#Live : Crump Fest Jour 1 @ Chez Oscaar, Marly – 17/04/2026

La Flac de Marly accueillait la première édition du Crump Fest les 17 et 18 avril derniers. Organisé par Crumpet et Ecureuil Records, il rassemblait non seulement des groupes du label, mais aussi ceux passés par les mains expertes de Rom Tomcat. Au programme de la première soirée, pas moins de six groupes de la famille du punk rock en moins de 5 heures ! Alors pas de temps à perdre, on vous raconte cet évènement avec au programme : Hôtel Parasite, Run! Run! Jump! Punch!, Heure Bleue, Avalanche, Mauvaise Pioche et Over The Stars. 

Report par Mégane Canis

English version below


Dès notre arrivée nous sommes accueillis par Charlotte, à l’origine du label avec Rom Tomcat. Ayant perdu leur chat de 21 ans il y a un mois jour pour jour, ils ont décidé de profiter de l’évènement pour organiser une collecte de dons, si modeste soit elle, au profit de 30 millions d’amis. 

A 19h pétante, le groupe Hôtel Parasite débarque sur scène. Le trio marseillais était en tournée dans le coin et s’est rajouté à l’affiche tardivement. La reverb parfois présente dans la voix nous évoque un côté punk froid. Les rythmiques et riffs efficaces nous renvoient vers un punk rock dynamique. Les parties instrumentales sont particulièrement entraînantes. La basse est également bien présente et apporte une profondeur et une lourdeur aux compositions. Celles-ci sont assez différentes les unes des autres, avec la voix qui fait vraiment office de fil rouge. Le groupe nous présente ce soir son album Épuiser le vide. La setlist va vers des morceaux de plus en plus pêchus,  qui montrent parfois une vibe hardcore. On est totalement dans l’esprit punk rock, mais avec une vraie personnalité. La groupe dédie d’ailleurs son titre “Tomber sept fois” à un autre célèbre label du milieu. Hôtel Parasite était vraiment une excellente découverte, et on vous conseille de faire comme je l’ai fait en rentrant : aller écouter leur opus vraiment chouette ! 

Contrairement à ce qui était annoncé sur les horaires affichés dans la salle, c’est Run! Run! Jump! Punch! qui passe en second. La salle n’est pas encore très remplie, le public se fait un peu timide. En attendant leur bassiste, la formation nous fait des riffs mythiques tout en annonçant d’autres groupes, à l’instar de “All the Small Things” présenté comme Avril Lavigne. Cela nous plonge dans l’esprit un peu décalé du trio. Je ne les avais pas revus depuis leur concert avec Stuck in Yesterday au Pico Bistro en 2023. Ils ont depuis sorti Pizza Trois Sauvages, dont ils nous présentent quelques morceaux ce soir comme “Ping Pong” ou les “Les essuie-glaces font coucou”. Le clavier, élément central de leur musique, nous ramène aux musiques de jeux vidéos old school, le tout sur une ambiance qui sent bon le punk rock tout de même. Entre deux titres, le groupe lance une devinette dont la réponse ne sera donnée qu’en fin de set, moyen efficace de garder son public, surtout dans le cas d’un festival. De même, pour nous faire rapprocher, la formation lance un “1 2 3 soleil” en musique. Quelques effets destroy bien placés sont présents à la guitare. Le son est fort mais on est à fond dans “A.C.A.B”, qui est bien évidemment une chanson d’amour comme le rappelle les artistes. Run! Run! Jump! Punch! est un petit ovni qu’on aime toujours retrouver en concert. Entre électro, punk rock, pop et ambiance Nyan Cat, leurs titres donnent le sourire et ça ne peut faire que du bien ! 

