Nous voilà donc de retour à La Bulle, décidément bien fournie en concerts de qualité en ce mois de juillet. En ce samedi 13, on s’apprête à revivre un petit air de Bourlon, avec cette after party dévoilée lors du festival, deux semaines auparavant. On nous avait alors promis Weedeater, et ils sont ce soir accompagnés des locaux de Traquenard, bonne soirée en perspective!
Article par Mégane
Photos par Oreÿ
English version below
Le temps estival nous permet de profiter allègrement de la cour intérieure de la Bulle avant de retrouver les groupes de la soirée. On y croise de nombreuses têtes du Rock in Bourlon, et l’air ambiant dans la cour nous indique que nous sommes au bon endroit. Une fois dans la salle, nous découvrons le plus beau backdrop de Traquenard : une feuille de papier blanche avec écrit “TRAKNAR” assez négligemment au feutre noir. On sent déjà l’esprit punk poindre avant même les premières notes. Dès lors que le trio monte sur scène, on sent les têtes bouger, signe indéniable d’un public connaisseur et en attente. Pierre, solide derrière ses fûts, nous assène une rythmique rapide qui réveillerait n’importe qui. En parallèle, la basse lourde de Paul -également au chant- fait résonner chacun de nos os, nous faisant nous sentir plus vivants que jamais. Le groupe distille à la perfection des éléments de différents styles pour en ressortir une vraie personnalité musicale de metal punk. Les riffs de guitare de Antoine sont d’une virtuosité folle. Le public est totalement absorbé par la prestation entrainante. Traquenard nous parle de leur prochain EP à paraître en septembre et nous en propose deux titres ce soir : “Lille fragile” (sortie récemment) et “Blastectomie”, que nous avions déjà eu le loisir d’écouter lors de précédents concerts. Après une bonne demi heure de set, le trio repart sous les acclamations nourries d’un public une nouvelle fois conquis. Aucun doute, le trio a une place de choix sur la scène lilloise, et continuerons encore à nous enchanter avec leurs prestations et compositions.
La Bulle s’est bien réchauffée durant ce premier set, et la cour est prise d’assaut par un public venu en nombre. Les discussions vont bon train, entre franche rigolade et souvenirs du Rock In Bourlon. Nous finissons tout de même par retrouver la salle, pour un début de Weedeater qui se fait un peu attendre. Le public est lui chaud comme les braises incandescentes des mégots dehors. Les américains sont déjà passés au Rock In Bourlon en 2023, et chacun a hâte de retrouver la formation. La lumière verte nous met dans l’ambiance, et vient appuyer l’image du groupe, tout étant dans le nom. Dès le début du set, on retrouve ce son gras qui nous fait venir aux concerts de Weedeater. Le sludge du groupe nous fait planer et danser en quelques secondes. Un pogo se forme même à l’avant, devant la prestation à la fois si lourde et si énergique. Dave “Dixie” Collins (chant, basse) est comme possédé, ses grimaces et les lumières vertes lui donnant un petit air de Grinch dont il nous est difficile de détourner le regard. Quelques slameurs font leur apparition au-dessus du public. Il est à noter que la salle est particulièrement remplie pour un concert annoncé seulement deux semaines auparavant, signe que le Rock In Bourlon a un public fidélisé par des affiches d’une grande qualité. On entre en parfaite osmose avec le groupe, dans une sorte de trans collective. Alors que le set touche à sa fin, la salle en réclame encore, scandant le nom du groupe. Dave nous annonce alors un titre supplémentaire, mais le reste du groupe ne semble pas de cet avis et a déjà quitté la scène. La salle se rallume alors dans une fin de prestation un peu étrange, mais ne dénotant pas avec le style très peu prise de tête du groupe.
Le Rock In Bourlon nous a offert là une belle occasion de prolonger la fête, que nous avons, comme beaucoup, saisie avec plaisir. La soirée fut une franche réussite, avec les locaux de Traquenard dont le talent n’est plus à prouver, et le sludge des américains de Weedeater, à la fois très peu sérieux et très qualitatif. On espère voir d’autres soirées de ce type pour nous faire patienter jusqu’au Rock In Bourlon 2025!
