#Album : Solence – Angels Calling (31/10/2025)

Dès les premières mesures de leur tout nouvel album, il est clair que Solence est venu transformer le monde en piste de danse et, en même temps, en champ de bataille. Le groupe suédois basé à Los Angeles a toujours évolué sur la corde raide entre l’extase électronique et la puissance métallique, mais avec Angels Calling, sorti chez Better Noise Music le 31 octobre, il semble avoir parfaitement maîtrisé cet équilibre. Ce cinquième album est à la fois le plus audacieux et le plus emblématique à ce jour : une collection de chansons qui vous incitent à vivre plus fort, à bouger plus vite et à espérer plus fort.

par Zo’

English version below


Faisant suite à leur EP Blue Monday sorti plus tôt cette année, Angels Calling semble être la concrétisation totale de l’univers que Solence a façonné. L’album se nourrit de contrastes : la précision froide des synthés rencontre le chaos chaleureux des guitares, les refrains pop s’écrasent dans des breakdowns, l’optimisme se transforme en rage. C’est le son d’un groupe qui a trouvé son identité en mélangeant les genres jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de frontière claire entre le métal, la pop et la musique électronique.

Le titre d’ouverture donne le ton avec un chœur cinématographique de voix numérisées, une explosion instantanée de lumière et de mouvement. Vous n’êtes pas seulement en train d’écouter, vous êtes déjà au milieu d’une rave qui pourrait, à tout moment, se transformer en mosh pit. À partir de là, l’album ne vous lâche plus : « Monster In My Head » et « Where Were You… » maintiennent l’adrénaline à son comble, leur mélange de batterie martelante et de refrains festifs faisant écho à l’esprit d’Electric Callboy, mais avec la clarté mélodique caractéristique de Solence. C’est bruyant, brillant et totalement contagieux, le genre de son qui transforme l’anxiété et le chaos en catharsis.

La partie centrale de l’album joue avec le rythme et la texture. « MESS » brouille la frontière entre la pop et le métal, un retour irrésistible aux années 2000 qui semble à la fois nostalgique et futuriste. L’interlude acoustique « alive » offre un rare moment de calme, juste assez long pour reprendre son souffle, avant que « Dead Alive » ne vienne briser cette tranquillité avec un rythme électro et des riffs de guitare qui débordent d’énergie. Cette dualité maintient la dynamique de l’album, chaque morceau alimentant le suivant avec détermination.

Alors que « Wish You The Worst » réduit les choses à une structure alt-metal brute, « Dangerous To Love » explose à nouveau dans l’un des refrains les plus puissants de l’album. Les riffs frappent plus fort, les synthés brillent plus fort, et ce refrain, « You are dangerous to love », persiste comme une ombre. C’est le genre de chanson faite pour bouger, pour transpirer et pour les lumières stroboscopiques, pour crier avec des inconnus sous le même ciel électrique.

Presque à la fin, « All The Pain Must Go » semble être le point culminant naturel, comme si tout l’album menait à ce moment cinématographique, qui est tout simplement massif, symphonique et euphorique, prêt à clôturer une scène de festival dans un feu d’artifice. « Angels vs Demons » conclut l’album en douceur, de manière presque introspective, tout en conservant cette dernière étincelle d’énergie qui définit l’énergie de Solence.

Au fond, Angels Calling est un album qui invite à saisir l’instant présent. C’est un rappel lumineux et palpitant que la vie est trop courte pour se cacher derrière la peur ou le doute. Le message du groupe est simple mais puissant : criez, dansez, faites des erreurs et, surtout, continuez d’avancer. Il y a un optimisme rare dans leur musique, qui n’ignore pas la douleur, mais la traverse en dansant. Solence n’a jamais semblé aussi confiant, aussi diversifié, aussi vivant. Angels Calling est une déclaration d’intention vibrante, le son d’un groupe qui transforme l’obscurité en lumière et vous invite à faire de même.

Tracklist :

01 : Angels Calling
02 : Monsters In My Head
03 : Where Were You?
04 : MESS
05 : alive
06 : Dead Alive
07 : Wish You The Worst
08 : Dangerous To Love
09 : All Of The Pain Must Go
10 : Angels VS Demons


From the very first beat of their brand new album, it’s clear that Solence has come to turn the world into a dancefloor and, at the same time, a battlefield. The Swedish-born, Los Angeles-based band has always walked the tightrope between electronic ecstasy and metallic power, but with Angels Calling, released via Better Noise Music on October 31st, they seem to have mastered the balance completely. This fifth album is both their boldest and their most anthemic to date: a collection of songs that dares you to live louder, move faster, and hope harder.

by Zo’

Following up on their Blue Monday EP earlier this year, Angels Calling feels like the full realization of the universe that SOLENCE has been shaping. The album thrives on contrasts: the cold precision of synths meeting the warm chaos of guitars, pop hooks crashing into breakdowns, optimism bleeding into rage. It’s the sound of a band that has found its identity by blending genres until there’s no clear border left between metal, pop, and electronic music.

The opening title track sets the tone with a cinematic choir of digitized voices, an instant burst of light and motion. You’re not just listening, you’re already in the middle of a rave that could, at any second, turn into a mosh pit. From there, the record refuses to let go: “Monster In My Head” and “Where Were You..” keep the adrenaline high, their mix of pounding drums and festival-ready choruses echoing the spirit of Electric Callboy, but with Solence’s distinctive melodic clarity. It’s loud, shiny, and utterly infectious, the kind of sound that transforms anxiety and chaos into catharsis.

The album’s middle section plays with pace and texture. “MESS” blurs the line between pop and metal, an irresistible throwback to the 2000s that feels both nostalgic and futuristic. The acoustic interlude “alive” gives a rare moment of stillness, just long enough to catch your breath, before “Dead Alive” tears the calm apart with a pulse of electro and guitar riffs that scream energy. This duality keeps the album dynamic, each track feeding into the next with purpose.

Where “Wish You The Worst” strips things down to a raw alt-metal framework, “Dangerous To Love” explodes again into one of the record’s strongest choruses. The riffs hit harder, the synths shimmer brighter, and that hook, You are dangerous to love, lingers like a shadow. It’s the kind of song that’s made for movement, for sweat and strobe lights, for screaming with strangers under the same electric sky.

Almost at the end, “All The Pain Must Go” feels like the natural climax, as if the whole album were leading to this cinematic moment, that is just massive, symphonic, and euphoric; ready to close a festival stage in a blaze of light. “Angels vs Demons” wraps things up softly, almost introspectively, yet still carries that last spark of energy that defines Solence’s energy.

At its core, Angels Calling is an album about seizing the moment. It’s a bright, pulsating reminder that life is too short to hide behind fear or self-doubt. The band’s message feels simple yet powerful: scream, dance, make mistakes and, most of all, keep going. There’s a rare kind of optimism in their music, one that doesn’t ignore the pain, but dances right through it. Solence has never sounded more confident, more diverse, or more alive. Angels Calling is a vibrant statement of purpose, the sound of a band turning darkness into light and inviting you to do the same.

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