On va totalement changer d’ambiance avec Heure Bleue. Le groupe nous propose un temps instrumental. Ils démarrent fort, avec un son puissant, lourd et lent. Durant 30 minutes, on va vivre un moment hors du temps, suspendu. La formation dégage quelque chose de très profond et vient nous chopper dans nos émotions les plus brutes. C’est délicat, un travail de dentelle, et ça en donne des frissons. Les titres longs permettent de se plonger totalement dans l’univers de la formation mais aussi dans un moment d’introspection. La technique, remarquable, est au service de l’émotion la plus pure. Les passages plus puissants sont fracassants, percutants. On est totalement absorbés et scotchés par ce qui est en train de se passer. On en oublie les autres autour et même le monde extérieur. Heure Bleue nous accueille dans son écrin musical, et on a juste envie de s’y lover. L’instrument est parfois plus fort que les mots, et la formation nous le prouve ici. Le temps file, et on ne sait plus si cela fait 30 secondes ou deux heures que nous sommes devant le groupe, qui laisse alors un temps à Charlotte pour s’exprimer sur la soirée. Ayant déjà vu plusieurs fois Heure Bleue, je suis restée ici sans voix et les yeux plein de larmes, tant le groupe a su créer un moment fort et unique dont je me souviendrai longtemps. 

Et quel meilleur enchaînement que Avalanche ? Esteban et Howard, de Heure Bleue, font ici un deuxième set. Et vous le verrez, ce ne sont pas les seuls musiciens à être dans plusieurs formations du festival ! Sans qu’on ne s’en rende compte, la salle s’est un peu remplie durant le set de Heure Bleue. Il fait beau, et cela nous permet également de profiter du très agréable extérieur de la Flac. Les changements de plateau sont extrêmement rapides et efficaces, en quinze minutes à peine. Avec trois guitares et deux voix, Avalanche prend un tout petit plus de temps pour ses réglages et le concert commence avec un petit quart d’heure de retard. A cinq sur scène, on les sent un peu serrés, mais qu’importe. On est vraiment heureux de retrouver la formation que nous avions vue lors de la sortie de Avec Tout l’Amour à La Griffe. En début de set, on regrette un peu que les voix soient un peu justes, autant celle de Paul que de Christelle, et on rate ainsi quelques uns de leurs textes poétiques. Cela s’améliore peu à peu et on profite ainsi du très délicat “Tout finit mal”. Ici aussi les compositions appellent à une sorte d’introspection. On a envie de fermer les yeux et de vivre le moment. Esteban et Howard nous font des transitions qui résonnent vraiment comme Heure Bleue, nous offrant donc une très jolie continuité de soirée. Avalanche enchaîne les titres pour rattraper au mieux le petit retard. Paul nous présente son titre préféré de la formation, qui va pourtant démarrer sans lui pour qu’il finisse de s’accorder. “Hors du Temps” colle totalement à ce que produit le groupe en concert. Avalanche rappelle en fin de concert que son dernier opus a justement été masterisé par Rom Tom Cat et est sorti sur le label Crumpet Et Ecureuil Records. Leur présence était donc une évidence sur cette soirée.  Avalanche nous a encore envoûtés avec ses compositions douces et riches. Leurs concerts sont toujours de très jolis moments. 

On continue la soirée avec le projet d’un autre musicien de Guerilla Poubelle : Mauvaise Pioche, porté par Antho. En mode full band ce soir, on retrouve sur scène Paul à la guitare, Esteban à la basse et Théo -batteur de Avalanche– à nouveau derrière les fûts. On démarre par “On manquera à personne”, présent sur l’album Harmonies Vocales, Dissonances Cognitives. L’ambiance démarre instantanément. Il faut dire que la présence de l’artiste sur les scènes du Nord est assez rare. Tout le monde est pris par les titres entraînants et résolument punk rock de l’artiste. “Aujourd’hui je cours” amène un rythme effréné et sur lequel chacun se défoule. On enchaîne avec “The Confinement song de quand t’as envie d’aller surfer”, dont le clip tourné en plein confinement a tourné chez moi des dizaines de fois sur cette période. Antho utilise des effets dans la guitare pour lui donner un son original et qui fait la recette de ses titres. “Mondial Délai”, issu de l’EP Failles Temporelles, critique le monde du travail et fait l’apologie du droit à ne rien faire, à contre-courant de la fameuse valeur travail que le gouvernement nous rabâche à l’envie. Preuve que cela parle au public présent ce soir, un petit pogo se forme à l’avant. L’ambiance est bon enfant, on profite à fond de la prestation particulièrement dynamique et donnant le smile. On termine tout doucement ce court set avec “Quantité Négligeable” et son riff reconnaissable. Mauvaise Pioche fait partie des discographies qui tournent en boucle chez moi et j’ai été très heureuse de voir ce projet en live. L’ambiance était particulièrement agréable et les compositions toujours aussi efficaces ! 

