pleasure you can’t get enough of! The show went on at breakneck speed and when the last track was announced, the faces in the audience spoke volumes. We’d all have liked a bit more, but we know that Zeal & Ardor will be back after the album’s release for an extensive tour, so this farewell isn’t really a farewell at all. As we left the festival site, we were once again captivated by this unique band. We’ll be back soon with our review of the final day!
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