Un grand merci à Cerbère pour les accréditations et l’organisation de cette belle soirée en compagnie du Rock In Bourlon et à l’équipe de la Bulle Café pour l’accueil toujours au top!
So here we are, back at La Bulle, a venue packed to the rafters with quality concerts this July. On Saturday 13th, we’re getting ready to relive a little Bourlon, with this after-party unveiled at the festival two weeks earlier. We were promised Weedeater, and tonight they’re joined by locals Traquenard, so it’s sure to be a great night!
Review by Mégane
Pictures by Oreÿ
The summery weather allowed us to make the most of the inner courtyard of La Bulle before meeting up with the evening’s bands. Many of the Rock in Bourlon faces were there, and the air in the courtyard told us we’d come to the right place. Once inside the venue, we discover Traquenard‘s most beautiful backdrop: a sheet of white paper with ‘TRAKNAR’ written on it rather carelessly in black felt-tip pen. You can feel the punk spirit even before the first notes. As soon as the trio took to the stage, you could feel heads bobbing, an undeniable sign of a knowledgeable and expectant audience. Pierre, solid behind his drums, delivers a fast-paced rhythm that would wake anyone up. At the same time, Paul‘s heavy bass – also on vocals – makes every bone in our bodies resonate, making us feel more alive than ever. The band perfectly distils elements of different styles to create a true metal punk musical personality. Antoine‘s guitar riffs are insanely virtuosic. The audience is totally absorbed by the lively performance. Traquenard talk to us about their forthcoming EP, due out in September, and offer us two tracks from it this evening: ‘Lille fragile’ (recently released) and ‘Blastectomie’, which we’ve already had the chance to hear at previous concerts. After a good half-hour set, the trio set off again to rapturous applause from the audience. There’s no doubt about it, the trio have a place of choice on the Lille scene, and will continue to enchant us with their performances and compositions.
La Bulle warmed up nicely during this first set, and the courtyard was taken over by a packed audience. There was a good deal of chatter, with plenty of laughs and memories of Rock In Bourlon. Eventually, we found ourselves back in the room, for the start of Weedeater, which was a little long in coming. The audience is as hot as the glowing embers of the cigarette butts outside. The Americans have already played Rock In Bourlon in 2023, and everyone is looking forward to seeing the band again. The green light puts us in the mood, and supports the band’s image – it’s all in the name. Right from the start of the set, you’re treated to the same fat sound that brings you to Weedeater gigs. The band’s sludge makes you get high and dance within seconds. A pogo even forms at the front, in front of such a heavy and energetic performance. Dave ‘Dixie’ Collins (vocals, bass) looks as if he’s possessed, his grimaces and the green lights giving him a Grinch look that’s hard to look away from. A few slammers appeared above the audience. It’s worth noting that the room is particularly full for a concert announced only two weeks before, a sign that Rock In Bourlon has a loyal audience thanks to its high-quality line-up. You’re in perfect osmosis with the band, in a sort of collective trance. As the set drew to a close, the crowd were still clamouring for more, chanting the band’s name. Dave announces an extra track, but the rest of the band don’t seem to agree and have already left the stage. The room lit up again as the set drew to a slightly strange close, but in keeping with the band’s no-nonsense style.
Rock In Bourlon offered us a great opportunity to extend the party, which we, like many others, were delighted to seize. The evening was a resounding success, with local band Traquenard proving their talent, and the sludge of American band Weedeater, both very unserious and very high quality. We hope to see more nights like this to tide us over until Rock In Bourlon 2025!


[…] “Blastectomie” et “Lille Fragile”, notamment joués tous les deux lors de leur concert en juillet dernier à La Bulle Café. Le premier mêle donc de manière très bruyante blast et… vasectomie! […]
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