Il est déjà temps de clôturer cette soirée avec un retour de Over The Stars. La formation a eu son heure de gloire il y a 10/15 ans puis le projet s’était arrêté. Les protagonistes, tous présents avec d’autres projets sur le festival, ont profité de l’occasion pour un concert de reformation. La salle est bien remplie et on sent la joie du public. Après une introduction entre Les dents de la mer et Star Wars les musiciens entrent en piste. Enfin entrent à nouveau pour la plupart. En effet, on retrouve Paul pour son troisième set de suite, Howard de Heure Bleue, Toff, également de Heure Bleue à la batterie, et Rom Tomcat, au son et à l’organisation depuis le début de la soirée. Le chant collégial des trois frontman apporte une touche collective qui fait un bien fou. On est dans le feel good, la fête, le partage. Les sourires échangés sur scène en disent long et sont particulièrement communicatifs. On est totalement dans l’esprit punk rock des années 2000. Paul et Rom s’emmêlent, en rit… On sent une osmose entre les musiciens qui n’ont pourtant plus joué ensemble depuis plusieurs années (bien qu’ils se soient croisés sur de nombreuses scènes avec leurs projets respectifs). L’esprit DIY résonne aussi dans toute cette soirée et encore plus sûrement avec ce concert. Le son est puissant et équilibré. Quelques passages présentent des sonorités plus lourdes. Over The Stars accélère sur les transitions pour rentrer dans les créneaux imposés pour la tranquillité du voisinage. Cela n’empêche pas Rom de lancer quelques phrases dans le micro durant les réaccordages. Paul lui lancera alors un “Romain avec un micro c’était n’importe quoi il y a 15 ans et c’est toujours pareil”. On se sent comme dans une faille temporelle, ramenés à la grande époque du punk rock, dans des lieux comme le Shaka Laka. A 23h30 pile, le groupe clôt sa prestation qui nous laisse sur une note on ne peut plus positive pour finir cette superbe soirée. 

Le premier jour du Crump Fest a tenu toutes ses promesses. Nous avons été accueillis par une équipe passionnée et très sympathique. Le timing serré a remarquablement été tenu. Le lieu qu’est la Flac colle parfaitement à l’ambiance à la fois cosy et festive. C’est un endroit qui invite à se poser, à échanger, à profiter. 

Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous détailler le deuxième jour. Mais on peut vous dire qu’il a été sold out dès 19h30, avec une ambiance festive et conviviale là aussi. Les groupes punk rock se sont là aussi enchaînés dans un timing parfait. On y a vu Paul et Rom remonter sur scène avec d’autres projets, on a assisté à un set acoustique de Corbillard, découvert les québécois de The Carringtons… En somme, l’organisation était géniale et l’affiche parfaite. On espère vraiment voir d’autres éditions de ce petit festival qui fait du bien et nous rappelle fortement le This is My Fest…


The Flac in Marly hosted the first edition of Crump Fest on April 17th and 18th. Organised by Crumpet and Ecureuil Records, the event brought together not only bands from the label, but also those who have been mentored by the expert Rom Tomcat. On the line-up for the first night: no fewer than six punk rock bands in under five hours! So, without further ado, here’s our account of the event, featuring: Hôtel Parasite, Run! Run! Jump! Punch!, Heure Bleue, Avalanche, Mauvaise Pioche and Over The Stars.

Review by Mégane Canis

As soon as we arrived, we were greeted by Charlotte, who founded the label with Rom Tomcat. Having lost their 21-year-old cat exactly one month ago to the day, they decided to use the event to organise a fundraising drive, however modest, in aid of 30 Million D’Amis.

At 7pm sharp, the band Hôtel Parasite took to the stage. The Marseille-based trio were on tour in the area and were added to the line-up at the last minute. The occasional reverb in the vocals evokes a cold, punk edge. The effective rhythms and riffs point towards dynamic punk rock. The instrumental sections are particularly catchy. The bass is also very much present, adding depth and weight to the compositions. These are quite different from one another, with the vocals really serving as the common thread. Tonight, the band presents their album Épuiser le vide. The setlist moves towards increasingly energetic tracks, which at times have a hardcore vibe. We’re fully in the punk rock spirit, but with a real personality. The band also dedicated their track “Tomber sept fois” to another famous label in the scene. Hôtel Parasite was a truly excellent discovery, and we recommend you do as I did when I got home: go and listen to their really great album!

Contrary to what was stated on the timetables displayed in the venue, Run! Run! Jump! Punch! are the second act on the bill. The venue isn’t very full yet, and the audience is a bit shy. Whilst waiting for their bassist, the band treats us to some legendary riffs whilst announcing other bands, such as “All the Small Things” presented as Avril Lavigne. This gives us a taste of the trio’s slightly offbeat spirit. I hadn’t seen them since their gig with Stuck in Yesterday at the Pico Bistro in 2023. Since then, they’ve released Pizza Trois Sauvages, from which they play a few tracks tonight, such as “Ping Pong” and “Les essuie-glaces font coucou”. The keyboard, a central element of their music, takes us back to old-school video game soundtracks, all within an atmosphere that still has a distinct punk rock vibe. Between tracks, the band poses a riddle whose answer won’t be revealed until the end of the set – a fairly effective way to keep the audience engaged, especially at a festival. Similarly, to get us closer, the band launches into a musical rendition of “1 2 3 soleil”. There are a few well-placed, raw guitar effects. The sound is loud, but we’re totally into “A.C.A.B”, which is, of course, a love song, as the artists remind us. “Run! Run! Jump! Punch!” is a bit of a oddity that we always love to hear live. Blending electro, punk rock, pop and a Nyan Cat vibe, their tracks put a smile on your face, and that can only do you good!

We’re in for a complete change of atmosphere with Heure Bleue. The band treats us to an instrumental piece. They kick off strongly, with a powerful, heavy and slow sound. For 30 minutes, we’re transported to a timeless, suspended moment. The band exudes something deeply profound and tugs at our rawest emotions. It’s delicate, a work of fine art, and it sends shivers down your spine. The long tracks allow us to immerse ourselves completely in the band’s world, but also in a moment of introspection. The remarkable technique serves the purest emotion. The more powerful passages are shattering, striking. We are completely absorbed and transfixed by what is happening. We forget those around us and even the outside world. Heure Bleue welcomes us into their musical embrace, and you just want to curl up in it. Music is sometimes more powerful than words, and the band proves it here. Time flies, and you can’t tell whether it’s been 30 seconds or two hours since we’ve been watching the band, who then give Charlotte a moment to speak about the evening. Having seen Heure Bleue several times before, I stood there speechless and with tears in my eyes, such was the band’s ability to create a powerful and unique moment that I will remember for a long time.

And what better follow-up than Avalanche? Esteban and Howard, from Heure Bleue, are playing a second set here. And as you’ll see, they’re not the only musicians appearing in several of the festival’s line-ups! Before we knew it, the venue had filled up a bit during Heure Bleue’s set. The weather is lovely, and this also allows us to enjoy the very pleasant outdoor area at La FLAC. The stage changes are extremely quick and efficient, taking barely fifteen minutes. With three guitars and two vocalists, Avalanche takes just a little longer to set up, and the concert begins a quarter of an hour late. With five of them on stage, they seem a bit cramped, but never mind. We’re really happy to see the line-up we’d seen when Avec Tout l’Amour was released at La Griffe. At the start of the set, we’re a bit disappointed that the vocals are a bit off-key, both Paul’s and Christelle’s, and so we miss out on some of their poetic lyrics. It improves little by little, and we get to enjoy the very delicate “Tout finit mal”. Here too, the compositions invite a kind of introspection. We feel like closing our eyes and living in the moment. Esteban and Howard deliver transitions that really resonate with Heure Bleue, thus offering us a lovely continuity to the evening. Avalanche strings together the tracks to make up for the slight delay as best they can. Paul introduces us to his favourite track by the band, who nevertheless start playing without him so he can finish tuning up. “Hors du Temps” perfectly captures the band’s live sound. At the end of the set, Avalanche remind us that their latest album was mastered by Rom Tom Cat and released on the Crumpet Et Ecureuil Records label. Their presence here was therefore a natural fit for the evening. Avalanche have once again captivated us with their gentle, rich compositions. Their gigs are always such lovely moments.

We continue the evening with a project by another member of Guerilla Poubelle: Mauvaise Pioche, led by Antho. Performing as a full band tonight, we see Paul on guitar, Esteban on bass and Théo – drummer with Avalanche – back behind the drums. We kick off with “On manquera à personne”, featured on the album Harmonies Vocales, Dissonances Cognitives. The atmosphere takes off instantly. It must be said that the artist’s appearances on stages in the North are quite rare. Everyone is swept up by the artist’s catchy and resolutely punk rock tracks. “Aujourd’hui je cours” brings a frenetic rhythm to which everyone lets loose. We move on to “The Confinement Song de quand t’as envie d’aller surfer”, whose music video, filmed right in the middle of lockdown, played dozens of times in my home during that period. Antho uses guitar effects to give it an original sound, which is the hallmark of his tracks. “Mondial Délai”, from the EP Failles Temporelles, critiques the world of work and champions the right to do nothing, going against the grain of the famous work ethic that the government keeps harping on about. Proof that this resonates with the audience here tonight, a small mosh pit forms at the front. The atmosphere is friendly; we’re making the most of the particularly dynamic and smile-inducing performance. We bring this short set to a gentle close with “Quantité Négligeable” and its instantly recognisable riff. Mauvaise Pioche is one of those discographies I have on constant repeat at home, and I was absolutely delighted to see this project perform live. The atmosphere was particularly lovely, and the songs were as effective as ever!

It’s already time to bring the evening to a close with a return performance by Over The Stars. The band had their moment in the spotlight 10 to 15 years ago, after which the project went on hiatus. The band members, all of whom are here with other projects at the festival, have seized this opportunity for a reunion gig. The venue is packed and you can really feel the audience’s excitement. After an introduction somewhere between Jaws and Star Wars, the musicians take to the stage. Or rather, most of them are back on stage. Indeed, we’re joined by Paul for his third set in a row, Howard from Heure Bleue, Toff, also from Heure Bleue on drums, and Rom Tomcat, handling sound and organisation since the start of the evening. The three frontmen’s harmonious vocals bring a collective touch that feels absolutely brilliant. It’s all about feel-good vibes, partying and sharing. The smiles exchanged on stage speak volumes and are particularly infectious. We’re fully immersed in the punk rock spirit of the 2000s. Paul and Rom get tangled up, laughing… You can sense a real chemistry between the musicians, even though they haven’t played together for several years (although they’ve crossed paths on numerous stages with their respective projects) . The DIY spirit also resonates throughout the evening, and even more so with this concert. The sound is powerful and balanced. A few passages feature heavier tones. Over The Stars speeds up the transitions to fit within the time slots imposed for the sake of the neighbourhood’s peace and quiet. That doesn’t stop Rom from throwing a few words into the mic whilst the band is tuning up. Paul then quips, “Romain with a mic – that was madness 15 years ago, and it’s still the same today.” It feels like we’ve stepped into a time warp, transported back to the golden age of punk rock, in venues like the Shaka Laka. At 11.30 pm sharp, the band wraps up their set, leaving us on the most positive of notes to round off this superb evening.

The first day of Crump Fest lived up to all its promises. We were welcomed by a passionate and very friendly team. The tight schedule was adhered to remarkably well. The venue, La Flac, fits perfectly with the atmosphere, which is both cosy and festive. It’s a place that invites you to relax, chat and enjoy yourself.

Unfortunately, we’re unable to give you the full details of the second day. But we can tell you that it was sold out by 7.30 pm, with a festive and friendly atmosphere there too. The punk rock bands also followed one after another with perfect timing. We saw Paul and Rom back on stage with other projects, we caught an acoustic set by Corbillard, and discovered the Quebec band The Carringtons… All in all, the organisation was brilliant and the line-up perfect. We really hope to see more editions of this little festival, which is a real treat and strongly reminds us of This is My Fest…

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